Mon chien a de la fièvre, que faire ?

Mon chien a de la fièvre, que faire ?

Votre chien n’est pas en forme ? Il vous semble abattu, fatigué, voire apathique ? Vous avez vu juste, il est certainement malade. Malheureusement, il est souvent difficile de s’occuper correctement d’un animal malade, car nos amis à quatre pattes ne peuvent pas s’exprimer facilement. C’est donc à nous, maîtres dévoués et aimants, d’apprendre à décrypter les signes. La fièvre étant une des principales réactions de l’organisme en cas d’agression, voici comment reconnaître ses symptômes et agir en conséquence.

Pourquoi les chiens ont-ils de la fièvre ?

De manière générale, la température normale d’un chien est un peu plus élevée que celle des humains, puisqu’elle varie entre 38 et 39,5 degrés. Cette variation dépend notamment des races et des circonstances.

Comme chez les autres mammifères, il arrive que la température corporelle d’un chien augmente ponctuellement à un niveau plus élevé que la moyenne. Il s’agit souvent d’une réaction du système immunitaire à une agression. Afin de lutter contre le mal, l’organisme provoque alors… de la fièvre (aussi appelée « hyperthermie »).

Les principales causes de la fièvre canine sont les suivantes :

Un simple « coup de chaud »

La température de votre toutou peut facilement augmenter en cas de fortes chaleurs ou s’il vient de faire de l’exercice. D’ailleurs, la plupart des races brachycéphales – tout simplement les races ayant un museau écrasé (comme le bouledogue, le carlin ou le pékinois) – peuvent subir d’importantes hausses de température en situation de stress ou après un effort important, même s’il ne fait pas très chaud.

Dans ces cas précis, il n’y pas de réelle raison de vous inquiéter. Assurez-vous que votre compagnon boive suffisamment d’eau et installez-le dans un endroit frais, pour qu’il se remette plus rapidement. Et si la fièvre ne descend pas, elle peut alors cacher autre chose…

Une inflammation importante

En réponse à une agression externe voire interne, les défenses immunitaires du chien s’activent. Parmi les symptômes courants, on trouve les rougeurs, les gonflements, la douleur et une sensation de chaleur localisée ou générale. Cette dernière peut se traduire par de la fièvre.

D’ailleurs, une des inflammations les plus répandues est la percée des dents d’adultes. En effet, de la même façon que les bébés humains « font leurs dents », les chiots sont également soumis au même rituel. Aux alentours de quatre mois, les dents de lait font place aux dents définitives. Pendant le processus, des inflammations des gencives sont fréquentes et peuvent engendrer de la fièvre.

Une infection plus ou moins sévère

Si votre chien est contaminé par un micro-organisme infectieux (comme un virus, une bactérie, un champignon ou un parasite), son corps aura une réaction de rejet. Cette réponse se traduira surtout par des maux de tête, une certaine agitation et de la fièvre.

Une infection peut survenir en cas de contamination directe (contact avec un autre chien malade, par exemple) ou se développer à partir d’une simple inflammation. Cela peut notamment arriver lorsqu’une plaie s’infecte ou quand une pathologie bénigne s’aggrave.

Comment savoir si votre chien a de la fièvre ?

Généralement, on parle de fièvre lorsque la température du chien dépasse les 39 degrés et s’accompagne d’un abattement général.

La prise directe de température est la manière la plus fiable de savoir si votre compagnon a de la fièvre. Pour cela, il suffit d’introduire un thermomètre électronique par voie rectale. Un thermomètre humain, vendu en pharmacie, convient tout à fait (choisissez un modèle pour adulte, à résultat rapide de préférence). Si vous n’êtes pas à l’aise avec cette pratique, confiez-la à votre vétérinaire.

Exemple de thermomètre électronique

Mais avant de passer à la prise de température – exercice désagréable pour votre toutou et vous-même – soyez attentif aux différents symptômes d’un état fébrile :
La truffe est chaude et particulièrement sèche au toucher.
Les yeux sont humides et troubles, un peu « vitreux ».
Votre chien paraît abattu, apathique, voire nerveux. Il a tendance à se proscrire.
Il tremble ou a des spasmes.

En cas de fièvre, il arrive également que d’autres symptômes liés au système digestif apparaissent : manque d’appétit, douleurs abdominales (souvent reconnaissables par la prostration de votre compagnon), vomissements, etc.

Si votre chien a effectivement de la fièvre et présente plusieurs symptômes additionnels et persistants, mieux vaut consulter votre vétérinaire. De plus, même si la fièvre n’est pas accompagnée d’autres symptômes, une température trop élevée sur une trop longue durée peut provoquer d’autres désagréments, comme des convulsions. Pour soulager votre chien, il faut donc agir rapidement.

Comment soigner la fièvre chez votre chien ?

D’abord, votre compagnon fiévreux a besoin de repos et doit bien s’hydrater. S’il tremble, couvrez-le avec une couverture légère et restez à ses côtés pour le rassurer. Pour calmer la fièvre, vous pouvez également rafraîchir votre toutou en passant des serviettes imbibées d’eau fraîche sur son visage et son ventre. Attention, pas de douche froide, qui provoquerait un choc thermique ! Préférez un bain tiède, plus doux pour son organisme. Si, malgré ces attentions, l’état de votre chien stagne ou empire, consultez votre vétérinaire.

Quoi qu’il en soit, ne pratiquez jamais l’automédication : en cas de fièvre persistante, faites confiance à votre vétérinaire. Selon l’éventuel problème sous-jacent qu’il aura identifié (inflammation, infection, etc.), il prescrira les médicaments nécessaires à votre toutou. Il s’agira souvent d’antiinflammatoires, d’antipyrétiques, voire d’antibiotiques.

Et si votre chiot a de la fièvre à cause de la poussée de ses dents, vous pouvez attendre patiemment que le processus se termine (quelques jours, tout au plus). Petite astuce : placez ses jouets préférés au congélateur ; mordiller un objet froid calmera l’inflammation. Si votre chiot souffre particulièrement, vous pouvez aussi consulter votre vétérinaire, qui prescrira éventuellement des médicaments adaptés.

Conclusion

Même si votre compagnon peut avoir une légère fièvre lorsqu’il fait trop chaud ou après un effort intense, restez attentif aux autres symptômes qui pourraient cacher des problèmes sous-jacents. En effet, la fièvre est rarement un problème isolé et peut être le signe d’autres ennuis de santé (inflammation, infection). Alors ouvrez l’œil !

Votre chien à déjà eu de la fièvre ?

Racontez-nous votre expérience dans les commentaires.

Crédit photo : @fotolia

Tiques chez le chien : 5 endroits insoupçonnés ou elles se cachent

Tiques chez le chien : 5 endroits insoupçonnés ou elles se cachent

Il vous est certainement déjà arrivé de caresser votre chien, et de sentir une petite boule sur sa peau. Après vérification, le verdict est sans appel : (encore) une tique ! Ces parasites, qui se fixent sur la peau d’un hôte pour absorber son sang, peuvent s’attraper de diverses façons et se loger sur différentes parties du corps de votre toutou. Voici donc les 5 endroits à regarder en priorité, pour débarrasser votre chien de ces sangsues !

Qu’est-ce qu’une tique ?

Appartenant à la famille des arachnides acariens, la tique est un ectoparasite ; un parasite externe qui vit sur le corps d’un hôte. Une fois accrochée fermement sur la peau, elle se nourrit de son sang grâce à un rostre (une sorte de crochet lui permettant de mordre l’épiderme).

Comme les moustiques et les autres parasites buveurs de sang, la tique est évidemment vectrice de nombreuses maladies – dont la paralysie de la tique et la fameuse maladie de Lyme. En effet, lorsqu’elle se fixe sur la peau, elle peut absorber diverses pathologies (bactéries et virus touchant les animaux et/ou les humains). En devenant un porteur sain, elle peut alors les transmettre d’un hôte à l’autre par voie sanguine.

En dehors des maladies qu’elle propage, la tique peut également provoquer des allergies, notamment chez les humains. La salive du parasite provoque alors une réaction de rejet, qui peut se manifester sous forme d’urticaire, d’œdème ou même de choc anaphylactique. Les morsures de tiques doivent donc être prises très au sérieux !

Comment votre chien attrape-t-il des tiques ?

Tout le monde peut attraper une tique : elle peut aussi bien sucer le sang d’un mammifère (y compris un homme), que d’un oiseau ou même d’un reptile. Mais pour quelles raisons ?

En attendant de s’accrocher à un hôte, la tique se cache généralement dans les buissons, les branchages et les hautes herbes. C’est pour cette raison qu’un chien attrape souvent des tiques au cours d’une promenade en forêt, ou même en jouant simplement dans le jardin. Il est en effet le candidat idéal pour une tique, puisqu’elle peut facilement s’agripper à ses poils, avant de le mordre. Notez aussi que ces parasites sont plus virulents en automne et au printemps, par temps frais (maximum 20°) et humide. Durant ces périodes, redoublez donc de vigilance !

Même si elles peuvent se situer n’importe où sur le corps du chien, les tiques se logent généralement dans les zones chaudes et difficiles d’accès. Et leur très petite taille ce qui complique d’autant plus leur détection. Afin de stopper la multiplication de ces parasites et limiter les risques de contamination, il est donc essentiel de les trouver rapidement sur la peau de votre chien… et surtout de vous en débarrasser correctement ! Pour augmenter vos chances de les détecter, voici les 5 zones à vérifier en priorité.

1. Sur l’aine

L’aine n’est certainement pas le premier endroit où l’on pense à chercher des tiques. Pourtant, elles apprécient particulièrement cette zone… De manière générale, ces parasites privilégient les zones sombres et humides du corps. Vérifiez donc l’aine de votre chien, mais également toute sa partie péri-anale et sa queue.

2. Entre les orteils

Comme nous l’avons vu, les tiques aiment les endroits chauds, difficiles d’accès et potentiellement humides. Les pattes de votre chien répondent aux critères ! Même si les parasites peuvent avoir des difficultés à s’accrocher entre les orteils, ils apprécient particulièrement cette zone une fois qu’ils y sont fixés.

3. Les oreilles

Ces suceurs de sang peuvent également se loger derrière les oreilles de votre compagnon – dans les plis – mais aussi à l’intérieur. Ils peuvent même se glisser sous ses babines. Ces endroits peu accessibles sont d’autant plus prisés par les tiques qu’ils comprennent beaucoup de vaisseaux sanguins. Alors vérifiez-les scrupuleusement !

4. Sous le collier et les vêtements

Si votre chien porte constamment son collier, vous pouvez facilement oublier de regarder la présence de tiques en dessous. Grosse erreur ! Pensez toujours à retirer le collier, le harnais et tout autre vêtement de votre chien pendant l’inspection. Un parasite peut facilement se cacher en dessous…

5. Sur les paupières

Il est parfois difficile de distinguer une petite boule de peau d’une tique, surtout lorsque celle-ci est fraîchement attachée et donc peu gonflée. Cette confusion est notamment fréquente sur les paupières, où des petits polypes apparaissent souvent. En cas de doute, observez attentivement la boule suspecte et s’il s’agit effectivement d’une tique, retirez-la délicatement. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.

Tiques chez le chien : traitement et prévention

Pour éviter à votre compagnon d’attraper des tiques, soyez préventif :
Un collier « anti tiques et puces » réduit grandement les risques, sans les supprimer totalement. Généralement efficace un à deux mois, il faut le changer régulièrement pour conserver son effet répulsif. Et si votre chien se baigne souvent, assurez-vous que le collier soit waterproof !
Certains insectifuges sont conçus pour éloigner les puces et les tiques. On les administre une fois par mois soit par voie orale, soit directement sur le dos du chien à l’aide d’une petite pipette.
Évitez autant que possible les lieux réputés pour la présence excessive de tiques.

Après chaque promenade, vérifiez scrupuleusement la peau de votre chien pour détecter d’éventuelles tiques, en insistant sur les 5 zones clés. Si votre compagnon a été mordu malgré vos précautions, retirez l’insecte immédiatement et proprement. Il est primordial de bien enlever toute la tique sans l’écraser (y compris sa tête), pour éviter tout risque d’infection par la suite. Pour la retirer correctement, utilisez une pince à épiler ou, encore mieux, une petite pince à crochets prévue à cet effet. Vous en trouverez en pharmacie ou chez votre vétérinaire. Ensuite, brûlez l’insecte ou noyez-le dans de l’alcool à 90° ou de la javel, pour bien détruire tous ses microbes. Attention, ne touchez jamais une tique à mains nues !

Les jours suivant la morsure, restez attentif aux éventuels symptômes (fatigue extrême, perte d’appétit, apathie, etc.) d’une infection transmise par la tique. Si votre chien semble malade, consultez votre vétérinaire.

Conclusion

La tique peut donc s’accrocher sur n’importe quelle zone du corps de votre chien, même si elle a une préférence pour les endroits chauds, peu accessibles et potentiellement humides. Après une promenade dans la nature, vérifiez donc en priorité l’aine, les oreilles, les pattes et les paupières de votre compagnon… sans oublier de regarder sous son collier !

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Parvovirose canine : 5 symptômes qui doivent vous alerter

Parvovirose canine : 5 symptômes qui doivent vous alerter

La parvovirose canine (aussi appelée « gastro-entérite hémorragique ») est une maladie infectieuse particulièrement virulente, qui affecte le système digestif des canidés. Capable de survivre pendant plusieurs mois dans des excréments, le parvovirus est extrêmement contagieux et peut être mortel s’il n’est pas soigné rapidement. Pour protéger votre compagnon à quatre pattes, soyez donc attentif aux 5 principaux symptômes de la parvovirose canine !

Qu’est-ce que la parvovirose canine ?

La parvovirose est une maladie infectieuse causée par le parvovirus canin (CPV 2). Non transmissible à l’homme, elle touche uniquement les canidés (chiens, loups, renards) et se transmet par contact direct ou via les excréments. Similaire au typhus félin, cette maladie virale affecte surtout le système digestif et peut aussi toucher le cœur, notamment chez les chiots (plus sensibles que les adultes). Extrêmement contagieuse et virulente, la parvovirose canine est souvent mortelle si elle n’est pas traitée rapidement. Alors soyez vigilant !

Les premiers symptômes apparaissent entre 3 et 7 jours après la transmission. Dès la première suspicion, consultez votre vétérinaire. Il réalisera alors un test (par prise de sang ou analyse de selles) et vous pourrez commencer le traitement le plus tôt possible, en cas de contamination effective. Pour agir au plus vite, surveillez donc les 5 principaux signes de parvovirose.

1. Perte d’appétit durable

Une perte d’appétit n’est pas forcément alarmante, surtout si elle reste passagère. Elle peut par exemple être due à une trop forte chaleur ou à un changement de l’environnement qui déplairait à votre chien. Dans ces conditions, montrez-vous simplement patient (et attentif !).

Si l’inappétence persiste, surveillez votre toutou de près et guettez d’éventuels symptômes complémentaires. En effet, une perte soudaine d’appétit est fréquente chez un animal malade, sans être pour autant synonyme de parvovirose canine.

Cependant, puisque cette maladie attaque le système digestif en priorité, la perte d’appétit est le premier signe annonciateur. Alors si votre chien refuse de manger (voire de boire) pendant plusieurs jours et que d’autres symptômes s’ajoutent, consultez votre vétérinaire.

2. Abattement général

Votre compagnon, habituellement vif et joueur, vous semble très fatigué et abattu ? Il reste excessivement prostré et réagit peu à vos sollicitations ? Il peut s’agir d’une simple baisse de forme ou de moral, mais ce comportement peut aussi cacher une maladie plus ou moins grave.

En cas de parvovirose, la léthargie est un des symptômes apparaissant le plus tôt, avec la perte d’appétit. Cette fatigue extrême est principalement due à la déshydratation et au manque d’alimentation de votre chien, mais aussi à la lutte de son corps contre le virus. Un état apathique durable doit donc rapidement vous alerter.

3. Fièvre

En complément de la fatigue intense, un chien atteint de parvovirose peut également souffrir d’hyperthermie (voire d’hypothermie, selon sa résistance). Concrètement, la maladie s’attaque aux globules blancs, ce qui affaiblit le système immunitaire général. Les anticorps réagissent alors tant bien que mal… en déclenchant de la fièvre.

En réduisant les défenses de l’organisme, le virus rend votre chien encore plus sensible à d’autres infections, notamment bactériennes. Afin d’éviter une réaction en chaîne, réagissez dès les premiers signes de fièvre !

Lire l’article –> Mon chien à de la fièvre

Pour savoir si votre compagnon est effectivement fiévreux, voici quelques symptômes facilement identifiables :

  • Nez sec et chaud au toucher ;
  • Yeux troubles et très humides ;
  • Tremblements ou spasmes.

4. Vomissements répétés

Comme la gastro-entérite classique, la parvovirose canine affecte en priorité le système digestif. Quelques jours après l’apparition des premiers symptômes (perte d’appétit et abattement), elle provoque des vomissements intenses et répétés. Souvent d’apparence mousseuse au début, ils sont de plus en plus liquides et abondants, et peuvent même devenir hémorragiques.

Complétés par l’inappétence, les vomissements déshydratent et affaiblissent encore plus rapidement le chien souffrant. Ils abîment également les tissus de l’œsophage et de l’estomac, ce qui peut rapidement entraîner des surinfections.

Quelle que soit la situation, si votre animal vomit à répétition, emmenez-le chez le vétérinaire.

5. Diarrhée sévère

Une diarrhée violente, hémorragique et nauséabonde est le dernier symptôme de la parvovirose canine. Particulièrement douloureuse, elle amplifie la déshydratation du chien et affaiblit les parois de son intestin.

Dans la plupart des cas, elle provoque ainsi une anémie et engendre de multiples infections bactériennes. Les globules blancs étant en chute libre, l’organisme n’est plus en mesure de lutter, ce qui peut être fatal. Alors ne perdez pas de temps !

Lire l’article –> Diarrhée chez le chien

Traitement antiviral et prévention

La prévention est la meilleure façon de protéger efficacement les chiens contre la parvovirose. Pour cela, pas de détour : vaccinez vos toutous ! Les chiots étant les plus vulnérables, il est donc important de vacciner la chienne en gestation. Le vaccin est ainsi transmis aux petits avant leur naissance. Ensuite, pour renforcer l’effet des anticorps, on vaccine les chiots âgés de 5 à 6 semaines, en effectuant plusieurs rappels espacés de 4 semaines (jusqu’à l’âge de 22 semaines pour les races les plus sensibles). Attention, sachez que le vaccin n’est totalement efficace qu’après 2 semaines…

Si votre chien est infecté malgré vos efforts de prévention, ne perdez pas une minute ! Emmenez-le immédiatement dans une clinique vétérinaire dès l’apparition des symptômes. Il sera alors hospitalisé pendant toute la durée du traitement :
On lui injectera un cocktail d’antiémétiques (anti-vomitifs et anti-diarrhéiques), d’antibiotiques (pour combattre les surinfections causées par la maladie) et d’analgésiques (pour calmer les douleurs).
Des perfusions viendront aussi le réhydrater et lui redonner des forces.
On lui administrera éventuellement un médicament antiviral, qui complètera les traitements symptomatiques.
Avec ces soins intensifs, les chances de survie s’élèvent à 95%. Mais attention, un chien récemment guéri de la parvovirose reste encore contagieux pendant 3 à 6 semaines !

Conclusion

Les signes de la parvovirose canine apparaissent donc après une incubation de 3 à 7 jours, et s’apparentent à ceux d’une gastro-entérite sévère. Si les premiers (perte d’appétit et abattement) ne pas forcément alarmants lorsqu’ils sont ponctuels ou isolés, les trois autres (fièvre, vomissements répétés et diarrhée hémorragique) nécessitent de consulter un vétérinaire rapidement.

Alors si votre chien manifeste un ou plusieurs de ces symptômes, emmenez-le chez votre vétérinaire sans attendre !

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr –Stéphanie_17, Justin Kern
Vermifuge pour chien : comment bien le protéger des parasites ?

Vermifuge pour chien : comment bien le protéger des parasites ?

Le chien a toujours été considéré comme le meilleur ami de l’homme. Il peut servir d’animal de compagnie docile, un petit être qui peut se  porter n’importe où. Il existe aussi des races spécialement dédiées à une fonction de gardien de la maison vis-à-vis d’éventuels intrus. Avoir un chien comme animal de compagnie ou un chien intimidant pour effrayer les cambrioleurs ne suffit pas. En effet, il faut savoir en prendre soin. Dans le cadre du prendre soin, il importe de protéger ces animaux d’éventuelles maladies et les éloigner des parasites.

Les intérêts de vermifuger son chien

Le vermifuge est un traitement donné à un animal tel que le chien, en vue de prévenir l’apparition de parasites ou de vers dans son organisme. Les vers peuvent causer de nombreuses maladies parfois mortelles. Ils s’attaquent aux intestins de l’animal, à ses poumons, à ses muscles ou dans certains cas à son cœur. Ils apparaissent souvent sous deux différentes formes : ronds ou plats.

Certains parasites peuvent se transmettre de l’animal à l’homme et causer de graves conséquences sur la santé. Il y a par exemple les maladies telles que l’Échinococcose ou la Toxocarose. Les enfants et les personnes âgées sont les plus à risques. De ce fait, vermifuger son chien ne vise pas seulement à le protéger, mais également à protéger le propriétaire et sa famille.

Le vermifuge pour chien a trois possibilités d’action. Premièrement, il tue les vers déjà existants dans l’organisme du chien. Deuxièmement, il les expulse par les voies naturelles. Enfin, le vermifuge empêche la formation des vers. D’où la nécessité d’administrer ce traitement de manière régulière et en complément d’autres traitements tels les produits antipuces.

En matière de santé, c’est toujours le même adage qui reviendra : mieux vaut prévenir que guérir ! Consultez notre formulaire assurance pour chien, certaine mutuelle pour chien prennent en charge les vermifuges.

Comment savoir si mon chien est parasité ?

Une infection engendrée par des parasites génère des troubles respiratoires, digestifs, ou des retards de croissance chez les chiots. Les parasites les plus fréquemment rencontrés sont localisés dans l’appareil digestif de l’animal. Il s’agit de vers ronds et plats tels que ténia, ankylostome trichures, ou encore ascaris. Les parasites tels que le ténia ou l’ascaris se remarquent assez facilement dans les selles. Ils se reconnaissent par leurs formes. Cependant, pour plus de certitude, il faut faire une coprologie parasitaire. Cette technique permet de vérifier en vue confirmer ou non la présence de parasites dans les selles. Le vétérinaire pourra vous être d’une grande aide pour tout ce qui concerne la santé et le bien-être de vos animaux de compagnie.

Doit-on donner un vermifuge à son chien même sans présence de vers dans les selles ?

Un chien doit être vermifugé en vue d’éloigner tout risque d’infection par des parasites. Même sans la présence d’indicateur particulier sur le fait que le chien soit déjà infecté, il est indispensable de prendre des précautions. L’action du vermifuge pour chien ne se limite pas à éliminer les vers, il agit également en empêchant leur formation. Il est très efficace comme traitement préventif. Comme on dit « mieux vaut prévenir que guérir ».

À quelle fréquence doit-on vermifuger son chien ?

Un animal de compagnie, pour son bien-être et celui de ses propriétaires, doit être vermifugé régulièrement dès son plus jeune âge. En effet, l’action du vermifuge est limitée dans le temps, elle n’est pas prolongée. Les vétérinaires conseillent de vermifuger les chiots à partir des 12 jours suivant leur naissance. En effet, il est nécessaire de protéger l’animal le plus tôt possible. Après ses premières doses de vermifuge, le chiot doit bénéficier du même traitement une fois par mois, cela jusqu’à ce qu’il atteigne 6 mois. À l’âge adulte, le chien devrait se faire vermifuger tous les 3 mois, soit pour une fréquence de 4 fois par an.

Sous quelle forme se présente le vermifuge pour chien ?

Le vermifuge pour chien est généralement présenté sous quatre formes : les comprimés, les pipettes, les seringues buccales et les injections. Faciles d’usage, les comprimés sont à avaler par le chien en plusieurs prises. Nous pouvons les cacher dans la nourriture au cas où l’animal serait réticent à en prendre. Ce premier genre de vermifuge est plus adapté aux chiens bien dressés ou au caractère facile.

Les pipettes à injections liquides sont similaires au mode de traitement des parasites externes. Il faut procéder en déposant le contenu de la pipette au niveau du cou du chien. Lorsque le produit est injecté à cet endroit, l’animal ne pourra pas le lécher. Cette forme de vermifuge pour chien est la plus utilisée considérant sa simplicité. Afin de garantir que le traitement fasse effet, il est indispensable d’éviter de laver le chien pendant quelques jours.

Le vermifuge pour chien peut aussi être constitué de seringues buccales accompagnées de pâtes. La seringue graduée sert à mesurer une bonne dose du produit à ajouter sur la pâte que le chien doit manger. Ce type de produit est plus adéquat pour les chiots. Enfin, les injections constituent la quatrième alternative. Elles sont peu recommandées sauf en cas d’infections graves. Lorsque les 3 premières méthodes d’administration de vermifuge ne sont pas plus adaptées, nous avons recours à la technique d’injection. Le vétérinaire est le plus apte à pratiquer cette méthode.

Voici le vermifuge que je donne à mon chien :

Vermifuge pour chienVermifuge pour petit chien et chiot

Un chien peut-il être malade après avoir été vermifugé ?

La vermifugation est effectuée pour la santé du chien. Ainsi, il n’y a aucune raison pour que ce dernier soit malade après son traitement. Toutefois, il est primordial de respecter avec rigueur les conditions et précautions d’emploi. Dans ce cadre, les prescriptions du vétérinaire doivent être suivies, en particulier sur les dosages. Il est aussi important d’administrer un vermifuge pour chien de manière régulière afin d’éviter tout risque d’infection. Si un cas d’infection massive se présente, le chien peut ressentir quelques malaises. C’est parce que la destruction des parasites provoque la diffusion d’une quantité importante de toxines. En cas de doutes sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

La meilleure saison du vermifuge pour chien

Pour un maximum d’efficacité, la vermifugation doit se faire à titre préventif. Ainsi, il n’y a pas de saison favorablement indiquée, étant donné que la fréquence du traitement doit être de 4 fois par an, 1 fois par trimestre. Pour éviter de perdre le cycle, certaines personnes choisissent de vermifuger leur chien à chaque changement de saison. La meilleure chose à faire c’est de respecter à la lettre les prescriptions du vétérinaire. Selon le cas, ce dernier peut proposer une forme de vermifuge plutôt qu’une autre. Il existe une multitude de marques de vermifuge sur le marché. Vous pourrez vous en procurer très facilement, même en quelques clics sur Internet. Un vermifuge pour chien peut coûter environ entre 6 et 23 euros. ATTENTION ! Il est important de bien lire la notice du produit avant usage.

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Les tiques et le chien : comment bien le protéger ?

Les tiques et le chien : comment bien le protéger ?

Les Tiques : La fourrure des animaux les rendent plus sensibles à certaines maladies, mais aussi à certains parasites. Parmi les plus communs chez les chiens, nous retrouvons les tiques. Pourtant minuscules, ces insectes proches des acariens peuvent grandement gêner votre animal, parfois même lui transmettre des maladies graves !

Les maladies transmises par les tiques chez le chien

Il existe trois maladies principales véhiculées par les tiques :
– La piroplasmose est la plus répandue chez les chiens, puisqu’elle est quasiment toujours transmise quand une tique est présente sur leur peau. Lorsqu’elle finit de sucer le sang, la tique libère un parasite sanguin microscopique qui attaque les globules rouges. A chaque fois qu’un globule rouge est détruit, un nombre important de toxines est libéré. Elles peuvent provoquer des insuffisances rénales et la jaunisse. Il faut traiter la piroplasmose très rapidement, elle peut être mortelle après quelques jours.
– L’erlichiose est une maladie relativement proche de la piroplasmose, mais le décès arrive plus rapidement. Elle est surtout présente dans le sud de la France, principalement au printemps et à l’automne. Il n’existe toujours pas de vaccin agissant sur l’erlichiose, il est donc très important de traiter vos chiens avec des produits antiparasitaires.
– La maladie de Lyme, aussi appelée borréliose, est une maladie se développant depuis quelques années en France. Provenant des États-Unis, cette maladie reste rare mais peut faire l’objet d’une vaccination. Principalement retrouvée au nord-est de la France, encore une fois le meilleur moyen de l’éviter c’est la prévention antiparasite.

Comment retirer une tique sur son chien ?

Il n’y a rien de mieux qu’un œil humain pour chasser les tiques. Si vous en avez repérées sur votre animal, faites-lui prendre un bain avec un produit anti-tiques. A l’aide d’un peigne fin brosser les poils de votre chien dans le sens inverse, vous devriez bien voir les acariens, pulvérisez-les alors avec un spray anti-tique et extrayez-les à l’aide d’une pince. Il existe sur le marché de bons crochets spécialement conçus pour ce travail.

les tiques

Si vous trouvez l’extraction difficile, ou si vous avez peur de blesser votre chien, vous pouvez appliquer de la vaseline sur les tiques avant de les retirer. La vaseline va les faire suffoquer, elles résisteront beaucoup moins. Appliquez enfin un peu de désinfectant ou de pommade antibiotique à l’endroit où la tique avait piqué votre chien, cela permettra d’éviter toute infection. Pour définitivement tuer ces insectes et éviter qu’ils ne recolonisent votre chien, plongez-les dans un récipient rempli d’alcool. Au bout de quelques heures vous pourrez les jeter.

Comment protéger son chien des tiques ?

Il n’y a pas vraiment de miracle, il suffit de bien choisir le produit antiparasitaire parmi les centaines proposés dans les magasins. Le produit doit se débarrasser des tiques grâce aux composants, mais aussi rester sur le poil suffisamment longtemps pour éviter une colonisation parasitaire. Une résistance waterproof est également recommandée en cas de période humide. Il vaut mieux éviter tout ce qui est poudre et aérosol, qui ne sont pas assez efficaces. Les solutions à base d’ultrasons n’ont pas encore su faire leur preuve. Le meilleur produit sur le marché c’est le collier antiparasite, qui peut rester efficace jusqu’à un mois après la pose. Enfin, c’est une mode que certains peuvent trouver ridicule, mais elle a ses bénéfices : les vêtements pour chiens. Puisque la fourrure de votre chien n’est pas en surface, les tiques ne peuvent pas pénétrer la peau aussi rapidement. Vous les verrez donc directement sur le tissus et pourrez vous en débarrasser.

les tiques

La prévention passe aussi par la gestion de l’environnement du chien. Il est important de tondre son jardin et d’éviter toute herbe dépassant la hauteur de vos chevilles, c’est là que se cachent les tiques et les animaux qui les transmettent, notamment les rongeurs. Veillez à bien fermer vos poubelles et à éviter de laisser traîner des tas de branches ou de pierres sur le sol. Lors de promenades, essayez de rester au maximum sur les chemins de terre, en évitant les passages arborés avec des herbes hautes. Si vous ne pouvez briser le cœur de votre chien en l’empêchant d’aller gambader au loin, inspectez sa fourrure après chaque sortie.

Les tiques représentent un vrai danger pour votre chien, elles transmettent des maladies mortelles qui sont bien plus inquiétantes que la quantité de sang prélevé par l’insecte. Le meilleur moyen de les éviter reste la prévention antiparasitaire, il est important d’en discuter avec votre vétérinaire.

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Chenilles processionnaires : un DANGER réel pour vos balades canines

Chenilles processionnaires : un DANGER réel pour vos balades canines

Si vous pensiez jusque là que votre chien ne risquait rien en promenade, voici un article qui vous fera changer d’avis ! L’été arrive à grand pas avec le soleil, la chaleur et la végétation verdoyante. Que demander de plus pour être heureux en balade avec son chien ! Tout cela serait idyllique pourvu que certains insectes ne viennent pas gâcher le tableau… Pour votre bien et celui de votre chien, soyez vigilants aux chenilles processionnaires qui ont déjà fait leur apparition !

Pô-Line & Habby du blog Unamourdechien.com vous éclairent sur ces petites bêtes poilues méconnues !

LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE « DU PIN »

C’est pour leur mode de déplacement en file indienne qu’elles sont nommées ainsi. En France, on en distingue deux types: celles dites « du pin » et celles « du chêne ». Elles appartiennent à la famille des Lépidoptères. La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa.

Certaines espèces de pin sont privilégiées par ces papillons. Si vous avez dans votre jardin :un pin noir d’Autriche

  • un laricio de Corse
  • un Salzman
  • un pin de Monterey
  • un pin maritime
  • un pin sylvestre
  • un pin d’Alep
  • un cèdre (dans une moindre mesure)

alors sachez que vous figurez parmi les plus beaux emplacements pour ces insectes !

Les femelles pondent entre 150 à 320 œufs, qu’elles disposent soigneusement en rangées le long des aiguilles de pin. Elles les enrobent ensuite en formant un manchon gris argenté de 2 à 5 cm, recouvert d’écailles. L’éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte : de fin juillet à fin septembre. C’est le début de la phase « aérienne ».

On va ensuite décompter cinq stades larvaires, nommés L1 à L5, qui vont se différencier par la quantité de soie (poils), la taille de la chenille, et enfin le volume de la tête. Pendant ces cinq stades, les chenilles issues d’une même ponte vont rester groupées.

Dès le stade L1, les chenilles vont construire un « pré-nid ». La nuit, elles en sortent et se déplacent en procession pour trouver de la nourriture. Elles mangent les limbes (parties larges des aiguilles) de pin sur lesquelles elles vivent. Au début, ces nids peuvent passer totalement inaperçus. Seules des touffes d’aiguilles jaunies peuvent donner un indice sur la présence de chenilles. Lorsque l’endroit ne contient plus suffisamment de nourriture, elles grimpent plus haut dans l’arbre, en procession de plusieurs centaines de chenilles (file indienne) et recréé un nouveau nid. Les chenilles utilisent leur soie comme fil d’Ariane afin de toujours retrouver leur chemin.

nid_pin

A chaque fin de stade larvaire, ces insectes vont entrer dans une période de mue et cesser de s’alimenter. La vitesse de développement des chenilles est tributaire de la région et de la température : c’est-à-dire qu’elles grandissent moins vite lorsqu’on monte vers le Nord ou en altitude.chenille_pin_INRA

 

A l’arrivée des grands froids, elles entrent alors dans leur « phase souterraine ». Les chenilles construisent un nid d’hiver pour procéder à la nymphose. A cette période, la chenille va se transformer en chrysalide. Les larves descendent de l’arbre et cherchent alors un terrain pour s’y retrancher au chaud. Elles creusent à une profondeur de 5 à 20 cm sous terre.

LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE « DU CHÊNE »

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La chenille processionnaire du chêne est la larve d’un autre papillon de nuit, le Thaumetopoea processionea.

Les femelles pondent cette fois sur de fines branches, en plaques de quelques centimètres de large et au sommet d’arbres bien dégagés. Ils éclosent au printemps, avant l’apparition des bourgeons. De là découlent six stades larvaires différents sur deux à trois mois, soit un de plus que les chenilles processionnaires du pin.

Elles se nourrissent également la nuit. La journée, elles stagnent sur les feuilles et les rameaux et tissent des nids soyeux entre chaque période de mue. Au dernier stade larvaire, elles tissent un nid plus solide, plaqué sur le tronc des arbres. Il peut atteindre un mètre de diamètre voire plus. Elles vont s’y emmitoufler jusqu’à prendre la forme de chrysalide puis se transformer en papillon, quarante jours plus tard.

chenille_chene_INRA

LE DANGER ET SES SYMPTÔMES

Outre l’aspect inesthétique des arbres atteints par ces colonies d’insectes, la présence de chenilles processionnaires représente un problème de santé publique. A l’instar des tiques, dans les parcs et jardins, les humains (notamment les enfants) ainsi que les animaux peuvent subir des désagréments majeurs.

La capacité urticaire de ces chenilles apparaît au troisième stade larvaire (L3). Les chenilles qui se sentent menacées ou inquiétées vont alors perdre leurs poils microscopiques soyeux. Ces poils vont se disperser dans l’air. Ils sont constitués de petits harpons qui vont venir se ficher dans la peau, sur les muqueuses ou sur toutes les zones naturellement humides comme les yeux. Par frottement, le petit canal intérieur va se casser et libérer une toxine : la thaumatopoéine. Ces barbilles sont extrêmement urticantes et peuvent rester dans les nids plusieurs mois voire plusieurs années après la disparition des chenilles !

Au cours de la promenade, votre chien aime renifler les odeurs et explorer le territoire. Les chiots et les chiens les plus âgés sont les plus exposés car les moins méfiants. Il découvre alors un long ruban mobile de petits animaux. Immanquablement, sa curiosité va être attirée et le chien va y mettre la truffe…hélas la tentation d’y goûter peut arriver ensuite.

S’il y a contact avec la langue, le chien se mettra à baver frénétiquement. Presque immédiatement, sa langue va gonfler et changer de couleur, passant du rouge au noir. Les poils des chenilles peuvent entraîner de sévères lésions jusqu’à parfois la nécrose d’une partie de la langue.

Pire, si le chien a ingéré une chenille, l’œsophage et l’estomac peuvent également être touchés.

Le vétérinaire administrera en principe des corticoïdes et des antalgiques. Ces accidents sont rarement mortels mais ils n’en restent pas moins extrêmement spectaculaires et douloureux pour les chiens (comme pour les hommes!).
En tant qu’humain, il se peut que vous ne soyez pas non plus épargnés. En fonction de votre degré de sensibilité, voici les symptômes que nous pouvons déplorer à ce jour :

Plaques rouges, cloques, démangeaisons intenses et sensations de brûlures, qui peuvent durer quelques heures ou quelques jours,
Paupières rouges et enflées, atteinte du globe oculaire
Allergies violentes pour les personnes présentant des difficultés respiratoires
Chocs anaphylactiques dans les cas graves

A l’instar des chiens, les enfants et les bébés très curieux sont les plus vulnérables.

LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES

Si vous subissez près de chez vous une infestation de chenilles, il convient au préalable de bien se renseigner sur le cycle biologique de ces insectes : une intervention lorsque les chenilles sont aux premiers stades larvaires sera beaucoup plus efficace car elles sont plus vulnérables.

Les réponses au problème sont variées :

– traitements phytosanitaires biologiques ou chimiques (très réglementés)
– lutte mécanique par destruction des nids (nécessitant une protection intégrale)
– piégeage par confusion sexuelle
– lutte biologique (insertion de prédateurs naturels)

Pour le bien de tous, y compris celui des insectes pollinisateurs, la lutte naturelle est à privilégier. Les chercheurs de l’INRA explique que l’objectif n’est pas d’éradiquer l’espèce mais bien de la contenir, en limitant sa pullulation. Une de leurs pistes privilégiées actuellement en cours d’expérimentation consiste à installer des nichoirs à mésanges dans les endroits sensibles. Cet oiseau est capable d’avaler près de quarante chenilles par jour !

La plantation de bouleaux serait également à l’essai. Ces arbres, plantés en haies, émettraient une odeur répulsive pour ces animaux et les empêcheraient d’arriver jusqu’aux pins.

CONCLUSION

Vous l’aurez compris, les chenilles processionnaires du pin ou du chêne sont une véritable menace pour nos amis à quatre pattes et nous-mêmes. Présentes en grande quantité dans certaines régions (cf. cartes), la prudence est de mise lorsque vous possédez les essences d’arbres dans lesquelles elles nichent ou lorsque vous partez en balade. La facilité avec laquelle leurs poils urticants se dispersent dans l’air est déconcertante…et la douleur également ! Connaître le cycle biologique de ces insectes et lutter naturellement contre leur expansion restent les meilleures méthodes pour s’en prémunir !

Article-invité rédigé par Pô-Line & Habby du blog Unamourdechien.com. Un grand merci à Paul pour son accueil, je suis très heureuse d’avoir pu partager quelques connaissances ici!

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