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Fiche de race : Berger des Pyrénées
Origine : France · Groupe FCI : 1 / Chiens de berger et de bouvier (sauf Bouviers suisses)
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Chien très actif qui s’épanouit surtout à la campagne ou dans une maison avec jardin. Malheureux s’il reste inactif en appartement sans stimulation.
Avec enfants & animaux
Très attaché à sa famille et joueur avec les enfants. Peut être méfiant avec les étrangers et dominant avec d’autres chiens.
Aboiement
Moyen à élevé – excellent chien d’alerte, parfois un peu aboyeur.
Fun fact
Très utilisé lors de la Première Guerre mondiale comme chien de liaison et de guet grâce à son intelligence et sa rapidité.
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.
Le berger des Pyrénées, que l'on surnomme aussi le labrit dans son piémont d'origine, regroupe le berger des Pyrénées à poil long, le plus répandu, et le berger des Pyrénées à face rase. Les deux races sont de tailles moyennes et très dynamiques. Sa grande résistance lui permettait de se rendre utile pour conduire les troupeaux, essentiellement constitués d'ovins.
Il travaillait auparavant avec le patou qui protégeait le troupeau. Il possède un fort potentiel au travail et sa petite taille lui donne l'agilité nécessaire pour rassembler le troupeau d'une manière très habile. Ce chien sportif est alors doué pour l'agility, le cani-cross et le pistage. Ce chien de berger est également apte à la garde et il s'avère être un bon chien d'agrément.
Les caractéristiques du Berger des Pyrénées
Les Bergers des Pyrénées sont assez petits, ce qui ne les empêche pas d'être extrêmement forts. Son allure vive est en harmonie avec son aire malicieux et éveillé. Le corps est robuste, de longueur égale à la hauteur, et les membres parfaitement d'aplomb. La queue de taille moyenne peut être raccourcie. Le crâne est quasiment plat et arrondi sur les côtés sans exagération. Ses oreilles paraissent larges à la base du fait de la pointe qui est souvent coupée.

Le berger des Pyrénées à poil long possède un museau court et bien droit, légèrement conique. Quant au berger des Pyrénées à face rase, son museau est un peu plus allongé. Sa tête est recouverte de poils courts et fins, contrairement au corps qui est garni de poils mi-longs. Son corps est plus court, lui donnant un aspect plus carré. Les poils du berger à poil long sont lisses et peuvent être légèrement ondulés, de couleur fauve avec ou sans poils noirs, gris ou noir parfois avec des taches blanches au poitrail et aux pattes. Le berger des Pyrénées à face rase est de couleur fauve avec ou sans mélange de noir, gris souvent tacheté de blanc, ou dévoilant des tonalités d’arlequin.
Le berger des Pyrénées à poil long mesure de 40 à 48 cm pour les mâles et de 40 à 46 cm pour les femelles. Le berger des Pyrénées à face rase peut mesurer jusqu'à 54 cm pour les mâles et 52 cm pour les femelles. Il pèse environ 10 kilos. Cette race coûte dans les 800 euros.
Origine
Ses origines restent floues mais il est certain qu'elles sont les plus anciennes des bergers français. Ce chien proviendrait du piémont pyrénéen où il exerçait son rôle de chien de berger. Il fut longtemps inconnu en dehors de cette région, encore aujourd'hui, il est peu répandu dans le reste du monde. De ce fait, il existe peu de preuves de son existence, et celles qui sont retrouvées sont tardives.

La première illustration de la race date du milieu du 19e siècle, dans la peinture Une famille à Barèges d'Alfred Dartiguenave. Le berger des Pyrénées est évoqué lors d'une conférence en 1893 et le premier standard est décrit en 1897. Sa réputation commence à surgir pendant la Première Guerre Mondiale où il se rendait utile avec son odorat. Il accompagnait également les patrouilles, faisant office de chien de liaison. Il excellait dans ce rôle car il arrivait à passer habilement sans se faire repérer.
Avec son intelligence exacerbée, ce chien a immédiatement compris ce qu'il devait faire. En revanche, la race a subi de lourdes pertes lors de ce conflit sanglant. Il lui fallut plusieurs années pour se reconstituer. Le club français du berger des Pyrénées est fondé en 1921 et fusionne avec la RACP qui est la Réunion des Amateurs de Chiens Pyrénéens. Ce chien figure depuis 1920 dans une annexe entière au standard de la race.
Pourquoi l'appelle-t-on labrit ?
Dans les vallées pyrénéennes, les bergers disent rarement « berger des Pyrénées » : ils parlent du labrit. Le mot sert avant tout à distinguer, en un seul terme, ce petit chien conducteur du chien de montagne des Pyrénées (le patou), le grand gardien à la robe claire avec lequel il travaillait traditionnellement en tandem : le patou restait au milieu du troupeau pour dissuader les prédateurs, le labrit courait tout autour pour le rassembler et le déplacer.
L'étymologie du mot, elle, n'a rien de pastoral. Le Dictionnaire de l'Académie française la fait remonter au 19e siècle, dérivée de Labrit, un village des Landes situé près de Mont-de-Marsan (la variante « labri » existe aussi). Le nom se serait ainsi déplacé, avec l'usage, d'un chien de plaine landais vers le petit berger de montagne auquel il ressemblait par la silhouette. La RACP (Réunion des Amateurs de Chiens Pyrénéens), seul club de race reconnu depuis 1946, emploie d'ailleurs encore aujourd'hui « labrit » comme synonyme établi de la race.
Caractère de ce chien de race
Le berger des Pyrénées est un petit chien dynamique et jovial, doté d'une vivacité d'esprit exceptionnelle et d'une grande intelligence. Il aime jouer avec les enfants et il est très fidèle à son maître auprès duquel il est entièrement dévoué.

Vigilant et attentif, il est apte à revêtir le rôle de chien de garde bien qu'il est essentiellement un chien de compagnie. Il peut se montrer méfiant envers les étrangers mais sans aucune agressivité. Il est débrouillard, courageux et volontaire.
La santé du berger des Pyrénées
Cette section affirmait que le berger des Pyrénées est « particulièrement robuste, ce qui fait qu'il tombe rarement malade ». Pour une fois, l'affirmation est presque juste, et il faut le dire : c'est l'une des races les plus saines du site. Le bilan génétique proposé pour elle ne compte que deux maladies, contre six chez les setters ou sept chez le cairn terrier.
Sa longévité le confirme : 12 à 15 ans, ce qui est remarquable, et certains sujets dépassent nettement. C'est un petit chien de travail à la morphologie naturelle, sans hypertype, sélectionné pendant des siècles sur l'endurance en montagne et non sur l'apparence.
Cela ne dispense pas de connaître les deux tests qui existent, ni les points de vigilance propres à un chien de cette énergie.
Les deux maladies testables
- La sensibilité médicamenteuse MDR1. C'est le test le plus utile de la race, parce que le berger des Pyrénées appartient à la famille des chiens de berger, celle où la mutation circule le plus. Chez un chien porteur, la protéine qui empêche certaines molécules d'entrer dans le cerveau ne fait plus barrage : des médicaments courants deviennent des poisons neurologiques. Les molécules à proscrire : ivermectine, moxidectine, doramectine, abamectine, émodepside et lopéramide. On les trouve dans des vermifuges ordinaires, et le lopéramide est un antidiarrhéique humain que l'on peut être tenté de donner soi-même. Le test se fait par frottis buccal, le résultat est définitif : notez-le dans le carnet de santé.
- La myélopathie dégénérative. Une atteinte progressive de la moelle épinière chez le chien âgé. Elle commence par une faiblesse de l'arrière-main, une difficulté à se relever, des griffes qui raclent le sol, et évolue vers la paralysie. Elle est indolore, ce qui la distingue de l'arthrose et la rend d'autant plus difficile à accepter.
Les points de vigilance
- La luxation de la rotule. Fréquente chez les chiens de ce format. Un berger qui lève brusquement une patte arrière en pleine course, sautille deux ou trois foulées puis repart normalement, doit être examiné. Ce n'est pas un tic.
- Les yeux. Comme chez plusieurs races de berger, l'atrophie progressive de la rétine et la cataracte sont rapportées. Un examen ophtalmologique des reproducteurs complète utilement le bilan génétique, d'autant qu'aucun test ADN ne les couvre dans cette race.
- La dysplasie de la hanche existe, moins fréquente que chez les grandes races mais présente. Les résultats des deux parents doivent vous être montrés. Voir notre article sur la dysplasie de la hanche chez le chien.
- Le poil. Chez la variété à poil long, la mèche qui retombe sur les yeux doit rester dégagée : un poil qui frotte la cornée l'irrite puis l'ulcère. Les nœuds derrière les oreilles et à la culotte tirent sur la peau et macèrent.
Le vrai risque de la race n'est pas médical
Il faut le dire clairement, car c'est ce qui abîme le plus de bergers des Pyrénées : l'ennui. C'est un chien de travail hyperactif, vif, intelligent, sélectionné pour trotter des journées entières derrière un troupeau. Enfermé sans activité, il ne devient pas calme : il devient aboyeur, destructeur, mordilleur des talons, parfois anxieux.
Ces comportements sont ensuite pris pour un mauvais caractère alors qu'ils sont un symptôme. Un berger des Pyrénées demande de l'exercice quotidien et du travail mental : recherche, obéissance, agility, cavage. C'est la condition pour que sa remarquable longévité soit une bonne nouvelle plutôt qu'une longue cohabitation difficile.
Les deux questions à poser à l'éleveur
- Le statut MDR1 des deux parents, et celui du chiot si possible.
- Les yeux et les rotules des reproducteurs ont-ils été examinés ?
Conditions de vie
Une maison avec un jardin est idéale pour le berger des Pyrénées. Il peut vivre dehors comme dedans mais il devra avoir la possibilité d'aller et venir comme il le souhaite pour pouvoir retrouver son foyer aimant à tout moment. Il convient bien à une personne célibataire à qui il vouera un amour sans fin. Il est également compatible à une famille avec des enfants. Il sera un compagnon sensationnel pour des parties de jeux sans danger.
Un enfant unique trouvera un petit frère ou une petite sœur avec son fidèle copain de jeu! Son maître doit plutôt être sportif et lui offrir beaucoup de temps en toute complicité pour la promenade, courir ou faire n'importe quel sport, du moment qu'il se pratique en compagnie de son maître.
Éducation
Le berger des Pyrénées a tendance à l'hyperactivité. Il est nerveux et aboyeur. Son éducation doit être très ferme et menée avec autorité pour canaliser son énergie excessive. L'éducation permettra d'obtenir le meilleur de sa vivacité et de son intelligence.
Il devra apprendre à se familiariser avec les animaux qu'il n'a jamais vus, sinon il chercher à leur courir après en aboyant. Ainsi, son éducation doit commencer dès qu'il arrive dans son nouveau foyer. En s'y prenant tardivement, ce chien sera très difficile à éduquer.
Remarques et conseils
Le berger des Pyrénées doit se défouler quotidiennement. De ce fait, il n'est pas à mettre entre toutes les mains, surtout des personnes âgées ou sédentaires. S'il manque d'exercice physique, il risque de devenir agressif car il ressentira une immense frustration.
Nos sources
- Bilan génétique du berger des Pyrénées, Antagene (les 2 maladies génétiques testables dans la race : myélopathie dégénérative et sensibilité médicamenteuse MDR1).
- La sensibilité médicamenteuse (MDR1), Antagene (molécules à proscrire, signes d'intoxication, statuts génétiques).
- Labrit, Dictionnaire de l'Académie française, 9e édition (étymologie du nom).
- Historique de la RACP, Réunion des Amateurs de Chiens Pyrénéens, club de race officiel.
Crédit photo : Dogs - stock.adobe.com






1 commentaire
lola SURULESCO · 27 janvier 2021 à 16:10
bonjour, sur la photo de ce berger des pyrénées, il s'agit d un poil long ou tete rase?je vous remercie