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Spitz Allemand : un chien vif et espiègle, aux nombreux gabarits

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Attentif, énergique et fidèle, le Spitz allemand est l'une des plus anciennes races de chiens originaires d'Europe. On appelle aussi cette race par une foule d’autres noms : German Spitz, Loulou de Pomeranie (Pomeranian), Spitz allemand nain, Mittelspitz (Spitz moyen), Spitz-Loup, Grand Spitz ou encore Keeshond. Il doit ses multiples noms au fait qu’il se décline en cinq variétés de taille, de 21 à 49 cm au garrot, avec des robes admises qui changent d’une variété à l’autre. Voici ce qui les distingue, et ce que le club de race exige des reproducteurs avant de faire naître un chiot :

L’origine du Spitz allemand

Le standard FCI remonte très loin : les spitz allemands descendent du chien des tourbières de l’âge de la pierre, Canis familiaris palustris Rütimeyer, puis des chiens des cités lacustres, ce qui en fait la race la plus ancienne d’Europe centrale. De nombreuses autres races en descendent. Le nom de loulou de Poméranie renvoie pour sa part à une région aujourd’hui partagée entre l’Allemagne et la Pologne.

Il s’agissait de chiens de ferme et de garde, courageux et alertes. La Société centrale canine en signale des traces dans l’Antiquité et, au Moyen Âge, dans une miniature des Très Riches Heures du duc de Berry, et rappelle que Courteline, Mozart, Michel-Ange ou Zola ont possédé des spitz.

Un mot sur ce que le standard attend de son caractère, parce que la suite de cette fiche y revient : le spitz est décrit comme toujours attentif, vif, extraordinairement attaché à son maître, très réceptif et facile à éduquer. Sa méfiance innée envers les inconnus et l’absence de tout instinct de chasse en font un chien de compagnie et de garde, ni peureux ni agressif.

Caractéristiques physiques du Spitz

Comme évoqué en introduction, il existe plusieurs sous races de Spitz allemands. Ils possèdent globalement les mêmes caractéristiques physiques, à l’exception du gabarit.

En pratique, on considère le Spitz allemand comme un chien de petite ou moyenne taille. Sa tête triangulaire rappelle celle d’un renard, avec un crâne bien plus large que la mâchoire. Son museau fin présente un stop modéré, parfois plus marqué. Quant à ses oreilles, elles sont elles aussi triangulaires, fièrement dressées au sommet de sa tête. Enfin, ses yeux sombres sont de taille moyenne et assez écartés. Vifs et pétillants, ils lui donnent une expression intelligente voire légèrement inquisitrice.

Concernant le corps du Spitz allemand, on adore sa queue très touffue. De longueur modérée, elle est attachée haut sur sa large croupe et s’enroule sur le dos. Ce chien se caractérise également par un poitrail bas et bombé, qui contraste avec un ventre légèrement relevé et un dos court. Malgré sa petite taille, son corps est robuste et plein d'entrain !

Combien mesure un Spitz allemand ?

Vous l’aurez compris, il existe plusieurs sortes de spitz. Le standard FCI n°97, dans sa version en vigueur depuis le 3 septembre 2024, en distingue cinq, définies par une taille idéale assortie d’une tolérance, et non par une fourchette de poids :

  1. Le spitz nain ou poméranien (Loulou de Poméranie, Pomeranian) : 21 cm ± 3, soit 18 à 24 cm au garrot.
  2. Le petit spitz : 27 cm ± 3, soit 24 à 30 cm.
  3. Le spitz allemand moyen : 35 cm ± 5, soit 30 à 40 cm.
  4. Le grand spitz : 45 cm ± 5, soit 40 à 50 cm.
  5. Le spitz-loup, appelé Keeshond hors des pays germanophones : 49 cm ± 6, soit 43 à 55 cm. C’est le plus grand.

Vous ne trouverez en revanche aucun poids en kilos dans le standard. Pour chaque variété, il se contente d’exiger « un poids correspondant à sa taille », et la fiche de la Société centrale canine reprend la même formule. Les fourchettes précises que l’on lit un peu partout sont donc des estimations d’usage, pas des normes de race : le repère utile reste l’état corporel du chien.

Et combien coûte un spitz ? Comptez le plus souvent entre 1 200 et 2 000 € pour un chiot LOF, davantage pour un spitz nain, qui est la variété la plus demandée. Comme toujours, le prix ne dit rien de la santé : ce qui sépare deux élevages, ce sont les examens produits, détaillés plus bas.

Le pelage du Spitz allemand : particularités et conseils de toilettage

Outre sa queue touffue, son majestueux pelage mi long à long distingue aussi le Spitz allemand. Quel que soit son format, il ressemble à une adorable peluche. Mais ne vous y trompez pas, il s’agit d’un véritable animal, dont vous devez prendre soin !

Après cette courte parenthèse, voyons les particularités des poils du Spitz. Il a un double pelage dense et abondant, composé d’un duvet et d’une couche supérieure raide. Comme tous les chiens ayant ce type de pelage, il mue deux fois par an lors des changements de saison. Pendant ces périodes, il perd tout son sous-poil en 2 à 3 semaines. Un brossage quotidien est alors nécessaire pour éliminer son vieux pelage.

Mais heureusement, la perte de poils est assez minime le reste de l'année. Si vous vous demandez comment toiletter un Spitz allemand, rassurez-vous. Un brossage rapide tous les deux jours et un toilettage complet une fois par semaine suffiront à empêcher la formation de nœuds dans ses poils. 

Et attention, ne tondez jamais entièrement votre spitz. Ce double pelage est un isolant qui protège autant du froid que de la chaleur, et le repousse mal après une tonte ras. Le standard précise d’ailleurs que « le modelage du poil n’est pas visible » : ce chien n’est pas censé être sculpté. Évitez aussi les bains trop fréquents ; la boue s’enlève très bien à la brosse une fois sèche.

Enfin, une perte de poils qui sort du cadre d’une mue, symétrique des deux côtés du corps et sans démangeaison, n’est pas un problème de brossage. C’est un motif de consultation, pour les raisons expliquées plus bas.

Les couleurs de robes : grande variété et critères stricts

Au niveau des robes, les règles changent selon la variété, et elles se sont durcies avec la révision du standard de 2024. Toutes les couleurs ne sont pas admises, et depuis cette révision, les variantes de couleur qui ne figurent pas dans la liste sont un défaut entraînant l’exclusion, au même titre qu’un chien agressif ou peureux.

Plus précisément, le spitz-loup ne peut être appelé ainsi que si sa robe est gris-loup, un gris argenté charbonné à extrémités noires, avec un dessin caractéristique autour de l’œil dont l’absence est un défaut grave. Le grand spitz, lui, se limite à trois robes : blanc, noir, marron.

Les spitz moyens, petits et nains ont le choix le plus large : blanc, noir, marron, orange, gris ombré, et une catégorie « autres couleurs » que le standard énumère limitativement, orange-zibeline, crème, crème-zibeline, noir et feu, noir et argenté, marron et feu, panaché. Les chiens panachés doivent avoir un fond de robe blanc, avec des taches réparties sur tout le corps.

Un point mérite d’être dit clairement, parce qu’il touche à la santé et pas seulement à l’esthétique. Le merle ne figure nulle part dans le standard du spitz allemand, ni dans la liste des couleurs, ni ailleurs dans le document. Un « spitz merle » vendu comme une couleur rare est donc, depuis 2024, un chien exclu du standard. Ce n’est pas qu’une question de papiers : le merle est un caractère autosomique dominant porté par le gène SILV, et les chiens qui en héritent en double, les doubles merles, présentent une prédominance de blanc souvent associée à un large éventail de troubles auditifs et ophtalmologiques. Le laboratoire qui commercialise ce test précise qu’il met aussi en évidence les « merles cachés », ces chiens porteurs chez qui la robe ne se voit pas et qui, mariés à un autre merle, produisent des doubles merles sans que personne l’ait anticipé. Le Club français du spitz allemand et italien exige d’ailleurs le test du locus M pour toutes ses homologations de champion.

Spitz Allemand blanc et roux

La santé du spitz allemand : ce que le club de race exige, variété par variété

C’est ici que cette fiche a le plus changé. Le spitz est souvent présenté comme une race solide, et le standard lui prête effectivement robustesse et longévité. Mais le Club français du spitz allemand et italien publie, via la Société centrale canine, des exigences précises sur les reproducteurs, et un laboratoire français propose huit dépistages génétiques pour cette race. Un acheteur qui ignore ces deux listes achète à l’aveugle.

L’examen exigé n’est pas le même selon la taille de votre spitz

C’est la première chose à comprendre, et elle est rarement dite. Le club ne demande pas le même examen à toutes les variétés.

  • Grand spitz et spitz-loup : radiographie de dysplasie de la hanche, chien sous sédation, lecture effectuée obligatoirement par le lecteur officiel du club. Le stade exigé par le club est A ou B, et le résultat est publié dans la revue du club.
  • Spitz moyen, petit et nain : examen de la luxation des rotules. Là encore le club est catégorique, le stade exigé est 0, c’est-à-dire indemne. L’examen est une simple palpation manuelle, réalisable par le vétérinaire de votre choix, sur un formulaire de la Société centrale canine transmis au club pour enregistrement.

Le club ajoute une précision qui vous donne un moyen de vérification immédiat : ces deux examens ne doivent jamais être pratiqués avant l’âge d’un an, et les chiens doivent auparavant être confirmés et posséder un pedigree définitif. Un éleveur qui vous montre un résultat daté des huit mois du chien vous montre un document sans valeur.

La luxation de la rotule, chez les petites variétés, n’est pas un détail de confort. La rotule quitte sa gouttière, le chien lève brusquement une patte arrière en pleine course puis repart comme si de rien n’était, et le frottement répété use le cartilage. C’est une affection à composante héréditaire, c’est pour cela que le club la dépiste sur les reproducteurs plutôt que de la traiter chez les chiots.

La neuropathie sensitive, la maladie que l’on prend pour un trouble du comportement

C’est la découverte la plus récente sur cette race, et probablement la plus importante pour un propriétaire. Une étude publiée en 2024 par Letko et ses collègues a identifié dans le spitz allemand de race pure une neuropathie sensitive et autonome héréditaire avec automutilation des extrémités, liée à une mutation du gène RETREG1.

Le tableau est le suivant. La sensibilité à la douleur disparaît d’abord aux extrémités des membres, surtout aux pattes arrière, puis la perte remonte progressivement le long de la jambe. Le chien se met à lécher et à mordiller le bout de ses pattes, jusqu’à s’auto-amputer des phalanges et des griffes, avec un trouble de la locomotion qui s’installe.

Deux chiffres rendent cette maladie centrale. L’âge d’apparition se situe entre 3 et 18 mois, donc juste après l’achat. Et la fréquence des porteurs est estimée à 9 %, ce qui n’a rien d’anecdotique pour une transmission autosomique récessive. Or un jeune chien qui se lèche les pattes obsessionnellement se voit le plus souvent diagnostiquer une allergie, un stress ou un léchage d’ennui. Si votre spitz fait cela, mentionnez cette maladie à votre vétérinaire : un test ADN existe, et il tranche.

Le rachitisme héréditaire résistant à la vitamine D, qui frappe avant la vente

Décrit à l’origine chez un poméranien, ce trouble du métabolisme de la vitamine D empêche l’absorption du calcium. Il est lié au gène VDR, de transmission autosomique récessive, et il touche moins de 1 % de porteurs. Son âge d’apparition est ce qui doit retenir votre attention : entre 1 et 3 mois, c’est-à-dire à l’élevage.

Les signes sont des malformations osseuses, un rachitisme, des douleurs articulaires, des boiteries, des fractures à répétition et une alopécie. Le mot « résistant » du nom est essentiel : donner de la vitamine D ne corrige rien, puisque c’est le récepteur qui est défectueux. Un chiot qui boite ou qui se fracture pour un rien n’est donc pas forcément un chiot maladroit.

Les autres dépistages ADN proposés dans la race

Le bilan génétique commercialisé en France pour le spitz allemand couvre huit maladies. Outre les deux ci-dessus, il comprend l’atrophie progressive de la rétine, l’hyperuricosurie, la maladie de von Willebrand, la méthémoglobinémie congénitale, la myélopathie dégénérative et la sensibilité médicamenteuse MDR1, cette dernière n’étant pas une maladie mais une information à donner à votre vétérinaire avant toute anesthésie ou vermifugation.

La règle est la même que pour toutes les races : demandez les résultats des deux parents, sur papier, avec le nom et le numéro d’identification du chien testé. Aucun éleveur n’est tenu de faire les huit, mais un éleveur qui n’en a fait aucun et vous répond que ses chiens sont sains ne vous a rien dit.

La trachée, et pourquoi le collier est une mauvaise idée

Le collapsus trachéal est une affection respiratoire chronique et progressive des petites races : les anneaux de cartilage qui soutiennent la trachée dégénèrent, la membrane dorsale s’affaiblit, et le conduit s’aplatit. Le centre hospitalier vétérinaire Frégis cite le spitz nain parmi les races prédisposées, aux côtés du caniche toy, du chihuahua, du lhassa apso et du yorkshire.

Le signe d’appel est une toux sèche déclenchée par l’excitation, et dans les cas graves une respiration bruyante et difficile. Deux facteurs favorisants sont entre vos mains : le surpoids et le manque d’exercice. Et une recommandation très concrète en découle : portez votre spitz en harnais plutôt qu’en collier, afin de ne pas comprimer la trachée quand il tire. La fumée de cigarette est également un irritant à éviter.

L’alopécie X, la maladie du poil des races pelucheuses

L’École nationale vétérinaire d’Alfort classe le loulou de Poméranie et le spitz-loup parmi les races prédisposées à l’alopécie X, aux côtés du chow-chow et des caniches nain et toy. Il s’agit d’un arrêt du cycle pilaire, sans inflammation et sans démangeaison, ce qui la distingue d’une allergie.

Le poil se perd de façon bilatérale et symétrique, d’abord sur le cou, la queue, l’arrière du dos, le périnée et l’arrière des cuisses, puis sur tout le tronc. La tête et les membres antérieurs sont très rarement touchés. Le pelage prend un aspect laineux mité, parfois « roussi », avec une hyperpigmentation dans la moitié des cas. Chez la plupart des races elle apparaît entre 2 et 5 ans ; chez le spitz nain, Alfort précise qu’elle peut se déclarer dès la première mue et qu’elle a une transmission génétique.

Le pronostic est celui d’une maladie cosmétique, sans atteinte générale. Mais deux nuances comptent. Le diagnostic se fait par exclusion, il faut donc d’abord écarter une hypothyroïdie ou un hypercorticisme, qui sont autrement plus graves : une perte de poils symétrique chez un spitz n’est jamais à négliger. Et si une guérison spontanée s’observe parfois, Alfort précise que c’est chez d’autres races que le spitz nain. Côté traitements, la castration fonctionne dans la moitié des cas mais les récidives sont fréquentes, l’implant de desloréline intéresse surtout les mâles, et la mélatonine n’a pas de dose consensuelle pour une efficacité variable.

Les yeux, et le crâne du chiot

Le standard place l’entropion et l’ectropion, ces enroulements ou déroulements de la paupière, parmi les défauts entraînant l’exclusion, et classe en défauts graves les yeux trop grands ou proéminents. Ces clauses ne sont pas cosmétiques : ce sont elles qui ferment la porte à l’œil saillant, mal protégé et sujet aux ulcères.

Même logique pour la tête. La « tête en forme de pomme accusée » est un défaut grave, et surtout la persistance de la fontanelle est un défaut entraînant l’exclusion. La fontanelle est cet espace non ossifié au sommet du crâne du chiot, qui doit se refermer. Chez les chiens miniaturisés à l’extrême, elle reste parfois ouverte, laissant le cerveau sans protection osseuse à cet endroit. Si l’on vous vend un spitz « micro » ou « teacup », c’est exactement le genre de conséquence que cette recherche du toujours plus petit entraîne, et le standard, lui, exclut.

Ce que l’on savait déjà

Les crises d’épilepsie et les affections rétiniennes restent citées dans la race. Pour ces dernières, l’atrophie progressive de la rétine dispose d’un test ADN inclus dans le bilan génétique : demandez le résultat des deux parents plutôt qu’un simple examen des yeux du chiot, qui ne prédit rien. Et pour tout le reste, adoptez chez un éleveur responsable capable de produire les documents décrits ci-dessus.

Caractère du Spitz : un tempérament vif et têtu

Le Spitz allemand est un chien amusant et vif, qui peut être relativement indépendant. Il est très intelligent et de nombreux propriétaires le décrivent comme espiègle. Très fidèle, il aime aussi faire plaisir à son maître. En revanche, il sait également se montrer assez têtu. De ce fait, il peut être difficile de vivre avec un Spitz si vous n'êtes pas habitué à cette race.

Lorsque vous en éduquez un, veillez à ce que les choses soient amusantes et vivantes. Sinon il risque de refuser de faire quoi que ce soit pour vous. Malgré son envie de vous plaire, il reste borné et préfère faire les choses à sa façon. 

On lit souvent que le spitz serait un chasseur dans l’âme. Le standard FCI dit exactement l’inverse : il lui reconnaît l’absence de tout instinct de chasse, et c’est même l’un des deux arguments, avec sa méfiance envers les inconnus, qui en font selon lui un chien de compagnie et de garde. Cela ne signifie pas qu’aucun spitz ne poursuivra jamais un oiseau, tout chien peut le faire, mais que la prédation n’est pas un trait sélectionné dans cette race.

La cohabitation avec un chat ou d’autres animaux est donc possible, et d’autant plus facile s’ils grandissent ensemble. La méfiance envers les inconnus, elle, est bien décrite par le standard, mais elle a une limite claire, également inscrite au standard : un spitz peureux ou agressif est un chien exclu. Ce n’est pas un trait de race à excuser, c’est un défaut. Une socialisation précoce reste évidemment la meilleure assurance. 

Aboiements : une mauvaise habitude à maîtriser

L’une des questions que les gens se posent souvent au sujet de cette race est : est-ce que le Spitz allemand aboie beaucoup ? Et la réponse est claire : oui, ce chien est connu pour sa manie de beaucoup japper, aboyer et hurler. Qu’il s’agisse d’attirer l’attention, de signaler un danger potentiel, de tuer l’ennui ou de signifier son mécontentement, ce mode d’expression est assez courant chez cette race.

Élevé pour être un chien de garde vigilant, le Spitz est naturellement très bruyant. Mais il ne faut pas que cela devienne un problème. Si vous voulez limiter cette tendance naturelle autant que possible, il faut alors entraîner votre Spitz dès son plus jeune âge. Son envie de vous faire plaisir jouera sûrement en votre faveur ! La mise à disposition de jouets et une activité suffisante aideront aussi à calmer ses aboiements.

Ne comptez pas sur la chance pour y échapper. Si vous vivez en appartement mitoyen, considérez l’aboiement comme le paramètre numéro un de votre décision : c’est le premier motif d’abandon des petits chiens d’alerte, et cela se travaille bien mieux dès les premières semaines qu’après deux ans de plaintes du voisinage.

Spitz Allemand dans la neige

Prendre soin de votre Spitz

Pour finir, voici quelques conseils pour vous occuper correctement de votre Spitz allemand.

Comment nourrir au mieux un Spitz allemand ?

Concernant l’alimentation, il n’y a aucune spécificité propre à cette race. Il convient seulement de donner à votre chien de la nourriture de qualité, adaptée à ses besoins. Cela dépend évidemment de son gabarit (naturellement, un Spitz-Loup mangera beaucoup plus qu’un Pomeranian), de son âge ou encore de son activité physique.

Et si votre animal a des problématiques digestives particulières, discutez-en avec votre vétérinaire pour trouver le régime qui lui conviendra le mieux.

Dans tous les cas, vous pouvez aussi vous tourner vers la ration ménagère ou le BARF, selon vos préférences et vos possibilités.

Activité physique modérée et possibilités d’exploration sécurisée

Enfin, un Spitz allemand se satisfait volontiers d’une quantité modérée d'exercice. Mais la régularité est importante. Bien qu'une activité prolongée ne soit pas nécessaire, il appréciera une longue promenade.

De plus, il est fortement recommandé de lui fournir un espace sécurisé pour faire de l'exercice. En effet, le Spitz est un chien très curieux qui peut se faufiler dans les moindres recoins à la recherche d'autres aventures. Les étangs, piscines et autres sources d’eau assez profonde représentent également un danger pour ce mauvais nageur. Il faut donc les clôturer !

Selon vos possibilités, les séances d’exercice peuvent également se dérouler à l’intérieur. Jouez par exemple à cache-cache, faites-le poursuivre une balle qui roule sur le sol ou apprenez-lui de nouveaux tours. Si vous vivez en appartement, même de courtes promenades dans les couloirs permettront à votre Spitz de faire de l'exercice, surtout par mauvais temps. 

Et comme expliqué plus haut, il est tout aussi important que votre Spitz allemand ne s’ennuie pas. C'est une race vive et maligne qui, si elle n'a rien à faire pour s’occuper, peut devenir destructrice ou aboyer excessivement.

Spitz Allemand roux

Petit rappel pour des activités réussies

Très intelligent, le Spitz allemand apprend rapidement et est prêt à faire plaisir s’il est correctement motivé. Cependant, il réagit assez mal lorsqu'on le force à faire certaines choses. Sa réaction naturelle sera alors d’aboyer contre tout ce qui est nouveau ou inhabituel.

Avec un bon entraînement, cette race peut exceller en agility, en danse et en obéissance. Pour vous y aider, lisez notamment le livre « L'éducation du Spitz Allemand : toutes les astuces pour un Spitz Allemand bien éduqué » de Mouss Le Chien ou la bible « Le Spitz Allemand » par Jacques Coly.

Conclusion

Si vous recherchez un chien énergique qui vous alertera de tout danger potentiel et vous aimera inconditionnellement, le Spitz allemand est peut-être celui qu'il vous faut ! Dans son format toy, petit ou moyen, cet adorable toutou peut faire un excellent chien d'appartement. Et si vous préférez un Spitz allemand grand ou un Spitz-Loup, il lui faudra encore plus de sorties, ou un bon jardin où gambader.

Deux réserves avant de vous décider. Cette race a tendance à aboyer, et cela ne s’improvise pas une fois le chien installé. Et l’examen à réclamer à l’éleveur n’est pas le même selon la variété que vous visez : rotules pour les moyens, petits et nains, hanches pour les grands et les spitz-loups. Ces deux points en disent plus long sur les années qui viennent que la couleur du chiot. 

Spitz Allemand assis sur un fauteuil, langue sortie
Spitz Allemand debout sur fond bleu
Spitz Allemand assis dans l'herbe parmi des feuilles d'automne

Nos sources

  • Société centrale canine, fiche de race Spitz allemand : taille idéale de 21 à 49 cm selon la variété, poids « en rapport avec la taille », historique, comportement.
  • Fédération cynologique internationale, standard n°97, Deutsche Spitze, version en vigueur du 3 septembre 2024 : les cinq variétés et leurs tolérances, la liste limitative des couleurs par variété, l’absence de tout instinct de chasse, les défauts graves et les défauts entraînant l’exclusion dont la persistance de la fontanelle.
  • LOF Select, Les races gérées par le Club français du Spitz allemand et italien : dysplasie de la hanche exigée au stade A ou B pour le grand spitz et le spitz-loup, luxation des rotules exigée au stade 0 pour les moyens, petits et nains, aucun examen avant l’âge d’un an.
  • Club français du Spitz allemand et italien, documents et formulaires d’homologation : tests de santé et locus M et D requis.
  • Antagene, bilan génétique du Spitz allemand : les huit maladies dépistées, leurs gènes, modes de transmission, âges d’apparition et fréquences de porteurs, ainsi que le locus M (gène SILV) et la mise en évidence des merles cachés. Neuropathie sensitive d’après Letko et al. (2024), rachitisme d’après LeVine et al. (2009).
  • École nationale vétérinaire d’Alfort, fiche Alopécie X : races prédisposées, âge d’apparition et transmission génétique chez le spitz nain, diagnostic d’exclusion, options thérapeutiques.
  • Centre hospitalier vétérinaire Frégis, Collapsus trachéal chez le chien, Dr Le Boedec, spécialiste en médecine interne : races prédisposées dont le spitz nain, signes, facteurs favorisants et recommandation du harnais.

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