5 Maladies rares chez le chien

5 Maladies rares chez le chien

Aux Etats-Unis, les étudiants vétérinaires apprennent l’adage suivant : « When you hear hoofbeats, think of horses not zebras » (en français « Si vous entendez un bruit de sabots, pensez à des chevaux, pas à des zèbres »). En clair, face à des symptômes, il faut d’abord envisager la cause la plus probable (un cheval). C’est seulement lorsque le diagnostic a écarté les maladies communes qu’il peut éventuellement révéler une pathologie rare (un zèbre). Mais même si les symptômes sont la plupart du temps dus à une maladie courante, il arrive aussi qu’ils reflètent une maladie rare. Rarement, un bruit de sabots peut donc annoncer un zèbre, et pas un cheval !

A titre d’exemples, voici 5 maladies rares qui peuvent toucher nos fidèles compagnons à quatre pattes.

1- Alopécie X

L’alopécie est une absence anormale de poils, plus courante chez les mâles. Le X illustre simplement le manque de connaissance de cette maladie par les vétérinaires. Sans raison apparente, les races de type spitz sont les plus touchées (akita, samoyède, poméranien, malamute, etc.).

Concrètement, un chien atteint d’alopécie X commence à perdre ses poils progressivement vers l’âge de 3 ans. Au début, son pelage devient crépu à l’arrière du corps (comme le duvet d’un chiot), puis ses poils finissent par tomber. A l’endroit de la chute, la peau devient noire. D’ailleurs, on appelle aussi cette maladie « black skin disease » (littéralement « maladie de la peau noire »). Ce phénomène peut se limiter à quelques zones de la culotte ou s’étendre sur les pattes arrière, la base de la queue, les flancs et même la nuque.

Par ailleurs, la perte de poils liée à l’alopécie X est similaire à celle causée par un problème hormonal. Pour confirmer le diagnostic, il faut donc réaliser d’autres analyses (sang, urine, biopsie).

Bien qu’impressionnante, cette maladie n’est pas dangereuse pour le toutou. Il n’existe aucun traitement pour la soigner, mais certains chiens réagissent positivement à des suppléments hormonaux, des médicaments supprimant la fonction surrénalienne ou à une castration.

2- Hyperthermie maligne

Pouvant toucher toutes les races de chiens, cette maladie rare est une anomalie génétique qui affecte les muscles squelettiques en les empêchant de se détendre normalement. Chez les toutous atteints, elle est surtout déclenchée par les gaz anesthésiants et certains myorelaxants, qui endommagent les tissus nerveux, rénaux et hépatiques. D’autres stimuli peuvent aussi engendrer une crise : excitation, stress, activité intense, etc.

Lors d’une crise, l’hyperthermie maligne se traduit par de la fièvre, des spasmes, une arythmie cardiaque et une production accrue de dioxyde de carbone. Dans certains cas, elle peut même être fatale.

Cette maladie étant rare, elle est souvent diagnostiquée après une crise, même si les analyses peuvent être faites à tout moment dès la naissance. Pour cela, le vétérinaire effectue un test ADN et éventuellement une biopsie musculaire.

Côté traitement, il est possible de calmer une crise en administrant un myorelaxant (dantrolène) en intraveineuse. Le reste du temps, il est essentiel d’éviter les situations à risques, qui pourraient déclencher un nouvel épisode.

3- Uretère ectopique

L’uretère ectopique est une malformation rare présente dès la naissance, surtout chez les femelles. Sur un chien normal, deux conduits (les uretères) transportent l’urine des reins à la vessie. Mais en cas d’uretère ectopique, un des conduits – parfois les deux – est fixé au mauvais endroit sur la vessie, voire sur un autre organe (urètre, utérus ou vagin).

Cette malformation perturbe le fonctionnement de la vessie et des sphincters urétraux. Aussi, les toutous atteints souffrent généralement d’incontinence (constante ou intermittente), voire de pertes en goutte-à-goutte. La position et le stress peuvent également amplifier cette incontinence. L’uretère ectopique peut aussi causer des infections urinaires répétées, dès le plus jeune âge. Enfin, il arrive que les symptômes se limitent à une inflammation de la peau sur la zone urogénitale.

Pour diagnostiquer un uretère ectopique chez un chien, le vétérinaire réalise une radiographie, une échographie et une cystoscopie (il introduit alors une micro-caméra dans les voies génito-urinaires). En complément, il fait aussi une analyse d’urine pour détecter les éventuelles infections.

Enfin, l’uretère ectopique ne peut être soigné que par la chirurgie. Par la suite, une légère incontinence peut néanmoins subsister. Des traitements complémentaires permettent alors de stimuler les sphincters.

4- Myasthénie grave

Héréditaire ou acquise, cette maladie provoque une faiblesse musculaire liée à une mauvaise transmission entre les nerfs et les muscles. Lorsqu’elle est congénitale, elle résulte d’une défaillance du système immunitaire. Quant à elle, une myasthénie grave acquise peut être causée par un cancer (thymome) ou un dysfonctionnement de la thyroïde ou du thymus. Mais son origine peut aussi être inconnue.

Chez le chien, la principale manifestation de la maladie est une faiblesse musculaire, souvent renforcée par l’exercice. La plupart du temps, il suffit que le toutou se repose pour retrouver ses forces. Cette faiblesse peut se limiter à quelques muscles (comme l’œsophage ou le larynx) ou se généraliser à tout le corps.

Le diagnostic de la myasthénie grave se fait via une radiographie du thorax, une étude électro-physiologique (qui permet d’analyser l’activité électrique du cœur) et une analyse sanguine (anticorps). Ensuite, le traitement dépend de la forme de la maladie. En cas de tumeur, une ablation chirurgicale est souvent requise. Pour les autres types, il existe différents médicaments traitant aussi bien les symptômes que les causes.

5- Maladie de Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome uvéodermatologique ou uvéo-cutané)

Cette maladie auto-immune provoque de nombreux symptômes, notamment chez les jeunes chiens. D’un côté, on observe des problèmes oculaires : décollement de la rétine, vision trouble, cécité, hypersensibilité à la lumière, œdèmes de la cornée, inflammations (uvéite). De l’autre, le syndrome VKH touche aussi la peau et les poils : dépigmentation, lésions autour des paupières, des lèvres, des coussinets et des organes génitaux. Elle peut même engendrer une hypothyroïdie.

Il semble que l’akita inu ait une prédisposition à cette maladie, de même que l’husky, le samoyède et le shiba inu.

Le vétérinaire diagnostique la maladie VKH grâce à des analyses de sang poussées et des biopsies de la peau. Généralement, le traitement combine des médicaments qui réduisent les inflammations et inhibent le système immunitaire affectant les yeux et la peau. D’autres traitements peuvent aussi être nécessaires selon les symptômes.

Conclusion

Heureusement, ces maladies sont très rares, même si elles ne sont pas forcément à exclure. Quoi qu’il en soit, des analyses approfondies sont toujours nécessaires pour identifier ces « zèbres ».

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Mon chien peut-il manger du chocolat ?

Mon chien peut-il manger du chocolat ?

En récompense ou simplement pour partager leur friandise, certains propriétaires espèrent faire plaisir à leur chien en lui donnant un carré de chocolat. D’ailleurs, nos fidèles compagnons semblent raffoler de cette gourmandise. Mais un chien peut-il vraiment manger du chocolat ?

Le chocolat chez le chien : plus de mal que de bien

Lorsqu’ils mangent du chocolat, les chiens sont beaucoup plus sensibles que les humains. Vous avez déjà souffert d’une crise de foie ou d’une indigestion à cause d’un excès de chocolat pendant les fêtes ? Et bien sachez que votre toutou peut subir les mêmes désagréments avec une intensité décuplée, et surtout avec une quantité de chocolat bien plus faible !

Quelques carrés de chocolat peuvent ainsi suffire à déclencher une grave intoxication chez un chien. Cela dépend notamment du type de chocolat et de la sensibilité du toutou.

Pourquoi le chocolat est-il dangereux pour les chiens ?

On dit souvent que le chocolat est toxique pour nos compagnons à quatre pattes. En réalité, c’est le cacao qui est dangereux pour leur organisme. En effet, il contient de la théobromine, une molécule qui stimule le système nerveux central, affole le cœur et augmente la production d’urine.

Par ailleurs, sachez que selon le type de préparation chocolatée, la concentration en cacao (et donc en théobromine) ne sera pas la même. Ainsi du cacao en poudre a une concentration extrêmement élevée (entre 5,3 et 26mg/g) et est donc très dangereux pour les chiens. Le chocolat noir est également très dangereux, car bien plus riche en cacao que le chocolat au lait, blanc ou même soluble. Notez d’ailleurs que le chocolat blanc présente une quantité si infime de cacao que la dose de théobromine est anodine. Ce type particulier de chocolat n’est donc pas dangereux pour les toutous, même s’il vaut mieux éviter de leur en donner.

Quels sont les symptômes de l’intoxication au chocolat ?

Généralement, les premiers symptômes surviennent 2 à 4 heures après l’ingestion de chocolat. Le chien peut alors être particulièrement agité, et pris de vomissements et de diarrhée. En complément, il respire plus rapidement, son cœur bat plus vite et il urine plus souvent. Dans certains cas, il peut même avoir une poussée de fièvre.

Quelques heures plus tard, dans les cas les plus graves, le chien peut convulser, souffrir de tachycardie, voire tomber dans le coma. Notez que, même si cela reste rare, l’intoxication au chocolat peut s’avérer mortelle si les symptômes persistent et ne sont pas traités dans un délai de 18 à 24 heures.

Que faire si mon chien a mangé du chocolat ?

Vous devez intervenir si votre chien a consommé une quantité de chocolat correspondant à plus de 10mg de théobromine par kg de son poids. Par exemple, pour un chien de 10 kg, cette quantité correspond à 100g de chocolat au lait, 20g de chocolat noir ou 15g de cacao en poudre.

Si l’ingestion a eu moins de 2 heures auparavant, votre chien n’a encore aucun symptôme. Il suffit alors de le faire vomir. Au besoin, vous pouvez même acheter un vomitif en pharmacie (sans perdre de temps !).

Si l’ingestion s’est produite il y a plus longtemps, emmenez immédiatement votre compagnon chez le vétérinaire. Puisqu’il n’existe aucun antidote, le traitement sera alors symptomatique : charbon, anticonvulsif, anti-arythmique, etc.

Enfin, si la quantité ingérée est inférieure à 10mg de théobromine par kg, ou si votre chien n’a mangé que du chocolat blanc, vous n’avez pas besoin d’intervenir.

D’autres aliments mauvais pour les chiens

Dans la lignée du diabolique chocolat, voici d’autres « cadeaux empoisonnés » que les maîtres ne devraient en aucun cas donner à leur toutou :

  • Le sucre : tout le monde connaît le cliché du carré de sucre offert en récompense à un chien. Mauvaise idée ! Le sucre abîme les dents, favorise l’obésité et le diabète sucré, et surtout opacifie cristallin de l’œil (ce qui réduit la vue).
  • Les noix : glisser une petite cacahuète ou une noix de macadamia à son chien pendant l’apéritif paraît anodin. Or les oléagineux sont toxiques pour les toutous et peuvent causer fièvre, faiblesse et tachycardie.
  • Le pain : idem, donner un morceau de pain au chien pendant le repas n’est pas une bonne idée, car il fait gonfler le ventre et son amidon est mal digéré. A éviter, donc.
  • Les produits laitiers : lorsqu’ils grandissent, les chiens deviennent intolérants au lactose, qui provoque diarrhées et vomissements. Si votre toutou aime vraiment le lait, donnez-lui plutôt du lait sans lactose. De même, privilégiez les fromages à pâte dures, très pauvres en lactose.
  • Le blanc d’œuf : croyant bien faire, certains maîtres donnent des œufs à leur chien. Ils sont certes sources de protéines, mais le blanc cru détruit la biotine, garante de la bonne santé des poils et de la peau des toutous.

Alors, comment faire plaisir à mon chien ?

Les maîtres qui donnent du chocolat à leur compagnon n’ont pas de mauvaises intentions. Au contraire, ils veulent juste lui faire plaisir. Grave erreur ! Le chocolat fait bien plus de mal que de bien à un chien.

Heureusement, pour faire plaisir à votre toutou, il existe de nombreuses alternatives ! Vous pouvez ainsi lui donner des friandises canines. Avec modération, cependant : même si ces gourmandises sont spécialement conçues pour les chiens, il ne faut pas en abuser. Cela doit rester une récompense et pas devenir une habitude que votre chien va exiger ou du moins attendre. Sinon, lorsque vous déciderez de ne pas lui en donner, il ne comprendra pas pourquoi. Sans parler des risques d’embonpoint !

Enfin, pour récompenser votre chien, ne vous concentrez pas que sur son estomac. D’autres récompenses feront autant sa joie que la vôtre : caresses, câlins, etc. Alors pourquoi vous en priver ?

Conclusion

Le chocolat est donc un aliment à bannir de l’alimentation de votre chien. Pour éviter les accidents, évitez même les doses les plus infimes. Finalement, la meilleure récompense pour votre toutou est que son maître soit content et s’occupe correctement de lui. Pour faire réellement plaisir à votre compagnon, apprenez à bien le connaître, pour savoir exactement quelle récompense aura le plus d’effet.

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Donner du paracétamol à son chien : une fausse bonne idée !

Donner du paracétamol à son chien : une fausse bonne idée !

Connu sous les marques Doliprane®, Efferalgan® ou encore Dafalgan®, le paracétamol est un antalgique très souvent utilisé pour calmer les douleurs et réduire la fièvre chez les humains. Mais est-ce une bonne idée d’en donner à un chien ?

Les effets espérés par le maître…

Aussi appelé « acétaminophène », le paracétamol est une molécule ayant des propriétés antalgiques et antipyrétiques (contre les douleurs et la fièvre). À l’échelle mondiale, il est d’ailleurs le médicament le plus utilisé chez les humains, pour traiter des symptômes d’intensité faible à modérée.

À la maison, si votre chien paraît fiévreux ou semble avoir mal, peut-être êtes-vous tenté de lui donner un comprimé de paracétamol pour le soulager… comme vous le feriez pour vous-même. Pratique à première vue, cette solution est souvent tentante. Pourtant, il s’agit en réalité d’une fausse bonne idée !

Certes, à faible dose (c’est-à-dire moins de 10 mg/kg du poids total de votre chien, au maximum 2 fois par jour), cette molécule peut effectivement calmer ses maux. Mais cela dépend en grande partie de la sensibilité du toutou ; et les effets du paracétamol sur son organisme peuvent s’avérer bien plus néfastes que bénéfiques.

Les effets réels du paracétamol sur le chien !

En pratique, le paracétamol est métabolisé par l’organisme grâce à des enzymes présentes dans le foie. Or contrairement aux humains, les chiens ne possèdent que très peu de ces enzymes hépatiques. Leur organisme a donc beaucoup plus de mal à assimiler le paracétamol. Celui-ci s’accumule alors dans le foie, en détruisant ses cellules au passage et en altérant le sang.

Dès lors, le paracétamol devient toxique pour le toutou à partir d’une certaine dose consommée ; cette quantité restant relativement faible. Notez d’ailleurs que le surdosage est très rapide chez les chiens de petite taille.

Concrètement, chez la plupart des canidés, l’intoxication survient lorsque la dose ingérée dépasse les seuils suivants :
Au-delà de 100 mg/kg, le paracétamol s’amasse dans le foie et devient toxique pour lui (on parle alors d’ « hépato-toxicité »). Le chien ressent alors des douleurs abdominales et salive énormément.
Si la dose excède 200 mg/kg, le paracétamol oxyde le sang en transformant progressivement l’hémoglobine des globules rouges. Cette méthémoglobinémie empêche alors le sang de transporter correctement l’oxygène dans l’organisme. Cela entraîne des effets néfastes chez le toutou, comme des vomissements, une prostration, une anémie, des convulsions, des œdèmes, de l’hypothermie, etc.

Ainsi, une prise de paracétamol mal contrôlée peut s’avérer mortelle pour le chien. Particulièrement chez les chiots et chez les adultes qui souffrent de problèmes hépatiques, ce médicament doit donc être banni.

Autres médicaments interdits aux toutous

Le paracétamol n’est pas le seul antidouleur dangereux pour les chiens… Lorsque vous souffrez de maux de tête, de fièvre ou d’autres douleurs, vous avez peut-être l’habitude de prendre de l’aspirine (Aspirine UPSA®, Aspégic®) ou de l’ibuprofène (Nurofen®, Advil®), à la place du paracétamol. Chez le chien, ces médicaments doivent eux aussi être proscrits !

Ces molécules provoquent tout autant d’intoxications que le paracétamol. L’aspirine (ou « acide acétylsalicylique ») et l’ibuprofène ont des propriétés anti-inflammatoires, qui s’avèrent toxiques pour les muqueuses du système digestif. Selon les doses ingérées et la sensibilité de votre toutou, les effets néfastes sur son estomac, ses intestins et même ses reins peuvent être particulièrement graves. La coagulation de son sang peut aussi être dangereusement perturbée.

En cas d’ingestion d’ibuprofène ou d’aspirine, votre chien peut présenter les symptômes suivants : perte d’appétit, douleurs abdominales, diarrhées, vomissements, hémorragies digestives, muqueuses pâles, etc.

Finalement, les antalgiques humains (paracétamol, ibuprofène et aspirine) et leurs dérivés sont toxiques pour les chiens. Vous ne devez donc jamais en donner à votre compagnon ! Pour réduire les risques d’accidents, le mieux reste d’éviter l’automédication et de consulter votre vétérinaire.

Que faire si mon chien a consommé du paracétamol ?

Si votre chien a ingéré (accidentellement ou suite à une automédication) plus de 100 mg/kg de paracétamol, contactez votre vétérinaire en urgence. Il vous donnera les instructions nécessaires.

Durant la première heure, l’idéal sera de faire vomir votre compagnon, pour qu’il élimine directement la majorité du médicament. Si besoin, votre vétérinaire pourra ensuite lui donner du charbon activé pour contrer les effets de la molécule, voire lui administrer un antidote (généralement de l’acétylcystéine et de la vitamine C). Ici encore, pas d’automédication !

Enfin, selon l’état de votre toutou, une hospitalisation pourra être nécessaire. Il sera alors perfusé et ré-oxygéné, voire transfusé.

Et s’il a ingéré de l’ibuprofène ou de l’aspirine ?

Notez qu’il n’existe ni antidote ni traitement pour l’intoxication à l’aspirine ou à l’ibuprofène. Si votre chien en a consommé une trop grande quantité, votre vétérinaire pourra uniquement purger son corps pour le débarrasser des molécules, et préserver ses fonctions vitales au cours d’une hospitalisation.

Mais alors, quel médicament donner à mon chien ?

Si votre chien a des douleurs ou de la fièvre, le premier conseil est d’éviter l’automédication ! Aussi, ne donnez aucun traitement humain à votre toutou, ni aucun médicament destiné à un autre animal (à votre chat, par exemple). L’organisme du chien a des besoins spécifiques et nécessite donc des médicaments adaptés.

À titre d’exemples, voici quelques traitements permettant de soulager efficacement la douleur chez le chien :
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : piroxicam, kétoprofène, méloxicam, carprofène, flunixine, robenacoxib, etc.
Les opioïdes (administrés uniquement par un vétérinaire) : morphine, butorphanol, fentanyl, buprénorphine, etc.
Les sédatifs analgésiques (myorelaxants) : alpha2-agonistes.
Les anesthésiques : bupivacaïne, lidocaïne, kétamine, etc.
Bien sûr, seul un vétérinaire est apte à prescrire les médicaments adéquats à votre compagnon. Ensuite, pour de meilleurs résultats, veillez à bien respecter les doses prescrites.

Enfin, pour éviter les accidents, ranger tous les médicaments hors de portée de votre compagnon à quatre pattes !
Conclusion

Pour faire simple, ne donnez pas d’antalgiques humains à votre chien, car ils peuvent entraîner de graves intoxications ! En remplacement, il existe des médicaments spécialement conçus pour l’organisme des toutous. Le mieux est de demander conseil à votre vétérinaire.

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La leishmaniose du chien : symptômes et prévention

La leishmaniose du chien : symptômes et prévention

Dans la famille « Maladies graves chez le chien », je demande la leishmaniose canine. Cette maladie infectieuse est transmise par un insecte volant, le phlébotome. Loin d’être rare, elle est fatale pour près de 40.000 chiens en France chaque année. Pourtant, malgré cela, cette pathologie reste encore trop peu connue des propriétaires de toutous. Pour y remédier, voici donc toutes les informations à connaître sur les symptômes et la prévention de la leishmaniose canine.

Qu’est-ce que la leishmaniose ? Comment mon chien risque-t-il de l’attraper ?

La leishmaniose est une maladie infectieuse très contagieuse, issue du parasite « leishmania » qui se transmet par la piqûre d’un phlébotome (aussi appelé « mouche des sables »). De la taille d’un moucheron, cet insecte nocturne volant ressemble beaucoup à un moustique.

Où sévit le phlébotome ?

Le phlébotome est essentiellement présent dans les zones chaudes, notamment en Amérique Latine et dans les pays méditerranéens (sud de l’Europe et nord l’Afrique). En France, il sévit donc plutôt dans les régions du sud : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, PACA et Corse. Par ailleurs, la mouche des sables est surtout active en période estivale (entre avril et octobre), plutôt le soir et la nuit. Et en journée, elle se cache dans les sols, les murs extérieurs et les terriers, mais ne rentre pas dans les habitations. Ainsi, un chien est davantage menacé dans une région chaude, lorsqu’il est dehors en soirée ou la nuit. Durant la forte saison, il peut même être piqué jusqu’à 100 fois par heure !

Comment se passe la contamination ?

Comme chez le moustique, la femelle du phlébotome pique des mammifères pour se nourrir de leur sang. Puisque la leishmaniose est extrêmement contagieuse, si la mouche des sables pique un mammifère contaminé, elle devient porteur sain du parasite. Une fois infectée, elle le transmet alors à toutes ses prochaines victimes. Une fois dans le sang de son hôte, le leishmania se loge dans ses globules blancs. Il se multiplie ensuite tranquillement, en affaiblissant son porteur.

Sachez également que la leishmaniose est transmissible à tous les mammifères, y compris à l’homme. Selon son type, la leishmaniose humaine peut être cutanée, cutanéo-muqueuse ou viscérale. Aussi nommée « fièvre noire », cette dernière forme est la plus grave.

Les symptômes de la leishmaniose canine

D’abord, il faut savoir que le chien est particulièrement sensible à la leishmaniose ; bien plus que l’homme d’ailleurs. Il souffre donc davantage des symptômes et peut même en périr.

Chez le chien, les piqûres sont souvent situées sur la tête, les pattes et les autres extrémités. En effet, ces zones sont suffisamment accessibles et gorgées de sang pour le phlébotome. Lorsque celui-ci a piqué le toutou pour se nourrir, le parasite est déposé à la surface de la peau, puis s’infiltre dans le sang. A l’endroit de la piqûre, une petite lésion apparaît. Et si celle-ci s’infecte, un petit ulcère peut aussi se former.

Chez certains chiens résistants, il se peut que la leishmaniose canine n’engendre aucun symptôme. Mais la plupart du temps, un toutou atteint souffre d’une dégradation générale de son état. On parle d’ailleurs de « leishmaniose générale du chien ». Une fois le parasite installé dans le sang, il attaque progressivement la peau, les muqueuses, les organes internes et le système immunitaire.

Concrètement, de multiples symptômes apparaissent progressivement, avec l’évolution de la maladie :

  • Une grande faiblesse (au début seulement après un effort, puis en permanence).
  • Des chutes de poils et des pellicules sur le visage, dues au développement d’une dermatite sèche.
  • Un amaigrissement progressif, avec une fonte musculaire, malgré un appétit correct.
  • Des lésions cutanées ulcérantes au niveau de la peau et des muqueuses (truffe, oreilles, coussinets, etc.), notamment sur les zones en contact avec le sol.
  • Des griffes anormalement longues et cassantes.
  • Des muqueuses très pâles.
  • Une rate et des ganglions volumineux.
  • Une anémie et des problèmes de coagulation.
  • Des troubles oculaires et urinaires.

Bien sûr, un chien atteint de leishmaniose ne développera pas forcément tous ces symptômes, mais il est important de rester attentif. Ensuite, sachez que les premiers symptômes n’apparaissent qu’à partir de trois mois après l’infection. La période d’incubation peut même aller jusqu’à 18 mois ! Enfin, notez également qu’une femelle contaminée transmettra le parasite à ses petits.

Vous l’aurez compris, la leishmaniose est une maladie parasitaire chronique très grave. Face à de tels risques, une extrême vigilance est de mise !

Comment protéger mon chien contre la leishmaniose ?

Si votre chien présente certains des symptômes listés précédemment, emmenez-le chez votre vétérinaire sans attendre. Et n’oubliez pas que la période d’incubation peut être très longue. Si vos dernières vacances dans le sud de la France remontent à plusieurs mois, il est quand même possible que votre compagnon ait été contaminé et ne développe des symptômes que maintenant !

Concrètement, le diagnostic de la leishmaniose canine se fait grâce à une analyse de sang, éventuellement complétée par des biopsies ou des ponctions.

Quel est le traitement ?

Malheureusement, la leishmaniose est une maladie orpheline. Cela signifie qu’il n’existe aucun traitement efficace pour l’éradiquer en totalité. Aussi, lorsqu’un toutou est contaminé, il ne peut pas être réellement soigné. De plus, cette maladie se traite beaucoup moins bien chez le chien que chez l’homme.

Cependant, avec les soins adaptés, il est possible de limiter les symptômes, pour permettre au chien de vivre aussi normalement que possible. Le traitement quotidien consiste en des injections d’antimoine et des comprimés d’allopurinol. Mais malgré cela, une rechute reste possible.

Le meilleur moyen de protéger votre chien contre la leishmaniose reste donc la prévention. Il existe notamment des colliers antiparasitaires (de la marque Scalibor®) et des produits antiparasitaires, sous forme de pipettes ou de sprays. Un vaccin contre la leishmaniose est également disponible depuis 2011. Enfin, limitez autant que possible l’exposition de votre toutou aux phlébotomes. Dans les régions à risques, réduisez donc ses sorties dès la tombée de la nuit.

Conclusion

Ainsi, la leishmaniose canine est une maladie orpheline très grave, bien plus répandue qu’on ne le pense. Puisqu’elle ne peut pas réellement être soignée, le meilleur moyen pour protéger votre chien est donc la prévention.

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Epillets chez le chien : une urgence vétérinaire

Epillets chez le chien : une urgence vétérinaire

Alors que les beaux jours reviennent, les promenades à la campagne sont de mise. Profitez-en pour emmener votre fidèle compagnon en forêt ou dans un champ ; il sera ravi de se dégourdir les pattes, de jouer avec des bâtons et de sentir toutes ces délicieuses odeurs ! Mais attention, qui dit balade dans la végétation dit parasites et autres agressions. Parmi elles, les épillets sont une véritable menace !

Epillets : qu’est-ce que c’est exactement ?

Communément appelés spigaous, espigons, crébassats, espangassats ou voyageurs dans certaines régions, les épillets sont de petits épis qui renferment les graines des plantes graminées. Généralement, les épillets sont regroupés sous forme de plus gros épis (comme le blé) ou de grappes (l’avoine, notamment).

Un épillet est souvent allongé et tous ses éléments vont dans le même sens. Concrètement, il comporte une tige centrale – ayant une extrémité très pointue et piquante – sur laquelle sont fixées les graines et les enveloppes de protection (les glumes et les glumelles). Assez allongées et très pointues, ces dernières ont une texture râpeuse leur permettant de s’agripper facilement aux surfaces filamenteuses.

A l’état sauvage, les épillets sont surtout présents dans les champs et les hautes herbes. C’est à la fin du printemps et pendant l’été qu’ils sont plus dérangeants, puisqu’ils s’assèchent et se détachent facilement du reste de leur tige.

Epillets sur le chien : quels sont les risques ?

Particulièrement tenaces, les épillets s’accrochent aussi bien aux vêtements qu’aux poils des animaux. Comme expliqué, leur membrane râpeuse qui se fixe aux surfaces fibreuses. Il suffit donc de passer à côté pour qu’ils s’accrochent.

En complément, les extrémités piquantes de l’épillet réussissent à transpercer la peau et les tissus, ce qui lui permet donc de s’accrocher encore plus fermement. Cela peut également causer d’autres désagréments plus graves (irritations, infections, etc.).

Ainsi, l’épillet peut s’avérer très dangereux, surtout chez les chiens aux poils longs, frisés ou emmêlés. En effet, en plus de s’attacher au pelage, cette saleté peut aussi pénétrer sous la peau ou entrer dans une cavité (narine, oreille, etc.). Une fois à l’intérieur, l’épillet peut alors s’enfoncer plus profondément et causer de graves problèmes au toutou. Rappelez-vous : l’épi est allongé et très pointu, ce qui lui permet de se frayer un chemin facilement. Pour protéger votre chien, il faut donc être extrêmement vigilant !

Où se cachent les épillets sur les toutous ?

D’abord, les épillets peuvent s’accrocher aux poils. Après une sortie à la campagne, contrôlez donc l’ensemble du pelage de votre compagnon : dos, ventre, pattes, cou, queue, oreille, etc. Ne négligez aucun endroit ! Ce sera aussi l’occasion de vérifier la présence de parasites, comme des tiques.

Ensuite, un épillet peut aussi se glisser dans des orifices de votre chien :

Les narines : lors d’une balade, il est donc normal que votre toutou égare sa truffe un peu partout. Or, au milieu des hautes herbes, une forte inspiration peut faire entrer un épillet dans une narine. Dans cette situation, votre compagnon se mettra à éternuer violemment, à renifler excessivement, voire à saigner du nez.

Les oreilles : l’épillet s’infiltre fréquemment dans les oreilles, en s’accrochant d’abord aux poils qui les entourent. Une fois dedans, il poursuit tranquillement sa route dans le conduit auditif. Le chien ressent alors une gêne, qu’il manifeste en se grattant, en secouant ou penchant étrangement la tête et en refusant qu’on s’en approche. Et si l’oreille commence à couler, il faut consulter un vétérinaire en urgence.

Les yeux : un épillet qui entre en contact avec l’œil est extrêmement douloureux. Les pointes de l’épi et la texture des glumes rendent le moindre morceau très agressif et irritant. L’épillet peut même se glisser sous la troisième paupière (appelée « corps clignotant ») et abîmer rapidement la cornée. Si votre compagnon peine à ouvrir un œil, ou s’il cligne frénétiquement des yeux, pleure, se gratte ou se frotte excessivement le visage, soyez à l’affût ; un épillet peut en être la cause !

La bouche : les chiens ont tendance à manger de l’herbe ou d’autres végétaux. Mais lorsqu’ils ingèrent un épillet, celui-ci peut se coincer dans la gencive ou entre deux dents, voire se fixer aux amygdales. Et s’ils traversent la muqueuse, ils peuvent causer des abcès dans diverses parties du visage.

Les voies génitales et l’anus : grâce à leur forme et à leur texture, les épillets peuvent aisément se faufiler dans les orifices anaux et génitaux, aussi bien chez les mâles que les femelles. Des infections peuvent alors se développer très rapidement.

Sous la peau : un épillet peut percer la peau à n’importe quel endroit, surtout s’il est orienté par les poils. Mais le plus souvent, il pénètre plutôt par des zones plus fragiles, telles que le dessous des pattes ou entre les orteils. Le toutou se lèche alors abondamment à l’emplacement où l’épillet est entré, et un petit abcès peut même se former.

Bien plus rarement, les épillets peuvent être vicieux au point de s’infiltrer encore plus profondément dans le corps du chien. Aussi, il est même possible d’en trouver dans les poumons, les reins ou l’abdomen. Evidemment, ces cas sont très rares, mais ils illustrent parfaitement le danger que peut représenter un épillet !

Comment se débarrasser d’un épillet ?

Si l’épillet est uniquement fixé au pelage, vous pouvez le retirer à la main. Pour ne pas vous piquer, vous pouvez porter des gants ou utiliser une pince à épiler.

Dans les autres cas, il est préférable d’emmener votre compagnon chez le vétérinaire sans perdre de temps. Il retirera alors l’épillet en toute sécurité :
S’il n’est pas logé profondément, le vétérinaire pourra l’extraire simplement avec une pince. Néanmoins, une sédation sera peut-être utile.
S’il est trop ancré dans l’orifice ou sous la peau, une chirurgie sera nécessaire. Selon les situations, le vétérinaire pourra même faire une échographie pour bien repérer l’épillet.

Ensuite, votre toutou aura certainement quelques médicaments, afin d’enrailler une éventuelle infection.

Conclusion

Les épillets sont donc de petits végétaux qui peuvent facilement s’accrocher aux poils et se glisser sous la peau ou dans les orifices de votre chien. Après une promenade dans une zone comportant des épillets, vérifiez bien que votre compagnon n’en a pas attrapé. Et le cas échéant, conduisez-le rapidement chez le vétérinaire !

Crédit photo : @pixabay et ©Flickr – ImAges ImprObables

Épilepsie chez le chien : 4 signes qui mettent en garde

Épilepsie chez le chien : 4 signes qui mettent en garde

La crise épileptique peut toucher le chien de manière ponctuelle ou régulière. Voici donc quelques conseils pour reconnaître les signes annonciateurs et gérer au mieux ces crises.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

Aussi appelée « mal comitial », l’épilepsie est une maladie neurologique qui atteint l’homme, mais aussi le chien. Cette pathologie peut être innée (prédispositions génétiques) ou apparaître suite à un traumatisme, comme un AVC, une commotion cérébrale grave, un empoisonnement, etc.

Il existe de nombreuses formes d’épilepsies, mais toutes provoquent des crises et les symptômes associés. Voici donc les 4 signes montrant que votre compagnon souffre d’épilepsie.

1. La crise épileptique

Très impressionnante, la crise est la principale manifestation de l’épilepsie. Pouvant durer entre quelques secondes à plusieurs minutes, elle est due à une agitation électrique anormale des neurones. Pour faire simple : le cerveau « court-circuite ». Selon la forme de la maladie, cette décharge électrique peut être partielle ou généralisée.

On parle de crise généralisée (ou « grand mal ») lorsque les deux hémisphères du cerveau sont touchés. Cette version est la plus grave, puisqu’une plus grande partie du cerveau est affectée. Au cours d’une crise généralisée, le chien est pris de convulsions qui lui font perdre connaissance. Ses pattes sont tendues et immobiles, ou bien s’agitent de façon incontrôlée. Les vocalisations (jappements, aboiements) sont également fréquentes. Totalement inconscient, il peut aussi se mettre à uriner ou à déféquer.

A l’inverse, la crise épileptique est partielle si seuls certains neurones sont affectés. On l’appelle alors « crise focale » ou « petit mal ». Dans ce cas, le chien reste conscient. Ses gestes incontrôlés se limitent généralement à une certaine partie du corps (une patte ou les babines, par exemple).

Par ailleurs, une crise peut avoir lieu à tout moment. Et contrairement aux idées reçues, elle a moins de risques de se produire quand il est actif ou excité. En effet, une crise survient le plus souvent lorsque le chien est calme et détendu.

Enfin, sachez que votre chien ne souffre pas pendant une crise. Il ne risque pas non plus d’avaler sa langue. Ne tenez donc pas sa tête et ne mettez pas votre main dans sa bouche pour le protéger : vous pourriez y laisser des doigts !

2. L’aura épileptique

Le plus souvent, la crise est annoncée par une aura épileptique, qui perturbe les sens pendant une poignée de seconde ou plusieurs minutes. Selon les individus, il peut s’agir :

  • De troubles de la vision (photosensibilité, lumière vive ou hallucinations).
  • D’une impression de sentir des odeurs étranges ou d’entendre des bruits inexistants (bourdonnements dans les oreilles).
  • De sensations de picotements, d’engourdissement.
  • De pensées embrouillées, d’anxiété et de nausées.

Aussi appelée « étape pré-critique » (ou « étape pré-ictale »), l’aura est difficile à identifier chez le chien puisque les symptômes sont surtout sensoriels. Cependant, quelques signes peuvent vous mettre en garde. Notamment, ii votre compagnon est particulièrement agité ou se comporte de manière inhabituelle, il est peut-être dérangé par les effets de l’aura. Apprenez donc à reconnaître les symptômes spécifiques à votre toutou et vous « sentirez » l’approche d’une nouvelle crise.

3. L’état après la crise

L’étape « post-ictale » survient juste après la crise épileptique, avant le retour à la normale. D’abord, sachez que votre toutou ne ressent aucune douleur à son réveil (sauf s’il s’est cogné en tombant, par exemple), il est simplement déboussolé.

Le temps de se remettre de ses émotions, il a souvent des difficultés à marcher et se comporte de manière étrange. Il peut par exemple se cogner dans les meubles ou perdre l’équilibre. Généralement, cette phase dure entre quelques minutes et plusieurs heures, selon le chien et la gravité de la crise. Pour éviter que votre toutou se blesse pendant sa récupération, tenez-le à l’écart des escaliers ou des objets dangereux.

Malheureusement, si les dommages neurologiques s’avèrent permanents, votre compagnon peut conserver des séquelles aux niveaux moteur et comportemental.

4. Diagnostiquer l’épilepsie

Les convulsions peuvent être causées par d’autres maladies que l’épilepsie (faible glycémie, hypothyroïdie, insuffisance rénale, tumeur cérébrale, infections, etc.). Les crises seules ne suffisent donc pas à diagnostiquer l’épilepsie.

Pour déterminer si votre chien souffre ou non de cette maladie, votre vétérinaire doit faire des analyses de sang, d’urine et de selles, ainsi que des examens neurologiques (une IRM, notamment).

Que faire si votre chien souffre d’épilepsie ?

Même si une crise épileptique est souvent impressionnante, elle n’est pas forcément alarmante. En effet, une crise peut survenir chez un chien de manière isolée, sans qu’il n’en subisse jamais une autre. Par sécurité, emmenez-le quand même chez le vétérinaire après sa première crise. Lorsqu’elle se produit, pensez à bien noter les différents symptômes. L’idéal étant bien sûr de filmer la scène. Cela aidera le professionnel à effectuer un diagnostic correct.

Par ailleurs, suivez ces quelques conseils lorsqu’une crise survient :

  • Éloignez votre chien des endroits dangereux (escaliers, coins de table basse, fils électriques, etc.).
  • Limitez les stimuli sensoriels pour adoucir l’environnement (éteignez la télévision, réduisez la lumière, parlez doucement, etc.).
  • Chronométrez la crise pour savoir combien de temps elle dure.
  • Filmez la scène pour relever tous les symptômes.
  • Restez avec votre chien pour le rassurer et l’aider après la crise.
  • Notez toutes les crises dans un carnet, pour en informer votre vétérinaire.

Ensuite, si les crises se répètent sur un court laps de temps (moins de 24 heures) ou si une crise épileptique dure plus de 5 minutes, consultez un vétérinaire immédiatement. Il est donc important de bien surveiller votre compagnon.

Enfin, il n’est pas possible de soigner l’épilepsie, mais vous pouvez néanmoins la contrôler. Notamment, il existe des traitements de longue durée pour réduire l’apparition des crises. Le mieux est d’en discuter avec votre vétérinaire, car le traitement est très spécifique à chaque chien.

Conclusion

L’épilepsie provoque donc des crises impressionnantes chez le chien, qui convulse et perd connaissance pendant quelques instants. Heureusement, ces manifestations n’ont généralement aucune conséquence, hormis le déboussolement du toutou. Des traitements de long terme peuvent même réduire ces crises.

Crédit photo : @fotolia

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