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Mâtin des Pyrénées : Éducation précoce et santé du gardien

L'essentiel à retenir : Le Mâtin des Pyrénées unit puissance et douceur. Ce géant originaire des Pyrénées espagnoles excelle comme gardien dissuasif et reste affectueux envers sa famille. Exigeant un maître expérimenté, avec espace et ressources, son budget annuel (800 à 1 000 €) en fait un compagnon fidèle mais exigeant pour la vie.

Vous rêvez d’un compagnon à la fois imposant et doux, gardien redoutable et allié fidèle ? Le matin pyrenees, originaire des Pyrénées espagnoles, incarne cette dualité rare. Ce géant musculeux, au pelage blanc immaculé et au regard noble, a été façonné par des siècles de protection des troupeaux face aux loups. Pourtant, derrière sa carrure de molosse se cache un tempérament calme et affectueux en famille. Découvrez dans cet article comment son éducation exige un maître expérimenté, comment préserver sa santé de géant ou encore pourquoi son mode de vie requiert un espace généreux : un guide complet pour percer les mystères de ce chien hors du commun.

Le mâtin des pyrénées : un géant protecteur au cœur d'or

Qui imaginerait qu’un chien redoutable contre les prédateurs puisse devenir si doux avec les enfants ? Le Mâtin des Pyrénées incarne ce paradoxe : un molosse élevé pour protéger les troupeaux, mais affectueux en famille. Ce géant, que la Société centrale canine situe entre 55 et 70 kg, affiche une musculature puissante et un pelage blanc majestueux. Derrière son regard fier se cache un tempérament calme et loyal. Cependant, sans socialisation précoce et éducation positive, son instinct de protection pourrait devenir ingérable. Menacé d’extinction dans les années 1970, sauvé par des passionnés, ce chien exige un maître expérimenté. Découvrez ici comment préserver sa santé, gérer son espace et cultiver la complicité entre ce colosse et son foyer.

Origines et histoire du Mâtin des Pyrénées : gardien ancestral des troupeaux

Originaire des Pyrénées aragonaises en Espagne, le Mâtin des Pyrénées incarne la force brute et la résistance. Ce molosse, dont le standard fixe une taille minimale de 77 cm au garrot chez le mâle sans plafond, a été conçu pour affronter les défis des montagnes. Son pelage blanc long et dense, associé à un masque sombre, le rendait quasi-invisible au sein des troupeaux. Sa carrure et son calme légendaire en faisaient l’allié idéal pour les bergers nomades.

Pendant des siècles, le Mâtin des Pyrénées a été le protecteur silencieux et infaillible des troupeaux, un rempart vivant contre les dangers de la montagne, forgeant son caractère courageux et indépendant.

Depuis le Moyen Âge, ce chien épaulait les bergers lors des transhumances. Sa mission : repousser loups et ours sans agressivité inutile. Son calme en temps normal évitait les affrontements coûteux, tandis que son instinct de protection s’activait face aux menaces, garantissant la sécurité du bétail. Contrairement à d'autres molosses, il n’attaquait qu’en dernier recours, préférant l’intimidation silencieuse.

Le XXe siècle marque un tournant critique. La disparition des prédateurs et le coût élevé de son entretien ont menacé la race. Le Club del Mastín del Pirineo de España, fondé en 1977, situe précisément là le point de départ du redressement de la race. Sans cette initiative, la race aurait probablement disparu, emportée par les mutations agricoles.

Aujourd’hui classé par la FCI au groupe 2, section 2.2 des molossoïdes de type chien de montagne, sous le standard n°92, le Mâtin des Pyrénées incarne toujours les qualités qui ont forgé sa légende. Sa robustesse et son tempérament équilibré en font un chien de famille idéal, à condition d’être éduqué dès le plus jeune âge avec bienveillance et fermeté. Son instinct de protection, bien canalisé, reste un atout précieux pour les propriétaires expérimentés.

Caractéristiques physiques : la force tranquille incarnée

Morphologie générale : un géant harmonieux

Le Mâtin des Pyrénées se distingue par une musculature puissante et une ossature compacte. Sa silhouette s’inscrit dans un rectangle parfait, avec une longueur légèrement supérieure à sa hauteur au garrot. Classé parmi les plus gros chiens du monde, il pèse selon la Société centrale canine de 55 à 70 kg, le standard ne fixant quant à lui aucun poids. Ses proportions doivent éviter toute lourdeur : le standard précise que malgré son énorme volume, il ne doit pas donner l'impression d'être lourd ou lymphatique.

Poil et couleur : blancheur majestueuse

Le pelage, épais et dense (6-9 cm), protège efficacement des intempéries. Il est rêche au toucher, jamais laineux. La robe blanche domine, agrémentée d’un masque bien défini en gris, noir ou doré. Des taches de même teinte peuvent parsemer le corps, mais l’absence totale de pigmentation est un défaut éliminatoire. Le panache de la queue, plus fourni, accentue son allure aristocratique.

Fiche d’identité du Mâtin des Pyrénées
Caractéristique Mâle Femelle
Taille au garrot 77 cm minimum, plus de 80 cm souhaité 72 cm minimum, plus de 75 cm souhaité
Poids 55 à 70 kg (SCC). Le standard FCI n°92 ne fixe aucun poids.
Poil Long, épais, dense Long, épais, dense
Espérance de vie 10 à 12 ans, comme la plupart des races géantes
Classification FCI Groupe 2, section 2.2 (molossoïdes, chiens de montagne), standard n°92, sans épreuve de travail

Tête et expression : regard de gardien

La tête massive, au crâne large et bombé, domine un museau triangulaire vu de dessus. La truffe noire, vaste et humide, contraste avec les yeux en amande, noisette foncé, qui expriment à la fois noblesse et vigilance. Les oreilles triangulaires, attachées haut, se redressent en alerte. Le stop peu marqué et la crête occipitale renforcent son apparence altière.

Allures : puissance et élégance

Malgré ses dimensions, le Mâtin des Pyrénées se déplace avec agilité. Son allure préférée, le trot, allie force et fluidité. Les membres antérieurs droits et parallèles, les postérieurs musclés, et la queue portée en sabre en mouvement traduisent une structure optimisée pour la garde de troupeaux. Cette morphologie lui permettait autrefois de traverser des terrains accidentés des Pyrénées sans effort apparent.

Caractère et comportement : un gardien dissuasif et un ami fidèle

Derrière son apparence imposante se cache un chien au tempérament équilibré, capable de combiner vigilance et douceur familiale. Sélectionné pendant des siècles pour protéger les troupeaux, ce molosse incarne force et retenue.

Instinct de gardien : une présence dissuasive

Le Mâtin des Pyrénées possède un instinct de protection inné. Sa carrure et son regard perçant suffisent à éloigner les intrus. Ses aboiements rares mais puissants signalent toute intrusion. Courageux, il affronte les menaces sans agressivité excessive.

Comportement en famille : l’affection d’un géant bienveillant

En famille, ce colosse devient calme et affectueux. Il adore les enfants, les protège avec douceur, et supporte leurs jeux grâce à sa patience légendaire. Son éducation positive, basée sur les récompenses, est essentielle pour gérer son intelligence indépendante.

Sociabilité : un équilibre à cultiver dès le plus jeune âge

Une socialisation précoce est cruciale pour éviter une méfiance excessive. Exposé tôt à diverses situations, il cohabite sans souci avec d’autres animaux. Cela limite les comportements territoriaux inutiles tout en gardant son discernement.

  • Protecteur : un gardien né, toujours en alerte.
  • Affectueux : extrêmement loyal et proche de sa famille.
  • Calme : serein et posé à la maison.
  • Intelligent : comprend vite mais peut se montrer indépendant.
  • Courageux : ne recule jamais devant une menace perçue avec discernement.

Sa santé nécessite une vigilance accrue. La dysplasie de la hanche et les torsions de l’estomac sont des risques majeurs. Un suivi vétérinaire régulier, une alimentation équilibrée et des exercices modérés sont indispensables. Son éducation exige un maître expérimenté, alliant fermeté et bienveillance pour en faire un compagnon idéal en famille.

L'éducation du Mâtin des Pyrénées : Les clés d'une relation harmonieuse

La précocité, une priorité absolue

Le Mâtin des Pyrénées naît avec un instinct de protection bien ancré. Une socialisation précoce est donc indispensable pour éviter qu'il ne développe une méfiance excessive. Dès 7 à 8 semaines, exposez-le à divers environnements, bruits, personnes et animaux. Sans cela, son gabarit imposant et son tempérament méfiant pourraient devenir ingérables.

Éducation positive : Le seul levier efficace

Brutalité et dominance sont à bannir. Ce chien sensible et intelligent réagit uniquement aux méthodes positives. Utilisez la récompense, les encouragements et le renforcement pour renforcer les comportements souhaités. Une approche coercitive briserait la confiance et risquerait d'engendrer de l'anxiété ou de l'agressivité.

Un cadre clair : Fermeté et cohérence

L'éducation positive ne rime pas avec laxisme. Le Mâtin des Pyrénées a besoin de limites bien définies. Soyez ferme dans les consignes, mais sans agressivité. La cohérence est essentielle : tous les membres du foyer doivent appliquer les mêmes règles, sous peine de générer de la confusion chez l'animal.

Un maître expérimenté : Une exigence incontournable

La taille impressionnante et l'autonomie décisionnelle de ce molosse en font un chien réservé aux propriétaires avertis. Le novice peinera à gérer son instinct de gardien et sa force physique. Un maître expérimenté saura anticiper ses réactions et maintenir une relation basée sur le respect mutuel.

Marche en laisse : Un apprentissage décisif

Maîtriser la laisse dès le plus jeune âge évite les déconvenues. L'apprentissage de la marche en laisse est une étape fondamentale ; il est essentiel d'apprendre à ce futur géant à ne pas tirer pour que les promenades restent un plaisir. Découvrez la méthode pour une marche en laisse sans effort.

Santé et éducation : Une attention particulière

Outre les besoins comportementaux, surveillez sa santé. Privilégiez des exercices modérés pour prévenir la dysplasie de la hanche et la torsion de l'estomac. Évitez les efforts intenses avant 2 ans et divisez ses repas quotidiens. Un chien en bonne santé apprend plus facilement.

Santé et entretien : les besoins spécifiques de ce géant

Une race sans maladie génétique signature, mais un profil de risque très marqué

Autant le dire d'emblée, parce que c'est une information utile et non un aveu de faiblesse : il n'existe pas, pour le mâtin des Pyrénées, de panel de tests ADN comme il en existe pour le cocker ou le berger australien. Le bilan génétique proposé pour la race en France se réduit à la sensibilité médicamenteuse MDR1. Vous ne pourrez donc pas juger un élevage sur une pile de certificats de laboratoire.

En revanche, son profil de risque est parfaitement lisible, et il tient à trois éléments de sa morphologie que le standard décrit lui-même. Un géant, une poitrine très profonde, des paupières lâches.

La question du gabarit, et ce que dit vraiment le standard

Premier point, et il faut corriger ce qu'on lit partout, y compris dans la version précédente de cette fiche. Le standard FCI n°92 ne fixe aucun poids. La Société centrale canine, elle, retient 55 à 70 kg. Les chiffres de 90 ou 100 kg qui circulent ne correspondent à aucune référence officielle : ce sont des cas extrêmes, pas une norme, et présenter un mâtin comme un chien de 100 kg pousse involontairement à l'hypertype.

Le standard mérite d'ailleurs d'être lu attentivement sur ce point, parce qu'il écrit noir sur blanc qu'il n'y a pas de limite supérieure de taille et qu'« à proportions égales, les sujets les plus grands sont toujours les plus estimés ». C'est une incitation directe à produire toujours plus grand. Sur une race géante, où chaque centimètre supplémentaire se paie en articulations, en cœur et en années de vie, cette clause pose une vraie question, et un acheteur a le droit de la connaître avant de choisir la portée « la plus impressionnante ».

La dilatation-torsion de l'estomac

Le standard demande un rapport d'environ 7/10 entre la hauteur au garrot et le périmètre thoracique, autrement dit une poitrine très profonde. C'est la morphologie associée au risque de torsion, et c'est le danger vital numéro un de ce chien.

L'estomac se distend, se retourne sur lui-même, cesse d'être irrigué, et le chien part en état de choc. Les signes à connaître, décrits par le centre hospitalier vétérinaire Frégis : agitation, efforts de vomissement qui ne produisent rien, abdomen qui gonfle, muqueuses pâles au niveau des babines et des gencives, cœur très rapide et pouls faible. On part aux urgences le soir même. Environ 90 % des chiens survivent quand la prise en charge est rapide, contre environ 50 % si une partie de l'estomac est déjà nécrosée.

En prévention : ration fractionnée en deux repas, pas d'effort avant ni après le repas, et une conversation à avoir avec votre vétérinaire sur la gastropexie préventive, qui fixe l'estomac à la paroi abdominale. Elle se pratique par cœlioscopie dès 6 mois et peut se faire dans le même temps anesthésique qu'une stérilisation.

Les hanches, les coudes et la croissance

La dysplasie de la hanche est, selon la Société centrale canine, l'affection à composante héréditaire qui touche le plus grand nombre de races, et les races lourdes et charpentées sont les plus exposées. Elle n'est pas présente à la naissance : elle se constitue pendant la croissance, puis débouche sur de l'arthrose.

Sur un chien qui met deux ans à finir sa croissance, cela veut dire que vos décisions des deux premières années pèsent autant que la génétique. Trois règles concrètes : ne pas le pousser à la croissance avec une alimentation trop riche, éviter sauts, escaliers répétés et jeux de traction avant la fin de la croissance, et surveiller le poids sans complaisance.

Ce que vous demandez à l'éleveur : la lecture officielle des hanches et des coudes des deux parents, avec sa cotation de A à E, faite par un lecteur officiel selon le protocole FCI. Toutes races confondues, parmi les chiens dépistés et enregistrés par la SCC, 10 à 15 % sont atteints et plus de 85 % sont classés A ou B. « Ils n'ont jamais boité » ne vaut rien : un chien peut être dysplasique sans boiter et transmettre.

Les paupières, un point que le standard traite avec une prudence révélatrice

Le standard demande des paupières noires, « de préférence en contact avec le globe oculaire quand le chien est attentif », et précise qu'« un faible relâchement de la paupière inférieure est typique et laisse voir une petite portion de la conjonctive quand le chien est au repos ». Puis il classe l'entropion ou l'ectropion exagéré parmi les défauts graves.

Traduction pratique : la race tolère par construction une paupière un peu lâche, et la frontière entre le typique et le pathologique est mince. Un œil qui pleure en permanence, qui reste rouge ou dont la paupière bâille franchement n'est pas « le regard de la race », c'est un chien qui a besoin d'un examen. Regardez les yeux des deux parents, sur place.

Oreilles et queue : ce que le standard interdit

Sur cette race, la question est tranchée et elle mérite d'être connue, car les molosses de garde sont les premières victimes de ces pratiques. Le standard écrit que les oreilles « ne doivent pas être coupées » et classe les oreilles coupées comme la queue amputée parmi les défauts graves. En France, l'otectomie à des fins non médicales est de toute façon interdite depuis 2004, et si la caudectomie y reste légalement autorisée, la Chaire bien-être animal de VetAgro Sup rappelle que la queue participe à l'équilibre du chien et à sa communication avec ses congénères. Sur un mâtin, dont la queue en panache est un caractère de race, il n'y a strictement aucun argument pour y toucher.

L’entretien au quotidien

Le poil long et dense du Mâtin des Pyrénées exige un brossage bihebdomadaire, quotidien en période de mue. Ses oreilles tombantes doivent être nettoyées hebdomadairement pour éviter les infections. Les dents, sujettes à l’accumulation de tartre, nécessitent un brossage régulier. Ses griffes, peu usées naturellement, doivent être coupées si elles deviennent trop longues. Un entretien rigoureux prévient les désagréments et renforce le lien avec son maître.

  • Brossage : 2 fois par semaine (hors mue), quotidien en période de mue.
  • Oreilles : Inspection et nettoyage hebdomadaires.
  • Dents : Brossage plusieurs fois par semaine.
  • Griffes : Coupe si l’usure naturelle est insuffisante.
  • Bains : Occasionnels, uniquement si le chien est très sale.

Une alimentation adaptée à sa morphologie

Une alimentation pour chiens géants, riche en protéines et en acides gras essentiels, soutient son développement lent et protège ses articulations. La ration quotidienne doit être divisée en deux repas pour réduire les risques de torsion d’estomac. Un excès de poids aggrave les problèmes articulaires : ajustez les quantités selon l’âge, l’activité et la saison. Privilégiez des croquettes de qualité, sans excès de céréales, pour une digestion optimale.

Un défaut d’alimentation peut entraîner un vieillissement prématuré des articulations ou une détresse abdominale. À l’inverse, une hygiène rigoureuse accompagne une longévité moyenne de 10 à 12 ans. Le choix d’un aliment adapté est une responsabilité clé pour un maître expérimenté.

Mâtin des pyrénées, patou, mâtin espagnol : ne les confondez plus !

Mâtin des Pyrénées vs chien de montagne des Pyrénées (patou)

Vous rêvez d’un chien imposant pour votre propriété, mais les distinctions entre ces races vous échappent ?

Le Chien de Montagne des Pyrénées, surnommé Patou, et le Mâtin des Pyrénées partagent une histoire commune, mais leurs différences sautent aux yeux. Ce dernier dépasse souvent son cousin français en taille et en masse musculaire. Son museau triangulaire et son masque noir typique trahissent son identité unique.

Contrairement au Patou au poil doux et blanc pur, le Mâtin arbore un pelage rêche avec des taches de la même teinte que son masque. Pour un maître exigeant un gardien dissuasif, ce dernier se distingue par son indépendance affirmée.

Curieux de découvrir d’autres chiens pyrénéens ? Le Berger des Pyrénées offre un contraste saisissant avec ses qualités de travailleur aérien.

Et le mâtin espagnol ?

Le Mâtin Espagnol incarne l’ancêtre robuste de cette lignée. Ce géant affiche un cou orné de fanons impressionnants, rappelant ses origines médiévales. Son pelage court et sa carrure plus massive en font un gardien de montagne par excellence.

Comparé au Patou et au Mâtin des Pyrénées, ce colosse hispanique conserve des instincts primitifs plus marqués. Son rôle historique dans la protection des troupeaux de moutons Mérinos reste gravé dans ses gènes.

Que signifie le terme "mâtin" ?

Derrière ce mot aux consonances rustiques se cache une histoire millénaire. Issu du latin "mansuetinus", il désigne initialement des molosses polyvalents, gardiens de domaines et de troupeaux.

Mais la catégorie "mâtin" englobe bien plus que l’étymologie ne le suggère. Du Mâtin de Naples au Mâtin Brésilien, ces chiens partagent des traits fonctionnels plutôt qu’un pedigree commun. Leur force tranquille et leur instinct de protection leur valent d’ailleurs parfois des comparaisons hasardeuses avec les molosses antiques.

Adopter un mâtin des pyrénées : ce qu'il faut savoir avant de se lancer

Le Mâtin des Pyrénées est un géant bienveillant, mais son adoption nécessite une préparation rigoureuse. Son tempérament protecteur, ses besoins physiques et sa santé spécifique en font un choix exigeant. Si vous rêvez de ce compagnon imposant, voici les éléments décisifs pour une intégration réussie.

Le cadre de vie indispensable

Impossible de confiner ce colosse en appartement. Le Mâtin des Pyrénées exige un jardin spacieux et sécurisé, idéalement en maison individuelle. Son instinct de gardien s’épanouit en extérieur, mais il aime aussi partager le quotidien de sa famille.

Malgré sa carrure, son activité physique reste modérée. Longues promenades tranquilles ou tours dans le jardin suffisent. Évitez les efforts intenses durant sa croissance, sous peine de fragiliser ses articulations exposées à la dysplasie de la hanche.

Prix et budget annuel

Un chiot LOF provient généralement d’un éleveur sérieux. Comptez entre 1 200 € et 1 500 €. Cet investissement initial cache des coûts récurrents considérables liés à sa taille exceptionnelle.

  • Budget annuel estimé : 800€ à 1000€ pour alimentation, soins et frais vétérinaires
  • Prix d'achat d'un chiot : entre 1200€ et 1500€
  • Coût d'entretien annuel : entre 800€ et 1000€

L’alimentation représente la plus grosse dépense, avec 1 à 2 kg de nourriture quotidienne. Incluez les frais vétérinaires préventifs (radiographies des hanches, surveillance de la torsion gastrique) et l’entretien régulier de son pelage long.

Le mâtin des pyrénées est-il le chien qu'il vous faut ?

"Accueillir un Mâtin des Pyrénées, c'est bien plus qu'adopter un chien. C'est faire entrer dans sa vie un protecteur loyal et un membre de la famille à part entière, qui vous le rendra au centuple."

Ce chien exige un maître expérimenté. Un novice pourrait mal interpréter son indépendance ou sa vigilance. L’éducation positive et la socialisation précoce sont cruciales, surtout en milieu polyvalent (enfants, autres animaux).

Si vous correspondez au profil idéal, découvrez d'autres races sur notre guide des races de chiens. Le Mâtin des Pyrénées est un engagement sur une dizaine d'années, mais son dévouement en fait un compagnon inégalé.

Le Mâtin des Pyrénées allie puissance et douceur, exigeant patience et expérience. Avant l’adoption, vérifiez espace, budget et savoir-faire. Comme dit si justement : « Accueillir un Mâtin, c’est adopter un protecteur loyal et un membre de la famille à part entière. »

FAQ

Quel budget prévoir pour l'adoption d'un Mâtin des Pyrénées ?

Adopter un Mâtin des Pyrénées implique un investissement financier réfléchi. Un chiot inscrit au LOF, issu d'un éleveur sérieux, coûte généralement entre 1 200 € et 1 500 €. Ce prix garantit une origine contrôlée et un suivi vétérinaire des reproducteurs. En complément, prévoyez un budget annuel de 800 à 1 000 € pour l'alimentation premium adaptée aux grandes races, les soins vétérinaires préventifs et l'entretien régulier (brossage, compléments alimentaires, etc.). Attention : les frais imprévus liés à la santé (comme la dysplasie ou la torsion d'estomac) peuvent alourdir ce budget.

Mâtin des Pyrénées gros plan du visage, regard frontal

Quel est le tempérament typique du Mâtin des Pyrénées ?

Le Mâtin des Pyrénées incarne une dualité unique : gardien intrépide et compagnon affectueux. En extérieur, son instinct de protection se manifeste par une méfiance naturelle envers les inconnus, une vigilance constante et une dissuasion non agressive mais ferme. À la maison, c'est un chien tout en douceur, particulièrement patient avec les enfants et soudé à sa famille. Sa socialisation précoce (entre 3 et 14 semaines) est cruciale pour équilibrer son tempérament indépendant. Intelligent, il apprécie les défis mentaux mais exige un maître ferme et bienveillant pour canaliser son autonomie.

Faut-il vraiment chercher le chiot le plus gros de la portée ?

Non, et c'est même le contraire. Le standard FCI n°92 ne fixe aucune limite supérieure de taille et précise qu'« à proportions égales, les sujets les plus grands sont toujours les plus estimés ». Sur une race géante, cette clause pousse à l'hypertype, et chaque centimètre supplémentaire se paie en articulations, en cœur et en années de vie. Ce que vous devez regarder, c'est l'harmonie et l'aplomb, pas la démesure. Le standard lui-même exige d'ailleurs qu'un mâtin, malgré son volume, ne donne jamais l'impression d'être lourd ou lymphatique.

Le Mâtin des Pyrénées est-il un Patou ?

Non, ce sont deux races distinctes, et la confusion est entretenue par leurs noms. Le Patou, ou chien de montagne des Pyrénées, est une race française ; le mâtin des Pyrénées est espagnol, originaire du versant méridional de la chaîne, et la Société centrale canine précise qu'il ne faut pas les confondre tout en les décrivant comme de proches parents. Sur le terrain, le mâtin porte toujours un masque coloré et des oreilles colorées, là où le Patou est le plus souvent blanc. Le standard du mâtin va jusqu'à exclure les sujets entièrement blancs ou dépourvus de masque.

Nos sources

Mâtin des Pyrénées de profil, la langue pendante devant une clôture
Photo : Pleple2000, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)
Mâtin des Pyrénées assis sur l'herbe près d'une clôture, langue sortie
Photo : Pleple2000, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)
Mâtin des Pyrénées debout en laisse lors d'une exposition
Photo : Pleple2000, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)
Mâtin des Pyrénées en gros plan, tête de face sur une terrasse
Photo : Otaula, Wikimedia Commons (Public domain)
Mâtin des Pyrénées debout sur un muret dans un jardin
Photo : No machine-readable author provided. Otaula assumed (based on copyright claims)., Wikimedia Commons (Public domain)

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