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Malamute de l’Alaska : gentil, sociable, affectueux et doux.

Originaire de l'Alaska, où la tribu des Mahlemiut l'utilisait pour tirer de lourdes charges, le Malamute de l'Alaska est l'un des plus anciens chiens de traîneau. C'est aujourd'hui un chien de compagnie gentil, sociable, affectueux et doux, au gabarit imposant : environ 63,5 cm au garrot et 38 kg pour un mâle, pour une espérance de vie de 10 à 12 ans. Il s'épanouit auprès de maîtres disposant d'une maison avec un grand jardin bien clôturé, car ce costaud a besoin d'exercice quotidien et garde un net penchant pour la fugue. Reste à savoir si ses conditions de vie correspondent aux vôtres : les quelques lignes qui suivent vous éclaireront sans doute !

Les caractéristiques du Malamute de l’Alaska

Le Malamute de l'Alaska ressemble beaucoup aux Spitz, avec les mêmes caractéristiques, mais plus prononcées. Cela veut donc dire que son corps est fort, musclé, compact, sans être lourd pour autant. Les membres sont tout autant musclés et puissants, bien droits. Leur aplomb est irréprochable. Sa queue se recourbe sur son dos, sans le toucher. Elle reste en panache. En ce qui concerne sa tête, elle est fine, avec un museau allongé et des oreilles relativement bien écartées, mais surtout très droites.

Malamute de l’Alaska portrait de face, chien poilu regardant l'objectif, gueule légèrement ouverte

Sa frimousse comprend des yeux en amande, dont le regard vous charmera sans aucun doute. Son poil est épais. Bien qu'il soit assez rêche, il n'est pas ressenti de cette manière au toucher, étant doté d'un sous-poil fourni. Son pelage n'est pas très long. Alors que le Malamute de l'Alaska est de couleur gris ou noir, des tâches blanches sont toujours constatées, que ce soient sur les pieds, les pattes ou le bas du corps. Ce canin, qui sera peut-être bientôt le vôtre, mesure environ 58.5 cm (pour la femelle) et 63.5 cm (pour le mâle).

Attention à son poids qui n'est léger, puisque le mâle atteint les 38 kg et la femelle 34 kg.

Origine

Ce chien vient de bien loin puisqu'il arrive tout droit de l'Alaska, appelé aussi le Grand Nord. La tribu des Mahlemiut en a fait sa propriété et lui a donné son nom. Ces personnes, ces chasseurs de caribous, ont quitté leur territoire laissant une population "nue".

Malamute de l’Alaska assis au bord de l'eau avec la langue sortie

Quelques exemplaires de Malamute de l'Alaska sont donc restés sur leur terre. A l'arrivée des Américains en Alaska, la race a été "remise en route" en revenant aux Etats-Unis. Depuis, ce chien est devenu une "vedette", étant choisi pour son esthétique et son caractère merveilleux de chien de compagnie.

Caractère de ce chien de race

Utilisé au départ en temps que chien de traineaux, il ne l'est plus actuellement. Trop lourd et pas assez agile pour les compétitions modernes, le Malamute de l'Alaska fait le bonheur des gens qui recherchent un chien de compagnie gentil, sociable, affectueux et doux.

Malamute de l’Alaska allongé sur un banc en ville, langue sortie

Son maître et sa famille sont ses repères, il affectionne beaucoup les enfants. Même s'il n'apprécie pas trop de chahuter avec les enfants, il aime leur compagnie, il aime les protéger et se sentir câliner par ses derniers. Il ne mord pas, n'est pas agressif. Cela dit, il faut tout de même le garder dans un lieu clôturé, ayant un penchant pour la fugue. La solitude n'est pas un tracas pour lui, les moments de calme lui font du bien : sur ce point, il diffère nettement du Samoyède, un autre chien nordique de traîneau, mais beaucoup plus « pot de colle » et sensible à l'isolement.

N'hésitez pas à le sortir tous les jours. Du fait de sa corpulence, l'exercice quotidien lui est indispensable.

Conditions de vie

Sa taille importante fait qu'il est couvert de poils toute l'année. Pour votre bonheur et le sien, le jardin est un domaine qui lui convient bien. Il peut aller et venir en toute liberté et les poils perdus en période de mue n'envahiront pas votre intérieur. Pour son bien-être, sa gamelle d'eau doit toujours être remplie et un abri en jardin pour les températures chaudes lui sera profitable !

Malamute de l’Alaska allongé sur l'herbe, gros plan sur la tête

La santé du malamute de l'Alaska

Cette section signalait la dysplasie, ce qui est juste, puis concluait qu'« en dehors de cela, le malamute est très robuste et ne vous créera pas de soucis particuliers ». La conclusion est trop large : cinq maladies héréditaires se dépistent par test ADN dans cette race, dont trois qui lui sont pratiquement propres.

Le malamute vit 10 à 12 ans, ce qui est correct pour un chien de 40 kg. C'est un chien de traîneau à la morphologie fonctionnelle, sélectionné sur l'endurance et jamais sur l'apparence. Mais sa population fermée explique la concentration de maladies identifiées.

Malamute de l’Alaska debout dans la neige, regardant vers l'avant avec un collier rouge

La polyneuropathie du malamute

C'est la maladie la plus caractéristique de la race. Les nerfs périphériques se dégradent : le chien perd de la force, sa démarche devient chancelante à l'arrière, il fatigue anormalement vite, sa voix change parfois, et l'évolution peut aller jusqu'à l'impossibilité de se déplacer.

Deux points la rendent piégeuse :

  • elle touche le jeune chien, souvent avant deux ans, à un âge où l'on attribue volontiers la fatigue au caractère ou au manque d'entraînement ;
  • sur un chien de traîneau, une baisse d'endurance passe facilement pour un défaut de condition physique.

Un malamute jeune qui se fatigue vite, dont l'arrière-main se dérobe ou dont l'aboiement se modifie ne manque pas d'entraînement : cela s'explore. Un test ADN existe, et c'est la première chose à demander à un éleveur.

L'achromatopsie et la dyskinésie ciliaire

  • L'achromatopsie, ou cécité diurne. Les cônes de la rétine, responsables de la vision de jour et des couleurs, dégénèrent. Le chien voit mal en pleine lumière et bien mieux à la tombée du jour, exactement l'inverse de l'atrophie rétinienne classique. Les signes apparaissent chez le chiot, entre 8 et 12 semaines : un jeune malamute qui plisse les yeux au soleil, hésite en plein jour et se déplace mieux le soir doit être examiné.
  • La dyskinésie ciliaire primitive. Les cils microscopiques qui tapissent les voies respiratoires ne battent plus : le mucus stagne. Cela donne un chiot qui tousse et a le nez qui coule dès les premières semaines, enchaîne bronchites et pneumonies, et répond mal aux antibiotiques puisque la cause est mécanique. C'est la même maladie que chez le bobtail.

Les deux autres tests

  • La myélopathie dégénérative, atteinte progressive de la moelle épinière chez le chien âgé. Elle est indolore, ce qui la distingue de l'arthrose.
  • La sensibilité médicamenteuse MDR1, chez qui l'ivermectine des vermifuges et le lopéramide deviennent dangereux.

Les articulations, l'estomac, la peau

  • La dysplasie de la hanche. Le point que cette fiche signalait, et il est juste. Une précision toutefois : la dysplasie ne se « détecte » pas lors d'une visite annuelle de routine comme le laissait entendre le texte. Le dépistage officiel est un examen radiographique réalisé après 12 mois, sous sédation, et lu par un lecteur agréé. Ce sont les résultats des deux parents qu'il faut demander à l'éleveur. Voir notre article sur la dysplasie de la hanche chez le chien.
  • Le retournement de l'estomac. Grande taille et poitrine profonde : repas fractionnés, pas d'effort intense avant ni après le repas, et connaissance des signes, car c'est une urgence qui se compte en heures.
  • La dermatose répondant au zinc. Particularité des races nordiques : certains chiens absorbent mal le zinc et développent des croûtes autour des yeux, du museau et des coussinets. Cela se corrige par une supplémentation, à condition d'y penser plutôt que de traiter une « allergie » qui n'en est pas une.
  • L'hypothyroïdie est fréquente chez les nordiques : chien apathique, qui grossit sans manger davantage, au poil terne. Prise de sang, traitement simple.
  • La chaleur. Double pelage conçu pour l'Arctique : le malamute supporte mal les étés. Ombre, eau, et pas de sortie aux heures chaudes. Ne le tondez pas pour autant, son sous-poil l'isole aussi du chaud.

Les deux questions à poser à l'éleveur

  1. Le résultat du bilan génétique des deux parents, cinq maladies pour un seul prélèvement.
  2. Les cotations de dysplasie des deux parents, lues par un lecteur agréé.

Dressage

Commencé dès son plus jeune âge, son dressage ne sera que plus facile. Néanmoins, il faut prendre garde à bien lui répéter les ordres que vous lui donnez, afin qu'il les assimile au mieux. Comme tous grands chiens, il voudra et essaiera de vous tenir tête.

Malamute de l’Alaska couché, yeux fermés, pelage rouge et blanc épais dans une enclos

Grâce à la méthode positive, vous n'aurez aucune difficulté à lui apprendre le respect pour l'humain. Il faut savoir qu'il n'est pas forcément réceptif. Ainsi, si vous tardez trop pour lui apprendre "la vie", alors vous aurez des difficultés à vous imposer. A l'inverse, s'il comprend votre autorité et qu'il est récompensé à bon escient, au final, ce ne sera que du bonheur pour lui, comme pour vous !

Conseil

Un bon dressage et une bonne éducation fera du Malamute de l'Alaska, un excellent chien de compagnie. Il faut simplement que son maître lui montre que c'est lui qui commande et non l'inverse !

Nos sources

Crédit photo : Alexey Kuznetsov - stock.adobe.com

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