






1 / 7
Fiche de race : Pointer Anglais
Origine : Royaume-Uni · Groupe FCI : 7 / Chiens d’arrêt
Taille (au garrot)
Poids
Espérance de vie
Prix d’un chiot
Cadre de vie
Chien de chasse avant tout, il s’épanouit mieux à la campagne ou avec un grand jardin. Pas idéal pour une vie en appartement sauf si l’activité physique quotidienne est suffisante.
Avec enfants & animaux
Très affectueux et patient avec les enfants. Bonne cohabitation possible avec d’autres chiens, mais son instinct de chasse peut compliquer la vie avec de petits animaux.
Aboiement
Modéré – aboie surtout pour signaler ou lorsqu’il est excité.
Fun fact
Son nom "Pointer" vient de sa posture caractéristique lorsqu’il repère du gibier : il se fige et "pointe" la direction de la proie.
*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.
Grand chien d’arrêt britannique au corps musclé et athlétique, le Pointer anglais mesure 61 à 69 cm au garrot pour 20 à 34 kg, et doit son nom à sa posture figée qui « pointe » le gibier. Énergique, intelligent et affectueux, doux avec les enfants, ce chasseur infatigable réclame de grands espaces et de l’exercice quotidien : il s’épanouit à la campagne ou avec un jardin bien plus qu’en appartement. Son poil ras ne demande presque aucun entretien, pour une espérance de vie de 12 à 14 ans. Derrière son allure sévère se cache en réalité un excellent compagnon du quotidien, comme vous allez le découvrir.
Les caractéristiques du Pointer anglais
Pas trop grand ni trop petit, le pointer anglais possède un corps extrêmement musclé et agile. A l'aise dans ses mouvements, il vous étonnera de par ses prouesses. Sa tête est composée d'un crâne, dont la taille est identique à celle de son museau qui est carré. Sa truffe est relevée, on dirait qu'il sourit. Ses yeux sont tout ronds et grands. La particularité de ces derniers reste leur couleur, ocre foncé. Côté oreilles, elles pendent. Leur forme est triangulaire mais plate.

La souplesse et la finesse de celles-ci sont incontestables. Si l'on regarde son cou, nous nous apercevons qu'il est arqué, sec, léger et long, lui conférant une très belle élégance. L'aplomb de ses membres est irréprochable, du fait de leur musculature et leur développement bien proportionné. Son poil ras laisse apprécié l'esthétique de la queue, large à la base et mince au bout. Ni trop longue, ni trop courte, elle a un bon maintien. Son pelage est fin, "brillant", et lisse.
Le pointer n'est pas très lourd pour sa taille. De 20 à 30 kg, que ce soit pour les mâles (63 à 69 cm) que pour les femelles (61 à 66 cm). Les couleurs diffèrent d'un pointer anglais à l'autre. Elles peuvent être unies ou mélangées à du blanc.
Origine
Si vous pensez que le pointer anglais n'est pas très connu parce que vous n'en voyez pas beaucoup autour de vous, détrompez-vous ! Il est l'un des chiens les plus célèbres du monde. Nous en voyons partout, mais ses origines ne sont pas constatées. Pour certains, il s'agit d'une descendance du Braque Italien. Pour d'autres, il viendrait tout droit du Chiens d'arrêt portugais ou encore du Braque de Burgos.

Quoi qu'il en soit, Pointer veut dire "pointeur". Il tirerait ses origines de France, aurait parcouru l'Angleterre où il aurait été sélectionné par les habitants de ce territoire. Sa race a perduré dans le temps, des croisements ont été effectués, notamment avec un Foxhound qui serait sans doute le plus probable.
Caractère de ce chien de race
Le pointer anglais ne manque par de qualités caractérielles. Energique pour travailler, il ne demande qu'à apprendre. Il aime la vitesse et se montre parfait chasseur. Il passe bien du "galop" à l'arrêt. En temps que chien de compagnie, il est doux avec ses maîtres, équilibré dans sa tête. Même s'il voue une réelle adoration à son maître, il se montre parfois bien timide envers les étrangers. Le pointer anglais saura vous montrer son intelligence. Très joueur, il sait être calme aussi.

Il supporte bien la solitude, mais jusqu'à un certain point, puisqu'il nécessite beaucoup d'exercices. Durant vos moments de présence à ses côtés, il faudra donc le sortir, sans quoi son côté fugueur reviendra vite au galop. Les enfants peuvent avoir confiance en lui, il ne leur fera pas de mal. Si vous possédez des congénères, le pointer anglais s'adaptera à leur vie.
Conditions de vie
Pour son bon équilibre psychologique et personnel, le pointer anglais a besoin d'espace pour vivre. Il a beau suivre ses maîtres, il aime aussi son indépendance. Il veut pouvoir bouger comme il a envie, se défouler et faire de longues galopades qui lui permettent de se dépenser autant qu'il veut. Une bonne alimentation équilibrée le rendra parfaitement heureux.

La santé du pointer anglais
Cette section affirmait que le pointer « ne vous pose aucun problème quant à sa santé », que le seul risque est de se blesser à la chasse, et que ses vaccins sont « le seul impératif ». Le risque de blessure à la chasse est réel, mais le reste est trop court : la race porte une maladie neurologique qui lui est propre, et qu'un test ADN écarte entièrement.
Cela dit, gardons les proportions. Le pointer est un chien de construction saine, sans hypertype, qui vit 12 à 14 ans. C'est une race globalement solide, et le panel génétique proposé pour elle ne compte que deux maladies, contre six chez les setters.

Le syndrome d'automutilation des pattes
C'est la maladie propre à la race, et elle est spectaculaire. Les nerfs qui transmettent la sensibilité des extrémités se développent mal : le chien ne sent plus ses pattes. Il se lèche, se mordille puis se mutile les coussinets et les doigts sans ressentir la moindre douleur, jusqu'à des lésions graves.
Ce qu'il faut savoir :
- les signes apparaissent chez le jeune chiot, souvent avant l'âge de six mois ;
- le chien ne boite pas et ne se plaint pas, précisément parce qu'il ne sent rien : c'est ce qui rend le tableau trompeur ;
- on met facilement ces plaies sur le compte d'une blessure de chasse ou d'un tic de léchage ;
- il n'existe aucun traitement curatif ;
- un test ADN permet de connaître le statut des reproducteurs.
C'est donc la première question à poser à un éleveur de pointers. Et pour un maître, c'est le réflexe à retenir : un chiot pointer qui s'acharne sur ses pattes ne fait pas une bêtise, il faut consulter.
Le MDR1
Seconde maladie du panel. Chez un chien porteur, la protéine qui empêche certaines molécules d'entrer dans le cerveau ne fait plus barrage, et des médicaments banals deviennent des poisons neurologiques : ivermectine et moxidectine des vermifuges, lopéramide. Le test se fait par frottis buccal et le résultat est définitif : notez-le dans le carnet de santé, un vétérinaire de garde ne connaît pas votre chien.
Les risques du chien de chasse
Le point que cette fiche avait vu juste, et qui mérite d'être développé, car c'est ce qui enverra le plus souvent un pointer chez le vétérinaire.
- Les épillets. Ces graines de graminées s'enfoncent dans la peau, entre les doigts, dans le conduit auditif ou les narines, et progressent sans jamais ressortir seules. Un chien qui secoue la tête, éternue en salve ou lèche un espace interdigité au retour d'une sortie doit être examiné le jour même. C'est de loin l'accident de chasse le plus fréquent.
- Les plaies et les coussinets. Un pointer galope sur tous les terrains. Inspection systématique des coussinets, des aisselles et du ventre après chaque sortie : une coupure vue tôt se recoud, vue tard elle s'infecte.
- Les oreilles. Pavillons tombants et conduit peu ventilé : les otites sont fréquentes, et le séchage après une sortie humide n'est pas facultatif.
- Le coup de chaleur. Un chien d'arrêt ne s'arrête pas de lui-même. En début de saison, par temps doux, il peut se pousser jusqu'à l'hyperthermie sans donner de signal. De l'eau, des pauses imposées, et on renonce aux heures chaudes.
Les articulations et l'estomac
- La dysplasie de la hanche. Un grand chien à croissance rapide et à activité intense. Le dépistage radiographique officiel se fait après 12 mois, sous sédation, et les résultats des deux parents doivent vous être montrés. Voir notre article sur la dysplasie de la hanche chez le chien.
- Le retournement de l'estomac. Grande taille et poitrine profonde : repas fractionnés, pas d'effort intense juste après manger, et connaissance des signes, car c'est une urgence qui se compte en heures. Chez un chien de chasse, la tentation est grande de nourrir avant de partir : c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
- La croissance. Un jeune pointer demande à courir et il faut le laisser faire sur terrain souple. Ce qui use, ce sont les longues sorties forcées à côté d'un vélo et les sauts répétés avant la fin de la croissance.
Les deux questions à poser à l'éleveur
- Le statut syndrome d'automutilation des pattes des deux parents.
- Les cotations de dysplasie des deux parents.
Dressage
Comme tout grand chien, il pourrait être difficile à dresser. Il n'en est pas ainsi, bien au contraire. Son intelligence très développée fait qu'il est réceptif aux ordres qui lui sont donnés ou qu'il doit apprendre. Il les enregistre très vite et ne montre aucune agressivité s'il n'y arrive pas.

Facile à éduquer, il peut même vous étonner par ses capacités, son entrain et sa joie de vivre. Infatigable, il est toujours au top de sa forme. L'énergie qu'il déploie dans son dressage sera conservée par la suite.
Conseils
Chien par excellence, il sera votre ami fidèle pour tous les jours. Pour la chasse, il est parfait, mais en chien de compagnie, il l'est tout autant. Quelques exercices physiques, quelques câlins et quelques gâteries, et votre protégé de bons moments de complicité avec vous !
Nos sources
- Bilan génétique du pointer anglais, Antagene (les 2 maladies génétiques testables dans la race : syndrome d'automutilation des pattes et sensibilité médicamenteuse MDR1).
- Dysplasie de la hanche : statistiques par race, LOF Select / Société centrale canine (protocole de dépistage officiel).
Crédit photo : Dogs - stock.adobe.com




