Le berger blanc suisse possède une superbe robe et une allure élégante, il est inutile d’argumenter. Pourtant, elles ne doivent en aucun cas être vos seuls critères de sélection lorsque vous vous lancez dans l’adoption d’un chien. Il est évident que la majorité des futurs maîtres choisissent leur chien en fonction de leurs qualités physiques, c’est un point que peu de gens négligent. Il faut cependant bien comprendre qu’un chien, c’est bien plus que cela. Si vous n’êtes pas prêt à vous démener pour lui, pour le dresser ou tout simplement le promener, il faudrait revoir vos ambitions à la baisse. Le berger blanc suisse fait partie de ces chiens qu’il faut bien étudier avant d’adopter. Il est et restera avant tout un chien de berger.

Berger blanc suisse : Caractéristiques physiques

Le berger blanc suisse est en tout point similaire au fameux berger allemand. Vous le reconnaîtrez cependant facilement, grâce à une silhouette plus allongée et moins angulée. Sa robe est blanche, et non pas noire et fauve. Le berger blanc suisse est robuste et musclé, bien que de taille moyenne. Ses oreilles sont droites et triangulaires. Son poil est de longueur moyenne et ses yeux en amande sont généralement bruns. Enfin, sa queue est attachée bas et est insérée.
Sa taille varie entre 60 et 66 centimètres pour les mâles, et entre 55 et 61 centimètres pour les femelles. Question poids, les mâles se situent entre 30 et 40 kilos, et les femelles entre 25 et 35 kilos.

Origines et histoire du berger blanc suisse

Cela pourrait vous surprendre, mais le blanc était à l’origine une couleur typique pour les chiens de berger. Même les bergers allemands arboraient une robe immaculée à leurs débuts. Le berger blanc suisse n’avait d’ailleurs pas la couleur dans son nom auparavant, mais puisqu’elle est vite devenue une particularité, il a été jugé utile de la rajouter au standard.
Le premier berger allemand est enregistré dans le « livre d’origine du club de bergers allemands » en 1899. L’ancêtre de cette race, appelé Greif, possédait, lui aussi, une fourrure toute blanche. Quatorze ans plus tard, le premier berger blanc est introduit dans le livre des origines, mais en 1933 cette teinte de robe est interdite dans le standard de la race. Ce que l’on appelait alors « berger allemand blanc » est interdit d’élevage et d’exposition, et ce depuis cette époque. Malheureusement, dans ce genre de situation, les chiots ne survivent pas les changements de lois. La race n’a pu survivre que grâce au bon cœur des américains, qui en ont continué l’élevage malgré tout. En 1964, le premier club de berger blanc est créé, en Californie, avec une optique de défense et de préservation de ladite race.

Portrait de Berger Blanc Suisse

Trois ans plus tard, l’American Kennel Club supprime le berger allemand blanc du livre des races, peu après qu’Agatha Burch n’en importe un en Suisse. Ce chien fut alors inscrit dans le Livre des Origines Suisses (LOS) sous le fameux nom « berger allemand blanc ». Burch fera en sorte de créer une portée, qui sera elle aussi inscrite dans le LOS. Quelque temps plus tard ; la Fédération Cynologique Internationale ferme toute inscription de bergers allemands blancs.
C’est en novembre 2002 que la Fédération Cynologique accepte de façon provisoire le chien de berger « Berger blanc suisse ». Un an plus tard, la race est enfin reconnue et peut obtenir le LOF. Depuis 2011, deux races sont acceptées par les standards : le berger blanc suisse à poils longs, et le berger blanc suisse à poils mi-longs. Les chiens sont jugés séparément durant les expositions canines.

Son physique, sa santé

Le berger blanc suisse est un chien robuste de manière générale, mais il connaît quelques problèmes de santé, notamment une prédisposition aux diarrhées. Il existe également un historique d’Ivermectine et de dysplasie coxo-fémorale. Il est recommandé de suivre scrupuleusement la croissance de l’animal et d’éviter de le faire participer à des sports intenses alors qu’il est encore tout jeune. Ce grand loup étant également prédisposé à la dysplasie de la hanche et du coude, il est de votre devoir d’y prêter attention. Au niveau moral, le berger blanc est connu pour s’attacher rapidement et durement à son maître, ce qui peut entraîner divers problèmes d’hyper-attachement. L’espérance de vie moyenne d’un tel chien est estimée à environ 14 années.

Caractère et aptitudes

Comme la plupart des bergers, le berger suisse trouve le bonheur avant tout avec son maître. Il supportera très mal la solitude, et il faudra bien le dresser si vous devez vous absenter pendant un petit moment. Une fois qu’il a appris à vous attendre, il sera un excellent camarade de jeu, surtout pour les enfants, qu’il adore et respecte ! C’est un animal intelligent et sensible, il restera fidèle envers et contre tout et sera à votre écoute durant chaque exercice. Il cherche à vous plaire en obéissant à vos ordres, et c’est un plus lors du dressage. Il sera cependant plus laxiste que les autres bergers et sera enclin à écouter plusieurs membres d’une même famille, plutôt que de se concentrer uniquement sur un « chef ».


Au niveau travail, le berger suisse blanc est polyvalent comme aucun autre animal. En France, les bergers suisses travaillent principalement en tant que chiens d’accompagnement, chiens sanitaires, chiens guides d’aveugles, chiens de piste, chiens de sécurité, chiens d’avalanches, chiens de berger, chiens de sauvetage d’eau et dans les sports d’agilité et d’obéissance.
Le berger blanc suisse est apparu en 2011 dans les rangs des sapeurs pompiers du Cher et des Alpes-Maritimes afin d’aider aux recherches dans les décombres et dans les missions de quête.

Son éducation et son comportement avec les autres animaux

Si le berger blanc suisse pourrait impressionner de par son physique de loup, il faut savoir qu’il est plutôt calme selon la situation. Il est dynamique et très doué comme gardien de troupeau, mais il est avant tout très affectueux. Il s’adaptera à vos conditions de vie sans problème et sera facile à dresser, si vous êtes prêt à y mettre du vôtre. Attention cependant, il est avant tout berger. Il sera donc toujours plus heureux s’il a de quoi se dépenser, comme un jardin, de longues promenades, ou des jouets à gogo. Il appréciera votre présence avant tout, mais devra faire du sport pour être en bonne santé.


Côté dressage, il va falloir être ferme. S’il est enclin à répondre à vos ordres, certains chiens seront moins dociles que d’autres, et il va falloir le remettre en place, doucement. Le berger suisse est sensible, comme nous l’avons dit plus haut, il va donc falloir le traiter avec respect. C’est un exercice qu’il faut entamer très tôt, puisque plus tôt il sera contraint à des règles, plus tôt il s’y soumettra. Ne le laissez pas dicter ses règles, c’est lui qui doit s’habituer à votre rythme de vie et à vos heures de repas. Faites-lui comprendre que vous émettez des règles, et que vous ne le délaissez pas. Montrez-lui des limites dès 2 mois. Il aura ainsi aucun déficit et sera habitué à la fois à votre vie et aux bruits qui peuvent apparaître dans votre quotidien. Faites-lui découvrir le monde petit à petit afin d’effacer son côté potentiellement peureux. Sociabilisez-le le plus souvent possible. Côté affection, donnez-en autant que vous le pouvez, sans trop en abuser. Sa prédisposition à l’hyper-attachement sera à surveiller, il risque de très mal supporter vos absences.

Toilettage et entretien

L’entretien quotidien est relativement moindre, comparé à des chiens aux poils plus longs. Moins vous le faites sortir, moins il demandera de soin, et lorsque vous devez lui en délivrer, ils sont plutôt simples à réaliser. Il mue en général 2 fois par an, et ses mues durent environ 1 mois. Le plus utile de cette race, c’est ses poils autonettoyants. Si vous pouvez le brosser tous les jours, c’est toujours mieux, surtout pendant ses mues, mais il faut éviter de le laver plus de 2 fois par an.

Si le berger blanc suisse semble apporter peu de contraintes avec lui, il faut bien comprendre qu’il existe une manière optimale d’éduquer et de s’occuper d’un chien. Est-ce qu’il acceptera de rester sur le canapé avec vous toute la journée ? Probablement. Est-ce que c’est bon pour lui ? Pas du tout. Les bergers sont des chiens dynamiques, et il vaudrait mieux pour lui qu’il puisse se dépenser plusieurs fois par jour. Cela dépend avant tout de votre mode de vie, et plusieurs promenades peuvent tout à fait satisfaire un tel chien, mais il faut bien connaître ses besoins et équilibrer son alimentation en fonction de ses dépenses énergétiques. Le berger blanc est un animal sans pareil, qui sera fidèle jusqu’au bout et qui ne demandera que peu d’entretien. Les coûts sont basiques pour un chien de cette taille, il faudra ensuite voir avec votre vétérinaire si votre compagnon présente des demandes particulières. N’oubliez pas de l’éduquer ou de le faire éduquer très tôt, vous réduirez ainsi les risques de troubles du comportement à néant.

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr – niki385434

Livres complémentaires pour le Berger Blanc Suisse :

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