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Fiche de race : Ariégeois
Origine : France · Groupe FCI : 6, section 1.2 / Chiens courants de taille moyenne, avec épreuves de travail
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Chien de chasse avant tout, il s’épanouit en maison avec jardin. Pas adapté à la vie citadine ou en appartement sans longues sorties quotidiennes.
Avec enfants & animaux
Sociable et affectueux, il s’entend bien avec les enfants. Très bon en meute avec d’autres chiens, mais instinct de chasse marqué envers les petits animaux.
Aboiement
Moyen à élevé – typique des chiens courants, surtout lors de la chasse.
Fun fact
L’Ariégeois est une race rare, principalement utilisée pour la chasse au lièvre dans le sud de la France.
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.
L’ariégeois est un chien courant français de taille moyenne (50 à 58 cm au garrot), calme, affectueux et endurant. Assez peu connu dans le reste de la France, il est surtout répandu dans le Midi. Initialement développé pour la chasse au lièvre, domaine dans lequel il excelle, il a également su se faire une place parmi les chiens de famille, à condition de vivre en maison avec jardin et de se dépenser longuement chaque jour. Pour en apprendre davantage sur cette race attachante, lisez cet article :
Une race aux origines floues, apparemment issue d’un croisement
L’ariégeois est un chien de chasse né en France, dans le département de l’Ariège. Ses origines sont assez peu connues, mais on estime que son apparition est assez récente (au XIXe siècle). Le standard FCI se contente d'écrire qu'il est issu du croisement d'un chien briquet du pays avec un chien d'ordre, pouvant être le bleu de Gascogne ou le gascon saintongeois, et la Société centrale canine introduit d'ailleurs cette filiation par les mots « la légende raconte que ». Les noms de créateurs que l'on trouve parfois attribués à la race ne sont, eux, repris par aucune source officielle.
Ce croisement a été réalisé pour exploiter au mieux les compétences de chasseur que présentait chacune de ces races. À savoir : un flair hors du commun, des aptitudes de pistage, une bonne endurance en forêt, une adresse remarquable même sur un terrain accidenté ou avec des obstacles, ainsi qu’une grande docilité. L’objectif du comte de Vézins était de créer une race parfaite pour la chasse au lièvre.

Mais comme beaucoup d’autres races de chiens, l’ariégeois a été grandement menacé durant la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, il a repris du poil de la bête ensuite. Le standard FCI en vigueur, le n°20, date quant à lui du 24 janvier 1996 et classe la race au groupe 6, section 1.2 des chiens courants de taille moyenne, avec épreuves de travail : cette mention signifie que la race se juge aussi sur son travail, et pas seulement sur son allure.
Aujourd’hui, l’ariégeois reste un chien de chasse à courre très apprécié dans le sud de la France. En outre, il est capable de chasser seul ou en meute avec d’autres chiens courants. Ses proies de prédilection sont le lièvre, le chevreuil et le sanglier, qu’il sait pister avec beaucoup d’aisance.
De nos jours, cette race a également sa place par les familles. Désormais, l’ariégeois est aussi devenu un excellent chien de compagnie. Mais il reste surtout présent dans le Midi : il s’est peu répandu dans les autres régions et il est quasi inexistant en dehors du pays.
L’ariégeois, un chien courant de taille moyenne
Physiquement, l’ariégeois présente un gabarit moyen. Le standard fixe une hauteur au garrot de 52 à 58 cm chez le mâle et de 50 à 56 cm chez la femelle, et il ne fixe aucun poids : les chiffres publiés ailleurs sont des observations, pas une norme. Le standard sanctionne d'ailleurs le « volume excessif » parmi les défauts, ce qui en dit long sur le chien recherché. Ce chien présente une silhouette svelte, qui lui confère un style élégant. Il est surtout musclé et athlétique, des caractéristiques utiles pour les parties de chasse. Il possède un dos musclé, avec une croupe horizontale et un rein voûté. Sa poitrine est plutôt longue mais de largeur moyenne, avec des flancs plats. En complément, sa queue fine et longue atteint la pointe du jarret. Il la porte en lame de sabre.

Quant à son pelage, il est très court, fin et dense. Il ne requiert que peu d’entretien : un brossage hebdomadaire en temps normal, et plus fréquent durant la mue. Par ailleurs, la robe de l’ariégeois est blanche, parfois mouchetée, avec de grandes taches noires à divers endroits. Certains ariégeois présentent également des taches couleur fauve pâle au niveau des joues et des sourcils.
Au niveau de la tête, on retrouve des oreilles longues et tombantes, courantes chez les pisteurs. Attachées sous la ligne des yeux, elles arrivent jusqu’à la base de la truffe mais sans la dépasser. Étroites à la base, elles sont fines et souples. Quant à la tête de l’ariégeois, elle est de largeur moyenne. Vu de face, son crâne est un peu bombé mais sa bosse occipitale n’est pas très marquée. À peine busqué, le chanfrein est aussi long que le crâne.
Enfin, ses yeux sont bien ouverts et expressifs. Ils sont de couleur brune, plus ou moins foncée.
D’excellentes compétences pour la chasse
Par ailleurs, l’ariégeois possède un excellent flair. C’est ce qui en fait un allié de choix pour la chasse à courre ou à tir. Les chasseurs apprécient aussi sa voix. Le standard le décrit « bien gorgé », c'est-à-dire doté d'une voix ample, qu'il donne en menant. C'est une qualité de chasse et un inconvénient de voisinage : ce chien n'a pas été sélectionné pour se taire, et aucun apprentissage ne fera de lui un chien silencieux.

Très endurant, ce chien est capable de mener le gibier sur de grandes distances, même sur un terrain chaotique. Attention en revanche à une confusion fréquente : un chien courant ne rapporte pas le gibier. Son travail consiste à quêter, lancer, puis mener la voie en donnant de la voix pour renseigner le chasseur, ce qui n'a rien à voir avec le rapport d'un retriever. Il excelle aussi bien en forêt que dans les plaines et même en montagne.
La santé de l'ariégeois : ce qu'il faut demander, et ce qui le blesse vraiment
L'ariégeois est un chien rustique, sans maladie héréditaire documentée en propre à la race. La formulation est volontairement prudente : l'effectif est restreint et la race peu étudiée, l'absence de données ne vaut donc pas garantie de santé. Il n'existe pas de panel de tests ADN pour cette race, et un éleveur ne pourra pas vous en produire.
Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à demander. La dysplasie de la hanche concerne toutes les races moyennes à grandes actives, et son dépistage se fait par radiographie lue par un lecteur officiel selon le protocole de la FCI. Toutes races confondues, parmi les chiens dépistés et enregistrés par la Société centrale canine, 10 à 15 % sont atteints et plus de 85 % sont classés A ou B. Demandez la lecture officielle des deux parents avec sa cotation, de A à E.
Les oreilles, une conséquence directe du standard
Le standard veut des oreilles fines, souples, papillotées, attachées juste sous la ligne de l'œil, et assez longues pour atteindre la naissance de la truffe. Un pavillon aussi long, plaqué sur le conduit, empêche l'air de circuler et retient l'humidité. C'est mécanique, pas héréditaire, et cela se gère : contrôle après chaque sortie en milieu humide ou en broussailles, nettoyage régulier avec un produit auriculaire vétérinaire, séchage soigneux après la baignade.
Ce qui envoie réellement un chien courant chez le vétérinaire
Sur cette race, les vraies statistiques d'accidents ne sont pas génétiques, elles sont saisonnières. Un chien qui quête et mène dans le maquis, les ronces et les barbelés rentre avec :
- Des plaies et des corps étrangers. Épillets entre les doigts et dans les oreilles au printemps et en été, coupures aux coussinets, oreilles déchirées. Une inspection systématique au retour, pieds et espaces interdigités compris, évite l'abcès une semaine plus tard.
- Des tiques, et ce qu'elles transmettent. La piroplasmose est la hantise des chasseurs, et un antiparasitaire tenu à jour pendant toute la saison n'est pas une option sur un chien qui passe ses journées dehors.
- Le coup de chaleur. Un chien lancé sur une voie ne s'arrête pas parce qu'il a trop chaud. Les débuts de saison en septembre, encore doux, sont les plus traîtres.
- Les accidents de la route. C'est la première cause de mortalité accidentelle chez les chiens courants, très loin devant toute maladie de race. Un chien qui part sur une voie ne revient pas au rappel, et cela justifie à soi seul un collier de repérage et une clôture sérieuse à la maison.
Un dernier point de bon sens sur l'alimentation : ce chien alterne des journées de repos et des efforts violents. On espace les repas et l'effort, dans les deux sens, et on adapte la ration à la saison plutôt qu'à un chiffre fixe toute l'année.
Un compagnon fidèle et obéissant
L’ariégeois est une race initialement conçue pour la chasse. Il est donc normal qu’il possède des comportements de chien courant. Évidemment, il s’agit d’un excellent pisteur, aux instincts bien développés.

Mais ce qui est essentiel à savoir est que l’ariégeois a besoin de beaucoup d’exercice. Vous devez donc lui offrir de longues balades chaque jour. Cette race n’est pas particulièrement joueuse, mais vous pouvez stimuler votre chien en lui lançant des bâtons par exemple. Et si vous aimez courir, pourquoi ne pas faire du jogging avec lui ? Gardez en tête que s’il n’a pas assez l’occasion de se dépenser dehors, votre compagnon risque d’être difficile à vivre, de s’ennuyer voire d’être malheureux.
Ainsi, un ariégeois peut vivre en ville à condition d’avoir accès à un jardin pour faire de l’exercice. À défaut, vous n’échapperez pas à de longues promenades énergiques. Bien sûr, l’environnement idéal pour ce chien reste la campagne, avec de grands espaces où il pourra s’épanouir. Et lorsqu’il se sera assez dépensé, il sera bien plus calme à la maison !
Une éducation en douceur pour un chien sensible
Fidèle et docile, l’ariégeois fait ce qu’on attend de lui, et il le fait bien. Son objectif est de satisfaire son maître… et il mettra du cœur à l’ouvrage pour y parvenir ! Il est doux et attentionné avec tous les membres de sa famille. Une précision s'impose ici, car on lit souvent le contraire : le standard décrit un chien « gai et sociable, facile à mettre aux ordres », et il classe le « sujet craintif » parmi les défauts, le chien peureux étant même un défaut éliminatoire. La timidité n'est donc pas un trait de la race, c'est un défaut de sélection ou de socialisation.
Étant très peu indépendant et assez intelligent, l’ariégeois est facile à éduquer. Il se montre particulièrement docile et obéissant. Néanmoins attention, derrière ce chien de chasse se cache une âme sensible. De nature inquiète et douce, il a souvent besoin d’être rassuré. Adoptez donc une attitude calme et douce, même durant l’apprentissage. Évitez une éducation trop ferme, qui risquerait d’angoisser votre compagnon. Avec un ariégeois, le challenge est de combiner la douceur avec un peu de fermeté – qui reste indispensable pour une éducation efficace.
La clé réside surtout dans un apprentissage dès le plus jeune âge. Comme chez tout chien élevé au chenil et destiné au travail en meute, la socialisation aux humains, aux lieux et aux bruits de la vie ordinaire doit être conduite tôt et sérieusement : c'est elle qui fait la différence entre un chien à l'aise partout et un chien qui se ferme.
En outre, l’ariégeois est sociable avec les autres animaux – notamment les autres chiens, car il est habitué à chasser en meute. Il s’entend également avec les enfants, avec lesquels il est particulièrement patient !
Conclusion
Comme la plupart des chiens courants, l’ariégeois est un chien robuste et fidèle, doté d’un flair exceptionnel. Obéissant et attentionné, il s’intégrera parfaitement à votre famille. Il sera heureux et épanoui, à condition d’avoir l’occasion de faire de l’exercice.
Nos sources
- Fiche de race « Ariégeois », Société centrale canine (description, taille, robe, comportement, vie en ville, alimentation).
- Standard FCI n°20 (PDF), ariégeois, version en vigueur du 24 janvier 1996 (classification groupe 6 section 1.2 avec épreuves de travail, utilisation, historique, tailles sans poids de référence, description des oreilles, défauts dont le volume excessif et le sujet craintif).
- Club du Bleu de Gascogne, Gascon Saintongeois et Ariégeois, club de race officiel affilié à la Société centrale canine.
- Dysplasie de la hanche : statistiques par race, LOF Select, Société centrale canine (protocole de dépistage FCI, proportion de chiens atteints parmi les dépistés).
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