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Fiche de race : Pékinois
Origine : Chine · Groupe FCI : 9 / Chiens d’agrément et de compagnie
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Chien d’intérieur par excellence, il préfère le confort du foyer. Supporte mal la chaleur en raison de son museau plat.
Avec enfants & animaux
Peut cohabiter avec des enfants calmes et respectueux. Tolérant avec les autres animaux mais reste indépendant.
Aboiement
Moyen – peut donner l’alerte mais reste globalement discret.
Fun fact
Chien sacré dans la Chine impériale, il était réservé à la noblesse et considéré comme un symbole de prestige.
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.
Le pékinois est un petit chien d’agrément originaire de Chine, où il fut longtemps le chien sacré de la cour impériale. Haut d’environ 20 cm au garrot pour 3 à 6 kg, il porte une fourrure longue et abondante qui lui donne une allure de petit lion. Vif et fier, plutôt réservé avec les inconnus mais très attaché à ses maîtres, il demande peu d’exercice et convient parfaitement aux personnes âgées ou sédentaires vivant en appartement. Sa face plate impose en revanche une vraie vigilance sur la chaleur, les yeux et la respiration, pour une espérance de vie de 12 à 14 ans. Portrait complet de cette boule de poils au caractère bien trempé.
Les caractéristiques du Pékinois
Votre protégé est, vous avez pu le constater, très court sur pattes. Son cou est aussi de petite taille, alors que sa tête est très large et assez "ronde". Ses aplombs sont excellents, même si les pattes divergent à partir du coude. Son museau est aussi bien fort, tout en étant plat.

Ses oreilles en forme de cœur vous montrent l'amour qu'il porte à ses maîtres. Elles retombent de chaque côté de sa tête. Du côté de sa figure, nous constatons qu'il a une jolie et longue franche, cachant ses grands yeux brillants et ronds. Son corps paraît tout petit. Dans son prolongement, se trouve sa queue bien dressée et recourbée sur le dos. Là aussi, les poils sont abondants et très longs. Ces derniers forment une belle crinière, un peu comme les lions.
Ses coloris sont variés, mais cette race ne peut pas être albinos ni couleur foie. Très épais, votre pékinois est protégé contre le froid. Il mesure environ 20 cm au garrot et pèse entre 3 et 6 kg.
Origine
Elles ne sont pas toujours très claires si l'on en croit les on-dit. Cependant, une évidence est belle et bien là. Le pékinois est un animal très précieux, sacré et extrêmement cher. Dans le temps, dans les années 2000 avant Jésus-Christ, il était représenté sur des bronzes. La légende dit que la personne qui osait voler un pékinois était condamnée à mort. Il ne fallait ni les tuer ni les voler.

C'est en 1860 que les "rescapés" du carnage du Palais d'été ont été transférés en Angleterre. Depuis que l'un d'entre eux a été offert à la reine Victoria, cet animal à quatre pattes est protégé. Son succès n'a fait que croître pour devenir, de nos jours, un mignon petit chien de compagnie.
Caractère de ce chien de race
De tempérament vif avec un caractère assez froid envers les personnes qu'il ne connaît pas, le pékinois est un canin très proche de ses maîtres. Il aime le contact et se plaît à être câliné. Bien qu'adorable, il n'est pas copain avec les enfants. Peut-être se sent-il un peu "brutalisé" lorsqu'ils sont là ?

Peut-être que l'agitation alentour ne lui plaît pas ? Cette touffe de poil a un caractère loyal et se montre très obéissant. Pour les personnes âgées ou les personnes sédentaires, il n'y a rien de mieux que ce canin. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne demande pas d'activités physiques particulières. Néanmoins, lorsqu'il "pique une colère" contre d'autres congénères, il peut se montrer particulièrement méchant.
Conditions de vie
Le pékinois demande peu d'espace et peu d'exercice : un appartement lui convient parfaitement, et quelques sorties quotidiennes suffisent. Une réserve importante toutefois, que nous détaillons plus bas : il supporte très mal la chaleur, et ce n'est pas une simple préférence de confort. Un chien au museau écrasé se refroidit mal, et l'été est la saison où la race se retrouve en urgence vétérinaire.

Il a toujours besoin d'ombre et de fraîcheur. Son fort caractère fait que, si vous gagnez son amour, vous obtiendrez énormément de choses de lui. Il aime se prélasser sur les canapés ou toutes surfaces moelleuses. Il aime le confort, la tendresse de ses maîtres, l'attention qu'on peut lui porter.
La santé du pékinois
Cette section ne parlait jusqu'ici que d'alimentation, d'yeux à nettoyer et de toilettage. Il faut être plus direct : le pékinois fait partie des races les plus transformées par la sélection, et il en paie le prix. Ce n'est pas le shih tzu, dont le museau n'est que modérément raccourci ; c'est un brachycéphale extrême, du même groupe que le carlin et le bouledogue.
Respirer : un chiffre qui résume tout
Le syndrome obstructif des voies respiratoires du brachycéphale (BOAS) combine narines trop étroites, voile du palais trop long et affaissement du larynx. Il se note de 0 (aucun signe) à 3 (atteinte sévère).
Une étude transversale publiée en 2026 (Tomlinson, Liu, Sargan et Ladlow, PLoS One) a évalué 898 chiens de 14 races brachycéphales, dont 46 pékinois. Le résultat pour la race est brutal :
- 10,9 % seulement des pékinois sont de grade 0, c'est-à-dire indemnes de tout signe respiratoire significatif ;
- autrement dit, près de neuf pékinois sur dix présentent une gêne respiratoire objectivable ;
- la race est classée à haut risque, au même niveau que le carlin, le bouledogue français et le bulldog anglais.
Trois facteurs conformationnels ressortent : la sténose des narines, une face d'autant plus plate que le risque monte, et le surpoids. Les auteurs précisent que ces trois variables n'expliquent qu'environ 20 % de la variation, autrement dit qu'une bonne partie du problème se joue ailleurs, dans des structures internes qu'on ne voit pas de l'extérieur.
Ce que cela change pour vous : un pékinois qui ronfle en permanence, souffle bruyamment au repos, s'essouffle en quelques minutes ou dort la tête surélevée ne fait pas du charme, il respire mal. Le BOAS s'opère, et les résultats sont bien meilleurs quand on intervient tôt, avant que le larynx ne s'affaisse. C'est le point que l'entourage banalise le plus, et celui qui limite le plus sa vie.

Les yeux : bien plus que « délicats »
La fiche disait que ses yeux sont « assez délicats ». C'est très en dessous de la réalité. Les orbites du pékinois sont peu profondes et les globes très saillants, mal couverts par les paupières. Trois conséquences :
- Les ulcères de la cornée. L'étude VetCompass de référence (O'Neill et coll., 2017, 104 233 chiens) établit que les races à face plate ont 11 fois plus de risque d'ulcère cornéen que les chiens croisés. Le pékinois est parmi les plus exposés, et la pigmentation de la cornée, séquelle des irritations répétées, y est particulièrement fréquente.
- La proptose. Le globe peut littéralement sortir de son orbite lors d'un choc sur la tête ou d'une traction violente sur le collier. C'est une urgence chirurgicale immédiate, et une raison suffisante de promener un pékinois en harnais, jamais en collier.
- L'œil sec et les cils qui frottent. Un film lacrymal insuffisant, des poils du nez qui balaient la cornée : l'irritation est permanente.
Un œil fermé, qui pleure, un chien qui se frotte la face contre le canapé : cela se voit le jour même. Un ulcère se creuse en quelques heures et peut coûter l'œil.
Le dos, la chaleur, la mise bas
- Le dos. Le pékinois est un chien chondrodystrophe : pattes courtes et courbées, dos long. Cette morphologie expose à la hernie discale, qui peut aller jusqu'à la paralysie des postérieurs. Un chien qui hurle quand on le soulève, qui refuse de sauter, qui traîne une patte arrière ou dont la démarche devient chancelante doit être vu en urgence. Limitez les sauts depuis le canapé, et évitez de le laisser dévaler les escaliers.
- La chaleur. Un chien qui respire mal ne peut pas se refroidir, puisque le chien régule sa température en haletant. Jamais de voiture, même à l'ombre, même quelques minutes. Pas de sortie aux heures chaudes l'été. C'est la première urgence évitable de la race, avec un pelage dense qui n'arrange rien.
- La mise bas. La fiche indiquait que « la césarienne est courante, ce qui limite les déchirements inutiles ». La formulation laisse croire à un confort : c'est en réalité une nécessité anatomique. Les chiots ont une grosse tête, la mère un bassin étroit, et la mise bas naturelle est souvent impossible. Chaque portée signifie donc une chirurgie abdominale sous anesthésie générale, chez une chienne qui respire déjà mal. À peser sérieusement avant d'envisager de faire reproduire une femelle.
- Les dents. Le point que la fiche signalait déjà, et il est juste : mâchoire courte, dents à l'étroit, tartre rapide. Un brossage régulier commencé chiot évite des extractions à cinq ans.
- Les plis. Le pli du nez doit être nettoyé et surtout séché plusieurs fois par semaine. Un pli humide s'infecte.
- Le poids. Le seul conseil que donnait déjà cette fiche, et c'est le bon : chaque kilo en trop aggrave directement la gêne respiratoire et la charge sur le dos. Voici comment faire maigrir son chien sans le carencer.
À l'achat : ce qui se voit à l'œil nu
Il n'existe pas, pour cette race, de dépistage officiel comparable à ceux du rottweiler ou du terre-neuve. Mais vous pouvez juger beaucoup par vous-même, et c'est précieux :
- Regardez les narines des parents. Des narines pincées, réduites à une fente, sont le facteur de risque le mieux établi. Des narines bien ouvertes sont un excellent signe.
- Écoutez-les respirer, au calme. Un adulte qui ronfle assis dans un salon calme transmettra probablement ce qu'il a.
- Regardez le museau. Plus il reste de longueur, mieux le chien respire. Les sujets les moins « typés » sont les plus sains, et c'est vrai de tous les brachycéphales.
La longévité du pékinois, 12 à 14 ans, reste correcte : ce n'est pas une race à vie courte comme le bulldog anglais. Mais ces années se vivent d'autant mieux que le chien respire, et cela se décide au moment de l'achat.
Son dressage
Son dressage doit être ferme. Du fait de son caractère, le pékinois essaiera d'esquiver vos consignes ou de vous désobéir. En ne lâchant rien et en lui montrant que c'est vous le maître, il finira par s'habituer aux ordres et surtout à y obéir. Les mots simples sont de mise, les récompenses lui font plaisir.

Attention cependant à ne pas trop lui en donner, cela n'aurait plus de valeur à ses yeux. De plus, pour obtenir un comportement correct de la part de votre animal, il vous faudra systématiquement lui donner une friandise. Ceci n'est autre que du marchandage et non du dressage.
Porter de l'attention à votre pékinois, lui donner de l'amour et une éducation positive sont les maîtres mots d'une relation stable et sereine entre lui et vous !
Nos sources
- Tomlinson F, Liu NC, Sargan DR, Ladlow JF, « A cross-sectional study into the prevalence and conformational risk factors of BOAS across fourteen brachycephalic dog breeds », PLoS One, 2026 (898 chiens dont 46 pékinois : proportion de grade 0, facteurs de risque conformationnels).
- O'Neill DG, Lee MM, Brodbelt DC, Church DB, Sanchez RF, « Corneal ulcerative disease in dogs under primary veterinary care in England : epidemiology and clinical management », Canine Genetics and Epidemiology, 2017 (104 233 chiens : surrisque des races à face plate).
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