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Bouvier Australien : un dévouement absolu pour son maître

Le bouvier australien, ou australian cattle dog, est un chien de conduite de bétail originaire d’Australie, classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des bergers et bouviers. De taille moyenne (46 à 51 cm au garrot pour un mâle), rustique et infatigable, il est réputé pour son extrême intelligence, son courage au troupeau et son dévouement absolu envers son maître, avec une belle longévité de 13 à 15 ans. Méfiant envers les étrangers mais très affectueux avec sa famille, il réclame un maître sportif et de l’exercice quotidien. La race est peu répandue en France, mais vous l’avez peut-être remarquée dans le film Mad Max 2 ; très populaire en Nouvelle-Calédonie, elle y est surnommée « chien bleu » par les éleveurs de Brousse. Apprenez-en davantage sur ce merveilleux chien multitâche.

Les caractéristiques du Bouvier Australien

De taille un peu plus petite que les autres chiens de berger, le bouvier australien présente l’apparence d’un canidé compact et fort, avec une tête plus grande que le reste du corps. Malgré tout, la silhouette reste harmonieusement construite et bien proportionnée, sans aucune lourdeur. L’équilibre de ses formes, ses membres droits et très robustes, mais aussi ses angulations bien marquées et sa musculature puissante lui confèrent une impression de grande agilité et d’endurance.

Bouvier Australien couché

Son poil de couverture est lisse et bien serré, modérément court et dur, muni d’un sous-poil dense. Son pelage lui assure ainsi une parfaite imperméabilité. Il est légèrement plus long au niveau de l’encolure et les cuisses sont pourvues d’une élégante culotte, sans excès. La robe du bouvier australien se distingue par sa couleur bleu moucheté ou bleu marbré, avec ou sans masque noir sur la face. Les antérieurs, l’intérieur des cuisses, la poitrine, la gorge et les joues arborent une éclatante couleur feu. La robe du bouvier d’Australie peut également se parer d’un rouge truité. Dans ce cas, elle est tachetée de brun rougeâtre sur tout le corps, jusqu’au sous-poil. Le masque rouge est admis sans pour autant être un critère requis.

La tête est large et triangulaire. Le crâne est sobrement convexe entre les oreilles bien dressées et écartées à l’attache. Ces dernières sont modérément grandes et pointues à leur extrémité. Le bouvier d’Australie les porte futilement sur le côté, ce qui lui donne un air toujours attentif. De dimension moyenne et de forme ovale, les yeux marron foncé libèrent un doux regard vif et intelligent. Le stop est discret mais bien net, tandis que le museau épais de longueur moyenne s’amenuise graduellement vers la truffe noire. Concernant le cou, on ne peut que remarquer qu’il est extrêmement trapu, allant en s’élargissant dans la continuité du corps.

La taille standard au garrot du mâle oscille entre 46 cm et 51 cm, tandis que la balance affiche un poids de 20 kilos à 30 kilos. La femelle, quant à elle, mesure 43 cm à 48 cm et pèse entre 20 kilos et 27 kilos. Le dos est horizontal et bien charpenté, agrémenté d’un rein musclé, d’une croupe inclinée, d’un poitrail évasé et bien descendu. Attachée modérément bas et abondamment garnie de poils, la longue queue du bouvier d’Australie atteint le jarret. Elle est naturellement pendante et prend légèrement la forme de sabre au repos, pour se redresser à l’horizontal lorsque le chien est en action.

Les origines

Le bouvier australien compte le dingo parmi ses ancêtres, un chien sauvage qui occupe le bush depuis plus de quatre mille ans. Avant de retourner dans la nature, il s’agissait d’un animal domestique introduit par les navigateurs austronésiens. A la fin du 18e siècle, les Anglais ont colonisé l’Australie. Les bergers souhaitaient un chien de travail adapté au climat australien, capable de conduire non seulement les troupeaux de moutons mais aussi de bovins sur de vastes zones arides. Pour se faire, ils ont décidé de croiser leurs chiens, eux-mêmes issus du colley à poil court bleu merle, du smithfield et du welsh corgi pembroke, avec le dingo.

Bouvier Australien chiot allongé sur une marche, robe bleu et marques fauves

Dès le début des années 1830, les colons britanniques ont entrepris de nouveaux croisements avec l’australian kelpie. Ce chien de berger très populaire en Australie présente la faculté exceptionnelle de travailler avec toutes les espèces domestiques, vaches comme chèvres et volailles. Le résultat est à la hauteur des espérances des fermiers, qui ont trouvé en lui un fabuleux assistant dans leurs tâches de tous les jours. Chien talonneur par excellence, le bouvier australien mord brièvement le jarret pour regrouper le bétail vers le corral. L’endurance, la vigueur et le mordant, ainsi que la robustesse sont autant de qualités qui ont été développés au fil des sélections. Le standard actuellement en vigueur de la race a été publié le 8 octobre 2012.

Le caractère du Bouvier Australien

Le bouvier australien est réputé pour son extrême intelligence, sa fidélité exemplaire et son instinct de protection particulièrement affirmé. Méfiant vis-à-vis des étrangers, il se montre très affectueux envers sa famille et véritablement digne de confiance. Ce brave compagnon à quatre pattes serait prêt à donner sa vie sans aucune hésitation pour protéger son maître et ses biens. Vigilant, fiable, attentif et courageux, ce canidé toujours en éveil est animé par un profond désir d’accomplir la tâche qui lui est confiée, même si elle s’avère être difficile à réaliser.

Bouvier Australien chiot debout sur des marches en béton, la langue sortie

D’ailleurs, son grand dévouement en fait un chien de travail idéal, tout comme sa faculté à s’adapter patiemment à toutes sortes d’activités. Aucune once d’agressivité n’est perceptible en lui. Pour autant, s’il est provoqué, il n’hésitera pas à se défendre. Sa docilité et son tempérament très joueur sont tels qu’il représente le compagnon privilégié des enfants. Le bouvier d’Australie veille sur les tout-petits avec bienveillance et beaucoup de douceur.

Les conditions de vie

Le bouvier australien convient à toutes les situations familiales et apprécie la présence de jeunes enfants comme de bébés. Ce chien de travail doté d’une énergie naturelle a principalement besoin d’un maître sportif, qui lui consacre du temps à de longues promenades quotidiennes et de fréquentes escapades en pleine nature. Né pour guider et surveiller les troupeaux de bovins, le bouvier d’Australie est infatigable et se sentira parfaitement épanouit s’il a l’opportunité de se dépenser au quotidien. Il se fera une joie de suivre son maître en randonnée, dans ses sorties VTT et séances de footing.

En outre, votre adorable compagnon sera toujours partant pour faire du canicross et de l’agility, surtout qu’il ne craint pas les rigueurs atmosphériques. Malgré le fait qu’il soit réellement souhaitable de lui offrir une vie à la campagne, le bouvier australien peut parfaitement couler des jours heureux en appartement dès l’instant où il ne manque pas d’exercices ni de stimulations mentales. Sans cela, attendez-vous à ce qu’il trouve lui-même des occupations en rongeant les meubles, en dévastant le jardin ou encore en sautant par-dessus la clôture.

Bouvier Australien debout

La santé du bouvier australien

Cette section avait raison sur l'essentiel : elle recommandait de dépister la surdité congénitale et l'atrophie progressive de la rétine. C'est exactement le bon réflexe. Mais elle contenait une erreur sur l'origine de la surdité, et elle passait à côté de cinq autres maladies testables.

La surdité ne vient pas du gène merle

La page attribuait la surdité congénitale au « gène merle et [aux] robes blanches ». Le bouvier australien n'est pas une race merle. Sa robe bleue ou rouge mouchetée résulte d'un mécanisme différent, dit rouan, qui produit un fond blanc parsemé de poils colorés.

Le résultat est le même, mais la cause n'est pas la même : c'est bien le fond blanc de la robe qui est en cause, comme chez le dalmatien. La Société centrale canine classe d'ailleurs le bouvier australien parmi les races affectées par la surdité liée à ce fond blanc, et c'est l'une des rares races dont les résultats de dépistage sont effectivement enregistrés en France.

Trois précisions pratiques :

  • Le dépistage s'appelle le test PEA. Il se pratique dès 5 à 6 semaines et reste ensuite définitivement valable.
  • Il donne le statut de chaque oreille séparément : un chien sourd d'une seule oreille se comporte à peu près normalement et passe inaperçu toute sa vie.
  • Un chien entendant des deux oreilles peut transmettre la surdité. Tester le reproducteur ne suffit pas, c'est toute la portée qu'il faut tester.

Sept maladies testables, pas deux

Outre l'atrophie progressive de la rétine que la page citait à juste titre, cinq autres méritent d'être connues :

  • La luxation primaire du cristallin. Le cristallin se détache et bascule ; la littérature décrit une affection douloureuse et potentiellement cécitante. Un œil brutalement douloureux, tenu mi-clos et rouge, est une urgence qui se compte en heures.
  • La céroïde-lipofuscinose neuronale, qui détruit progressivement les neurones du jeune chien.
  • La cystinurie, qui prédispose aux calculs urinaires.
  • La myélopathie dégénérative, atteinte progressive de la moelle épinière chez le chien âgé. Elle est indolore, ce qui la distingue de l'arthrose.
  • Une myotonie congénitale, raideur musculaire du jeune chien.

Ces maladies sont récessives : deux parents parfaitement sains, tous deux porteurs, peuvent produire un chiot atteint. C'est précisément ce que le test ADN permet d'écarter, et c'est pourquoi la question se pose même quand les parents vont très bien.

Les hanches et la longévité

La page annonçait une race « particulièrement robuste » vivant 12 à 15 ans. La longévité de cette race est effectivement bonne, et c'est mérité. Cela ne dispense pas du dépistage de la dysplasie chez les reproducteurs, sur un chien de travail sollicité toute sa vie.

Le protocole officiel est une radiographie après 12 mois, sous sédation, lue par un lecteur agréé, et vous demandez les résultats des deux parents. Voir la dysplasie de la hanche chez le chien.

Le vrai risque quotidien n'est pas médical

Le bouvier australien est un chien de troupeau sélectionné pour travailler des heures dans des conditions dures, avec une tendance naturelle à pincer les talons pour faire avancer le bétail. Le problème que rencontrent le plus souvent ses propriétaires n'est pas une maladie : c'est un chien très intelligent qui s'ennuie, et qui reporte ce comportement sur les enfants ou les joggeurs. Cela s'anticipe et se travaille, mais cela se décide avant l'adoption.

Les trois questions à poser à l'éleveur

  1. Les chiots ont-ils passé le test PEA ? Toute la portée, pas seulement celui qu'on vous propose.
  2. Le statut des parents pour l'atrophie progressive de la rétine et la luxation primaire du cristallin.
  3. Les radiographies de hanches, avec leur stade.

Nos sources

L'Éducation du Bouvier Australien

Têtu et sensible, le bouvier australien peut être assez dominant et connaît ses capacités. Il est donc fondamental de mener une éducation ferme mais juste, sans rapport de force. En imposant le respect, vous avez la garantie d’obtenir tout ce que vous voulez de votre fidèle compagnon. Très attentif, docile et réactif, il fera en effet tout pour satisfaire son maître. Surtout qu’il assimile vite son apprentissage et recherche instinctivement le travail. Il ne vous faudra pas longtemps pour constater que l’éducation du bouvier d’Australie est assez facile et que chaque exercice ne fera que renforcer votre complicité.

Bouvier Australien chiot debout sur des marches, langue sortie

D’autre part, la sociabilisation doit être menée dès son plus jeune âge. Vous éviterez les conflits en le laissant sentir les autres animaux de la maison à travers un grillage, jusqu’à ce qu’il comprenne que ces derniers ne représentent aucune menace. N’hésitez pas à emmener votre bouvier australien chez vos proches pour lui montrer divers environnements. Puis, habituez-le progressivement à sortir dans des lieux publics tout en restant à ses côtés et en le rassurant. Félicitez-le dès qu’il se montre sociable.

Quelques conseils

Bien que le bouvier australien adore les enfants, ne les laissez jamais sans surveillance. Très actif, il risque probablement de ne pas convenir à un maître d’un certain âge.

Enfin, l’entretien du bouvier d’Australie est tout ce qu’il y a de plus simple. Il suffit de veiller à ce que sa robe reste propre et en parfaite santé, pour qu’elle puisse rester imperméable. Surveillez également qu’aucun corps étranger ne se soit déposé dans ses oreilles au retour d’une promenade dans la campagne.

En Europe, la race se diffuse lentement ce qui paraît bien dommage tant ses qualités physiques et mentales sont nombreuses !

Crédits photos : Fotolia et © Flickr – Jeff - Chris Michaels - Bobby Acree - sally9258

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