🐾 Race de chien

Bearded Collie : un chien que de poils et de franges

Le bearded collie, surnommé le « Beardie », est un chien de berger britannique de taille moyenne (51 à 56 cm au garrot pour environ 25 kg), immédiatement reconnaissable à son poil très long et à ses franges qui lui valent son nom de « barbu ». Race très ancienne, présente au Royaume-Uni peut-être dès le XVIe siècle, il a gardé de son passé au troupeau un tempérament vif, fiable et résistant à toutes les températures. Joueur avec les enfants, sociable avec ses congénères et bon gardien, il comble les familles capables de lui offrir de l'exercice quotidien. Mais que de poils sur un seul chien ! Comment son pelage reste-t-il si propre, et qu'exige son quotidien ? En lisant les lignes qui suivent, vous en apprendrez davantage !

Les caractéristiques du Bearded Collie

Le "Collie" a pour signification "barbu". Nous retrouvons ce terme dans le physique du bearded collie puisqu'il est "rempli" de poils très longs. On pourrait presque le comparer à un balai à franges tant son pelage est fourni. Si vous le tondez, vous pourriez faire une couverture ou un oreiller avec ses poils.

Cela dit, son corps est très réactif et vif. Ce chien actif se montre léger, solide, avec des mouvements agiles. Sa tête est bien large, le museau et le crâne ont une dimension égale, avec une truffe plus carrée et légèrement plus grande. Les yeux brillent de mille feux, ils sont très grands. Les oreilles pendent, mais la longueur moyenne ne le gêne pas. Sa queue n’est jamais portée au-dessus du dos. En revanche, elle est très agitée et remonte haut lorsque le chien est excité.

bearded collie

Ses membres sont bien d’aplomb. Son poil ondule, il ne forme jamais de mèches, il reste bien lisse. La couleur typique des bearded collie est le blanc, au milieu du noir, du brun ou sable ou du gris. Sa taille est assez grande (53 à 56 cm pour le mâle et 51 et 53 pour la femelle), pour un poids de 25 kg à peu près.

Origine

D’après les études réalisées sur les origines du bearded collie, il semblerait qu’il s’agisse d’un croisement entre le collie et le bobtail. Néanmoins, ces avancées ne sont pas certifiées non plus.

Bearded Collie trottant sur la plage, un autre chien en arrière-plan

Ce qui est certain, c’est que ce canin est très ancien. Certains écrits donnent la naissance du bearded collie au XVIe siècle, mais d’autres disent qu’il était déjà présent lors de l’invasion des Romains dans les Iles britanniques. Autant d’avis partagés qui confirment qu’il aurait vu le jour il y a déjà bien longtemps.

Caractère de ce chien de race

Il possède de nombreuses qualités, puisqu’il pourrait encore être un chien de berger dans les montagnes. Résistant face à toutes les situations et températures, son caractère est fiable. Néanmoins, il est, de nos jours, plus utilisé en temps que chien de compagnie que chien de berger, ce qui est dommage puisque son naturel reste en lui. Son caractère décidé fait de lui un excellent chien de garde. Il aime son entourage, ses maîtres et ses congénères, il ne supporte pas que du mal leur soit fait.

Bearded Collie assis au premier plan à côté d'un garçon en chemise à carreaux et casquette rouge

Plus méfiant envers les étrangers, il n’en montre pas pour autant de l’agressivité. Avec les enfants, il sait jouer sans danger. Pour lui, le jeu est une occupation qu'il affectionne beaucoup. Pas fugueur, il a tout de même besoin d'exercices réguliers. La solitude ne l'inquiète pas, il comprend que ses maîtres ne soient pas constamment collés à lui.

La santé du bearded collie

Cette fiche ne mentionnait que la dysplasie de la hanche et les otites. Elle passait à côté de la maladie qui définit la race, et qui est aussi celle que les maîtres mettent le plus de temps à reconnaître.

Commençons par le positif : le bearded collie vit 12 à 14 ans, c'est une race rustique, sans face écrasée, sans dos déformé, sans hypertype. Elle n'a pas été abîmée par la sélection esthétique. Mais elle porte une prédisposition auto-immune marquée, et c'est le sujet de cette section.

La maladie d'Addison : la race la plus concernée

L'hypoadrénocorticisme, ou maladie d'Addison, est une destruction auto-immune du cortex des glandes surrénales. L'organisme ne produit plus assez de cortisol et d'aldostérone, deux hormones indispensables à la gestion du stress et de l'équilibre en sel et en eau.

Le bearded collie est l'une des races les plus touchées au monde. L'étude génétique de référence (Gershony et coll., BMC Genomics, 2020) donne les ordres de grandeur :

  • la prévalence est de 0,5 % au maximum dans la population canine générale ;
  • elle atteint jusqu'à 9 % dans les races prédisposées ;
  • dans la cohorte de bearded collies étudiée, 3,1 % avaient été diagnostiqués.

La transmission est complexe. Les études de pedigrees évoquaient un mode autosomique récessif, mais les travaux récents montrent une architecture polygénique, avec un locus principal et plusieurs autres de moindre effet. Conséquence pratique : il n'existe pas de test ADN pour cette maladie, contrairement au MDR1 du colley ou à l'atrophie rétinienne du lhassa apso. On ne peut pas l'écarter à l'achat.

Ce que l'on peut faire, en revanche, c'est savoir la reconnaître. Et c'est là que tout se joue.

Pourquoi elle passe inaperçue si longtemps

Les signes de la maladie d'Addison sont d'une banalité déconcertante : abattement, vomissements, diarrhée, perte d'appétit, amaigrissement, tremblements, parfois une soif augmentée et des douleurs abdominales. Rien qui évoque une maladie grave.

Pire, ces signes vont et viennent. Le chien est mal pendant deux jours, puis semble se remettre seul. On met ça sur le compte d'une indigestion, d'un coup de froid, d'un aliment mal digéré. Puis ça recommence quelques semaines plus tard. C'est ce caractère intermittent qui retarde le diagnostic, souvent de plusieurs mois.

L'âge typique aide à s'orienter : la maladie se déclare en moyenne vers 4 ans, et la plupart des chiens sont diagnostiqués entre 2 et 7 ans. Chez le bearded collie, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

Le risque, si l'on attend, est la crise addisonienne : un état de choc brutal, avec un cœur qui ralentit sous l'effet d'un excès de potassium, une chute du sucre sanguin pouvant provoquer des convulsions. C'est une urgence vitale, et elle survient souvent après un stress banal, un déménagement, une pension, une chirurgie.

La bonne nouvelle : une fois diagnostiquée, la maladie se traite très bien. Un traitement hormonal substitutif à vie permet une espérance de vie normale. Le diagnostic repose sur un test simple, le test de stimulation à l'ACTH, qui mesure la réponse des surrénales.

Le réflexe à avoir : si votre bearded collie de 2 à 7 ans présente des épisodes répétés d'abattement, de vomissements ou de diarrhée qui passent tout seuls, dites explicitement à votre vétérinaire que vous avez un bearded collie et demandez si une maladie d'Addison est envisageable. C'est une phrase qui peut faire gagner des mois, et parfois éviter une crise.

Bearded Collie assis sur un tapis de feuilles en forêt

Le reste : hanches, thyroïde, oreilles

  • La dysplasie de la hanche. Le point que la fiche mentionnait déjà, et il est juste. Le dépistage radiographique officiel se fait après 12 mois, sous sédation, et les résultats des deux parents doivent vous être montrés. Voyez notre article sur la dysplasie de la hanche chez le chien.
  • L'hypothyroïdie. La prédisposition auto-immune du bearded collie ne s'arrête pas aux surrénales. Une thyroïde qui fonctionne au ralenti donne un chien apathique, qui grossit sans manger plus, dont le poil devient terne et clairsemé. Cela se dépiste par une prise de sang et se traite très bien.
  • Les oreilles. Pavillons tombants et poils abondants dans le conduit : l'air circule mal. Un contrôle régulier est justifié, et un séchage soigneux après chaque bain ou baignade.

Un mot toutefois sur le conseil que donnait cette fiche, qui affirmait qu'il n'est pas nécessaire de consulter et que l'on peut s'occuper des oreilles soi-même. Le nettoyage d'entretien, oui ; une otite déclarée, non. Une oreille rouge, douloureuse, malodorante ou qui coule doit être examinée : le vétérinaire vérifie d'abord que le tympan est intact, car certains produits sont toxiques pour l'oreille interne quand il est percé. Verser un produit dans une oreille infectée sans ce contrôle peut coûter l'audition du chien.

Bearded Collie assis sur un tapis de feuilles en forêt

Conditions de vie

Du fait de son naturel de "chien de berger", sa préférence se tourne vers une vie en extérieur. Néanmoins, vivre en appartement lui convient aussi. Il suffit qu'il puisse se défouler, courir et gambader tous les jours et le tour est joué ! Votre chien est bel et bien heureux.

Bearded Collie : deux chiens assis sur un chemin de campagne

Éducation

Le dressage du bearded collie se fait bien. Même si cette touffe de poils n'est pas aussi petite que ce que l'on pourrait croire, elle se dresse idéalement bien. Ses capacités intellectuelles sont de mise, le bearded collie comprend rapidement ce qui lui est demandé. De ce fait, il enregistre le mot et l'action, donnant un résultat spectaculaire pour ses jours à venir.

Bearded Collie debout sur l'herbe avec une balle dans la gueule

Joueur mais pas "foufou", il ne sautera pas trop pour dire bonjour. Il ne faut pas non plus oublier que votre fidèle compagnon aime comprendre et savoir pourquoi il agit de la sorte. S'il ne voit aucune utilité dans ce que vous lui demandez, il pourrait donc se montrer têtu !

Remarques et conseils

Vous voulez vraiment ce type de chien ? Alors, lancez-vous ! N'hésitez pas car son caractère docile saura vous rendre heureux. De votre côté, vous vous y attacherez ce qui fera son plus grand bonheur !

Nos sources

Crédit photo : CALLALLOO CANDCY - stock.adobe.com

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2 commentaires

Myriam Hayet · 23 juillet 2019 à 14:45

Bonjour,
En premier lieu, bearded collie, c’est de l’anglais (le chien est d’origine écossaise) et c’est bearded qui est traduit par barbu, pas collie… Un bearded collie, autres noms : colley barbu, beardie, berger des highland.
D'autre part, ayant eu et ayant encore des beardies et ayant beaucoup d'amis et connaissances qui en possèdent, je peux affirmer que ce que vous dites du bearded n'est pas vraiment exact, une approximation tout au plus. Je vous conseille d'aller voir les sites des éleveurs passionnés de la race et les standards du bearded. Dans votre présentation, je n'ai pas retrouvé mes toutous...

fabienne le coz · 13 septembre 2020 à 01:10

je suis entierement d'accord avec vous,le plus important pour nos clley barbus ,n'est pas expliqué dans ce temoignage,surtout leur intelligence et j'en passe,cela est une description tres evasive