🐾 Santé du chien

Avoir un chien c'est bon pour la santé !

Oui, avoir un chien est bon pour la santé : plusieurs grandes études indépendantes le confirment, sur des points aussi variés que le cœur, l'immunité de l'enfant, le niveau de stress ou l'activité physique. Les propriétaires de chiens affichent un risque de décès prématuré, toutes causes confondues, réduit d'environ 25 % par rapport aux personnes sans chien, selon une étude suédoise portant sur plus de 3,4 millions d'adultes.

Ces bénéfices ne tombent pas du ciel : ils viennent surtout des sorties quotidiennes, du lien affectif et de la régularité qu'impose la présence d'un chien à la maison. Voici, domaine par domaine, ce que montrent les recherches les plus solides sur le sujet.

Un cœur plus solide et une tension mieux régulée

L'étude suédoise citée plus haut, qui a suivi des adultes de 40 à 80 ans pendant 12 ans, a mesuré chez les propriétaires de chiens un risque de maladie cardiovasculaire et de décès prématuré inférieur d'environ 25 à 30 % à celui des personnes sans chien. Aux États-Unis, l'American Heart Association a également relevé que les propriétaires de chiens ayant déjà fait un infarctus ou un AVC avaient un meilleur taux de survie après l'événement.

Une partie de cet effet s'explique par l'activité physique liée aux sorties, mais pas seulement : caresser son chien ou simplement être en sa présence ralentit la fréquence cardiaque et aide à mieux réguler la tension artérielle dans les situations stressantes. Source : Fondation Recherche Cardio-Vasculaire.

Un système immunitaire renforcé chez l'enfant

Schéma en trois étapes montrant chien apportant allergènes → exposition précoce de l'enfant → maturation du système immunitaire et moins d'infections.
Comment l'exposition précoce aux allergènes apportés par le chien stimule le système immunitaire de l'enfant. (illustration générée par IA, nosamisleschiens.fr)

Grandir avec un chien dès la première année de vie est associé à un risque réduit d'allergies et d'asthme. Une étude suédoise publiée dans le JAMA Pediatrics, portant sur près d'un million d'enfants nés dans les années 2000, a montré qu'une exposition à un chien avant l'âge d'un an réduisait de 13 % le risque d'asthme à l'entrée à l'école. Une étude de l'université de Cincinnati, menée auprès de 636 enfants issus de familles allergiques, a par ailleurs observé un risque d'eczéma nettement diminué à 4 ans chez les enfants sensibilisés aux allergènes canins mais vivant avec un chien depuis leur première année.

Le mécanisme avancé par les chercheurs : les germes et allergènes rapportés de l'extérieur par le pelage du chien stimuleraient plus tôt le système immunitaire de l'enfant, qui apprendrait ainsi à mieux réguler ses réponses allergiques. Ce lien précoce entre un enfant et un chien s'accompagne aussi d'un apprentissage du respect de l'animal : notre guide sur la cohabitation entre chien et enfant détaille les règles à poser pour que la relation reste sûre pour les deux. Source : SantéVet.

Moins de stress et moins d'anxiété

Plusieurs travaux de psychophysiologie montrent qu'un contact régulier avec un chien atténue la réponse au stress : chez des aidants familiaux très sollicités, la présence d'un chien de compagnie a permis de diviser par cinq l'élévation de la pression artérielle observée lors de situations stressantes, comparé à des personnes sans chien. Le chien agit aussi comme un soutien face à la dépression et à l'isolement, notamment grâce au lien affectif et à la structure que ses besoins imposent au quotidien (sorties, repas, jeux). Ce bénéfice ne remplace toutefois pas un accompagnement médical en cas de trouble anxieux ou dépressif installé : mieux vaut en parler à son médecin.

Plus d'activité physique au quotidien

À raison de deux promenades quotidiennes d'une trentaine de minutes chacune, le propriétaire d'un chien dépense plusieurs centaines de calories supplémentaires par jour rien qu'en marchant. Grâce à cet exercice régulier, l'organisme gagne en endurance, le cœur travaille davantage et la silhouette s'affine. Il ne faut néanmoins pas négliger l'alimentation du chien lui-même : l'excès de calories ne compense pas un surpoids.

Les marches quotidiennes, mais aussi les jeux pratiqués avec son chien (comme lancer une balle), entretiennent et renforcent l'ensemble des articulations. Ils diminueraient aussi les raideurs et les douleurs liées à l'arthrose, chez le propriétaire comme chez le chien lui-même en le maintenant actif.

Un allié pour les seniors : lien social et stimulation

Chez les personnes âgées, les chiens se révèlent souvent de précieux alliés. Les chiens visiteurs, formés pour intervenir en Ehpad ou en maison de retraite, rompent la solitude des résidents : ceux-ci peuvent les caresser et échanger avec leur maître-chien. Dans certains cas, des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer parviennent à mémoriser le prénom de l'animal alors même que d'autres souvenirs s'effacent, un signal souvent interprété comme une stimulation cognitive et émotionnelle positive.

Un flair capable de détecter certaines maladies

Au-delà du bien-être qu'il apporte, le chien peut littéralement contribuer à repérer une maladie grâce à son odorat, environ 200 millions de cellules olfactives contre 5 millions chez l'humain. Des chercheurs du CNRS ont démontré, dans une étude publiée en 2019 dans Scientific Reports, que des chiens entraînés reconnaissaient une « signature olfactive » commune aux crises d'épilepsie, avec un taux de détection allant jusqu'à 100 % selon les patients testés. Le projet français KDOG, porté notamment par l'Institut Curie, a de son côté entraîné des chiens à repérer le cancer du sein en reniflant des compresses imbibées de sueur, avec un taux de détection de 90,3 % des échantillons positifs lors des essais cliniques.

Ces capacités de détection ne remplacent en aucun cas un diagnostic médical : elles ouvrent des pistes de recherche prometteuses, mais un chien qui se comporte anormalement avec vous ne dispense jamais d'une consultation en cas de symptôme inquiétant, chez vous comme chez lui. Sources : CNRS et SantéVet.

En résumé, un chien n'est pas un traitement médical, mais son adoption s'accompagne d'habitudes (marche quotidienne, lien social, régulation du stress) dont les effets sur la santé sont aujourd'hui bien documentés. De quoi profiter pleinement de la compagnie de son compagnon à quatre pattes, en gardant un œil attentif sur sa propre santé et sur celle de son chien.

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6 commentaires

Pauline · 6 septembre 2012 à 10:41

J'adore ton article ! Je n'ai pas encore de chien car je vis dans un petit appartement mais plus tard, c'est sûr que j'en adopte un de la SPA.

Paul Laurent · 7 septembre 2012 à 18:34

Merci pour le compliment, tu as raison de penser à la SPA, en France nous sommes les champions de l’abandon ! Tout dépend du type de chien que tu veux mais avoir un petit chien dans un petit appartement ne pose pas de problème.
En revanche il faut du temps.

Paul

Martine · 11 mai 2013 à 22:20

Bonsoir Paul,
Il y a bien longtemps que je ne suis pas venue faire un tour sur votre sire. Il grandit ! C'est toujours aussi clair et intéressant ! L'article sur les effets bénéfiques du chien sur la santé m'intéresse tout particulièrement. Je suis moi même atteinte d'un syndrome de Parkinson depuis n peu plus de trois ans, avec des symptômes physiques plus ou moins gênants, et quelque fois un coup au moral...Et pourtant je vis des moments extraordinaires depuis que Floria, ma bergère australienne est entrée dans ma vie. C'est qu"avec elle, pas question de rester dans le canapé quand l'heure de la promenade arrive ! Et par tous les temps ! Grâce a elle, je vais trois fois par semaine au club canin, et je suis devenue monitrice, et j'ai passé avec succès mon diplôme MEC1. J'oublie tout quand je suis au milieu des chiots et que je les vois réussir leur premier rappel ! J'ai des contacts sociaux que je n'aurais pas autrement...et surtout, quand ma Floria me regarde, il n'y a pas "la différence" dans ses yeux !
Alors, ma belle, ma rieuse, ma flamboyante Floria, merci à toi Je vis et rien ne remplace cela !
Martine

Paul Laurent · 11 mai 2013 à 23:00

Merci Martine pour le commentaire !

Effectivement le site grandit et c'est pas de tout repos. Je me suis lancé dans l'aventure et je ne regrette pas ! C'est un peu la faute à mon chien Freesby le cocker ;).

Le chien est bon pour la santé, c'est certain. Merci pour votre témoignage !

Paul

NICKY · 17 août 2013 à 13:00

En effet, ce n'est pas moi qui vais te contredire, mon Bucky m'a apporté les 13 plus belles années de ma vie, et maintenant qu'il n'est plus je rechute de là où il m'avait sortie.

Paul Laurent · 19 août 2013 à 17:06

Bonjour Nicky,

Prenez le temps de vous remettre de sa disparition. La vie est un cadeau, même dans les pires moments de doute il y a toujours du positif.

Paul