Le boxer : Les boxers peuvent avoir mauvaise réputation, à tort. C’est un chien qui obéit à son maître, si le chien est méchant, c’est donc la faute du maître. Pendant des années il a été utilisé comme chien de chasse, et pour les combats illégaux. Si ces pratiques lui collent à la peau, toujours aujourd’hui, la race a su évoluer progressivement vers un rôle de chien de compagnie comme les autres. L’éducation est la clef du comportement animal : si vous l’éduquez de façon appropriée, votre boxer sera le chien le plus doux, le plus affectif, et le plus joueur que vous aurez croisé.

Caractéristiques physiques du Boxer

Le boxer est un molossoïde de taille moyenne, possédant un corps robuste, tout en profitant de courbes harmonieuses et élégantes. Il possède une tête carrée et un museau court. Sa mâchoire inférieure est légèrement plus avancée que la supérieure, et si ce type de crâne est un défaut reconnu chez la plupart des chiens, il est ici inscrit dans le standard du boxer. Ses oreilles tombent vers l’avant en formant un léger pli, même si certains maîtres les taillent en pointe (ce qui n’est pas recommandé en général et interdit en France depuis 2004). Enfin, sa queue est attachée haute sur son arrière, encore une fois sujette à une coupe de la part du maître.
Le standard lui reconnaît deux robes principales : la fauve, qui peut dégrader du rouge foncé au jaune clair, et la bringée. Quelques tâches blanches peuvent apparaître ici et là sur son torce. Son poil est court, dur, et brillant. Ses yeux sont généralement très foncés.
La taille d’un mâle varie entre 57 et 63cm, et entre 53 et 59 pour une femelle. Quant au poids, il tourne entre 30 et 38kg pour un mâle, et entre 24 et 32kg pour une femelle.

Origines et histoire

Au XIXème siècle, les allemands avaient divisé la descendance des molossoïdes à poil court en quatre races. Les chiens ont été séparés selon leur provenance géographique ou leur prédisposition. Les quatre races étaient : le bullenbeisser (comprendre « mordeur de taureaux »), le baerenbeisser (comprendre « mordeur d’ours »), le brabanter (en provenance de Belgique), et le daziger (en provenance de Pologne).
Le bullenbeisser était un chien jugé puissant et loyal, notamment utilisé par les éleveurs de bétails et les commerçants afin d’assurer la garde de leurs biens. Au fur et à mesure des voyages à travers l’Europe, les allemands finiront par croiser les races de façon naturelle. Le bullenbeisser devient alors un bierboxer (« chien du brasseur »), une race plus agressive, à la limite du contrôlable.

Le boxer chiot

Le boxer naît alors d’une volonté de revenir à un chien plus stable, plus semblable à la race originelle. Friederich Roberts, Erald Konig, et Rudolf Hopner opèrent alors un croisement en 1888. Un mâle bierboxer et une femelle bulldog s’accouplent pour créer le boxer que l’on connaît aujourd’hui. Le bulldog d’époque était plus vif, toujours utilisé dans des combats de chiens et des combats chien-taureau (d’où son nom).
Ce boxer mâle, fauve et blanc, a alors été accouplé à sa mère, ce qui donna naissance à deux chiots, dont la femelle Schecken. En 1895, Schecken s’accouple avec un bulldog blanc et mettra au monde Flocki, le premier boxer enregistré au livre de origines allemand, plus tard, en 1904. Il faut savoir que le premier boxer club a été créé en 1895 à Munich, alors que le premier standard a été publié en 1902.

Depuis 1924, le boxer est classé comme chien de travail. Il apparaît en France tout d’abord en Alsace. Le boxer que l’on connaît aujourd’hui tient sa réputation de la pratique anglaise de bull baiting. Le chien faisait face à un taureau et devait l’immobiliser. Ce « sport » est depuis illégal. La race a également beaucoup servi dans la chasse des ours, autant pour la traque que pour le combat. Sa force musculaire et sa structure générale ne l’empêchent pas de posséder une grande agilité, qualité largement recherché dans ce genre de pratiques. Au fil des années, les sélections réalisées par les éleveurs les ont rendus plus doux, plus fidèles, surtout avec les enfants, tout en leur permettant de garder leur force initiale.

Le Boxer : Son physique, sa santé

La santé est le gros point faible du boxer. Il a beau être puissant, autant en muscle qu’en apparence, le boxer reste un chien fragile qu’il convient de surveiller avec attention. Étant considéré comme un gros chien, il faudra surveiller les problèmes articulaires, comme la dysplasie, mais aussi les dilatations, comme les torsions de l’estomac. Ayant un museau aplati, il peut également être sujet aux problèmes et maladies respiratoires, surtout en cas de chaleur excessive. Il vaut mieux éviter d’adopter un boxer si vous habitez dans une région tropicale. En plus de cela, le boxer est sensible aux maladies cardiaques, aux problèmes de peau, et possède un système digestif sensible. Il a une espérance de vie de 10 à 12ans.

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Caractère et aptitudes

Au contraire de sa santé, son caractère est son point fort majeur. Il peut être un bon chien de garde, toujours alerte, mais c’est avant tout un vrai clown qui saura faire rayonner toute la maison. Il faut d’ailleurs éviter de le laisser seul toute la journée, c’est un chien extrêmement sociable, vous n’aurez pas besoin de l’éduquer énormément de ce côté là, c’est naturel chez lui ! C’est à vous de voir quelle aptitude vous voudrez exacerber : le côté chien de garde et de défense, ou le côté sociable. Sa méfiance naturelle sera toujours utile dans les deux cas. Le boxer est fidèle, gentil et joueur. Certains maîtres lui attribuent même un certain sens de l’humour, qui réussit toujours à vous arracher un sourire. Ce côté clown en fera un ami parfait pour les enfants, pour peu qu’on lui ait appris, tout jeune, à respecter les tout petits. Étant énergique, il peut parfois se laisser emporter.

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Cette énergie peut être un frein pour vous, ou le moteur de votre relation. Vous allez avoir besoin d’être sportif, le boxer est très actif et a besoin de se défouler. Si son besoin d’exercice n’est pas rempli plusieurs jours d’affilé, il pourrait commencer à détruire quelques bibelots chez vous, laisser apparaître quelques TOC, allant parfois jusqu’à l’ingérence. C’est un point important que vous devez prendre en compte : cette énergie, c’est soit une force, soit un défaut, cela dépend de votre mode de vie.
Bien que le boxer ait besoin de dépenser son énergie, il n’a pas forcément besoin d’habiter dans une maison. Il peut se satisfaire d’un appartement, ce qui compte ce n’est pas la taille de son lieu de défoulement, l’important c’est le nombre d’heures que vous pourrez lui consacrer chaque jour. La moyenne d’heures de sorties quotidiennes tourne autour de 2 heures. Pour un boxer, 3 heures ne seront pas de trop.

dessin de boxerDessin de Boxer

Sachez qu’il peut vivre à l’extérieur, sous peu que vous installiez un abri adapté dans votre jardin, mais il reste avant tout un chien d’intérieur. Il est fidèle avec ses maîtres et se languira de vous. Il n’aime pas la solitude et il saura vous faire savoir si vous le laissez seul trop longtemps (ne laissez pas votre porcelaine à portée de patte !) Quoi qu’il en soit, il faut toujours qu’il ait un espace où se mettre à l’ombre.

Son éducation et son comportement avec les autres animaux

Comme nous l’avons vu, un boxer peut être un chien un poil exigeant. Vous allez devoir faire un choix pour beaucoup de choses, et cela commence par le sexe. Une femelle boxer est pleine d’énergie… un mâle l’est doublement ! Il faut donc être préparé à gérer ses dépenses d’énergie, et ses caprices. Un mâle est plus difficile à éduquer, surtout qu’ils sont souvent plus puissants. Le boxer possède un caractère affirmé, il peut parfois être bagarreur et se montrer dominant envers les autres mâles présents dans son entourage. C’est avant tout une question d’éducation. Les femelles, elles, seront plus douces et plus adaptables, parfaites pour une famille.
Le boxer est à éviter lorsque vous recherchez un premier chien. Il est très dur à dresser. Mais si vous êtes prêt à y mettre les moyens, il peut être un compagnon idéal une fois dressé par un expert. Quoi qu’il arrive, il sera toujours un chien de garde efficace, et un protecteur parfait pour les enfants. Même âgé il reste joueur et sociable.
Ce côté énergique et joueur devra être canalisé tout au long de sa jeunesse. Dès qu’il franchira le seuil de votre maison il va falloir lui inculquer une éducation ludique. Plus vous attendrez pour le dresser, plus il risque de se rebeller à l’adolescence. Il a un sacré caractère, soyez prêt !

Toilettage et entretien

Les coûts d’entretien sont peu élevés pour les boxers. Le coût d’acquisition peut être relevé, par contre. En soi, cette race ne demande pas d’entretien particulier. Il suffit de le brosser et de le laver de temps en temps, avec un shampoing et une brasse adaptés. Le boxer perd peu de poils, et cette perte peut être encore réduite avec un brossage hebdomadaire. Côté saleté, vous devrez surtout nettoyer de la bave. Il n’en rejette pas énormément mais cela reste un point à observer. Encore une fois, les femelles posent moins de problème de ce côté.

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C’est un chien très répandu, autant en France qu’ailleurs. Si on peut trouver des chiots ici et là, il faut tout de même faire attention. Certains éleveurs sont moins consciencieux que d’autres. Il vaut toujours mieux s’adresser à un élevage agréé. Les coûts peuvent être plus élevés, mais vous risquez moins de tomber sur un chiot à très mauvais caractères. Vous voulez posséder un boxer doux et gérable avant tout.

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