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Fiche de race : Bull Terrier
Origine : Royaume-Uni · Groupe FCI : 3 / Terriers
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Idéalement une maison avec jardin. Peut vivre en appartement si ses besoins d’exercice sont respectés. Déteste l’ennui et la solitude prolongée.
Avec enfants & animaux
Affectueux et protecteur avec les enfants, mais une socialisation précoce est essentielle. Peut être dominant avec d’autres chiens.
Aboiement
Moyen – n’aboie pas excessivement mais sait donner l’alerte.
Fun fact
Reconnaissable à sa tête ovoïde, le Bull Terrier est souvent surnommé « le gladiateur des races canines ».
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.
Le bull terrier est un terrier d'origine britannique, musclé et compact, immédiatement reconnaissable à sa tête ovoïde en forme de ballon de rugby. Ancien chien de combat devenu formidable compagnon de famille, il se montre aujourd'hui affectueux, joueur et dénué d'agressivité, quoique têtu, et supporte très mal la solitude. Avec son look unique, il ne fait pas toujours l'unanimité : soit on l'adore, soit on le déteste. Avant d'accueillir un english bull terrier au sein de votre foyer, il demeure essentiel de prendre le temps de bien se renseigner à son sujet. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur ce doux canidé à l'apparence si étonnante !
Les caractéristiques du Bull Terrier
Le bull terrier est un chien de grande taille qui impressionne avec sa musculature développée et sa carrure imposante. Bâti en force, compact et bien proportionné, il arbore un dos court et droit derrière ses épaules de colosse. La poitrine est littéralement éclatée et les reins extrêmement larges, venant témoigner d’un passé de chien de combat. Les membres puissants sont parfaitement d’aplomb et les côtes gracieusement cintrées. On ne peut alors que remarquer que son corps est véritablement celui d’un gladiateur !
Le poids idéal du mâle varie de 20 kilos à 35 kilos, pour une taille moyenne de 30 cm à 50 cm au garrot. La femelle pèse en général 16 kilos à 20 kilos et mesure entre 20 cm et 40 cm. Il existe la version miniature du bull terrier, plus trapu. Le standard est identique, à l’exception de la hauteur au garrot qui ne doit pas outrepasser 35,5 cm sans que le chien ne paraisse court sur pattes.

Quelle que soit la variété, le sous-poil est doux, le poil est ras, luisant et serré et le plus souvent blanc uni. En effet, il s’agissait au départ de la seule couleur autorisée jusqu’à ce qu’en 1920, le standard accepte les pelages tricolores, fauves, bringés et noirs. L’essentiel est que le blanc demeure présent sans pour autant devenir prédominant. Désormais, les robes blanches peuvent être recouvertes de tâches mais seulement au niveau de la tête.
Dans tous les cas, il est impossible de confondre le bull terrier avec une autre race. Et pour cause, la constitution particulière de sa longue tête en forme de ballon de rugby et son profil en nez romain sont absolument unique au monde. Vue de face, la tête est complètement remplie et dénuée de creux. Affublé d’un chanfrein descendant, le profil s’incurve subtilement vers le bas sans donner un air grossier. Le crâne est quasiment plat entre les petites oreilles dressées, qui lui donne d’ailleurs l’impression d’être constamment à l’affût, et la truffe bien noire inclinée en direction du sol. Dégageant une expression vive remplie d’intelligence, ses yeux étroits, triangulaires et enfoncés sont disposés en oblique. En outre, ils sont nettement plus rapprochés des oreilles que du museau et sont si foncés qu’ils dévoilent un éclat très perçant. Quant au cou, il est musclé à l’excès et suffisamment long pour être galbé. L’english bull terrier porte une queue courte tendue à l’horizontale, attachée bas, qui fait élégamment ressortir sa silhouette carrée. Elle est épaisse à la base pour aller en s’affinant en pointe à l’extrémité.
Bull Terrier : Ses origines
Connu pour être le gladiateur de la gente canine, le bull terrier est l’un des plus anciens terriers natifs du Royaume-Uni. Ses ancêtres sont issus d’un croisement entrepris au début du 18e siècle entre le bulldog anglais et le old english white terrier, un chien de chasse de type lévrier qui n’existe plus. L’objectif était clair : les fervents amateurs de combat souhaitaient obtenir un athlète puissant à la ténacité indomptable, capable de vaincre les autres chiens et animaux en tout genre tels que des ours, des loups, des chevaux ou encore des taureaux. Cette pratique a finalement été interdite en Angleterre en 1835 par le Parlement britannique, donnant lieu à un déclin de la race et la fin progressive de la sélection des espèces animales les plus agressives. Ceci n’a pour autant pas empêché les rencontres clandestines, qui n’opposaient alors plus que des chiens.
A cette époque, les amateurs de chiens de race n’appréciaient pas du tout ce canidé, qui était élevé uniquement dans le but de gagner des combats. Par conséquent dans les années 1850, James Hinks donna naissance à la première lignée de bull terrier blanche, qui se rapproche de la boule de muscles que l’on connaît actuellement. Pour cela, il décida d’introduire du sang de dalmatien. Ses enfants Fred et James ont continué sur cette lancée, notamment son petit-fils Carleton qui créa le tout premier sujet au nez romain si caractéristique. Le bull terrier tel qu’on le connaît maintenant a participé à sa première exposition en 1862 à Birmingham. Puis en 1887, le Bull Terrier Club a été fondé.

Dans le même temps Edward Ted, un autre passionné des chiens, croisa ces spécimens à la robe immaculée avec des bulls and terrier qui ne sont autres que les staffordshire bulls terriers d’aujourd’hui. Son but était d’améliorer l’élégance de la race en apportant un panachage de couleurs à la robe, mais aussi et surtout d’écarter les problèmes de surdité. En effet, cette tare était très fréquente chez les chiens blancs et c’est pour cette raison qu’en en 1920, le standard finit par autoriser les pelages colorés.
Depuis le début du 19e siècle, il existe également un modèle de plus petite taille. Peu populaire, il fait l’objet d’un retrait pur et simple des registres du Kennel Club en 1918. Finalement en 1938, le colonel Richard Glyn organise le Miniature Bull Terrier Club afin de relancer l’intérêt pour ce petit chien qui mérite d’être aussi connu que sa version initiale.
Après de nombreuses années de sélection rigoureuse par les éleveurs, les familles commencent à s’intéresser à ce chien au look atypique pour en faire un merveilleux compagnon. La reconnaissance officielle du bull terrier en Grande-Bretagne date seulement de 1935, alors qu’en France, son standard n’est publié qu’en 1943.
Le caractère (attachant) du Bull Terrier
Plein d’ardeur, de courage et d’énergie, le bull terrier se révèle être un formidable chien de compagnie, à l’humeur toujours égale et d’une gentillesse sans faille. Il n’a pour ainsi dire plus rien à voir avec ses lointains ancêtres au tempérament combatif et sanguinaire.
Débordant d’affection, doté d’une douceur exemplaire et totalement dénué d’agressivité, le bull terrier se révèle être un gros pot de colle avec chacun des membres de la famille. Son attachement et sa dévotion sont véritablement sans limite. Il peut lui arriver de montrer une certaine distance vis-à-vis des étrangers sans pour autant être malveillant. Mais une fois qu’il a compris qu’on n’a aucune mauvaise intention à son égard, votre fantastique compagnon ne tardera pas à faire ressortir son caractère sociable et à rechercher l’amitié des personnes qui tentent de l’approcher. De ce fait, il apparaît comme étant un bien piètre gardien. Il peut toutefois compter sur sa carrure et son visage intimidant pour dissuader un éventuel intrus.

Totalement digne de confiance, l’english bull terrier est très équilibré bien que parfois un peu têtu. Vous aurez vite fait d’oublier ce léger défaut par sa constante joie de vivre et sa docilité extraordinaire. Vous ne pourrez qu’être séduit pas son petit côté clown et sa tendance à réclamer souvent à jouer, surtout avec les enfants dont il apprécie tout particulièrement la présence. Réellement facile à vivre, ce chien au physique peu commun peut aussi bien être sportif que pantouflard. Il s’adapte sans problème à son maître et fait preuve d’une incroyable vitalité lors de vos sorties à la campagne. Lorsqu’est venu le moment de se relaxer dans le canapé, son petit péché mignon, il retrouvera son calme légendaire.
Les conditions de vie
La solitude est le pire ennemi du bull terrier, qui a besoin d’une présence humaine permanente. Il peut donc aussi bien vivre en maison qu’en appartement, dès l’instant où il demeure le centre de l’attention de sa famille. En outre, le milieu urbain est bien plus favorable à son bonheur qu’un grand jardin où il reste seul, tant que vous lui consacrez du temps. L’ennui et l’inactivité ne lui sont pas plus supportables. S’il se sent délaissé, s’adonner à des actes de vandalisme deviendra le meilleur moyen pour lui de s’occuper. Il lui faut donc un foyer très présent qui lui apprendra à gérer les périodes de séparation. Au quotidien, de longues balades ponctuées de moments dédiés aux câlins dans un endroit douillet lui permettront de s’épanouir pleinement.

Flegmatique et peu aboyeur, l’english bull terrier peut dormir toute la journée. A votre retour, attendez-vous à ce qu’il vous rende le sourire avec un petit quart d’heure de folie ! Malgré tout, il demeure un chien dynamique et intrépide qui a besoin de se dépenser régulièrement, au risque de se transformer en une vraie boule de nerfs. La pratique d’un sport canin est recommandée, le bull terrier se démarquant surtout sur les parcours d’agility.
La santé du bull terrier
Cette section avait un vrai mérite : elle signalait la surdité, indiquait qu'elle se dépiste et invitait à exiger les documents de l'éleveur. C'est exactement la bonne réflexe, et il est conservé. Ce qui manquait, c'est le protocole, et trois affections propres à la race.
La surdité : ce que « dépister » veut dire
La Société centrale canine classe le bull terrier et le bull terrier miniature parmi les races affectées par la surdité liée au fond blanc de la robe, aux côtés du dalmatien et du staffordshire bull terrier. La page avait donc raison, et il faut préciser trois choses.
- Le dépistage s'appelle le test PEA, pour potentiels évoqués auditifs. Il se pratique dès 5 à 6 semaines et reste ensuite définitivement valable.
- Il donne le statut de chaque oreille séparément, ce qu'aucune observation ne permet : un chien sourd d'une seule oreille se comporte à peu près normalement et passe inaperçu toute sa vie.
- Le point qui compte le plus : un chien entendant des deux oreilles peut transmettre la surdité. Tester le reproducteur ne suffit pas, c'est toute la portée qu'il faut tester.
Le bull terrier fait d'ailleurs partie des rares races dont les résultats sont effectivement enregistrés dans la base nationale, ce qui rend la question à l'éleveur d'autant plus légitime.
L'acrodermatite létale, propre à la race
C'est une maladie que l'on ne trouve pratiquement que chez le bull terrier et le bull terrier miniature, et cette page n'en parlait pas.
Elle est due à une mutation du gène MKLN1, de transmission récessive. Le chiot atteint grandit mal, reste chétif, enchaîne les infections, et développe des lésions de peau caractéristiques, surtout aux pattes : coussinets épaissis et fissurés, croûtes autour des ongles. L'évolution est grave.
Deux points pratiques. D'abord, elle est récessive : deux parents parfaitement sains, tous deux porteurs, peuvent produire un chiot atteint. Ensuite, un test ADN existe, et la mutation a été retrouvée sur 46 chiens atteints contre aucun sur 462 chiens de 62 autres races. C'est donc une question précise à poser, et un éleveur sérieux a la réponse.
Les reins
Une néphrite héréditaire a été décrite chez le bull terrier, avec une transmission dominante : il suffit qu'un seul parent la porte pour la transmettre.
Elle est sournoise parce qu'elle s'installe sans bruit. Les signes apparaissent tard : un chien qui boit et urine beaucoup plus, qui maigrit, qui se fatigue. C'est une raison sérieuse de faire contrôler la fonction rénale d'un bull terrier lors de ses bilans, plutôt que d'attendre des symptômes.
La luxation du cristallin
Comme plusieurs terriers, le bull terrier est concerné par la luxation primaire du cristallin, liée à une mutation du gène ADAMTS17. Le bull terrier miniature est même l'une des trois races chez lesquelles cette mutation a d'abord été identifiée.
La littérature la décrit comme une affection oculaire héréditaire douloureuse et potentiellement cécitante. Le cristallin, la lentille située dans l'œil, se détache et bascule ; il bloque alors l'évacuation du liquide oculaire, la pression monte et un glaucome s'installe.
Les signes, en général chez l'adulte jeune : un œil brutalement douloureux, tenu mi-clos, rouge, larmoyant, parfois d'aspect trouble. C'est une urgence qui se compte en heures : opéré vite, l'œil est souvent sauvé. Un test ADN existe.
La peau et le soleil
Cette page notait à juste titre que le bull terrier blanc a la peau plus fragile. Il faut ajouter ce qui en découle : une peau peu pigmentée brûle au soleil, en particulier sur la truffe, le pourtour des yeux et le ventre quand le chien se couche sur le dos. Un écran solaire vétérinaire sur les zones découvertes évite des brûlures et, à long terme, des lésions cutanées.
Les allergies que la page mentionnait sont réelles et fréquentes chez cette race. Le point utile : des otites ou des démangeaisons qui reviennent sans arrêt ne sont presque jamais un problème d'hygiène, ce sont le plus souvent le signe d'une allergie sous-jacente à explorer.
Les trois questions à poser à l'éleveur
- Les chiots ont-ils passé le test PEA ? Toute la portée, pas seulement celui qu'on vous propose.
- Le statut des parents pour l'acrodermatite létale et la luxation primaire du cristallin.
- Y a-t-il eu des problèmes rénaux dans les lignées ?
Nos sources
- La surdité, comment la dépister ?, LOF Select / Société centrale canine (le bull terrier et le bull terrier miniature figurent parmi les races affectées par la surdité liée au fond blanc de la robe ; protocole PEA dès 5 à 6 semaines, définitivement valable ; un chien entendant bilatéral peut transmettre la surdité).
- Bauer A. et al., MKLN1 splicing defect in dogs with lethal acrodermatitis, PLOS Genetics, 2018 (transmission autosomique récessive chez le bull terrier et le bull terrier miniature ; retard de croissance, déficit immunitaire, lésions cutanées surtout aux pattes ; variant retrouvé sur 46 cas et absent de 462 chiens de 62 autres races).
- Hereditary nephritis in the bull terrier : evidence for inheritance by an autosomal dominant gene, The Veterinary Record, 1990.
- Gould D. et al., ADAMTS17 mutation associated with primary lens luxation is widespread among breeds, Veterinary Ophthalmology, 2012 (affection « painful and potentially blinding » ; mutation identifiée d'abord chez le bull terrier miniature, le Lancashire heeler et le Jack Russell terrier).
- Statistiques LOF 2025 (PDF), Société centrale canine (bull terrier : 525 inscriptions en 2025, en hausse de 17 % ; bull terrier miniature : 384).
L'Éducation du Bull Terrier
Même s’il n’est pas prédisposé à l’agressivité, le bull terrier demeure un chien pourvu d’une forte personnalité. Il faut donc l’éduquer avec fermeté si vous ne voulez pas renforcer son obstination innée et le voir rapidement devenir incontrôlable. Faites preuve de patience et montrez-vous encore plus tenace que votre chien au caractère de ratier. Imposez-lui des règles claires sur un ton assuré, tout en laissant transparaître beaucoup de douceur. Ce n’est que dans ce contexte que votre fabuleux compagnon se soumettra à vos ordres avec une grande docilité. Infiniment fidèle et très attentif à son maître, un bull terrier qui a suivi des cours de dressage dès le plus jeune âge sera un modèle d’obéissance. Faites toujours en sorte de baser les séances de travail sur l’amusement et la récompense, pour des résultats à la hauteur de vos espérances.

Détestant par-dessus tout la solitude, l’english bull terrier doit avoir appris dès son arrivée au sein du foyer à accepter votre absence. Réservez-lui un vaste espace où il a suffisamment de jouets pour s’occuper. Ainsi, l’angoisse de la séparation sera plus tolérable. A votre retour, accordez-vous une session de jeux qui renforcera simultanément votre complicité. Pour être certain qu’il reste sage toute la journée, une sortie en vélo, un footing ou une promenade matinale sont la promesse d’inciter votre chien à faire une bonne sieste.
Par ailleurs, il est essentiel de miser sur une socialisation précoce. Vous appréhenderez moins les rencontres avec ses congénères et il cohabitera naturellement avec d’autres animaux. Dans le cas où la maisonnée compte d’autres animaux de compagnie, votre petite boule de poils les acceptera sans problème à condition de lui permettre de grandir à leurs côtés.
Quelques conseils
Le bull terrier a certes un physique dissuasif mais si vous ne stimulez pas son agressivité, il n’est en aucun cas un chien dangereux. Bien au contraire, son équilibre est exceptionnel et vous pouvez accorder une totale confiance à votre compagnon velu, qui deviendra le meilleur ami de toute la famille.
Si vous adoptez un mâle, la stérilisation est recommandée. L’entente avec les autres quadripèdes n’en sera que plus cordiale. En règle générale, un mâle accepte sans difficulté la présence d’une femelle. Simplement, vous veillerez à ce que la jalousie ne fasse l’objet d’aucune discorde.
Très complice avec les enfants, il ne rechigne jamais pour participer à des séances de jeu. Pour autant, ne les laissez jamais sans surveillance, car votre compagnon à quatre pattes n’a pas conscience de sa puissante musculature. Il pourrait les bousculer dès lors que l’excitation devient trop importante. De plus, il tolère les comportements infantiles mais un peu moins d’être taquiné trop longtemps. Accueillir un english bull terrier est une immense responsabilité et votre tendre compagnon mérite tout simplement des propriétaires prévenants.
Crédits photos : naka - antonmatveev - ducati32 - Dogs - Azaliya (Elya Vatel) - stock.adobe.com






