🐾 Race de chien

Basenji : douceur et gentillesse

Le basenji est un chien de type primitif originaire d’Afrique centrale, redécouvert au 19e siècle dans la forêt d’Ituri au Congo, et célèbre pour une particularité : il n’aboie pas, mais s’exprime par d’étonnantes vocalises proches du jodel. Petit gabarit sec et élégant (43 cm et 11 kg pour le mâle, 40 cm et 9 kg pour la femelle), il se montre intelligent, indépendant et affectueux avec les siens, plus distant envers les étrangers. Propre au point de n’avoir aucune odeur perceptible, ce compagnon vif convient aux familles comme aux seniors, à condition de lui offrir des sorties quotidiennes et de ne pas le laisser seul trop longtemps. On le nomme aussi terrier Nyam-Nyam, terrier du Congo ou chien de Khéops. Voici tout ce qu’il faut savoir sur votre adorable compagnon !

Les caractéristiques du Basenji

Avec son look de chien aristocratique, le basenji est perché haut sur pattes et dévoile une ossature fine, lui conférant une allure légère et la grâce d’une gazelle. Fièrement érigées en avant sur le sommet du crâne, ses petites oreilles pointues forment d’adorables rides abondantes sur la tête ciselée, ce qui ne fait qu’ajouter du charme à ce petit chien à l’élégance rare. Le basenji arbore ainsi une expression stupéfaite caractéristique de la race, qui fait fondre tous les amoureux des animaux. En outre, le cou est bien galbé et donne à la tête un séduisant port altier. La grande queue attachée haut vient délicatement s’enrouler en boucle serrée sur le dos de ce solide canidé aux proportions harmonieuses, lui donnant un physique peu banal, d’autant plus que l’arrondi postérieur de la fesse met joliment en valeur les membres élancés.

Basenji en laisse

Comment ne pas craquer pour ses impénétrables yeux foncés en amande, qui dévoilent une intelligence hors du commun et une grande vivacité ? Sa robe courte et soyeuse se pare de poils très fins et serrés, généralement saure avec des taches blanches, le bout de la queue ainsi que les membres et le poitrail se couvrant avec coquetterie d’un joli blanc immaculé. Le basenji peut également être blanc et noir, feu et noir, bringé ou entièrement noir ou fauve. Si le sujet est couvert d’une fourrure blanche, de discrètes pastilles feu viennent maquiller le dessus des yeux et un masque feu s’étire du museau jusqu’aux joues. Le mâle mesure environ 43 cm au garrot pour un poids de 11 kg, tandis que la femelle ne fait pas plus de 40 cm et pèse 9 kg. Autant dire que sa taille de guêpe a de quoi nous laisser rêveur !

Origine

Le basenji est une race très ancienne descendant du lévrier d’Egypte, dont les premières traces se retrouvent sur des épigraphes datant de plus de 5 000 ans. Avec ses airs d’Anubis, il était en effet considéré par les Egyptiens comme un animal sacré. De ce fait, de nombreux tombeaux de pharaons étaient ornés de représentations d’un petit canidé, jadis prénommé Tesem, ressemblant sans aucun doute au basenji. Loin d’avoir disparu avec les pharaons, la race a été redécouverte par des explorateurs anglais au 19e siècle, dans la forêt d’Ituri en Afrique centrale, plus précisément au cœur de la province du kasaï-Oriental au Congo. A cette époque, ce petit chien appelé ango angari occupait le Soudan et le Zaïre avant d’être domestiqué par les tribus Luba, qui s’en servaient pour signaler la présences d’animaux féroces, les guider à travers les épais feuillages et chasser le petit gibier difficile à capturer sans l’aide de son flair exceptionnel.

Basenji debout sur l'herbe avec harnais orange, queue enroulée

Son nom provient du mot bantou basénzi qui signifie « sauvages », « campagnards » ou « primitifs » et était employé par les colons blancs pour insulter les indigènes analphabètes. Par ailleurs, le terme mosénzi voulant dire en Tshiluba « mon singe » devient basénzi au pluriel. Le plus petit des chiens pharaoniques serait définitivement arrivé en Europe en 1934, après avoir fait l’objet de quelques tentatives d’exportation sans réussir à s’acclimater à un nouvel environnement. Désormais, le basenji connaît un succès grandissant notamment dans les pays anglo-saxons et les pays nordiques, grâce à son tempérament très convivial. Encore peu connue en France, la race est en pleine expansion tant les qualités de cette attachante boule de poils plaisent aux familles d’aujourd’hui.

Caractère du Basenji

Intelligent, indépendant et affectueux, le basenji se montre assez distant envers les étrangers. Mais une fois qu’il a toute notre confiance, ce merveilleux chien primitif devient un compagnon des plus fidèles, très amical et sociable. Les foyers l’apprécient pour sa gentillesse et son tempérament enjoué mais également pour sa propreté remarquable, le basenji se montrant maniaque à l’extrême si bien qu’il n’a pas d’odeur corporelle perceptible à notre odorat.

Basenji debout en exposition, tenu par son conducteur

Ne vous fiez surtout pas à son aspect noble, car il s’agit d’un chien rustique et très équilibré, aussi bien physiquement que mentalement. Votre doux complice sait être d’une patience sans nom, ce qui en fait le meilleur allié des enfants prêt à les suivre dans toutes leurs aventures. Cela ne l’empêche pas d’être un parfait gardien et d’avoir toute sa place dans une ferme pour chasser les nuisibles.

Conditions de vie

Le basenji présente la particularité de ne pas aboyer. Pour autant, il est loin d’être muet puisqu’il s’exprime par des gloussements ou d’étonnantes vocalisations, jodlant comme les chanteurs tyroliens. Il est donc parfaitement adapté à la vie en appartement, à condition de lui accorder des sorties plusieurs fois par jour. Si vous habitez dans une maison, vous veillerez à clôturer votre jardin car le basenji présente une autre spécificité, celle de faire de grands bonds qui lui permettaient de s’orienter dans les hautes herbes africaines !

Basenji tenu en laisse sur un tapis bleu lors d'une exposition

Quoi qu’il en soit, il aime le soleil et n’est pas fait pour rester dehors lorsque les températures commencent à faiblir. Ne supportant pas la solitude, le basenji s’épanouira naturellement aux côtés de son maître et sera le plus heureux si vous l’emmenez se dépenser dans la nature. Si vous êtes sportif, n’hésitez pas à lui proposer de l’exercice physique régulier. Docile avec les bébés, il est compatible avec toutes les situations familiales et se révèle être un admirable camarade pour les séniors.

La santé du basenji

Cette section avait le mérite de viser juste : elle nommait le syndrome de Fanconi et demandait à l'éleveur une preuve de test. C'est exactement le bon réflexe. Elle tenait cependant en 73 mots, et le basenji compte cinq maladies testables par ADN, pas une.

Le basenji vit 12 à 14 ans et c'est un chien de construction naturelle, sec et athlétique, sans hypertype. Mais c'est aussi une race à population réduite et ancienne, ce qui explique la concentration de maladies héréditaires identifiées chez elle.

Basenji sur une table d'exposition tenu par une concurrente

Le syndrome de Fanconi, la maladie de la race

Le rein filtre le sang puis réabsorbe ce qui doit être gardé. Dans le syndrome de Fanconi, cette réabsorption ne se fait plus : le chien perd dans ses urines du glucose, des acides aminés, des minéraux et de l'eau, alors même que son sang en manque.

Les signes à connaître :

  • le chien boit et urine énormément, c'est souvent le premier signal ;
  • il maigrit malgré un appétit conservé, et sa musculature fond ;
  • l'apparition se fait le plus souvent entre 4 et 7 ans, donc chez un chien adulte apparemment en pleine forme jusque-là.

Un piège de diagnostic mérite d'être connu : la présence de sucre dans les urines fait spontanément penser au diabète. Chez un basenji, ce n'est pas la première hypothèse : dans le Fanconi, le sucre est présent dans l'urine alors que la glycémie est normale. Le dire à votre vétérinaire fait gagner du temps.

Une nuance importante par rapport à ce qu'annonçait cette fiche, qui la présentait simplement comme « mortelle » : elle ne se guérit pas, mais elle se gère. Un protocole de supplémentation en bicarbonates et en minéraux, ajusté sur des analyses régulières, permet à beaucoup de chiens de vivre correctement pendant des années. Ce qui tue, c'est un diagnostic tardif ou une maladie non suivie.

Le conseil de cette fiche reste donc le bon, et il vaut d'être répété : exigez le résultat du test des deux parents. Sur cette race, un éleveur qui ne teste pas le Fanconi ne mérite pas votre confiance.

Les quatre autres tests

  • Le déficit en pyruvate kinase. Une enzyme manque dans les globules rouges, qui se détruisent prématurément : le chien développe une anémie chronique et fatigue anormalement vite dès le jeune âge. C'est une des maladies historiquement associées au basenji.
  • L'atrophie progressive de la rétine. Perte de la vision nocturne d'abord, le chien hésite dans la pénombre et bute sur les obstacles le soir, puis la vue baisse de jour.
  • La myélopathie dégénérative, atteinte progressive et indolore de la moelle épinière chez le chien âgé, qui commence par une faiblesse de l'arrière-main.
  • La sensibilité médicamenteuse MDR1, chez qui l'ivermectine des vermifuges et le lopéramide deviennent dangereux.

Cinq tests, un seul prélèvement de salive. Sur une race vendue 1 200 à 2 000 €, cela représente une part modeste du prix du chiot.

Deux particularités qui ne sont pas des maladies

  • Il n'aboie pas. Son larynx est conformé différemment : il émet un roulement caractéristique plutôt qu'un aboiement. C'est normal, et cela ne veut pas dire qu'il est silencieux.
  • Une seule période de chaleurs par an chez la femelle, contre deux chez la plupart des races. Le point figurait déjà dans cette fiche et il est exact : c'est une particularité de la race, pas une anomalie.

Le poids et les articulations

  • Le poids. Le point que cette fiche signalait, et il est juste : le basenji prend vite s'il ne se dépense pas assez. Voici comment faire maigrir son chien sans le carencer.
  • Les yeux et les rotules. Un examen ophtalmologique des reproducteurs complète utilement le bilan, et la luxation de la rotule est rapportée dans la race.
  • Le froid. Poil ras, peu de graisse, morphologie sèche : le basenji est frileux et n'est pas fait pour vivre dehors.

Les deux questions à poser à l'éleveur

  1. Le statut syndrome de Fanconi des deux parents, résultats à l'appui. C'est non négociable sur cette race.
  2. Le reste du bilan génétique, quatre autres maladies pour le même prélèvement.

Éducation du Basenji

Du fait de sa forte personnalité et de son instinct de chasseur, les exercices de rappel sont fondamentaux. Sinon, le basenji préférera suivre la piste qu’il a flairée plutôt que d’écouter son maître. Habituez-le également à rester seul pour vous éviter les mauvaises surprises à votre retour en fin de journée ! Veillez toujours à lui apporter une éducation douce et remplie d’amour et ce, dès le plus jeune âge.

Basenji debout sur un banc sous un arbre en fleurs, une personne assise à côté le photographie

Quelques conseils

L’éleveur devra vous délivrer un certificat de naissance afin d’attester que votre chien est un véritable basenji. Privilégiez de préférence un élevage de chien proche de chez vous. Ainsi, les démarches seront facilitées en cas d’éventuels problèmes.

Nos sources

  • Bilan génétique du basenji, Antagene (les 5 maladies génétiques testables dans la race : syndrome de Fanconi, déficit en pyruvate kinase, atrophie progressive de la rétine, myélopathie dégénérative, sensibilité médicamenteuse MDR1).

Crédits photos : Fotolia et © Flickr – fugzu

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1 commentaire

michelle ange · 28 septembre 2020 à 13:06

Y-a-il une différence entre le Basenji Mâle et la femelle?
Doit-on s'attendre à un comportement sensiblement différent?