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Fiche de race : Chien nu du Mexique
Origine : Mexique · Groupe FCI : 5 / Chiens de type Spitz et de type primitif
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Chien calme et discret, il s’adapte aussi bien à la vie en appartement qu’à une maison avec jardin, tant qu’il bénéficie de promenades régulières.
Avec enfants & animaux
Très affectueux et protecteur envers sa famille, il peut être méfiant avec les étrangers. Compatibilité correcte avec les enfants s’ils le respectent.
Aboiement
Moyen – peut aboyer pour prévenir mais reste généralement calme.
Fun fact
Race millénaire, le Xoloitzcuintle était considéré comme un chien sacré par les Aztèques et accompagne encore aujourd’hui certaines cérémonies traditionnelles.
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon la variété (petite, intermédiaire, standard) et les individus.
L'essentiel à retenir : Le Xoloitzcuintle, race canine sacrée des Aztèques, incarne un trésor historique et culturel mexicain datant de 3000 ans. Son pelage nu unique nécessite des soins spécifiques, mais son tempérament loyal en fait un compagnon idéal pour les familles attentionnées. Reconnu patrimoine culturel national en 2016, il symbolise l'harmonie entre spiritualité ancestrale et vie moderne.
Vous rêvez d’un compagnon canin atypique mais redoutez les contraintes d’un chien nu ? Le chien nu du Mexique, ou Xoloitzcuintle, incarne une race rare et hypoallergénique nécessitant protection solaire, soins réguliers et habillement selon les saisons. Vénérée il y a 3000 ans par les Aztèques comme guide spirituel, cette race, déclinée en trois tailles (miniature, intermédiaire, standard), s’adapte à la vie moderne si on respecte son éducation bienveillante et sa peau fragile. Symbolisant le patrimoine mexicain, ce chien captivant exige bienveillance et patience pour devenir un allié fidèle et affectueux.
Origines et histoire : un trésor national mexicain
Le chien du dieu Xolotl : une race de plus de 3000 ans
Le nom Xoloitzcuintle puise ses racines dans le nahuatl, combinant Xolotl, dieu de la foudre et de la mort, et itzcuintli, « chien ». Cette dénomination reflète une histoire millénaire : les premières traces de la race remontent à plus de 3000 ans, en Amérique centrale. Les civilisations préhispaniques, comme les Olmèques, les Mayas et les Aztèques, vénéraient cet animal. Des fouilles archéologiques ont révélé des figurines en céramique de chiens nus dans des tombes anciennes, suggérant un lien profond avec les rituels funéraires. Les Olmèques, pionniers de cette vénération, représentaient souvent des chiens dans leur art, préfigurant l’importance que cette race conserverait dans les cultures ultérieures.
Un statut sacré chez les Aztèques et les Mayas
Vénéré par les Aztèques, le Xoloitzcuintle n'était pas un simple animal, mais un guide spirituel sacré, chargé de protéger les âmes et de les guider vers l'au-delà.
Dans les croyances aztèques, le Xoloitzcuintle accompagnait les défunts dans leur voyage vers le Mictlán, le royaume des morts. On pensait qu'il repoussait les mauvais esprits et offrait sa chaleur corporelle pour soulager les malades. Pourtant, son rôle était ambivalent : il était aussi consommé lors de cérémonies ou de banquets. Cette dualité explique sa présence dans des rituels variés, de la protection spirituelle à l'alimentation. Chez les Mayas, le chien était associé à la fertilité et à l’eau, symbolisant la transition entre les mondes terrestre et divin. Les deux cultures partageaient une vision cosmique de l’animal, enracinée dans leur mythologie et leurs pratiques funéraire.
De la quasi-extinction à la reconnaissance mondiale
La conquête espagnole au XVIᵉ siècle a failli sonner le glas du Xoloitzcuintle. L’importation de nouveaux animaux domestiques et la chasse intensive ont réduit sa population à quelques spécimens isolés dans les jungles mexicaines. Sans les efforts de passionnés comme les membres du Xoloitzcuintle Club du Mexique, créée dans les années 1950, la race aurait disparu. Le tournant est survenu en 1956, avec sa reconnaissance officielle par la FCI, suivie d’une promotion internationale. Aujourd’hui, il incarne le Mexique dans l’art (Frida Kahlo, Diego Rivera), les médias (le film Coco) et même les billets de banque, devenant un symbole culturel incontournable. En 2016, la ville de Mexico le désigne comme « patrimoine culturel », consolidant son statut d’icône nationale.
D'autres chiens indigènes des Amériques n'ont pas connu la même reconnaissance : c'est le cas du berger créole des Antilles françaises, toujours façonné aujourd'hui par le croisement libre plutôt que par un standard écrit.
Caractéristiques physiques : un chien, deux variétés, trois tailles
La particularité génétique : avec ou sans poils ?
Le Xoloitzcuintle se distingue par deux variétés. La variété nue, définie par un gène dominant semi-létal, ne se transmet que si un parent porte le gène nu et l’autre le gène à poil. Les chiots héritant de deux copies du gène nu ne survivent pas. La variété à poil, récessive, est donc essentielle pour la survie de la race. Son pelage court et dense rappelle l’aspect ancestral du Xoloitzcuintle, présent chez les chiens domestiqués d’Amérique centrale il y a 3 000 ans. Ce croisement systématique entre les deux variétés explique pourquoi les éleveurs doivent allier diversité génétique et préservation de cette race rare.
La variété nue présente souvent des anomalies dentaires (dents manquantes) liées au même gène responsable de l’absence de poils. Cette spécificité, décrite dans les études sur les liens entre pelage et morphologie, nécessite une surveillance vétérinaire précoce. Les chiens nus ont également un métabolisme élevé, exigeant une alimentation riche en protéines pour compenser leur sensibilité thermique.
Un standard, trois déclinaisons
Élégant et musclé, le Xoloitzcuintle a un corps svelte, des yeux en amande et des oreilles en forme de chauve-souris. Ses trois tailles officielles répondent à divers modes de vie :
| Taille | Hauteur au garrot | Poids approximatif |
|---|---|---|
| Miniature (Toy) | 25 à 35 cm | 5 à 7 kg |
| Intermédiaire (Medium) | 36 à 45 cm | 7 à 14 kg |
| Standard | 46 à 60 cm | 14 à 23 kg |
La taille miniature, idéale pour les appartements, est appréciée comme chien d’agrément. Le format intermédiaire, polyvalent, servait autrefois de chien de garde dans les fermes. Le standard, utilisé pour la chasse ou les démonstrations, reste le plus proche des spécimens vénérés par les Aztèques. Les chiens de plus de 62 cm ou de moins de 25 cm sont éliminés selon le standard FCI pour préserver l’harmonie corporelle.
La peau et les couleurs du Xolo nu
La variété nue a une peau douce et chaude, nécessitant une hydratation régulière avec des crèmes non comédogènes (comme celles pour nourrissons) et une protection solaire en été. En hiver, un vêtement en laine biologique est indispensable. Des poils courts sur la tête, les pattes et le bout de la queue, souvent plus foncés, ajoutent à son apparence unique.
Les couleurs varient du noir profond au blond-jaunâtre, avec des taches roses ou claires rappelant les motifs céramiques préhispaniques. Le gris anthracite et le bronze métallique, très prisés, évoquent les reflets des statues aztèques. Le chien chinois à crête, bien que nu, se distingue par une crête dorsale absente chez le Xoloitzcuintle, évitant toute confusion entre ces deux races séparées par des milliers de kilomètres et des siècles d’évolution.
Caractère et tempérament : un gardien calme et affectueux
Un compagnon loyal et très attaché à sa famille
Le Xoloitzcuintle forge des liens profonds avec ses propriétaires, devenant un véritable membre de la famille. Son intelligence et sa sensibilité lui permettent de capter les émotions humaines, créant une complicité rare. Ce chien exige une présence constante : la solitude prolongée peut déclencher des comportements destructeurs. Malgré son passé mystique, il est doux et patient, s’adaptant à un foyer calme ou dynamique, sans agressivité. Un exemple concret ? Il choisit souvent un humain de référence, lui restant collé toute la journée, mais reste affectueux envers tous les membres du foyer.
Un excellent chien d’alerte, méfiant mais pas agressif
Le Xoloitzcuintle excelle en sentinelle discrète grâce à sa vigilance naturelle et son aboiement retentissant mais modéré. Sa méfiance envers les inconnus relève de son instinct de protection, non d’une agressivité innée. Une socialisation précoce est essentielle pour qu’il reste sociable envers les visiteurs. Un détail historique : autrefois, les Aztèques l’utilisaient pour détecter les intrus dans les maisons, un rôle qu’il remplit encore aujourd’hui en signalant les bruits inhabituels. Son équilibre mental dépend d’interactions régulières avec ses humains et autres animaux.
L’adaptabilité du Xolo à la vie moderne
Le Xoloitzcuintle s’acclimate bien à la vie urbaine, à condition de sortir quotidiennement. Les miniatures suffisent à des balades courtes, les standards nécessitent plus d’activité, comme des jeux d’agilité ou des randonnées légères. Sa peau nue exige une protection : une crème solaire vétérinaire en été, des vêtements chauds en hiver. Un lit moelleux est crucial pour éviter les irritations liées au froid du sol, idéalement placé loin des courants d’air.
En famille, il tolère les enfants respectueux, mais doit être surveillé avec les tout-petits. Une astuce : encourager les jeux calmes (cachette, puzzles canins) plutôt que les courses effrénées. Une éducation douce et une socialisation précoce facilitent la cohabitation avec d’autres animaux. Ce chien allie histoire millénaire et adaptation moderne, devenant un allié fidèle dans un foyer éclairé, à condition de respecter ses besoins uniques.
Éducation et socialisation : les clés d'un Xolo équilibré
Une éducation positive pour un chien sensible
Le Xoloitzcuintle, malgré son intelligence, réagit mal aux méthodes rigides. Privilégiez le renforcement positif : récompensez systématiquement les bons comportements par des friandises, des caresses ou des encouragements verbaux. Son tempérament sensible le rend vulnérable à l’anxiété si vous utilisez des méthodes coercitives.
La cohérence est votre meilleur allié. Fixez des règles claires dès son arrivée et appliquez-les uniformément. Interrogez-vous régulièrement sur son éducation pour ajuster votre approche. Par exemple, si votre Xolo ignore la commande "viens", ne le réprimandez pas : proposez des récompenses pour renforcer son obéissance. Pour les propriétaires novices, sollicitez un éducateur canin : ce chien peut dominer un maître indécis, surtout en raison de son côté "têtu" hérité de son indépendance ancestrale.
L'importance capitale de la socialisation précoce
Sa nature méfiante envers les étrangers exige une socialisation précoce et structurée. Les 3 premiers mois sont critiques : chaque expérience positive façonne son comportement adulte. Négliger cette étape pourrait le rendre craintif ou agressif face à l’inconnu. En raison de son instinct de garde, il est crucial de le familiariser dès le plus jeune âge avec les allées et venues de visiteurs pour éviter une méfiance excessive.
Voici les piliers de la socialisation du chiot Xolo :
- Expositions variées : personnes de tous âges (enfants, personnes âgées), individus portant chapeaux ou costumes.
- Rencontres équilibrées : interactions avec des chiens sociables de tailles et races diverses.
- Habitude du bruit : initiation progressive aux sons de la ville, de la campagne, et d’appareils domestiques (aspirateur, tondeuse).
- Manipulations douces : apprivoiser les soins (brossage de dents, coupe des griffes, application d’écran solaire sur la peau nue).
En intégrant ces étapes, vous évitez les comportements défensifs inutiles. Un Xolo bien socialisé devient un compagnon calme et confiant, capable de s’adapter à des environnements variés sans stress excessif. Pour maximiser l’efficacité, combinez ces exercices avec des jeux de recherche et des jouets intelligents : son cerveau en éveil renforce sa confiance et réduit les comportements problématiques liés à l’ennui.
La santé du xoloitzcuintle
Cette section disait l'essentiel sur la peau, et ces conseils sont conservés. Il lui manquait l'explication génétique qui donne son sens à tout le reste, et notamment aux dents.
Le poil et les dents viennent du même gène
C'est le fait central de cette race, et il est presque toujours absent des fiches françaises.
L'absence de poil est due à une mutation du gène FOXI3, identifiée en 2008. Ce gène commande le développement de la peau, des poils et des dents. La conséquence est directe : les anomalies dentaires ne sont pas un défaut de soins, elles font partie du même paquet génétique que la nudité. Dents manquantes, dents de forme atypique, implantation irrégulière : c'est attendu chez la variété nue, et cela n'a rien à voir avec l'hygiène.
Deux conséquences pratiques :
- Un suivi dentaire régulier s'impose à vie. Avec moins de dents et des dents plus fragiles, le tartre et le déchaussement s'installent plus vite.
- Les croquettes très dures ne sont pas toujours adaptées : mieux vaut en discuter avec votre vétérinaire plutôt que de forcer.
La transmission est semi-dominante : les chiens nus portent une seule copie de la mutation, et les chiots à poil d'une même portée n'en portent aucune. C'est pourquoi les éleveurs sérieux n'accouplent pas deux chiens nus entre eux et gardent la variété à poil dans leur élevage : elle n'est pas un raté, elle est indispensable à la race.
La peau : ce qui est vrai, et ce que nous avons retiré
Les conseils de cette page sur l'hydratation et la protection solaire sont justes et conservés : une peau nue se dessèche, brûle au soleil et se blesse facilement. Écran solaire vétérinaire sur les zones exposées, vêtement par temps froid, et lotion douce plutôt que bains fréquents, qui décapent le film protecteur.
Trois points à ajouter :
- Les points noirs et les boutons sont fréquents sur une peau sans poil, en particulier chez le jeune chien. On ne les perce pas ; un nettoyage doux et un avis vétérinaire en cas d'inflammation suffisent.
- Le soleil à long terme ne cause pas que des coups de soleil : une peau claire répétitivement brûlée développe des lésions cutanées avec l'âge. La protection n'est pas cosmétique.
- Le froid est un vrai sujet, pas un caprice : sans poil ni graisse abondante, ces chiens se refroidissent vite.
Le bilan génétique
Trois maladies sont testables chez le chien nu du Mexique :
- L'atrophie progressive de la rétine, qui conduit à la cécité sans douleur. Le premier signe est souvent une hésitation à se déplacer le soir.
- La myélopathie dégénérative, atteinte progressive de la moelle épinière chez le chien âgé, indolore, ce qui la distingue de l'arthrose.
- La sensibilité médicamenteuse MDR1, qui rend dangereuses certaines molécules courantes, dont l'ivermectine des vermifuges.
Cette brièveté ne signifie pas que la race est indemne : c'est une race peu nombreuse en Europe et peu étudiée. Le xoloitzcuintle a en revanche la réputation, chez les vétérinaires qui le connaissent, d'être un chien globalement sain, et rien dans ce que nous avons consulté ne la contredit.
Les deux questions à poser à l'éleveur
- Le statut des parents pour l'atrophie progressive de la rétine.
- La dentition du chiot a-t-elle été examinée ? Un éleveur sérieux vous explique ce qui est normal dans cette race et ce qui ne l'est pas.
Nos sources
- Drögemüller C. et al., A mutation in hairless dogs implicates FOXI3 in ectodermal development, Science, 2008 (« Mexican and Peruvian hairless dogs and Chinese crested dogs are characterized by missing hair and teeth » ; dysplasie ectodermique canine, transmission monogénique autosomique semi-dominante, mutation par décalage du cadre de lecture dans FOXI3).
- Bilan génétique du chien nu du Mexique, Antagene (3 maladies testables : atrophie progressive de la rétine, myélopathie dégénérative, sensibilité médicamenteuse MDR1).
- Statistiques LOF 2025 (PDF), Société centrale canine (chien nu du Mexique : 36 inscriptions en 2024, 23 en 2025, 8 confirmations en 2025).
Adopter un Xoloitzcuintle : ce qu'il faut savoir
Quel budget pour un chiot Xolo ?
Pour un chiot Xoloitzcuintle, comptez entre 1 000€ et 3 000€. Les spécimens nus sont plus onéreux que les variétés à poils, en raison de leur rareté et des exigences génétiques. Un élevage sérieux justifie ces coûts par des soins vétérinaires rigoureux et une socialisation précoce. Les frais annuels s’élèvent à environ 250€-500€, incluant nourriture, produits de soin (crèmes hydratantes, écran solaire) et vêtements adaptés.
Attention aux prix anormalement bas : un Xolo de qualité génétique et éthique ne se négocie jamais en dessous de 1 000€. Privilégiez un éleveur transparent, disposant de certifications vétérinaires et de témoignages clients.
Une race confidentielle en France : où trouver un éleveur ?
Le Xoloitzcuintle reste une race très peu répandue sur le territoire français. Selon les statistiques officielles du Livre des origines français, publiées chaque année par la Société centrale canine, 36 chiens nus du Mexique ont été inscrits au LOF en 2024, puis seulement 23 en 2025, pour 8 confirmations la même année, toutes tailles et variétés confondues. À titre de comparaison, le chien chinois à crête, race sœur par la génétique de la nudité (même mutation du gène FOXI3), en a compté près de dix fois plus sur la même période (178 inscriptions en 2025) : le Xolo fait partie des races canines les plus rares encore élevées en France.
Cette rareté a des conséquences concrètes pour l'adoption. Le club de race officiel, le Club du Chihuahua, du Coton de Tuléar et des Exotiques (CCCE), reconnu par la Société centrale canine, gère également le chien nu du Pérou et le chien chinois à crête : c'est l'interlocuteur à contacter en priorité pour obtenir la liste des éleveurs affiliés et connaître les portées à venir. Les annuaires généralistes, eux, ne recensent qu'une poignée d'élevages actifs sur tout le pays, ce qui implique souvent d'accepter un délai d'attente de plusieurs mois, voire de se déplacer loin de son département pour une visite.
Quelques repères avant de vous lancer :
- Exigez systématiquement un chiot inscrit au LOF, seule garantie d'une filiation vérifiée et d'un suivi sanitaire sérieux ; méfiez-vous d'une annonce sans pedigree présentée comme un « Xolo » à prix cassé.
- Un éleveur sérieux vous parlera spontanément du statut génétique des parents (atrophie de la rétine, dentition) et ne cherchera jamais à vous faire partir en urgence avec un chiot non sevré.
- Importer un chiot depuis un pays voisin (Belgique, Allemagne, Pays-Bas) ou depuis le Mexique reste une option pour raccourcir l'attente, à condition de vérifier que l'élevage est reconnu par une fédération affiliée à la FCI et de budgétiser le transport, le microchip et le certificat sanitaire international en plus du prix du chiot.
Cette confidentialité n'est pas près de se résorber : en France, le Xoloitzcuintle reste associé à sa dimension patrimoniale mexicaine plutôt qu'à un effet de mode, ce qui limite la pression sur l'offre, mais aussi le choix pour les futurs adoptants.
Le Xolo est-il le chien qu'il vous faut ?
Le Xoloitzcuintle s’adresse à des propriétaires disponibles et patients. Sa fidélité et son intelligence en font un compagnon idéal, mais son entretien exige des soins cutanés réguliers. Voici un aperçu pour vous aider à décider :
- Pour qui ? Maîtres dévoués, y compris les personnes allergiques grâce à son côté hypoallergénique.
- Avantages : Tempérament affectueux, adaptabilité aux appartements, capacité à réguler la température corporelle (40°C, utilisé comme "chien-bouillotte" autrefois).
- Inconvénients : Protection nécessaire contre le froid et le soleil, vigilance pour la socialisation précoce.
L'angle mort : voyager avec son Xoloitzcuintle
Les déplacements internationaux avec un Xolo requièrent une préparation méticuleuse. Ce chien sensible aux changements climatiques et aux stress nécessite une organisation sans faille.
- Vérifiez les exigences sanitaires du pays (passeport européen, vaccins, certificat de santé signé par un vétérinaire agréé).
- Consultez les règles de la compagnie aérienne : les chiens nus peuvent être soumis à des restrictions en soute selon les températures.
- Emportez une trousse de soins : écran solaire, crème hydratante, manteau chaud et vêtement léger.
- Assurez-vous que les traitements antiparasitaires et le vermifuge pour chien sont à jour, avec preuve écrite.
Le Xoloitzcuintle incarne un héritage vivant du Mexique. Avec son intelligence, sa fidélité exceptionnelle et son pelage unique nécessitant des soins spécifiques, cette ancienne race symbolise l'harmonie entre l'homme et l'animal, fondée sur la patience et le respect d'une nature singulière.
FAQ
Quel budget prévoir pour adopter un chien nu mexicain ?
Le prix d’un chiot Xoloitzcuintle varie généralement entre 1 500 € et 3 000 €, selon sa taille, sa variété (nu ou à poil), la réputation de l’élevage et la conformité au standard de la race. Les spécimens nus sont souvent plus onéreux que ceux à poil. Comptez entre 250 € et 500 € annuels pour l’entretien : soins de la peau (crèmes, vêtements), alimentation de qualité, et frais vétérinaires. Attention aux élevages peu scrupuleux proposant des prix anormalement bas !

Puis-je emmener mon chien nu au Mexique ?
Oui, mais préparez rigoureusement les démarches. Le Mexique exige un certificat de santé international établi par un vétérinaire, une preuve de vaccination antirabique à jour, et un microchip conforme à la norme ISO 11784 ou 11785. Vérifiez également les règles de la compagnie aérienne pour le transport (température autorisée, dimensions du transporteur). Enfin, munissez-vous d’un carnet de vaccination à jour et de traitements antipuces/anticorps éventuels.
Quelle est la taille d’un chien nu du Mexique ?
Le Xoloitzcuintle existe en trois tailles officielles : - Miniature (Toy) : 25 à 35 cm au garrot, 5 à 7 kg. - Intermédiaire (Medium) : 36 à 45 cm, 7 à 14 kg. - Standard : 46 à 60 cm, 14 à 23 kg. Son corps est svelte, musclé, avec des oreilles en chauve-souris et une peau douce au toucher. Les tailles intermédiaire et standard sont idéales pour un chien de garde, tandis que la miniature s’adapte bien à un foyer urbain.
Comment s’appellent les chiens sans poils au Mexique ?
Au Mexique, le chien nu est principalement appelé « Xoloitzcuintle » (ou Xoloitzcuintli), mot issu du nahuatl signifiant « chien de Xolotl ». On le nomme aussi « Perro Pelón Mexicano » ou « Mexican Hairless Dog ». Cette race millénaire, vénérée par les Aztèques, est le chien national du Mexique et a même inspiré le personnage de Dante dans le film Coco.
Quel est le chien le plus cher du monde ?
Le titre de chien le plus onéreux revient souvent au Mastiff Tibétain, dont les chiots peuvent atteindre 2 000 à 4 000 €, voire plus pour les sujets exceptionnels. Cependant, le Xoloitzcuintle reste une race rare, particulièrement en Europe, ce qui explique son prix élevé. Son caractère unique, son statut culturel et sa nature hypoallergénique justifient cet investissement pour les amateurs.
Comment ramener un chien du Mexique en France ?
Pour importer un chien depuis le Mexique vers la France, assurez-vous qu’il est identifié par microchip et dispose d’un certificat sanitaire international avec preuve de vaccination antirabique (depuis au moins 21 jours). Le Mexique exige des formalités similaires pour l’exportation. En cas de voyage aérien, vérifiez les conditions de la compagnie (température, espace en soute) et préparez un « trousseau de voyage » avec crème solaire, hydratant pour la peau, et vêtements adaptés aux variations climatiques.
Quels chiens ne peuvent pas prendre l’avion ?
Les chiens de race brachycéphale (nez écrasé, museau court) comme le Bouledogue, le Carlin ou le Shih Tzu sont souvent interdits en soute en raison de leur sensibilité aux problèmes respiratoires. Les chiens malades, âgés de moins de 8 semaines, ou non vaccinés contre la rage ne peuvent pas voyager non plus. Le Xoloitzcuintle, non brachycéphale, est généralement accepté, mais vérifiez toujours les conditions spécifiques des compagnies aériennes.
Quel vaccin est obligatoire au Mexique pour les chiens ?
Le Mexique exige un certificat de vaccination antirabique à jour (moins de 12 mois) pour l’exportation ou l’importation. Un certificat de santé émis par un vétérinaire agréé est également requis. Bien que non obligatoire, il est conseillé de vacciner contre la maladie de Carré, les hépatites canines et la leucose. En voyage, protégez-le des parasites avec un vermifuge régulier et des antipuces adaptés.
Quel est le meilleur pays pour voyager avec son chien ?
Les pays scandinaves (Suède, Norvège), l’Allemagne et le Canada sont très accueillants pour les chiens, avec des infrastructures adaptées (transports en commun, espaces canins). Les États-Unis et le Mexique autorisent le transport en avion sous réserve de documents sanitaires stricts. En Europe, la France et les Pays-Bas offrent de nombreuses solutions pour les voyageurs accompagnés d’un animal. Le Xoloitzcuintle, sensible à l’humidité et aux températures extrêmes, s’adaptera mieux aux climats tempérés.









