🐾 Race de chien

Whippet : du chasseur au compagnon de famille idéal

Le whippet est un lévrier anglais de taille moyenne, 47 à 51 cm au garrot pour les mâles et 44 à 47 cm pour les femelles, fixé au XIXᵉ siècle dans le nord de l’Angleterre par des mineurs qui le faisaient courir derrière le lapin. Doux, affectueux, calme et très peu aboyeur, il s’accommode bien de l’appartement à condition de sprints quotidiens en espace sécurisé, et il convient aux foyers présents : il supporte mal plus de 4 à 5 heures de solitude. Comptez 1 200 à 2 000 € pour un chiot LOF et 12 à 15 ans d’espérance de vie.

Cette fiche détaille son caractère, son éducation et surtout sa santé : c’est un lévrier, donc il faut prévenir chaque nouveau vétérinaire avant toute anesthésie, et deux tests ADN existent pour la race, dont une mutation musculaire qui lui est propre.

Le whippet en bref : la fiche d'identité d'un lévrier d'exception

Entre son allure de sprinter et sa nature affectueuse, le whippet incarne un paradoxe captivant. Comment un chien construit pour la course peut-il passer ses journées en boule sur le canapé ? Cette race, fixée au XIXᵉ siècle dans le nord de l’Angleterre, conjugue des aptitudes physiques réelles et un tempérament que le standard résume en trois mots : doux, affectueux, de caractère égal.

Derrière son image de sportif se cache un partenaire idéal pour les familles. Ce lévrier miniature, né des besoins des ouvriers anglais, a su évoluer pour devenir un allié des foyers modernes. Découvrez en un clin d'œil les atouts de ce chien à double visage.

Caractéristique Description
Origine Royaume-Uni (Angleterre)
Taille Mâles : 47 à 51 cm ; femelles : 44 à 47 cm (tolérance de 2 cm à la confirmation)
Poids Non fixé par le standard FCI (« NP » sur la fiche de la Société centrale canine)
Longévité 12 à 15 ans selon la Société centrale canine
Poil Court, lisse et dense
Robes Toute couleur ou combinaison de couleurs, à l’exception des robes merle
Tempérament Doux, affectueux, calme, sensible, joueur
Aptitudes Chien de compagnie, courses de lévriers (PVL), agilité
Entretien Brossage hebdomadaire
Activité Besoins physiques modérés à élevés (sprints quotidiens)

Les caractéristiques clés du whippet

Derrière sa silhouette racée d'athlète se cache un chien adapté à la vie moderne. Si ses origines de chasseur lui confèrent des qualités physiques impressionnantes, son adaptation aux foyers familiaux en fait un compagnon idéal pour les citadins comme pour les ruraux.

Le whippet possède un cœur exceptionnel, capable de passer d'un rythme lent au galop à double suspension en un instant. Cette adaptabilité se retrouve dans son mode de vie : capable de rester sagement sur un canapé toute la journée, il exige des sorties dynamiques pour exprimer son potentiel d'athlète. Sa sensibilité exige une approche bienveillante d'éducation, privilégiant patience et cohérence à l'autorité.

Le caractère du whippet : un athlète au cœur tendre

Le whippet incarne un équilibre surprenant entre un tempérament calme et une énergie explosive. Ce chien, souvent décrit comme un "lévrier de salon", séduit par sa douceur et son attachement, tout en conservant les instincts d’un ancien chien de chasse. Comprendre cette dualité est essentiel pour l’intégrer harmonieusement dans un foyer.

Un compagnon calme et affectueux à la maison

À l’intérieur, le whippet est un expert du farniente. Il préfère les siestes prolongées sur un canapé moelleux aux jeux effrénés. Ce chien peu exigeant en termes de bruit est idéal pour les appartements, surtout en ville. Il exprime rarement ses émotions par des aboiements, préférant des vocalisations douces, comme des gémissements ou des "hurlements" discrets, souvent liés à l’excitation ou à la recherche d’attention. Ces sons atypiques reflètent sa sensibilité, sans agressivité.

L’instinct de chasseur : un lévrier dans l’âme

En extérieur, le whippet révèle son héritage ancestral. Son instinct de poursuite, hérité de ses origines de chien de chasse, le pousse à réagir à tout mouvement rapide, comme celui d’un chat ou d’un écureuil. Sans rappel parfait, il peut s’échapper pour donner libre cours à cette pulsion. Une fugue est toujours un risque, surtout en terrain découvert. Pourtant, ce trait de caractère, bien encadré, n’enlève rien à son potentiel en tant que compagnon, à condition de respecter ses besoins d’activités structurées.

La cohabitation avec les enfants et autres animaux

Le Whippet est un paradoxe canin : un athlète de classe mondiale qui passe le plus clair de son temps à chercher la place la plus confortable du canapé pour une sieste.

Avec les enfants, le whippet se montre patient, à condition que ces derniers apprennent à le respecter. En revanche, sa cohabitation avec des animaux plus petits exige une socialisation précoce. Les chats, s’ils sont introduits tôt dans sa vie, peuvent devenir des complices. Toutefois, son instinct le pousse à les poursuivre s’il n’est pas éduqué. La clé réside dans la constance : des séances d’éducation positives, associées à des espaces sécurisés, permettent une harmonie familiale, même en présence d’autres animaux.

Le maître idéal pour un whippet : êtes-vous fait pour cette race ?

Le whippet, ce lévrier élégant et affectueux, cache des besoins spécifiques. Avant de craquer pour son apparence racée, posez-vous les bonnes questions : êtes-vous prêt à répondre à ses attentes uniques ?

Les réalités du quotidien : présence, patience et propreté

Le whippet est un chien d’une sensibilité extrême. Il souffre de l’abandon et ne supporte pas la solitude prolongée. Laisser un whippet seul plus de 4 à 5 heures par jour peut déclencher une anxiété de séparation, se traduisant par des vocalisations excessives ou des comportements destructeurs. Son attachement fusionnel exige une présence régulière.

Éduquer un whippet nécessite une méthode douce, basée sur la récompense. Les méthodes autoritaires inadaptées. Ce chien réagit mal à la rudesse : son équilibre psychologique en dépend. Enfin, son instinct de "voleur" – qu’il s’agisse de nourriture ou d’objets – doit être anticipé. Rien ne doit traîner à sa portée !

Comprendre son besoin d’exercice : plus qu’une simple promenade

Le whippet n’est pas un chien d’endurance, mais un sprinteur. Un simple tour de pâté de maison en laisse ne le satisfait pas. Il a besoin de courtes séances d’activité intense, comme des courses libres dans un parc sécurisé. Sans ce débouché, son énergie s’exprimera parfois de façon désordonnée à l’intérieur.

Pour varier son entraînement, des activités comme le canicross léger, l’agility ou le coursing (PVL) sont idéaux. Découvrez ces pratiques pour stimuler son corps et son esprit en cliquant ici.

Le profil du propriétaire idéal en quelques points

  • Vous êtes présent et disponible, et ne prévoyez pas de le laisser seul plus de 4-5 heures par jour.
  • Vous avez accès à un espace extérieur entièrement clôturé (jardin, parc canin sécurisé) où il pourra sprinter librement.
  • Vous êtes adepte d’une éducation positive, basée sur la patience et la récompense.
  • Vous cherchez un chien affectueux et calme à la maison, mais êtes prêt à gérer son énergie à l’extérieur.
  • Vous êtes vigilant et prêt à sécuriser votre environnement pour contrer son instinct de chasseur et de chapardeur.

Si ces critères résonnent en vous, le whippet pourrait devenir un compagnon complice. Mais attention : son épanouissement dépend d’un environnement adapté. Un chien malheureux en cage, c’est un échec pour tous les deux. La décision mérite réflexion.

L'éducation du whippet : douceur et cohérence avant tout

Le whippet, chien sensible et intelligent, exige une approche éducative adaptée à sa nature. Brusquer ce lévrier serait contre-productif. Son tempérament doux et sa réceptivité en font un partenaire idéal pour l'éducation positive. Comment exploiter ces traits tout en évitant les pièges ?

Les bases d'une éducation réussie

Deux piliers guident l'éducation : la douceur et la régularité. Ce chien intelligent peut se montrer têtu sans cohérence. Optez pour des séances courtes (5 à 10 minutes), répétées régulièrement, pour respecter sa capacité d'attention limitée.

Pour la propreté, identifiez les moments clés (réveil, repas) et sortez-le systématiquement. Récompensez-le immédiatement après l'élimination. Évitez les méthodes coercitives : la méthode "au panier" illustre cette association de commandes simples et de gratification positive. Un chiot ne maîtrise la propreté qu'à 4 mois minimum : soyez patient face aux accidents, normaux avant cet âge.

La marche en laisse et le rappel : deux points cruciaux

Éduquer un Whippet, ce n'est pas imposer sa volonté, mais le convaincre avec intelligence et douceur que vos demandes sont bénéfiques.

Pour la laisse, privilégiez le collier à martingale et une laisse légère en nylon. Dès ses débuts, associez la laisse à des expériences positives. Proposez des friandises à sa mise en place, transformez l'apprentissage en jeu d'attention guidé par des récompenses.

Le rappel est le défi majeur de cette race, et pour une raison qui n'a rien à voir avec l'obéissance : un lévrier chasse à vue. Dès qu'une silhouette part en courant, il est lancé avant d'avoir entendu quoi que ce soit, et il couvre en quelques secondes une distance qui vous met hors de portée. Entraînez-le en espace clos avec une longe, en utilisant un mot-clé unique ("Viens !") toujours associé à des récompenses exceptionnelles (poulet, jeu). Évitez de l'appeler pour des expériences négatives (bain, punition) qui ruineraient vos efforts.

En pratique, anticipez les déclencheurs (écureuil, par exemple) et approchez-vous avant qu'il ne parte. Pour les rappels urgents, une commande spécifique ("Stop !") avec récompense immédiate peut sauver la vie de votre compagnon. Retenez cette règle : la cohérence paie toujours avec ce lévrier au cœur sensible.

La santé du whippet : ce qu’il faut dire au vétérinaire, et les deux tests qui existent

Le whippet a une bonne réputation, et elle est en partie méritée : la Société centrale canine lui prête une espérance de vie moyenne de 12 à 15 ans et le décrit comme le plus robuste des lévriers. Mais « robuste » ne veut pas dire « sans particularité », et les particularités de cette race sont précisément celles que l’on découvre au mauvais moment, sur une table d’opération ou après une séance de course.

Le point vital : ce chien est un lévrier devant une anesthésie

C’est l’information la plus importante de cette fiche, et elle tient en une phrase à répéter à chaque nouveau praticien : prévenez toujours que votre chien est un lévrier.

Les lévriers ont une composition corporelle atypique, très peu de graisse et beaucoup de masse musculaire, ce qui modifie la façon dont certaines molécules anesthésiques se répartissent et s’éliminent dans l’organisme. Un vétérinaire qui le sait adapte son protocole. Un vétérinaire qui ne le sait pas travaille sur un chien qu’il croit ordinaire.

Votre rôle s’arrête là, et c’est déjà beaucoup : signaler la race, systématiquement, avant toute intervention, y compris pour un détartrage ou une simple sédation. Le choix des molécules et des doses relève du praticien, pas d’un article de site web, et méfiez-vous des pages qui vous recommandent un protocole précis : ce n’est pas au propriétaire de prescrire.

Le déficit en phosphofructokinase, pris pour un coup de chaleur

C’est l’une des deux maladies génétiques dépistées dans la race, et son tableau clinique explique pourquoi elle passe si souvent inaperçue chez un chien de course.

Il s’agit d’une glycogénose de type VII : la production d’énergie dans les globules rouges chute, leur durée de vie diminue, et une anémie s’installe. Les crises se traduisent par une léthargie, une faiblesse musculaire, des muqueuses pâles et une hyperthermie, et elles sont déclenchées par la chaleur, l’excitation ou un effort important. Entre deux crises, le chien paraît parfaitement normal.

Relisez cette liste en pensant à une journée de coursing en juillet, ou simplement à un chien surexcité qui sprinte dans un parc : les signes sont exactement ceux d’un coup de chaleur, et c’est comme cela qu’ils sont interprétés neuf fois sur dix. Le gène en cause est PFKM, la transmission est autosomique récessive, la fréquence des porteurs est inférieure à 1 %, et l’âge d’apparition est dès 6 mois. Un test ADN existe.

La mutation musculaire propre au whippet

C’est l’histoire génétique la plus intéressante de la race, et elle est absente de la plupart des fiches. Une mutation du gène de la myostatine (MSTN), protéine qui freine normalement le développement musculaire, existe chez le whippet. Deux publications de 2007 la documentent : celle de Shelton et ses collègues, qui montre que l’hypertrophie musculaire massive observée chez certains whippets est causée par cette mutation, et celle de Mosher et ses collègues, dont le titre dit l’essentiel : cette mutation augmente la masse musculaire et améliore les performances en course chez les chiens hétérozygotes.

Le mot décisif est codominant. Un chien qui porte une seule copie est plus musclé et court plus vite, ce qui crée une prime à la sélection dans les lignées de course. Un chien qui en porte deux devient ce que les Anglo-Saxons appellent un « bully whippet », avec une hypertrophie musculaire grossière qui n’a plus rien à voir avec la silhouette de la race.

La conséquence pratique est simple : marier deux porteurs, c’est risquer des chiots doublement porteurs. Un test ADN identifie le statut, et si vous achetez dans une lignée sélectionnée sur la vitesse, c’est une question légitime à poser à l’éleveur.

Le cœur, la peau et le froid

Le cœur d’un whippet est volumineux et bat lentement au repos : c’est normal chez un lévrier, et un vétérinaire non averti peut s’en inquiéter à tort. Cela ne dispense pas d’un suivi, la maladie de la valve mitrale pouvant apparaître avec l’âge, comme chez beaucoup de chiens de ce gabarit.

Sa peau est fine et son poil ras, sans sous-poil. Deux conséquences très concrètes :

  • Les plaies. Une course dans les ronces ou un grillage suffit à ouvrir la peau, souvent plus profondément qu’il n’y paraît. Un examen rapide après chaque sortie en nature fait gagner beaucoup de points de suture.
  • Le froid. Sans sous-poil et sans réserve de graisse, il grelotte tôt. Un manteau n’est pas une coquetterie sur cette race, c’est un équipement d’hiver.

Enfin, la sensibilité aux bruits et le collier : préférez un collier martingale, conçu pour ne pas glisser au-dessus d’une tête plus fine que le cou, ou un harnais. Un lévrier qui recule dans un collier plat ordinaire s’en extrait, et il s’en extrait généralement au pire endroit.

L’entretien au quotidien

Le whippet réclame peu d’entretien. Son pelage court se nettoie en quelques passages de gant en caoutchouc, une à deux fois par semaine. Complétez par un brossage dentaire régulier et une coupe des griffes toutes les trois à quatre semaines.

Adopter un whippet : le guide complet pour bien démarrer

Un whippet dans votre foyer ? Cette idée vous tente, mais les démarches restent floues. Sachez qu’un choix éclairé dès le départ évite la majorité des difficultés rencontrées par les propriétaires novices. Issu des courses de lévriers, ce chien s’intègre parfaitement en famille grâce à son tempérament doux, son intelligence et son alternance d’énergie et de détente.

Où trouver votre futur compagnon : élevage ou refuge ?

Pour un whippet de pure race, un éleveur sérieux est essentiel. Vérifiez son inscription au Livre des Origines Français (LOF), garantie de traçabilité. Un professionnel vous accueille sur place, présente les parents du chiot et fournit les tests santé (cardiaques, oculaires). Évitez les annonces généralistes ou les animaleries, souvent associés à des élevages irresponsables.

Les refuges proposent parfois des whippets adultes, déjà sociabilisés, parfois issus de saisies. En France, des associations comme Lévriers sans Frontières ou Lévriers en détresse peuvent être contactées. Leur processus inclut un entretien préalable pour évaluer le tempérament, surtout avec des enfants.

Chiot ou adulte : avantages et inconvénients

Un chiot permet une éducation personnalisée, mais sa socialisation et son énergie nécessitent une disponibilité totale pendant 6 à 8 mois. Privilégiez un suivi régulier pour éviter l’anxiété de séparation.

Un whippet adulte offre un tempérament affirmé. Sa propreté et son calme en font un choix idéal pour les personnes occupées. Cependant, un passé difficile peut demander de la patience. Comptez plusieurs mois d’adaptation pour un chien en provenance d’un environnement complexe.

Préparer l’arrivée de votre whippet à la maison

Votre whippet se repose 16 à 18 heures par jour. Un panier ultra-confortable est donc indispensable. Voici les indispensables :

  • Un panier ou un coussin extrêmement confortable (c’est non négociable pour un Whippet !)
  • Des gamelles (eau et nourriture)
  • Un collier spécial lévrier (large et martingale) pour protéger son cou
  • Une laisse et une longe pour des exercices en sécurité
  • Des manteaux adaptés à la saison (indispensables pour les mois froids)
  • Des jouets et des friandises pour l’occupation mentale

Anticipez aussi les frais vétérinaires initiaux (jusqu’à 300 €) et un espace sécurisé. Un coin calme à l’abri des courants d’air, avec un lit épais, facilitera son adaptation.

Les origines du whippet : du "cheval de course du pauvre" au salon familial

Enfant des mines du nord de l’Angleterre, le whippet incarne une adaptation sociale unique. Comment ce chien né dans la précarité ouvrière est-il devenu un compagnon apprécié en famille ? Découvrons son histoire.

Un chasseur développé par les mineurs anglais

La Société centrale canine résume ainsi la formation de la race : le nom apparaît à la fin du XIXᵉ siècle, mais ce petit lévrier anglais tire ses racines de siècles plus lointains, le XVIIᵉ, où on l’appelait levrette ou levron. Son nom viendrait du vieil anglais « wip it », que l’on peut traduire par « vas-y, fonce », interjection lancée par les mineurs du nord de l’Angleterre à la chasse au lapin, puis sur les pistes.

Ce qui a fixé la race, ce sont des croisements avec des terriers et une sélection sur des courses de sprint, derrière un lapin ou à l’appel du maître. Autrement dit, ce chien n’est pas le produit d’une sélection naturelle, contrairement à ce qu’on lit parfois : c’est un chien fabriqué, vite, pour une fonction précise, par des gens qui n’avaient pas les moyens d’entretenir un greyhound. D’où son surnom de cheval de course du pauvre.

La reconnaissance officielle et son évolution

Au XXᵉ siècle, il quitte les pistes pour les foyers. Son tempérament égal, son adaptation à la vie urbaine et sa discrétion en ont fait un chien de compagnie recherché, sans qu’il perde ce pour quoi il a été construit : le standard le classe toujours comme une race traditionnellement employée pour la chasse à vue et la recherche au sang.

Aujourd’hui, il brille en coursing, en course sur piste et en agility, ou simplement comme confident silencieux. Pour découvrir ses cousins, voyez nos autres fiches de races, à commencer par le barzoï.

Le Whippet incarne l’équilibre entre élégance lévrier et douceur familiale. Athlète infatigable, il devient un compagnon posé et affectueux. Son origine chez les mineurs anglais et ses besoins en font un allié exigeant mais fidèle. À qui répond à ses attentes, il offre complicité fidèle et rassurante.

FAQ

Quel budget prévoir pour adopter un Whippet ?

Comptez le plus souvent entre 1 200 et 2 000 € pour un chiot inscrit au LOF chez un éleveur sérieux. Des adultes sont aussi proposés à l’adoption par des associations de sauvetage de lévriers, à un tarif bien moindre, stérilisation et soins de base généralement inclus. Prévoyez ensuite des postes propres à la race : un manteau d’hiver, un collier martingale ou un harnais, et un couchage moelleux, car un chien sans graisse ni sous-poil ne dort pas volontiers sur du dur.

Whippet au collier beige regardant l'appareil en extérieur

Quels profils correspondent à un Whippet ?

Le Whippet s’attache particulièrement aux amoureux de chiens doux, intelligents et peu encombrants. Idéal pour les familles sédentaires mais disponibles pour des sorties actives en extérieur. Ce chien « chat » apprécie les propriétaires capables de respecter son rythme : des sprints énergiques en journée, suivis de longues siestes sur le canapé. Il convient mal aux personnes absentes plusieurs heures quotidiennement, car son anxiété de séparation mal gérée peut générer des troubles du comportement. Les adeptes de sports canins (coursing, agilité) y trouveront un partenaire motivé.

Le Whippet supporte-t-il la solitude ?

Le Whippet est un chien hypersociable, dépendant affectivement de son maître. Laisser un adulte seul plus de 4 à 5 heures régulièrement peut provoquer anxiété, destruction d’objets ou malpropreté. Cependant, cette réaction reflète un manque d’apprentissage, pas une faiblesse innée. Pour les absences prolongées, privilégiez une garde à domicile ou un espace sécurisé avec jouets stimulants. Les chiots nécessitent un entraînement progressif à la solitude, en alternant courts moments seuls et récompenses positives pour renforcer sa confiance.

Quelles distinctions entre un Whippet et un lévrier standard ?

Le whippet est un lévrier de taille intermédiaire, 47 à 51 cm chez le mâle et 44 à 47 cm chez la femelle, construit pour le sprint sur courte distance là où le greyhound, nettement plus grand, tient la distance. Son gabarit léger et sa peau fine le destinent davantage au foyer qu’à la garde, et il demande plus d’attention que d’autres lévriers en hiver comme sur les plaies. Il partage en revanche avec eux deux traits qui ne se négocient pas : un instinct de poursuite à vue très marqué, et la nécessité de prévenir le vétérinaire avant toute anesthésie.

Le Whippet aboie-t-il souvent ?

Le Whippet est naturellement peu aboyeur, ce qui le rend idéal en appartement. Il exprime davantage son mécontentement par des gémissements ou des « hurlements » doux, un trait hérité de son passé de chien de chasse non courant. Ces vocalises surviennent surtout en cas d’ennui, de faim (il est gourmand !) ou de stimulation environnementale (passage d’un chat dans le jardin). Pour limiter ces comportements, proposez-lui des jeux d’intelligence et des promenades en extérieur sécurisé. Un rappel cohérent et des renforcements positifs suffisent généralement à canaliser ces tendances sans recourir à des méthodes strictes.

Quelle est l’espérance de vie moyenne d’un Whippet ?

La Société centrale canine annonce 12 à 15 ans, ce qui en fait le plus robuste des lévriers. Deux points de vigilance accompagnent cette longévité : sa nature de lévrier devant une anesthésie, à signaler systématiquement au vétérinaire, qui adaptera lui-même son protocole, et les risques cardiaques liés à l’âge, notamment la maladie de la valve mitrale. Un examen annuel et un poids tenu font le reste.

Les Whippets sont-ils des chiens agressifs ?

Le standard décrit un chien doux, affectueux et de caractère égal, et classe le chien agressif ou peureux parmi les défauts entraînant l’exclusion. Autrement dit, ni l’agressivité ni la peur ne sont des traits de la race : ce sont des défauts. Timide de tempérament, le whippet préfère s’éloigner d’un conflit plutôt que l’affronter. Les grognements ou morsures rapportés viennent presque toujours d’une socialisation insuffisante ou de méthodes coercitives, auxquelles ce chien très réceptif aux émotions humaines réagit mal. Si le comportement de votre chien vous inquiète, faites-le évaluer plutôt que de durcir le ton.

Quels comportements problématiques observer chez les Whippets ?

Les principaux défis comportementaux du Whippet résident dans son instinct de chasseur (fuites en apercevant un animal) et son besoin de stimulation mentale. Sans activité adaptée, il peut devenir destructeur, chapardeur (il adore les friandises sur les tables) ou hyperactif. Son attachement excessif à son maître rend l’apprentissage de l’autonomie délicat, nécessitant un entraînement progressif à la séparation. Enfin, sa peur des bruits violents (feux d’artifice, orages) peut induire des tremblements ou des tentatives de fuite. Un dressage anticipatif et un environnement structuré sont les clés pour prévenir ces tendances.

Le Whippet s’attache-t-il à une seule personne ?

Le Whippet élit souvent un membre de la famille comme sa « figure centrale », mais il s’adapte à vivre dans un foyer collectif. Cette préférence s’explique par son hypersensibilité aux émotions et son besoin d’un interlocuteur principal pour se sentir sécurisé. Toutefois, avec des interactions régulières de tous les habitants (jeux, soins, promenades), il développera un attachement équilibré. Cette particularité le rend moins adapté à un foyer avec des absences prolongées de son référent, car il pourrait souffrir d’un stress accru en son absence.

Whippet allongé dans l'herbe, gros plan sur le museau
Whippet couché dans l'herbe regardant l'appareil
Whippet deux chiens se reniflant sur fond bleu
Whippet assis sur les genoux de personnes, mâchouillant une main
Whippet vu de près au bord de l'eau

Nos sources

  • Société centrale canine, fiche de race Whippet : taille de 44 à 51 cm, poids non précisé, origine du nom et formation de la race par croisements avec des terriers, espérance de vie de 12 à 15 ans, comportement et vie en ville.
  • Fédération cynologique internationale, standard n°162, Whippet : groupe 10 section 3, utilisation, tempérament, hauteurs au garrot sans indication de poids, exclusion des robes merle, et défauts entraînant l’exclusion.
  • Club Français du Whippet, club de race officiel affilié à la Société centrale canine.
  • Antagene, déficit en phosphofructokinase chez le Whippet : gène PFKM, transmission autosomique récessive, crises déclenchées par la chaleur, l’excitation ou l’effort, apparition dès 6 mois, d’après Smith et al. (1996).
  • Antagene, déficience en myostatine chez le Whippet : gène MSTN, transmission autosomique codominante, d’après Mosher et al. (2007), A mutation in the myostatin gene increases muscle mass and enhances racing performance in heterozygote dogs, et Shelton et al. (2007), Gross muscle hypertrophy in whippet dogs is caused by a mutation in the myostatin gene.

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