Canicule : comment protéger votre chien de la chaleur

Canicule : comment protéger votre chien de la chaleur

La canicule s’est installée et vous souffrez de la chaleur, c’est bien normal. Mais saviez-vous que ce phénomène climatique s’avère être d’autant plus dangereux pour votre chien ? Contrairement à vous qui pouvez recourir à toutes sortes de stratégies pour vous rafraîchir, votre fidèle compagnon se retrouve davantage démuni lorsque les températures ne cessent de grimper. Or, un coup de chaleur qui ne serait pas pris en charge dans les temps peut littéralement lui être fatal. Il vous appartient alors de multiplier les précautions afin de protéger votre adorable boule de poils contre la chaleur. Voici tout ce que vous pouvez faire pour qu’il puisse passer l’été en pleine forme !

Les dangers de la canicule pour le chien

Le soleil est brûlant, il n’y a pas un souffle d’air et les nuits sont tout aussi irrespirables… Les grosses chaleurs sont extrêmement pénibles pour nos animaux de compagnie, qui épuisent leur métabolisme. Elles font monter la température corporelle, affole le système cardiovasculaire qui met tout en œuvre pour que le corps reste à 38°C, 38,5°C grand maximum… Dès l’instant où l’organisme ne parvient pas suffisamment à se rafraîchir, le risque d’insolation est réel. Et lorsque la chaleur persiste ou si elle est excessivement forte, les mécanismes de refroidissement de nos braves compagnons à quatre pattes sont vite mis à rude épreuve.

L’instinct les pousse alors à partir en quête d’une place fraîche et ombragée. Dans la mesure où votre chien ne va pas se plaindre, il apparaît difficile de déceler la situation d’inconfort qu’il est en train de subir sans même que vous vous en rendiez compte. Plus sensibles que les humains aux variations du thermomètre dont le mercure dépasse largement les 30°, les animaux de compagnie sont nombreux à décéder chaque année à cause d’un coup de chaud ou de la déshydratation, même ceux qui sont en parfaite santé. Ceci est d’autant plus vrai pour l’espèce canine, qui n’est pas capable de réguler sa température à l’aide de la sudation.

Les coussinets produisent un peu de sueur, créant ainsi une sensation de rafraîchissement par évaporation. Mais c’est surtout l’halètement qui permet de refroidir l’organisme par élimination de la vapeur d’eau. C’est dire à quel point le chien souffre de la chaleur, surtout lorsque l’atmosphère est chaude et humide. Et lorsque l’on sait que quelques heures suffisent pour mettre sa vie en danger, il apparaît capital de se montrer immodérément vigilant. Notez également que l’exposition prolongée au soleil comporte d’autres risques, tels que le cancer de la peau qui concerne principalement ceux qui ont un pelage clair.

Les chiens les plus fragiles face à la chaleur

Bien que tous les animaux souffrent des fortes chaleurs, les canidés sont les plus vulnérables. Certaines races les supportent encore moins, notamment celles dites « brachycéphales », autrement dit à face aplatie comme les bouledogues ou encore les carlins. Leur morphologie est telle qu’ils n’arrivent plus à contrôler leur respiration dès que le thermomètre dépasse les 35°… Les sujets cardiaques sont également les principales victimes des températures élevées, chez qui l’œdème pulmonaire n’est pas rare. L’eau s’accumule alors dans le système respiratoire, ce qui provoque de grosses difficultés pour respirer correctement.

Bien évidemment, il faut se montrer particulièrement attentif avec les chiots et les chiens âgés qui souffrent vite de la chaleur, sans oublier ceux ont tendance à l’embonpoint. Inutile pour autant de prendre rendez-vous chez le vétérinaire dès que le thermomètre se met à s’affoler : un simple appel téléphonique peut généralement suffire pour mettre votre chien à l’abri de pas mal de frayeurs. Il vous recommandera par exemple de surveiller de près la respiration de votre boule de poils, qui doit aussi continuer à s’alimenter régulièrement.

Les symptômes du coup du chaleur chez le chien

Pour savoir si votre compagnon à quatre pattes n’arrive plus à supporter les fortes températures, observez-le attentivement afin de réagir et éviter le drame :

  • Il respire rapidement en se tenant debout, cou rendu et coudes écartés dans le seul but de rendre les mouvements thoraciques plus aisés ;
  • Il halète fort et bruyamment, de manière irrégulière ;
  • Il présente des difficultés à se déplacer et semble désorienté ;
  • Son comportement est passif et léthargique, avec un regard fixe ;
  • Il montre des signes de stress ;
  • Il n’a pas faim ;
  • Son rythme cardiaque est frénétique ;
  • Sa truffe est plus chaude qu’en temps normal ;
  • Il est abattu ;
  • Il souffre de diarrhées aigües ;
  • Il salive de façon excessive ;
  • Il est pris de tremblements musculaires.

Si votre chien présente l’un de ces signes, il est sans aucun doute victime d’un coup de chaleur et, sa température interne pouvant dépasser les 40°C, une intervention en urgence chez le vétérinaire est absolument conseillée. En effet, plusieurs organes vitaux sont en surchauffe et la situation pourrait rapidement s’aggraver. La gêne respiratoire est telle qu’elle se transforme en une véritable détresse.

Les muqueuses manquent cruellement d’oxygène et virent du rose au rouge vif, allant jusqu’à devenir violacées dans les cas les plus alarmants. Si le chien se met à convulser, à vomir et perd connaissance, il s’agit d’une hyperthermie sévère qui peut conduire à la mort de l’animal… N’attendez pas d’en arriver là !

Le bon comportement à avoir en cas de coup de chaleur

Tâtonner l’oreille ou les coussinets de votre boule de poils pour déceler une éventuelle hausse de température. En effet, ces parties-là sont plus chaudes en cas de montée de fièvre. Touchez également sa truffe, qui ne doit pas être sèche ni brûlante. Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à prendre sa température : le thermomètre affiche 38,5°, voire 39° pour un chien en bonne santé. Au-delà, réagissez dans l’immédiat. Afin de le remettre sur pattes au plus vite, commencez par donner une douche fraîche à votre brave toutou.

Allez-y progressivement pour éviter le choc thermique, avec de l’eau tiède au départ dont vous baisserez petit à petit la température. Puis, installez-le dans un endroit frais et bien aéré avec un ventilateur, afin de favoriser son rafraîchissement. En sachant que le refroidissement corporel du chien se fait de bas en haut, disposez une serviette humide sur le sol, idéalement sur du carrelage, afin qu’il puisse s’y allonger. Imbibez une couverture avec de l’eau froide pour le couvrir entièrement. Mouillez-lui bien les pattes, la tête, et proposez-lui à boire par petites quantités.

Malgré toutes ces précautions, si l’état de votre fidèle compagnon s’aggrave au fil des heures, emmenez-le rapidement chez un vétérinaire, toujours bien enveloppé dans sa couverture humide. Le coup de chaleur constitue une urgence vitale et chaque minute compte !

Comment protéger votre chien de la canicule ?

Il est primordial de bien protéger votre compagnon poilu de la chaleur. Pour cela, il suffit d’adopter des réflexes élémentaires mais aussi d’éviter à tout prix certaines pratiques en plein été. Il faut les connaître impérativement, pour le bien-être de votre meilleur ami à quatre pattes.

Les gestes à éviter

Méfiez-vous de la niche, où la chaleur peut vite devenir insupportable. De même, ne laissez jamais la caisse de votre chien en plein soleil. Le mieux est de laisser votre animal à l’intérieur de la maison, bien au frais.
Évitez également les longs trajets en voiture avec votre brave canidé lorsqu’il fait trop chaud.
Ne le promenez pas entre midi et 16 heures en période de canicule. C’est effectivement le moment de la journée où le soleil tape le plus fort. Et puis, le sol lui paraîtrait si bouillant qu’une telle sortie représenterait plus un supplice pour votre chien qu’un plaisir.

Limitez les efforts de votre adorable compagnon sous de hautes températures. Trop excité, il se fatiguerait vite, mettant son cœur en souffrance. En plus, il risquerait d’oublier de s’hydrater.
On ne le répète jamais assez, mais ne quittez jamais votre voiture en laissant votre chien tout seul à l’intérieur ! Et ce conseil vaut même si vous vous absentez quelques minutes, avec les fenêtres ouvertes. En effet, le soleil peut vite créer un effet d’étuve dans l’habitacle et la température se met rapidement à augmenter, allant jusqu’à atteindre les 50°C, et l’air devient alors irrespirable.

Imaginez-vous une seule seconde à sa place, sans pouvoir transpirer… C’est d’ailleurs pour cette raison que cette recommandation est également valable si vous êtes garé à l’ombre. En période estivale, cela reste intenable pour un chien, qui peut se déshydrater et mourir en moins d’une demie heure enfermé dans un véhicule en stationnement alors que la température extérieure avoisine les 25°C. Il apparaît donc évident qu’à plus de 30°C, la voiture se transforme en une véritable fournaise et que son espérance de vie s’en trouve encore plus limitée… Alors, dans le cas où vous apercevez un chien en détresse dans un véhicule et que vous ne trouvez pas son maître, prévenez la police sans plus attendre en composant le 17.

La situation étant extrêmement urgente, la loi vous autorise à prendre la décision de briser une vitre. Préférez néanmoins de vous entourer d’au moins deux témoins qui pourront prouver votre bonne foi en cas de litige avec le propriétaire, comme le préconise le ministère de l’Intérieur.

Les réflexes à adopter

En période de canicule, il est crucial de faire attention à deux points : le confort de votre chien, qui ne doit pas avoir trop chaud, et son hydratation en veillant à ce qu’il boive de manière régulière. Voici comment faire :

Que vous soyez chez vous ou à l’extérieur, rafraîchissez votre chien plusieurs fois dans la journée en lui mouillant délicatement les pattes à l’aide d’un gant humide. Passez-le sur son ventre, sans oublier les plis de ses cuisses qui représentent des zones particulièrement sensibles à la chaleur. En alternative, n’hésitez pas à l’asperger d’eau avec un brumisateur, en insistant sur la truffe et les coussinets. Probablement qu’il n’appréciera pas, mais cela lui fera le plus grand bien. Ne lésinez pas non plus sur la douche ou le bain dans de l’eau tempérée, voire un peu fraîche. Voilà un moyen amusant de réguler la température corporelle de votre toutou, qui sera ravi de passer un moment de complicité avec son maître !

Laissez toujours une ou deux gamelles d’eau propre et fraîche à disposition de votre adorable toutou, étant donné qu’elle s’évapore avec la chaleur. Veillez à ce que l’eau soit à température ambiante, car glacée, elle risquerait de lui provoquer des diarrhées. Pensez aussi à la fontaine à eau, qui s’avère être d’une grande utilité lors des épisodes de forte chaleur. En effet, cet accessoire permet à votre animal de se désaltérer à sa guise, sans que vous soyez contraint de changer l’eau en permanence.
Chez vous, invitez votre chien à s’installer dans une pièce fraîche et aérée, avec les fenêtres et les volets fermés toute la journée. Mettez en marche le ventilateur ou l’air conditionné, réglé sur 25°C environ. Vous pouvez aussi lui laisser l’accès à tous les endroits frais de la maison, notamment là où il y a du carrelage.

Si vous possédez un jardin, aménagez-lui un coin confortable sous un arbre pour qu’il soit bien à l’ombre. Faites-en de même à la plage, où le parasol est indispensable. Malgré tout, certains chiens ont tendance à préférer une séance de bronzage, même quand il fait chaud. Assurez-vous alors que votre petit protéger ne reste pas trop longtemps au soleil !
Déposez une serviette mouillée dans le panier de votre chien et pensez à l’humidifier de temps en temps, de manière à le garder précieusement au frais.

Limitez les sorties aux besoins de votre gentille boule de poils. Promenez-la le matin avant 10 h, et le soir après 18 h. Le mieux est évidemment de ne pas attendre que le soleil soit levé et, en fin de journée, de patienter jusqu’à ce qu’il soit couché. Rien n’est plus agréable qu’une balade à la fraîche !

En cas de sortie en pleine journée, fuyez le soleil qui rend les trottoirs ou même le sable littéralement bouillant. Pour que votre chien ne se brûle pas les coussinets, assurez-vous de la température du sol en y laissant votre main à plat pendant quelques instants. Faites régulièrement des pauses pour lui proposer à boire. Partez en quête d’un point d’eau où le rafraîchir, afin de le mettre à l’abri d’un éventuel coup de chaud.

Lors de longs trajets, aérez bien le véhicule de sorte qu’il ne fasse pas trop chaud et proposez fréquemment à boire à votre chien. Le brumisateur sera également votre meilleur allié !
Offrez des glaçons directement à votre compagnon à quatre pattes, qui se fera une joie immense de les croquer à pleines dents. Mais restez raisonnable, pour ne pas lui causer de douleurs à l’estomac. Il est même possible de congeler ses friandises favorites dans un petit bloc de glace !

Évitez de transporter votre fidèle compagnon en voiture lorsque le soleil est à son paroxysme. Dans le cas où vous ne pouvez vraiment pas faire autrement, procurez-vous un pare-soleil qui empêchera les rayons de pénétrer au sein de l’habitacle.
En promenade, ayez toujours à disposition une bouteille d’eau fraîche ou une gourde pour chien.
Bannissez les efforts physiques, qui pourraient faire monter la température corporelle de votre chien à l’excès surtout s’il est gros ou très poilu. Privilégiez les jeux matinaux ou tardifs.
Vous pouvez augmenter l’apport en eau de votre tendre canidé, en humidifiant ses croquettes ou en allongeant sa pâtée avec un peu d’eau. Mixer les croquettes avec la pâtée est également une bonne idée, car l’alimentation humide est déjà très riche en eau.

Si votre chien a de longs poils, il apparaît judicieux de les lui couper. Ne le tondez surtout pas, pour ne pas retirer la couche de protection thermique indispensable à la régulation du froid ainsi que du chaud !

Les accessoires pour aider votre chien à mieux supporter la chaleur

Durant la saison estivale, et davantage encore pendant un épisode caniculaire, il est primordial de proposer à votre canidé des solutions pour le maintenir au frais. En effet, le chien ne peut pas évacuer la chaleur par le biais de la transpiration et souffre d’autant plus que les humains des fortes chaleurs. De ce fait, votre toutou a impérativement besoin que vous l’aidiez à réguler sa température corporelle pour se sentir bien en été. Je vous partage alors une sélection de produits et accessoires rafraîchissants pour préserver son bien-être lorsque le mercure atteint des sommets.

La fontaine à eau pour chien

Il s’agit de l’accessoire incontournable pour proposer à votre compagnon à quatre pattes de l’eau fraîche et parfaitement propre. La fontaine à eau est surtout recommandée pour les chiens qui ont tendance à boire peu, malgré la chaleur. En effet, l’eau est en mouvement, ce qui les intrigue et leur donne envie d’y plonger leur langue. Par ailleurs, l’eau ne stagne pas et se renouvelle constamment. Grâce au filtre, les poussières et autres saletés sont emprisonnées, ce qui permet au chien de s’abreuver à tout moment avec une eau saine.

Fontaine à eau pour chien

Les vêtements rafraîchissants pour chien

Le gilet ou le manteau rafraîchissant se trempe quelques minutes dans de l’eau fraîche. Il suffit ensuite de l’essorer avant d’habiller votre chien avec ce vêtement anti-caniculaire d’une grande efficacité. Son mode de fonctionnement est simple : son tissu capture la fraîcheur et maintiendra ainsi votre compagnon poilu au frais, sans le mouiller. Il s’adapte à toutes les races canines, petites ou grandes, et convient aussi bien à l’extérieur qu’à la maison. Source de fraîcheur garantie !

veste rafraichissante pour chien

La piscine pour chien

Vous aimez faire trempette dans une eau fraîche quand la canicule bat son plein ? Votre chien adorera en faire de même ! Cet accessoire est une petite piscine qui ressemble à celle pour les enfants, sauf que celle-ci est spécialement conçue pour votre toutou. Elle possède de petits rebords et ses parois sont renforcées, afin que les griffes ne l’abîment pas. Il suffit de quelques centimètres d’eau pour lui offrir une baignade amusante et sécurisée, quelle que soit sa taille. Bien évidemment, la piscine pour chien se destine à un usage extérieur si vous ne voulez pas inonder votre intérieur… Propriétaire de jardin ou de terrasse, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour rafraîchir instantanément votre boule de poils !

Piscine pour chien

L’AnimAlarm anti coup de chaleur

Les canidés sont particulièrement sensibles aux grosses chaleurs, surtout dans les espaces clos. C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais laisser votre compagnon à quatre pattes enfermé dans un véhicule en stationnement. Potentiellement mortel, le coup de chaleur peut vite survenir, même si l’exposition au chaud est de courte durée. Connaissez-vous l’AnimAlarm anti coup de chaleur ? Cet accessoire innovant et très pratique évitera de vous inquiéter inutilement pour la santé de votre toutou. Il s’agit en effet d’un thermomètre high tech qui peut être connecté à votre smartphone, à placer dans la pièce où se trouve votre chien. Salle à manger, garage, niche, camping-car, etc. : l’AnimAlarm vous envoie un texto dès que le mercure s’affole. Vous allez enfin pouvoir rester zen face à la canicule !

Animalarm

Le gel rafraîchissant pour chien

Sans parabènes, des conservateurs pouvant causer des allergies cutanées et susceptibles de perturber le système endocrinien, ce gel actif rafraîchit instantanément votre chien. Il s’applique directement sur ses coussinets et sur son ventre pour l’aider à supporter les fortes chaleurs. Autant dire qu’il s’avère être d’une grande utilité en promenade ! Le gel réfrigérant peut également être contenu dans un collier ou un bandana à mettre autour du cou, pour un toutou stylé et en pleine forme même pendant un épisode caniculaire !

Le tapis rafraîchissant

Pour un confort optimal, pourquoi ne pas opter pour un tapis rafraîchissant ? Surtout lorsque l’on sait que la chaleur se ressent principalement par les pattes… Pour certains modèles, le cœur du matelas contient un gel non toxique qui délivre une agréable sensation de frais au contact du chien. Nul besoin alors de mettre le tapis au réfrigérateur ou au congélateur : le tissu absorbe, stocke et restitue tout simplement la vapeur d’eau du corps pour créer de la fraîcheur. D’autres se remplissent d’eau du robinet, et il ne reste plus qu’au chien à s’installer pour rester au frais. Facile et pratique à utiliser au quotidien, cet accessoire canin particulièrement ingénieux offre un effet fraîcheur pendant au moins 3 heures et peut être placé directement sur le sol ou dans une caisse de transport. Votre compagnon à poils pourra ainsi se rafraîchir quand il le souhaite, à la maison comme en déplacement. Pensez-y pour vos voyages en voiture ! D’autant plus que ce produit se décline en plusieurs tailles, afin de convenir à toutes les races.

Tapis rafraîchissant pour chien

La gourde pour chien

Et si les accessoires canins les plus utiles pour aider votre petit protégé à supporter la canicule étaient les plus simples ? En promenade, la seule chose à n’oublier sous aucun prétexte est bien évidemment la gourde pour chien ! Lors des fortes chaleurs, il faut impérativement veiller à hydrater régulièrement votre fidèle compagnon, ce qui est d’autant plus vrai durant vos escapades estivales. Il existe une infinité de modèles de gourdes pour chien qui permettent de proposer directement de l’eau à votre toutou, où que vous vous trouviez. Glissez-la dans votre sac et vous pourrez non seulement lui donner à boire à tout moment, mais aussi mouiller fréquemment son harnais ou son collier, ou pourquoi pas un gant afin d’humidifier son pelage.

Gourde pour chien

La gamelle réfrigérante

Renfermant soit des mini-cristaux naturels, soit un élément réfrigérant amovible, cette gamelle permet à votre chien de boire et de manger frais pendant de longues heures. Alors que pour le premier modèle il suffit de remplir sa doublure avec de l’eau puis de le secouer avant de le déposer une heure au réfrigérateur, le second consiste simplement à conserver la pièce amovible au congélateur avant de l’insérer sous la gamelle. Il existe également des distributeurs d’aliments pour chien, équipées de poches réfrigérantes pour garder la nourriture bien fraîche.

Gamelle réfrigérante pour chien

Cardiomyopathie dilatée du chien (CMD) : symptômes et traitements

Cardiomyopathie dilatée du chien (CMD) : symptômes et traitements

Se développant à l’âge adulte, la cardiomyopathie dilatée du chien est une pathologie cardiaque, souvent génétique. Pouvant avoir de lourdes conséquences, elle est incurable mais il est possible de traiter ses symptômes. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cette pathologie canine :

La cardiomyopathie dilatée du chien : qu’est-ce que c’est ?

La cardiomyopathie dilatée canine (ou CMD) est une affection du muscle cardiaque. Elle diminue la capacité du cœur à générer assez de pression pour envoyer le sang dans le système vasculaire. En d’autres termes, le cœur pompe de manière insuffisante pour irriguer correctement tout le système sanguin.

Par ailleurs, la CMD peut être lésionnelle ou fonctionnelle :

  • ​Dans le premier cas, la structure du muscle cardiaque est touchée par des lésions qui réduisent ses capacités. Soigner ces lésions permet alors de retrouver une bonne pression sanguine.
  • ​Dans le second cas, le cœur n’a pas de lésion, mais il ne fonctionne pas correctement. Ce dysfonctionnement est souvent dû à un manque d’énergie, dont il faut identifier la cause. Et généralement, d’autres troubles fonctionnels peuvent aussi être observés chez le chien.

Les facteurs de risques

Comme pour de multiples maladies, certains facteurs augmentent les risques de développer une cardiomyopathie dilatée. Parmi eux : les prédispositions génétiques, les carences nutritionnelles et les infections.

Tout d’abord, certaines races de chiens sont davantage touchées par la CMD. C’est notamment le cas des races de grande taille, comme le dogue, le bullmastiff, le terre neuve, le berger allemand, le golden retriever, le doberman pinscher, le lévrier irlandais, le labrador, le grand danois et le boxer. Le caniche et le cocker spaniel sont également prédisposés. D’ailleurs, certaines formes de la maladie portent même le nom de la race prédisposée. Il s’agit alors d’une forme classique de cardiomyopathie dilatée, avec quelques anomalies spécifiques à des mutations génétiques de la race. Il existe par exemple les formes doberman, boxer ou encore lévrier irlandais de la CMD.

Cette prédisposition à la maladie semble donc liée à une composante génétique héréditaire, même si d’autres facteurs sont potentiellement en cause. Notamment, les mâles sont davantage touchés que les femelles.

En outre, une carence alimentaire en carnitine peut également augmenter les risques de cardiomyopathie dilatée, notamment chez les boxers. Cette molécule est synthétisée par l’organisme à partir d’acides aminés présents dans la viande – surtout la viande rouge – et les produits laitiers. Elle est cruciale pour le bon fonctionnement des muscles et du cœur, auxquels elle apporte de l’énergie. Si votre chien manque de carnitine, son cœur s’affaiblit et risque de ne plus être capable de produire assez de pression sanguine.

Dans la même idée, une carence en taurine est aussi un facteur de risque de CMD (particulièrement chez les cockers). Dérivée d’un acide aminé, elle joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des systèmes cardiaques et musculaires, car elle réduit l’effet néfaste des toxines – notamment durant l’effort. D’ailleurs, les chiens souffrant de problèmes cardiaques doivent généralement avoir une alimentation enrichie en taurine. Si besoin, le vétérinaire conseille même des compléments alimentaires à base de taurine.

Enfin, des affections virales ou inflammatoires peuvent également augmenter les risques de cardiomyopathie dilatée. Il s’agit alors surtout de formes lésionnelles de la maladie.

Reconnaître les symptômes d’une CMD

Ensuite, la cardiomyopathie dilatée du chien se manifeste de différentes façons. Dans 90% des cas, il s’agit d’une maladie primaire (ou primitive). Cela signifie qu’elle est la source initiale d’autres problèmes de santé. Ainsi, un chien souffrant de CMD peut présenter divers symptômes attribués à tort à une autre pathologie. Pour le soigner correctement, il faut alors identifier la cause sous-jacente, c’est-à-dire déceler la cardiomyopathie dilatée.

Les signes cliniques de la cardiomyopathie dilatée du chien

Concrètement, la cardiomyopathie dilatée canine se manifeste par plusieurs signes cliniques. Pour les repérer, divers examens médicaux sont nécessaires : échocardiographie, radiographie thoracique, électrocardiographie, électrocardiogramme, etc.

La CMD du chien se caractérise surtout par une dilatation des ventricules du cœur, avec un amincissement de leurs parois. Dans de nombreux cas, on observe cette dilatation sur les quatre cavités du cœur. La capacité du muscle cardiaque à servir de pompe est alors diminuée, ce qui a plusieurs conséquences :

  • ​  ​Réduction de l’apport de sang oxygéné dans le corps.
  • ​  ​Potentielle congestion du sang dans les poumons.
  • ​ ​Fréquence cardiaque élevée, qui augmente le besoin en oxygène. Or, ce besoin reste insatisfait à cause de la faiblesse du cœur dilaté.

Cumulées ou isolées, ces conséquences expliquent les symptômes visibles chez le chien malade.

De plus, elles peuvent également prédisposer le chien aux arythmies cardiaques dans les oreillettes du cœur (fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire) ou dans les ventricules (complexes prématurés ventriculaires, tachycardie). Or les arythmies sont des problèmes médicaux très sérieux, qui peuvent notamment entraîner une mort subite.

Les symptômes qui doivent vous inquiéter

Avant de réaliser des examens cliniques pour identifier une cardiomyopathie dilatée canine, vous pouvez repérer certains signes. Voici les principaux symptômes qui doivent vous alerter chez votre compagnon :

  • Grand faiblesse, fatigue, léthargie.
  • ​Perte de poids, amaigrissement, manque d’appétit.
  • ​Malaise, évanouissement, perte de connaissance.
  • ​Toux.
  • ​Difficultés respiratoires, respiration accélérée et/ou saccadée, essoufflement.
  • ​Ventre distendu, lié à une ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen).
  • ​Dégradation de l’état de santé général.

Si votre chien présente certains de ces symptômes, consultez un vétérinaire rapidement. CMD ou pas, il faut le soigner sans tarder.

Comment soigner la cardiomyopathie dilatée ?

Lorsqu’un chien est atteint de cardiomyopathie dilatée, aucun traitement ne permet de le guérir. Il s’agit alors d’améliorer sa condition.

La première étape est le traitement d’urgence, surtout en cas d’insuffisance cardiaque aiguë congestive. Selon la situation du chien, le vétérinaire envisagera une vasodilatation, une tranquillisation, une diurèse forcée ou encore de l’oxygénation.

Deuxièmement, il faut améliorer la fonction systolique du cœur (c’est-à-dire son rôle de pompe) et dilater les vaisseaux sanguins périphériques. L’objectif est de réduire la charge de travail des ventricules, d’éliminer la congestion pulmonaire et de contrôler la fréquence cardiaque (et des arythmies, le cas échéant). À cet effet, le vétérinaire administre des médicaments pour le cœur, par injection dans les situations d’urgence ou par voie orale chez les chiens stabilisés. La durée du traitement et la posologie seront adaptées en fonction de l’évolution de la maladie.

En complément, il est recommandé d’adopter une alimentation à base de viande fraîche, cuite à moins de 196°C. Au-delà, les nutriments perdent leurs propriétés nutritives. Cela garantira un apport suffisant en taurine et en carnitine, mais aussi en viande et en lipides de qualité. Un tel régime est également idéal en prévention de la cardiomyopathie dilatée.

Les pronostics en cas de CDM

La CMD canine peut être une maladie dévastatrice, et le pronostic est variable selon la race du chien et son état général au moment où elle se déclare. Par exemple, le pronostic pour un doberman est moins favorable que pour les autres races. Tandis que la cardiomyopathie dilatée évolue beaucoup plus lentement chez les cockers. De même, le pronostic est généralement plus sombre chez les chiens ayant une insuffisance cardiaque congestive.

Heureusement, le traitement médical peut grandement améliorer la durée et la qualité de vie des chiens atteints de cardiomyopathie dilatée. Alors mieux vaut entamer le traitement dès les premiers signes !

Crédit Photo : Alexas_Fotos

5 Maladies rares chez le chien

5 Maladies rares chez le chien

Aux Etats-Unis, les étudiants vétérinaires apprennent l’adage suivant : « When you hear hoofbeats, think of horses not zebras » (en français « Si vous entendez un bruit de sabots, pensez à des chevaux, pas à des zèbres »). En clair, face à des symptômes, il faut d’abord envisager la cause la plus probable (un cheval). C’est seulement lorsque le diagnostic a écarté les maladies communes qu’il peut éventuellement révéler une pathologie rare (un zèbre). Mais même si les symptômes sont la plupart du temps dus à une maladie courante, il arrive aussi qu’ils reflètent une maladie rare. Rarement, un bruit de sabots peut donc annoncer un zèbre, et pas un cheval !

A titre d’exemples, voici 5 maladies rares qui peuvent toucher nos fidèles compagnons à quatre pattes.

1- Alopécie X

L’alopécie est une absence anormale de poils, plus courante chez les mâles. Le X illustre simplement le manque de connaissance de cette maladie par les vétérinaires. Sans raison apparente, les races de type spitz sont les plus touchées (akita, samoyède, poméranien, malamute, etc.).

Concrètement, un chien atteint d’alopécie X commence à perdre ses poils progressivement vers l’âge de 3 ans. Au début, son pelage devient crépu à l’arrière du corps (comme le duvet d’un chiot), puis ses poils finissent par tomber. A l’endroit de la chute, la peau devient noire. D’ailleurs, on appelle aussi cette maladie « black skin disease » (littéralement « maladie de la peau noire »). Ce phénomène peut se limiter à quelques zones de la culotte ou s’étendre sur les pattes arrière, la base de la queue, les flancs et même la nuque.

Par ailleurs, la perte de poils liée à l’alopécie X est similaire à celle causée par un problème hormonal. Pour confirmer le diagnostic, il faut donc réaliser d’autres analyses (sang, urine, biopsie).

Bien qu’impressionnante, cette maladie n’est pas dangereuse pour le toutou. Il n’existe aucun traitement pour la soigner, mais certains chiens réagissent positivement à des suppléments hormonaux, des médicaments supprimant la fonction surrénalienne ou à une castration.

2- Hyperthermie maligne

Pouvant toucher toutes les races de chiens, cette maladie rare est une anomalie génétique qui affecte les muscles squelettiques en les empêchant de se détendre normalement. Chez les toutous atteints, elle est surtout déclenchée par les gaz anesthésiants et certains myorelaxants, qui endommagent les tissus nerveux, rénaux et hépatiques. D’autres stimuli peuvent aussi engendrer une crise : excitation, stress, activité intense, etc.

Lors d’une crise, l’hyperthermie maligne se traduit par de la fièvre, des spasmes, une arythmie cardiaque et une production accrue de dioxyde de carbone. Dans certains cas, elle peut même être fatale.

Cette maladie étant rare, elle est souvent diagnostiquée après une crise, même si les analyses peuvent être faites à tout moment dès la naissance. Pour cela, le vétérinaire effectue un test ADN et éventuellement une biopsie musculaire.

Côté traitement, il est possible de calmer une crise en administrant un myorelaxant (dantrolène) en intraveineuse. Le reste du temps, il est essentiel d’éviter les situations à risques, qui pourraient déclencher un nouvel épisode.

3- Uretère ectopique

L’uretère ectopique est une malformation rare présente dès la naissance, surtout chez les femelles. Sur un chien normal, deux conduits (les uretères) transportent l’urine des reins à la vessie. Mais en cas d’uretère ectopique, un des conduits – parfois les deux – est fixé au mauvais endroit sur la vessie, voire sur un autre organe (urètre, utérus ou vagin).

Cette malformation perturbe le fonctionnement de la vessie et des sphincters urétraux. Aussi, les toutous atteints souffrent généralement d’incontinence (constante ou intermittente), voire de pertes en goutte-à-goutte. La position et le stress peuvent également amplifier cette incontinence. L’uretère ectopique peut aussi causer des infections urinaires répétées, dès le plus jeune âge. Enfin, il arrive que les symptômes se limitent à une inflammation de la peau sur la zone urogénitale.

Pour diagnostiquer un uretère ectopique chez un chien, le vétérinaire réalise une radiographie, une échographie et une cystoscopie (il introduit alors une micro-caméra dans les voies génito-urinaires). En complément, il fait aussi une analyse d’urine pour détecter les éventuelles infections.

Enfin, l’uretère ectopique ne peut être soigné que par la chirurgie. Par la suite, une légère incontinence peut néanmoins subsister. Des traitements complémentaires permettent alors de stimuler les sphincters.

4- Myasthénie grave

Héréditaire ou acquise, cette maladie provoque une faiblesse musculaire liée à une mauvaise transmission entre les nerfs et les muscles. Lorsqu’elle est congénitale, elle résulte d’une défaillance du système immunitaire. Quant à elle, une myasthénie grave acquise peut être causée par un cancer (thymome) ou un dysfonctionnement de la thyroïde ou du thymus. Mais son origine peut aussi être inconnue.

Chez le chien, la principale manifestation de la maladie est une faiblesse musculaire, souvent renforcée par l’exercice. La plupart du temps, il suffit que le toutou se repose pour retrouver ses forces. Cette faiblesse peut se limiter à quelques muscles (comme l’œsophage ou le larynx) ou se généraliser à tout le corps.

Le diagnostic de la myasthénie grave se fait via une radiographie du thorax, une étude électro-physiologique (qui permet d’analyser l’activité électrique du cœur) et une analyse sanguine (anticorps). Ensuite, le traitement dépend de la forme de la maladie. En cas de tumeur, une ablation chirurgicale est souvent requise. Pour les autres types, il existe différents médicaments traitant aussi bien les symptômes que les causes.

5- Maladie de Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome uvéodermatologique ou uvéo-cutané)

Cette maladie auto-immune provoque de nombreux symptômes, notamment chez les jeunes chiens. D’un côté, on observe des problèmes oculaires : décollement de la rétine, vision trouble, cécité, hypersensibilité à la lumière, œdèmes de la cornée, inflammations (uvéite). De l’autre, le syndrome VKH touche aussi la peau et les poils : dépigmentation, lésions autour des paupières, des lèvres, des coussinets et des organes génitaux. Elle peut même engendrer une hypothyroïdie.

Il semble que l’akita inu ait une prédisposition à cette maladie, de même que l’husky, le samoyède et le shiba inu.

Le vétérinaire diagnostique la maladie VKH grâce à des analyses de sang poussées et des biopsies de la peau. Généralement, le traitement combine des médicaments qui réduisent les inflammations et inhibent le système immunitaire affectant les yeux et la peau. D’autres traitements peuvent aussi être nécessaires selon les symptômes.

Conclusion

Heureusement, ces maladies sont très rares, même si elles ne sont pas forcément à exclure. Quoi qu’il en soit, des analyses approfondies sont toujours nécessaires pour identifier ces « zèbres ».

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Mon chien peut-il manger du chocolat ?

Mon chien peut-il manger du chocolat ?

En récompense ou simplement pour partager leur friandise, certains propriétaires espèrent faire plaisir à leur chien en lui donnant un carré de chocolat. D’ailleurs, nos fidèles compagnons semblent raffoler de cette gourmandise. Mais un chien peut-il vraiment manger du chocolat ?

Le chocolat chez le chien : plus de mal que de bien

Lorsqu’ils mangent du chocolat, les chiens sont beaucoup plus sensibles que les humains. Vous avez déjà souffert d’une crise de foie ou d’une indigestion à cause d’un excès de chocolat pendant les fêtes ? Et bien sachez que votre toutou peut subir les mêmes désagréments avec une intensité décuplée, et surtout avec une quantité de chocolat bien plus faible !

Quelques carrés de chocolat peuvent ainsi suffire à déclencher une grave intoxication chez un chien. Cela dépend notamment du type de chocolat et de la sensibilité du toutou.

Pourquoi le chocolat est-il dangereux pour les chiens ?

On dit souvent que le chocolat est toxique pour nos compagnons à quatre pattes. En réalité, c’est le cacao qui est dangereux pour leur organisme. En effet, il contient de la théobromine, une molécule qui stimule le système nerveux central, affole le cœur et augmente la production d’urine.

Par ailleurs, sachez que selon le type de préparation chocolatée, la concentration en cacao (et donc en théobromine) ne sera pas la même. Ainsi du cacao en poudre a une concentration extrêmement élevée (entre 5,3 et 26mg/g) et est donc très dangereux pour les chiens. Le chocolat noir est également très dangereux, car bien plus riche en cacao que le chocolat au lait, blanc ou même soluble. Notez d’ailleurs que le chocolat blanc présente une quantité si infime de cacao que la dose de théobromine est anodine. Ce type particulier de chocolat n’est donc pas dangereux pour les toutous, même s’il vaut mieux éviter de leur en donner.

Quels sont les symptômes de l’intoxication au chocolat ?

Généralement, les premiers symptômes surviennent 2 à 4 heures après l’ingestion de chocolat. Le chien peut alors être particulièrement agité, et pris de vomissements et de diarrhée. En complément, il respire plus rapidement, son cœur bat plus vite et il urine plus souvent. Dans certains cas, il peut même avoir une poussée de fièvre.

Quelques heures plus tard, dans les cas les plus graves, le chien peut convulser, souffrir de tachycardie, voire tomber dans le coma. Notez que, même si cela reste rare, l’intoxication au chocolat peut s’avérer mortelle si les symptômes persistent et ne sont pas traités dans un délai de 18 à 24 heures.

Que faire si mon chien a mangé du chocolat ?

Vous devez intervenir si votre chien a consommé une quantité de chocolat correspondant à plus de 10mg de théobromine par kg de son poids. Par exemple, pour un chien de 10 kg, cette quantité correspond à 100g de chocolat au lait, 20g de chocolat noir ou 15g de cacao en poudre.

Si l’ingestion a eu moins de 2 heures auparavant, votre chien n’a encore aucun symptôme. Il suffit alors de le faire vomir. Au besoin, vous pouvez même acheter un vomitif en pharmacie (sans perdre de temps !).

Si l’ingestion s’est produite il y a plus longtemps, emmenez immédiatement votre compagnon chez le vétérinaire. Puisqu’il n’existe aucun antidote, le traitement sera alors symptomatique : charbon, anticonvulsif, anti-arythmique, etc.

Enfin, si la quantité ingérée est inférieure à 10mg de théobromine par kg, ou si votre chien n’a mangé que du chocolat blanc, vous n’avez pas besoin d’intervenir.

D’autres aliments mauvais pour les chiens

Dans la lignée du diabolique chocolat, voici d’autres « cadeaux empoisonnés » que les maîtres ne devraient en aucun cas donner à leur toutou :

  • Le sucre : tout le monde connaît le cliché du carré de sucre offert en récompense à un chien. Mauvaise idée ! Le sucre abîme les dents, favorise l’obésité et le diabète sucré, et surtout opacifie cristallin de l’œil (ce qui réduit la vue).
  • Les noix : glisser une petite cacahuète ou une noix de macadamia à son chien pendant l’apéritif paraît anodin. Or les oléagineux sont toxiques pour les toutous et peuvent causer fièvre, faiblesse et tachycardie.
  • Le pain : idem, donner un morceau de pain au chien pendant le repas n’est pas une bonne idée, car il fait gonfler le ventre et son amidon est mal digéré. A éviter, donc.
  • Les produits laitiers : lorsqu’ils grandissent, les chiens deviennent intolérants au lactose, qui provoque diarrhées et vomissements. Si votre toutou aime vraiment le lait, donnez-lui plutôt du lait sans lactose. De même, privilégiez les fromages à pâte dures, très pauvres en lactose.
  • Le blanc d’œuf : croyant bien faire, certains maîtres donnent des œufs à leur chien. Ils sont certes sources de protéines, mais le blanc cru détruit la biotine, garante de la bonne santé des poils et de la peau des toutous.

Alors, comment faire plaisir à mon chien ?

Les maîtres qui donnent du chocolat à leur compagnon n’ont pas de mauvaises intentions. Au contraire, ils veulent juste lui faire plaisir. Grave erreur ! Le chocolat fait bien plus de mal que de bien à un chien.

Heureusement, pour faire plaisir à votre toutou, il existe de nombreuses alternatives ! Vous pouvez ainsi lui donner des friandises canines. Avec modération, cependant : même si ces gourmandises sont spécialement conçues pour les chiens, il ne faut pas en abuser. Cela doit rester une récompense et pas devenir une habitude que votre chien va exiger ou du moins attendre. Sinon, lorsque vous déciderez de ne pas lui en donner, il ne comprendra pas pourquoi. Sans parler des risques d’embonpoint !

Enfin, pour récompenser votre chien, ne vous concentrez pas que sur son estomac. D’autres récompenses feront autant sa joie que la vôtre : caresses, câlins, etc. Alors pourquoi vous en priver ?

Conclusion

Le chocolat est donc un aliment à bannir de l’alimentation de votre chien. Pour éviter les accidents, évitez même les doses les plus infimes. Finalement, la meilleure récompense pour votre toutou est que son maître soit content et s’occupe correctement de lui. Pour faire réellement plaisir à votre compagnon, apprenez à bien le connaître, pour savoir exactement quelle récompense aura le plus d’effet.

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Donner du paracétamol à son chien : une fausse bonne idée !

Donner du paracétamol à son chien : une fausse bonne idée !

Connu sous les marques Doliprane®, Efferalgan® ou encore Dafalgan®, le paracétamol est un antalgique très souvent utilisé pour calmer les douleurs et réduire la fièvre chez les humains. Mais est-ce une bonne idée d’en donner à un chien ?

Les effets espérés par le maître…

Aussi appelé « acétaminophène », le paracétamol est une molécule ayant des propriétés antalgiques et antipyrétiques (contre les douleurs et la fièvre). À l’échelle mondiale, il est d’ailleurs le médicament le plus utilisé chez les humains, pour traiter des symptômes d’intensité faible à modérée.

À la maison, si votre chien paraît fiévreux ou semble avoir mal, peut-être êtes-vous tenté de lui donner un comprimé de paracétamol pour le soulager… comme vous le feriez pour vous-même. Pratique à première vue, cette solution est souvent tentante. Pourtant, il s’agit en réalité d’une fausse bonne idée !

Certes, à faible dose (c’est-à-dire moins de 10 mg/kg du poids total de votre chien, au maximum 2 fois par jour), cette molécule peut effectivement calmer ses maux. Mais cela dépend en grande partie de la sensibilité du toutou ; et les effets du paracétamol sur son organisme peuvent s’avérer bien plus néfastes que bénéfiques.

Les effets réels du paracétamol sur le chien !

En pratique, le paracétamol est métabolisé par l’organisme grâce à des enzymes présentes dans le foie. Or contrairement aux humains, les chiens ne possèdent que très peu de ces enzymes hépatiques. Leur organisme a donc beaucoup plus de mal à assimiler le paracétamol. Celui-ci s’accumule alors dans le foie, en détruisant ses cellules au passage et en altérant le sang.

Dès lors, le paracétamol devient toxique pour le toutou à partir d’une certaine dose consommée ; cette quantité restant relativement faible. Notez d’ailleurs que le surdosage est très rapide chez les chiens de petite taille.

Concrètement, chez la plupart des canidés, l’intoxication survient lorsque la dose ingérée dépasse les seuils suivants :
Au-delà de 100 mg/kg, le paracétamol s’amasse dans le foie et devient toxique pour lui (on parle alors d’ « hépato-toxicité »). Le chien ressent alors des douleurs abdominales et salive énormément.
Si la dose excède 200 mg/kg, le paracétamol oxyde le sang en transformant progressivement l’hémoglobine des globules rouges. Cette méthémoglobinémie empêche alors le sang de transporter correctement l’oxygène dans l’organisme. Cela entraîne des effets néfastes chez le toutou, comme des vomissements, une prostration, une anémie, des convulsions, des œdèmes, de l’hypothermie, etc.

Ainsi, une prise de paracétamol mal contrôlée peut s’avérer mortelle pour le chien. Particulièrement chez les chiots et chez les adultes qui souffrent de problèmes hépatiques, ce médicament doit donc être banni.

Autres médicaments interdits aux toutous

Le paracétamol n’est pas le seul antidouleur dangereux pour les chiens… Lorsque vous souffrez de maux de tête, de fièvre ou d’autres douleurs, vous avez peut-être l’habitude de prendre de l’aspirine (Aspirine UPSA®, Aspégic®) ou de l’ibuprofène (Nurofen®, Advil®), à la place du paracétamol. Chez le chien, ces médicaments doivent eux aussi être proscrits !

Ces molécules provoquent tout autant d’intoxications que le paracétamol. L’aspirine (ou « acide acétylsalicylique ») et l’ibuprofène ont des propriétés anti-inflammatoires, qui s’avèrent toxiques pour les muqueuses du système digestif. Selon les doses ingérées et la sensibilité de votre toutou, les effets néfastes sur son estomac, ses intestins et même ses reins peuvent être particulièrement graves. La coagulation de son sang peut aussi être dangereusement perturbée.

En cas d’ingestion d’ibuprofène ou d’aspirine, votre chien peut présenter les symptômes suivants : perte d’appétit, douleurs abdominales, diarrhées, vomissements, hémorragies digestives, muqueuses pâles, etc.

Finalement, les antalgiques humains (paracétamol, ibuprofène et aspirine) et leurs dérivés sont toxiques pour les chiens. Vous ne devez donc jamais en donner à votre compagnon ! Pour réduire les risques d’accidents, le mieux reste d’éviter l’automédication et de consulter votre vétérinaire.

Que faire si mon chien a consommé du paracétamol ?

Si votre chien a ingéré (accidentellement ou suite à une automédication) plus de 100 mg/kg de paracétamol, contactez votre vétérinaire en urgence. Il vous donnera les instructions nécessaires.

Durant la première heure, l’idéal sera de faire vomir votre compagnon, pour qu’il élimine directement la majorité du médicament. Si besoin, votre vétérinaire pourra ensuite lui donner du charbon activé pour contrer les effets de la molécule, voire lui administrer un antidote (généralement de l’acétylcystéine et de la vitamine C). Ici encore, pas d’automédication !

Enfin, selon l’état de votre toutou, une hospitalisation pourra être nécessaire. Il sera alors perfusé et ré-oxygéné, voire transfusé.

Et s’il a ingéré de l’ibuprofène ou de l’aspirine ?

Notez qu’il n’existe ni antidote ni traitement pour l’intoxication à l’aspirine ou à l’ibuprofène. Si votre chien en a consommé une trop grande quantité, votre vétérinaire pourra uniquement purger son corps pour le débarrasser des molécules, et préserver ses fonctions vitales au cours d’une hospitalisation.

Mais alors, quel médicament donner à mon chien ?

Si votre chien a des douleurs ou de la fièvre, le premier conseil est d’éviter l’automédication ! Aussi, ne donnez aucun traitement humain à votre toutou, ni aucun médicament destiné à un autre animal (à votre chat, par exemple). L’organisme du chien a des besoins spécifiques et nécessite donc des médicaments adaptés.

À titre d’exemples, voici quelques traitements permettant de soulager efficacement la douleur chez le chien :
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : piroxicam, kétoprofène, méloxicam, carprofène, flunixine, robenacoxib, etc.
Les opioïdes (administrés uniquement par un vétérinaire) : morphine, butorphanol, fentanyl, buprénorphine, etc.
Les sédatifs analgésiques (myorelaxants) : alpha2-agonistes.
Les anesthésiques : bupivacaïne, lidocaïne, kétamine, etc.
Bien sûr, seul un vétérinaire est apte à prescrire les médicaments adéquats à votre compagnon. Ensuite, pour de meilleurs résultats, veillez à bien respecter les doses prescrites.

Enfin, pour éviter les accidents, ranger tous les médicaments hors de portée de votre compagnon à quatre pattes !
Conclusion

Pour faire simple, ne donnez pas d’antalgiques humains à votre chien, car ils peuvent entraîner de graves intoxications ! En remplacement, il existe des médicaments spécialement conçus pour l’organisme des toutous. Le mieux est de demander conseil à votre vétérinaire.

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La leishmaniose du chien : symptômes et prévention

La leishmaniose du chien : symptômes et prévention

Dans la famille « Maladies graves chez le chien », je demande la leishmaniose canine. Cette maladie infectieuse est transmise par un insecte volant, le phlébotome. Loin d’être rare, elle est fatale pour près de 40.000 chiens en France chaque année. Pourtant, malgré cela, cette pathologie reste encore trop peu connue des propriétaires de toutous. Pour y remédier, voici donc toutes les informations à connaître sur les symptômes et la prévention de la leishmaniose canine.

Qu’est-ce que la leishmaniose ? Comment mon chien risque-t-il de l’attraper ?

La leishmaniose est une maladie infectieuse très contagieuse, issue du parasite « leishmania » qui se transmet par la piqûre d’un phlébotome (aussi appelé « mouche des sables »). De la taille d’un moucheron, cet insecte nocturne volant ressemble beaucoup à un moustique.

Où sévit le phlébotome ?

Le phlébotome est essentiellement présent dans les zones chaudes, notamment en Amérique Latine et dans les pays méditerranéens (sud de l’Europe et nord l’Afrique). En France, il sévit donc plutôt dans les régions du sud : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, PACA et Corse. Par ailleurs, la mouche des sables est surtout active en période estivale (entre avril et octobre), plutôt le soir et la nuit. Et en journée, elle se cache dans les sols, les murs extérieurs et les terriers, mais ne rentre pas dans les habitations. Ainsi, un chien est davantage menacé dans une région chaude, lorsqu’il est dehors en soirée ou la nuit. Durant la forte saison, il peut même être piqué jusqu’à 100 fois par heure !

Comment se passe la contamination ?

Comme chez le moustique, la femelle du phlébotome pique des mammifères pour se nourrir de leur sang. Puisque la leishmaniose est extrêmement contagieuse, si la mouche des sables pique un mammifère contaminé, elle devient porteur sain du parasite. Une fois infectée, elle le transmet alors à toutes ses prochaines victimes. Une fois dans le sang de son hôte, le leishmania se loge dans ses globules blancs. Il se multiplie ensuite tranquillement, en affaiblissant son porteur.

Sachez également que la leishmaniose est transmissible à tous les mammifères, y compris à l’homme. Selon son type, la leishmaniose humaine peut être cutanée, cutanéo-muqueuse ou viscérale. Aussi nommée « fièvre noire », cette dernière forme est la plus grave.

Les symptômes de la leishmaniose canine

D’abord, il faut savoir que le chien est particulièrement sensible à la leishmaniose ; bien plus que l’homme d’ailleurs. Il souffre donc davantage des symptômes et peut même en périr.

Chez le chien, les piqûres sont souvent situées sur la tête, les pattes et les autres extrémités. En effet, ces zones sont suffisamment accessibles et gorgées de sang pour le phlébotome. Lorsque celui-ci a piqué le toutou pour se nourrir, le parasite est déposé à la surface de la peau, puis s’infiltre dans le sang. A l’endroit de la piqûre, une petite lésion apparaît. Et si celle-ci s’infecte, un petit ulcère peut aussi se former.

Chez certains chiens résistants, il se peut que la leishmaniose canine n’engendre aucun symptôme. Mais la plupart du temps, un toutou atteint souffre d’une dégradation générale de son état. On parle d’ailleurs de « leishmaniose générale du chien ». Une fois le parasite installé dans le sang, il attaque progressivement la peau, les muqueuses, les organes internes et le système immunitaire.

Concrètement, de multiples symptômes apparaissent progressivement, avec l’évolution de la maladie :

  • Une grande faiblesse (au début seulement après un effort, puis en permanence).
  • Des chutes de poils et des pellicules sur le visage, dues au développement d’une dermatite sèche.
  • Un amaigrissement progressif, avec une fonte musculaire, malgré un appétit correct.
  • Des lésions cutanées ulcérantes au niveau de la peau et des muqueuses (truffe, oreilles, coussinets, etc.), notamment sur les zones en contact avec le sol.
  • Des griffes anormalement longues et cassantes.
  • Des muqueuses très pâles.
  • Une rate et des ganglions volumineux.
  • Une anémie et des problèmes de coagulation.
  • Des troubles oculaires et urinaires.

Bien sûr, un chien atteint de leishmaniose ne développera pas forcément tous ces symptômes, mais il est important de rester attentif. Ensuite, sachez que les premiers symptômes n’apparaissent qu’à partir de trois mois après l’infection. La période d’incubation peut même aller jusqu’à 18 mois ! Enfin, notez également qu’une femelle contaminée transmettra le parasite à ses petits.

Vous l’aurez compris, la leishmaniose est une maladie parasitaire chronique très grave. Face à de tels risques, une extrême vigilance est de mise !

Comment protéger mon chien contre la leishmaniose ?

Si votre chien présente certains des symptômes listés précédemment, emmenez-le chez votre vétérinaire sans attendre. Et n’oubliez pas que la période d’incubation peut être très longue. Si vos dernières vacances dans le sud de la France remontent à plusieurs mois, il est quand même possible que votre compagnon ait été contaminé et ne développe des symptômes que maintenant !

Concrètement, le diagnostic de la leishmaniose canine se fait grâce à une analyse de sang, éventuellement complétée par des biopsies ou des ponctions.

Quel est le traitement ?

Malheureusement, la leishmaniose est une maladie orpheline. Cela signifie qu’il n’existe aucun traitement efficace pour l’éradiquer en totalité. Aussi, lorsqu’un toutou est contaminé, il ne peut pas être réellement soigné. De plus, cette maladie se traite beaucoup moins bien chez le chien que chez l’homme.

Cependant, avec les soins adaptés, il est possible de limiter les symptômes, pour permettre au chien de vivre aussi normalement que possible. Le traitement quotidien consiste en des injections d’antimoine et des comprimés d’allopurinol. Mais malgré cela, une rechute reste possible.

Le meilleur moyen de protéger votre chien contre la leishmaniose reste donc la prévention. Il existe notamment des colliers antiparasitaires (de la marque Scalibor®) et des produits antiparasitaires, sous forme de pipettes ou de sprays. Un vaccin contre la leishmaniose est également disponible depuis 2011. Enfin, limitez autant que possible l’exposition de votre toutou aux phlébotomes. Dans les régions à risques, réduisez donc ses sorties dès la tombée de la nuit.

Conclusion

Ainsi, la leishmaniose canine est une maladie orpheline très grave, bien plus répandue qu’on ne le pense. Puisqu’elle ne peut pas réellement être soignée, le meilleur moyen pour protéger votre chien est donc la prévention.

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