Qui ne rêve pas d’être l’heureux propriétaire d’un chien obéissant, sociable et affectueux que l’on peut emmener partout ? Lorsque l’on sait que la priorité de votre fidèle compagnon est de vous faire plaisir, on comprend que ce n’est pas impossible. Bien au contraire ! Malheureusement, l’univers canin fait l’objet de nombreuses idées reçues et beaucoup de personnes recourent à des méthodes inadaptées, et donc inefficaces pour dresser leur animal de compagnie.

C’est alors que la frustration apparaît, mais aussi une réelle souffrance tant pour les maîtres que pour leurs chiens. Pourtant, il suffit de suivre quelques apprentissages indispensables, de mettre en place au quotidien des règles simples et surtout, de s’armer d’une bonne dose de patience. Finalement, il s’agit d’un travail d’équipe qui ne dépend ni de l’âge du chien, ni de la race, mais de l’amour que vous portez à votre adorable boule de poils. Après avoir lu mon article, vous détenez toutes les clés pour réussir son éducation patte dans la main !



Toutes les bonnes raisons d’éduquer son chien…

Permettre au chien de se sentir utile et aimé

Le chien est un animal social et doué d’une grande intelligence, tout comme son ancêtre le loup. Son besoin d’appartenance est profondément ancré en lui, il aime faire partie d’une communauté, que ce soit auprès de ses congénères qu’aux côtés d’une famille humaine. Au sein du groupe, chaque individu occupe un rôle bien précis afin de constituer une meute de chasseurs bien organisés. Leur survie en dépend ! Lorsque le chien arrive dans son nouveau foyer, il a donc besoin d’avoir une fonction et de suivre un code de bonne conduite… surtout qu’il est tout à fait capable d’apprendre au contact de l’humain et ce, quel que soit son âge. Il a tout bonnement son propre mode de communication et il est nécessaire de l’aider à comprendre le nôtre, pour vivre en parfaite harmonie avec l’espèce humaine.

Pour lui permettre de s’intégrer dans son groupe social, il va donc falloir l’éduquer, ce qui va bien au-delà de la simple notion de dressage. C’est véritablement la clé de son bien-être et l’assurance d’avoir un chien psychologiquement équilibré ! Donnez-lui régulièrement des ordres et encouragez-le, sinon l’ennui finira par le pousser à adopter des comportements destructeurs. Lui ordonner de faire quelque chose, même si ce n’est pas réellement utile à vos yeux, lui apporte une immense satisfaction. Rappelez-vous en effet que son unique objectif est de satisfaire la demande de son maître et de le rendre heureux en réalisant correctement cette mission ! Quoi de plus gratifiant que de recevoir caresses et friandises ? Ce n’est donc pas un hasard si l’homme et le chien travaillent ensemble depuis des siècles, à travers des tâches en tout genre : gardien ou guide de troupeaux, chien de chasse, secouriste en montagne ou en mer, chien policier, chien guide d’aveugle, chien truffier, chien de garde.

Le dressage est donc indispensable pour transmettre les apprentissages dont le canidé va avoir besoin dans son travail de tous les jours, tout comme l’éducation afin de lui offrir la possibilité de vivre correctement dans notre société. On fait d’ailleurs souvent l’amalgame entre ces deux concepts, avec une tendance à évoquer « le dressage » quand il s’agit d’inculquer des ordres au chien dans le cadre du travail et « l’éducation » pour désigner le savoir-vivre qui inclut la sociabilité, la propreté, etc.

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Donner à votre fidèle compagnon sa juste place dans la famille

Vouloir rendre son chien heureux en lui faisant des câlins, en lui donnant des friandises et en l’invitant à rester à nos côtés dans le salon jusque dans la chambre parentale est un sentiment tout à fait légitime. Ce qui est d’autant plus vrai à l’accueil d’un chiot tout mignon ! Malgré tout, il faut garder à l’esprit qu’un chien a besoin de savoir qu’elle est sa place au sein de sa famille pour pouvoir être pleinement épanoui. Sans pour autant chercher à vous convertir à une autorité que l’on pourrait qualifier de militaire, votre compagnon à quatre pattes doit pouvoir compter sur un maître rassurant et aimant, sur qui il peut faire entièrement confiance et qui se positionne en tant que leader. Il doit savoir que le chef de meute, c’est vous ! C’est au maître de prendre les décisions et de guider son chien pour lui permettre d’agir convenablement. Pour lui, cette relation est totalement normale, à condition que les règles et les limites à ne pas dépasser soient clairement définies dès le départ.

Pour la sécurité de votre adorable toutou… et la vôtre !

Éduquer son chiot est essentiel. En effet, il s’agit du langage que nous utilisons pour lui parler et lui expliquer la façon dont il pourra devenir un membre de la famille à part entière, docile et bien élevé. Cela va nécessairement de pair avec la notion de sécurité, aussi bien pour lui que pour vous. Imaginez que votre chien voit un lapin pendant une balade et qu’il lui court après ? Si vous lui avez préalablement enseigné le rappel, il reviendra à vos pieds avant qu’il traverse la route et prenne le risque de se faire renverser par une voiture. Prenons un autre exemple pour bien réaliser combien l’éducation de votre tendre boule de poils est primordiale : Votre enfant fait de la trottinette dans le jardin, tout en riant aux éclats. Votre chien aura envie de jouer avec lui, ce qui est tout à fait compréhensible ! Mais, n’ayant pas conscience de sa force, il pourrait bousculer son petit maître et le blesser. Vous éviterez le drame en lui ordonnant dans les temps de rester à sa place.


Renforcer votre complicité

L’espèce canine se distingue des autres animaux par sa volonté de coopérer avec les humains. Profitez-en pour passer du temps avec votre chien à travers des exercices éducatifs ! En effet, dresser son animal de compagnie n’est pas seulement utile pour lui apprendre à être propre, à s’assoir et à rapporter la balle. C’est avant tout l’occasion de multiplier les moments privilégiés durant lesquels vous vous découvrirez mutuellement et développerez une relation fusionnelle, basée sur la bienveillance et le respect. À chaque ordre demandé, vous resserrez davantage les liens qui vous unissent et au fil des jours, une véritable complicité s’installe qui fait que vous n’avez plus aucun doute : le chien est bel et bien le meilleur ami de l’homme.

… en suivant les principes de l’éducation positive

Vous avez souvent l’impression que votre chien ne comprend rien à ce que vous lui demandez… Pire encore, c’est quelque fois comme s’il vous ignorait littéralement et qu’il ne décide à en faire qu’à sa tête, peu importe le ton que vous employez ! Il a beau être le plus mignon des toutous, il faut bien avouer qu’il est loin d’être un modèle exemplaire. Il est même tout le contraire… Vous l’appelez et il continue à renifler les odeurs qui parsèment le chemin ; ça a l’air tellement plus intéressant que vous ! Vous n’avez donc pas d’autre choix que de lui courir après pour qu’il revienne à vos pieds.

Vous lui sommez de rester à sa place, il saute sur vos invités et lorsque vous osez l’emmener quelque part, il ne sait pas se tenir tranquille. D’ailleurs en promenade, il tire si fort sur sa laisse qu’il manque régulièrement de vous faire tomber. Et que dire quand quelqu’un sonne à la porte ? Il aboie en détalant telle une furie, sans que vous parveniez à le saisir par le collier. En bref, le comportement de votre chien est parfois bien gênant et laisse penser en public qu’il a pris la place du maître ; au point que vous êtes contraint de satisfaire ses désirs. Si ces situations vous sont familières, continuez la lecture car je vais vous donner les solutions qui résoudront ces problèmes de comportement.

Pourquoi ne pas éduquer son chien via les méthodes coercitives ?

Contraindre son chien à obéir revient à construire une relation fondée sur un rapport de force, le maître étant le dominant et l’animal, le dominé. Il faut dire que l’apprentissage par la menace fonctionne généralement beaucoup plus rapidement et avec une efficacité bien plus redoutable que par la coopération ! Mais si votre chien vous écoute au doigt et à l’œil parce que vous l’effrayez, avouez que ce n’est pas très valorisant pour vous… Le brutaliser en recourant à une punition physique immédiate, certes, vous avez toutes les chances que votre ordre soit exécuté de manière instantanée. Pour autant, votre compagnon poilu le fera la boule au ventre et dans ces conditions, ne peut pas se sentir bien dans ses pattes.

Ne préférez-vous pas un chien qui écoute par coopération, et donc pas désir profond de vous faire plaisir, plutôt que par peur de son maître ? Oubliez les colliers étrangleurs ou électriques qui n’ont rien d’éducatif ! Ces outils coercitifs sont purement et simplement punitifs, puisqu’ils réprimandent un acte que le maître ne souhaite pas voir se réitérer. Et puis, s’ils sont mal utilisés, ils peuvent réellement causer des dégâts irréparables chez le chien traumatisé. Néanmoins, dans des situations exceptionnelles comme pour des chiens de travail, cela peut servir à recarder un animal qui se met soudainement à disjoncter… ceci dans un souci évident de sécurité. Vous l’aurez compris, ce type d’accessoires doit être utilisé à bon escient.

Dans un tel cas, la méthode dite positive pourra par la suite aider à rééquilibrer le chien, alors qu’une méthode plus stricte et donc plus ferme peut apparaître comme étant la dernière solution afin d’éviter au plus vite l’accident. En clair, il semble inapproprié pour un particulier de recourir aux colliers coercitifs qui peuvent blesser l’animal tant physiquement que psychologiquement. Seuls des professionnels spécialisés dans la rééducation de chiens « difficiles » devraient idéalement pouvoir s’en procurer. C’est pour cela que l’article R. 214-6 du Code rural stipule que l’exercice des activités d’éducation et de dressage dans des conditions et avec des méthodes ou accessoires pouvant occasionner des blessures, des souffrances, du stress ou de la peur est interdit. La loi précise par ailleurs qu’il est fondamental de prendre en compte non seulement l’âge du chien, mais aussi sa volonté d’agir et son niveau d’apprentissage pour lui donner les moyens d’agir en conséquence.

Quoi qu’il en soit, même un collier classique, un harnais ou encore la laisse peuvent provoquer de vives douleurs à un animal s’ils sont mal employés. Tout est question de technique et d’attitude, car vous pourriez très bien fouetter votre chien avec une laisse, le faire involontairement souffrir en serrant trop fort son collier plat, et même être responsable de son obésité dans le cas où vous lui distribuer quotidiennement une quantité disproportionnée de nourriture. Finalement, le plus important est de respecter votre fidèle compagnon, en vous montrant cohérent et en misant sur la coopération mutuelle.

Comprendre le fonctionnement du chien

Il apparaît facile de se servir d’une méthode coercitive car si votre compagnon à quatre pattes refuse de vous écouter, vous ne lui laissez pas le choix et il reçoit systématiquement une punition. À cet instant précis, vous ne lui apprenez rien si ce n’est qu’il a tout intérêt à se montrer méfiant envers vous, vis-à-vis de ce maître qui lui fait mal et provoque en lui un grand stress. Vous l’avez très certainement déjà remarqué, le canidé est un animal opportuniste.

C’est-à-dire qu’il se dirige instinctivement vers ce qui lui procure une sensation agréable et évite donc ce qui est déplaisant. Quand on en a conscience, on comprend que le chien n’obéit pas vraiment à son maître, il agit de sorte à ne pas se faire réprimander. Afin de ne pas souffrir, il n’a pas d’autre choix que de se résigner. Il faut savoir que lorsque votre boule de poils a décidé de ne pas vous obéir, c’est qu’il y a une raison particulière. Cela peut être à cause d’un environnement distrayant, d’un trop plein d’énergie, etc. Demandez-vous pourquoi votre chien ne vous écoute pas, qu’est-ce que vous devez changer dans votre comportement, vos gestes, autour de vous pour qu’il puisse répondre favorablement à vos injonctions.

Bien entendu, certains sujets exigent un cadre plus stricte que d’autres. Pour savoir si c’est le cas de votre chien, prenez le temps de l’observer avant de procéder à des ajustements en ce qui concerne les limites à fixer. C’est en apprenant à décoder votre chien que vous parviendrez à le comprendre et par conséquent, à connaître la raison pour laquelle il n’est pas attentif à vos ordres.

Ce n’est que par le biais de la réflexion et de la compréhension que vous parviendrez à résoudre les problèmes en profondeur, tandis que les méthodes coercitives suppriment seulement un mauvais comportement sans tenir compte de son origine, pour ne traiter que les symptômes apparents. Seul le respect de l’animal permet de trouver la cause de son mal-être, celle-là même qui a engendré cette déviance.

Le secret d’une bonne éducation : le renforcement positif

Depuis des lustres, le chien est l’outil de l’homme et perçu comme une chose sur laquelle l’humain doit avoir l’ascendant, à l’image de la structure hiérarchique de la meute de loups. Les mentalités ont aujourd’hui nettement évolué en matière d’éducation canine. On s’est effectivement rendu compte que la structure des groupes canins est bien moins linéaire : il n’y a pas un dominant qui dirige l’ensemble de la collectivité.

En réalité, une meute de chiens ne compte que très peu d’individus, entre 3 et 5 pour être précis, et se forme en fonction du contexte de manière très organique. Plus concrètement, une situation peut pousser un chien à se placer en tant que dominant, pour prendre une position de dominé dans une toute autre conjoncture. De ce fait, la comparaison faite historiquement avec les loups apparaît totalement obsolète. On parle dorénavant de dominance lorsque le maître va manquer d’autorité, sans pour autant qualifier son chien de dominant comme s’il s’agissait d’une tare.

Cela fait maintenant plusieurs années qu’une autre technique voit le jour, au détriment de la soumission et de l’inhibition qui s’avèrent être peu adaptées aux chiens domestiqués. Alors que la méthode traditionnelle ou coercitive se basait sur des études réalisées sur des canidés vivant à l’état sauvage, l’éducation positive mise sur le renforcement du bon comportement pour ignorer ceux que l’on estime mauvais. Plutôt que d’infliger de la souffrance pour obliger le chien à obéir, on privilégie la douceur, la patience et la justesse. On constate ainsi qu’il devient beaucoup plus efficace de pointer du doigt ce qui est bien, plutôt que se concentrer uniquement sur les erreurs commises.

En effet, on invite le chien à renouveler une action qui lui a apporté une conséquence positive par le passé. Plus respectueuse du chien et en accord avec le maître, cette approche éducative met précisément l’accent sur la motivation de votre ami canin pour garantir son bon état émotionnel dans l’ensemble de son processus d’apprentissage. Le but est de construire une relation solide afin de rendre la cohabitation entre un chien et son maître plus harmonieuse et agréable, pour l’un comme pour l’autre. Quelle satisfaction de savoir qu’il vous écoute pour obtenir une récompense, signe que vous êtes fier de lui ! Vous avez ainsi l’assurance qu’il ne vous obéit pas par crainte et qu’il n’est pas constamment dans l’évitement d’une terrible sanction.

Il est vrai que l’enseignement demeure plus long qu’en éducation punitive, mais il est tellement plus agréable pour l’ensemble des protagonistes ! Et aussi plus durable : les apprentissages restent gravés dans la mémoire plus longtemps quand ils sont acquis dans une atmosphère cordiale.

La notion de récompense

Vous ne souhaitez pas que votre doux compagnon poilu vous obéisse uniquement parce qu’il s’attend à recevoir une friandise ? Cependant, qui a dit que la récompense était indissociable du morceau de saucisse bien gras, d’un morceau de gâteau riche en viande, de moelleux petits dés de fromage ou d’un bout de jambon ultra appétissant ?

Pour inciter votre chien à reproduire le bon comportement, vous pouvez vous contenter de le féliciter par une caresse, une séance de jeu ou une parole conciliante. Cela dépendra de son caractère. Il est évident qu’un chien joueur sera plus enclin à tout mettre en œuvre pour combler vos désirs si vous lui lancez sa balle pour le défouler, plutôt qu’en lui offrant une poignée de ses croquettes favorites ! Alors qu’un animal débordant d’affection sera davantage réceptif s’il est encouragé par des câlins à volonté. À l’inverse, il est inutile de lui prodiguer des caresses pour le féliciter s’il n’apprécie pas forcément les contacts. Cela n’aura aucun impact positif et n’aura pas envie de reproduire le comportement que vous venez de valoriser par le geste de tendresse. Ainsi, votre chien sera récompensé dès lors qu’il aura obtenu ce qu’il souhaite. Uniquement le fait d’ouvrir la porte à un brave toutou qui attend sagement derrière est extrêmement gratifiant.

Alors, un conseil : observez votre compagnon à quatre pattes et ses attitudes afin de bien cibler la récompense qui lui procurera un plaisir indescriptible. Si vous optez pour de la nourriture, il s’agira forcément d’un aliment inhabituel et non du repas, car n’oublions pas que la récompense est comparable à un cadeau. Elle revêt une forte valeur émotionnelle et doit être exceptionnelle, afin d’apporter une réelle jouissance. Au fil des entraînements, vous pourrez en donner de moins en moins pour que la récompense devienne aléatoire et ainsi faire en sorte que le comportement souhaité puisse subsister.

Les limites de l’éducation positive

Comme dans toutes les manières de procéder, l’éducation positive a de nombreux avantages mais aussi des inconvénients, notamment dans le cas des attitudes extrêmes. Certains maîtres estiment que cette méthode signifie qu’il ne faut jamais punir, allant jusqu’à bannir le mot « non » de leur vocabulaire. Pourtant, il est tout simplement impossible d’imaginer pouvoir éduquer correctement son fidèle compagnon en excluant la punition de façon radicale.

Rien que le fait de posséder un animal de compagnie induit automatiquement une cohabitation avec une espèce qui ne fonctionne pas pareil que nous. Il apparaît donc tout à fait normal, et même indispensable, d’instaurer des règles et de poser quelques limites à ne franchir sous aucun prétexte, afin que le quotidien ne se transforme pas en enfer. Dites-vous bien que ce n’est pas parce que vous interdisez certaines choses à votre petit protégé que vous ne suivez pas les principes de l’éducation positive, bien au contraire ! Tout comme les enfants, les chiens ne peuvent s’épanouir et être équilibrés que si nous leur donnons un cadre sécurisant, fait de repères et de barrières.

À travers cette méthode respectueuse de l’animal, le maître revêt la casquette de guide, d’accompagnateur. Il devient la référence, la personne sur qui son chien peut se fier parce qu’elle sait ce qui est bon ou non pour lui. Dans ce contexte, le maître va venir contrôler et gérer les agissements de son doux compagnon afin de lui offrir l’opportunité d’évoluer dans une atmosphère bienveillante et en aucun cas pour le brider. Alors, une punition sans violence ou maltraitance, bien évidemment, semble être rationnelle quand on souhaite le meilleur pour son chien.

Les points à respecter pour une éducation réussie

Pour bien éduquer son chien, il convient d’établir quelques règles strictes chez vous pour ne pas commettre d’erreurs en pensant bien agir. Rassurez-vous, elles sont très peu contraignantes, de sorte qu’elles deviennent naturellement des habitudes de tous les jours pour chacune des personnes vivant sous votre toit. En vous y prenant tôt, ces mesures seront d’autant plus faciles à accepter pour votre tout petit compagnon à poils. Toutefois, dis-vous bien que ce n’est jamais trop tard et qu’il n’y a pas d’âge pour commencer !

Faire preuve de cohérence

Le plus important dans l’éducation de votre chien, c’est de rester cohérent. Même avant de mettre en place la toute première séance d’apprentissage, vous devez absolument déterminer avec l’ensemble des membres de la famille ce qui est acceptable et ce qui, au contraire, est intolérable. Tout le monde sans exception doit adopter la même attitude pour que votre fidèle compagnon soit en mesure de comprendre rapidement ce qui est autorisé ou non. Par exemple, si vous refusez l’accès au canapé, il est évident que si quelqu’un d’autre le convie à y monter en votre absence, votre chien ne cernera pas la raison pour laquelle vous lui dites « non » lorsqu’il réclame à venir sur le canapé.

Le raisonnement est identique concernant les sauts, les léchouilles, etc. Ne négligez pas non plus votre gestuelle ni vos postures, qui sont indissociables de votre attitude générale. Ainsi, se tenir courbé sera interprété par votre brave canidé comme une invitation au jeu, au câlin ou au rappel. En revanche, une position droite indique pour lui l’arrêt du mouvement, le retour au calme. Montrez-vous toujours fiable et clair dans votre façon d’être comme dans vos propos, et sachez être rigoureux si vous souhaitez que votre chien puisse vous faire entièrement confiance ! L’intonation de votre voix est tout aussi essentielle et change d’une circonstance à une autre. Dans le langage canin, les aiguës et les exagérations se destinent aux fêtes, aux félicitations, à l’appel et au rappel. Réservez plutôt les sonorités graves aux interdictions, aux invitations à renoncer.

S’astreindre à un rituel pour les repas

Idéalement, votre chien doit manger après vous, dans une pièce isolée du reste de la famille, au calme. Si votre organisation ne vous le permet pas, donnez-lui son repas au moins une heure avant que vous ne passiez à table. Cette routine à adopter dès le début n’est en rien une brimade. Il s’agit simplement d’un principe fondamental pour maintenir les relations hiérarchiques indispensables à une éducation bien menée. Retirez-lui sa gamelle au bout d’une demie heure, même si elle n’est pas terminée. En effet, un chiot qui ne dévore pas toutes ses croquettes essaie souvent de tester son nouveau maître afin de voir s’il lui est possible d’adopter un comportement un tant soit peu dominant. Il grogne au moment où vous lui enlevez la gamelle ? Prenez aussitôt une posture autoritaire, en plaçant le buste en avant, les bras écartés en appui sur chaque hanche, et grondez-le en prenant une voix forte.

Lui installer un nid douillet à un endroit adapté

Votre chien doit avoir son propre espace personnel dès son arrivée chez vous. Il est impératif que l’emplacement de son panier, qui peut aussi bien être un gros coussin, un tapis, une couverture, n’occupe pas le centre de la pièce de vie. Il est certain qu’un animal de compagnie étalé de tout son long au milieu du séjour gênera le passage, mais le problème réside surtout dans le fait qu’il y verra l’occasion de se positionner en dominant.

Toute personne désirant passer doit effectivement en « faire la demande » au chien, qui pourrait exprimer son mécontentement parce qu’il est dérangé dans son sommeil. Sa place doit lui permettre de pouvoir se reposer tranquillement, mais aussi de s’y réfugier quand il en a envie. Dans la mesure du possible, évitez d’installer le chiot dans votre chambre ou celle des enfants, dont il ne doit pas s’en approprier en toute légitimité. Si vous acceptez son intrusion, cela lui renvoie un signe de soumission de la part de son maître. Dans la nature, aucun individu n’est en droit de pénétrer dans l’aire de repos des dominants sans leur autorisation. Alors, faites-en de même ! Votre petit protégé velu pourra y mettre les pattes uniquement sur invitation sinon, il devra patienter sagement devant la porte.

Et dites-vous bien que cela n’a absolument rien d’humiliant pour lui ; c’est tout à fait normal. Ne le laissez pas pour autant monter sur le lit, ce qui vaut bien évidemment pour le canapé, car les endroits en hauteur sont dédiés aux dominants. Le plus simple est d’aménager la place de votre chiot dans un coin de l’entrée qui ne dérange personne, ou au fond du couloir. Dans le cas où vous jetez votre dévolu sur le salon, offrez-lui une petite zone retirée, avec tout le confort nécessaire pour qu’il s’y sente bien à sa place. Le principal est qu’il ne soit pas tenté de contrôler les allées et venues des membres de toute votre petite tribu.

Respecter les besoins du chien

Pour qu’un chien vous respecte, il semble naturel que vous aussi, vous le respectiez. Pour ce faire, vous devez veiller à combler l’intégralité de ses besoins vitaux, autrement dit :

ses besoins primaires : manger à sa faim, boire et dormir à volonté ;
ses besoins sociaux : rencontrer régulièrement ses congénères, se promener au quotidien en dehors du jardin pour pouvoir entretenir sa sociabilisation ;
ses besoins affectifs : recevoir à tout instant de l’attention, de la tendresse, pour se sentir aimé et en sécurité ;
ses besoins physiques : avoir tous les jours l’opportunité d’évacuer son énergie en jouant, en courant, en se défoulant en toute liberté ou au moins en longe ;
ses besoins olfactifs : avoir l’occasion de renifler fréquemment de nouvelles odeurs et de pouvoir stimuler sa truffe le plus souvent possible ;
ses besoins intellectuels : se distraire en lui proposant régulièrement d’apprendre de nouvelles choses, en lui donnant de quoi s’occuper lorsqu’il se retrouve seul, etc.

Si tous les besoins de votre fidèle toutou sont scrupuleusement respectés, il ne ressentira aucun manque qu’il risquerait de vouloir assouvir en ayant des comportements déviants. Pour que votre chien soit calme, bien dans sa tête et dans ses pattes, qu’il ait envie de se montrer coopératif, sortez-le aussi souvent que possible, amusez-vous avec lui, dépensez-le : partagez des moments ensemble, ce n’est pas plus compliqué que ça ! Bien sûr, prenez soin de respecter ses moments de repos en fonction de son âge et de son état. Par exemple, un chiot dort 90 % de son temps. Bien qu’il ait toutes les facultés pour apprendre vite, il faudra prévoir des entraînements relativement courts. En bref, un chien en forme aussi bien physiquement que psychiquement sera davantage réceptif à vos demandes et les séances d’apprentissage se dérouleront dans les meilleures conditions.

Lui donner un maximum d’amour

Et avec tout ça, faites-lui des câlins et des caresses tant que vous voulez, sans aucune modération. Mais est-ce vraiment utile de le dire ? Oui, dans le sens où c’est vous qui gérez et initiez les prises de contact avec votre chiot. S’il vient vous quémander des gestes d’affection, laissez-le patienter un peu et s’il insiste, envoyez-le tout de suite dans son panier ! Vous pourrez lui demander de revenir quelques minutes plus tard, afin de le contenter. Ce n’est pas évident de résister à son regard enjôleur et quelques écarts sont permis : tout dépend du caractère de votre petite boule de poils. Certains chiens exigent une éducation moins ferme que d’autres. Dans ce domaine-là, il n’existe pas de règle absolue. Néanmoins, si votre jeune mâle vous chevauche de la même façon qu’il le ferait pour s’accoupler, vous devez stopper net ce comportement car la reproduction est l’apanage du chef de meute. Si cette situation se présente, vous devez lui dire un « non » catégorique et lui ordonner de se coucher sur son tapis.

En conclusion…

L’éducation de votre chien sera d’autant plus efficace que vous garantissez son complet épanouissement. Qui ne commet pas d’erreurs ? Heureusement, elles ne sont pas irréversibles et plus vous réagissez vite, plus il sera facile de changer les choses. Gardez toujours en tête qu’un chien peut et doit comprendre au moyen de l’éducation qu’au sein d’une famille, il y a un leader : vous, et qu’il lui suffit de le suivre afin d’obtenir ce qu’il désire. Cependant, les relations avec ses congénères sont différentes et l’intervention de l’homme est inutile, étant donné que l’établissement des rapports dominant/dominé se détermine entre eux.

L’apprentissage des ordres de base

Pour bien éduquer votre chien, il est nécessaire que votre compagnon à quatre pattes connaisse ces ordres sur le bout des griffes :

« Assis » : pour apprendre à votre brave toutou à se tenir tranquille et à recentrer son attention sur vous ;
« Couché » : pour permettre à votre chien de rester calme plus longtemps qu’en position debout ou assise ;
« Reste » ou « Pas bouger » : pour lui enseigner l’état statique ;
« Viens » : pour lui inculquer le rappel afin que vous puissiez le lâcher sans avoir peur de le perdre ou qu’il aille se battre avec un congénère, mais aussi lui permettre de se dépenser librement ;
« À ta place » ou « Au panier » : pour un retour au calme immédiat en cas de débordement au sein du foyer ;
« Stop » ou « Laisse » : pour que votre chien sache qu’il obtient ce qu’il souhaite par le renoncement.

Libre à vous de choisir les mots pour chaque ordre. L’essentiel est de s’y tenir sans le changer. Si vous ordonnez « Reste » à votre chien et que la fois suivante, vous lui donnez l’injonction « Pas bouger », vous ne ferez que semer le trouble dans son esprit et il ne saura plus ce que vous lui demandez. Afin que votre chiot assimile rapidement le nouvel ordre, offrez-lui sa friandise favorite dès qu’il répond favorablement à votre demande. Cela peut être aussi bien de la nourriture qu’un jouet, des caresses, des câlins en fonction du caractère de votre fidèle compagnon. Petit à petit, vous le récompenserez de moins en moins pour que votre boule de poils reste motivée en toutes circonstances. Vous alternerez de temps à autre avec des félicitations, afin de l’encourager à renouveler cette bonne action et lui témoigner votre satisfaction à son égard. Quoi qu’il en soit, dites-vous bien que dès l’instant où la méthode utilisée demeure respectueuse de l’animal, que vous vous adaptez à son rythme et que vous ne renforcez pas un comportement indésirable, vous êtes forcément sur la bonne voie dans l’éducation de votre chien. Lorsqu’une technique n’est pas fructueuse, ayez toujours le réflexe de vous interroger sur la raison pour laquelle cela ne fonctionne pas. Est-ce votre façon de procéder ? Est-ce votre attitude ? Peut-être que l’environnement est trop divertissant ? Finalement, il est important de se remettre constamment en question et d’accepter de se tromper, afin de réajuster la situation avec intelligence et cohérence.

Quelques techniques de dressage

Il existe une grande diversité de méthodes d’éducation et de dressage imaginées à partir du renforcement positif. Sélectionnez simplement celle qui vous convient, en fonction des exercices que vous proposerez à votre chien :

Le leurre ou la méthode dite naturelle : Vous guidez votre compagnon à quatre pattes avec une friandise, considérée comme un renforçateur primaire, pour qu’il exécute le comportement souhaité. C’est ce qu’on appelle le conditionnement classique. Par exemple, vous mettez le biscuit au-dessus de sa truffe en le dirigeant doucement vers ses oreilles, afin de le convier à s’asseoir dans un mouvement naturel ;
Le clicker : Une fois que votre chiot a bien intégré la signification du « clic », vous allez le conduire vers le comportement souhaité en cliquant et en le récompensant à chaque étape. C’est ce qu’on appelle le conditionnement opérant, l’animal réagissant instantanément à un stimulus qualifié de renforçateur secondaire, ici, le « clic » qui est associé à la survenue d’un renforçateur primaire (généralement de la nourriture). Cette technique éducative permet de synchroniser la récompense avec l’action attendue précisément au moment où la tâche est exécutée. Plus concrètement, si vous voulez apprendre à votre petite boule de poils à aller sur son coussin, vous devez appuyer sur le clicker pour produire ce bruit bien caractéristique et récompenser en même temps lorsqu’elle tourne le regard vers son couchage, se dirige vers le coussin, le touche et enfin met ses quatre pattes dessus ;
La capture : Vous donnez une récompense à votre chien dès qu’il adopte spontanément le comportement voulu. Ainsi, lorsqu’il se couche de lui-même, vous lui dites « Couché » et lui distribuez une friandise. Il suffira de quelques exercices pour qu’il comprenne que se coucher sur demande est synonyme de récompense ;
L’imitation : Inspirée de l’apprentissage social par l’observation, cette méthode éducative consiste à apprendre au chien à imiter les actions d’un modèle, qui peut être aussi bien un humain qu’un autre animal. Pour cela, une démonstration est effectuée au préalable, puis vous donnez l’ordre « Do it » dans le but que votre doux compagnon répète l’exercice qu’il a vu.

Durant l’entraînement, le mot que vous déciderez d’affecter au comportement doit obligatoirement être prononcé à l’instant où votre toutou l’exécute. N’anticipez en aucun cas, étant donné qu’il ne le connaît pas encore ! Mais ce n’est qu’une fois que votre chien a parfaitement assimilé l’exercice que vous direz le mot choisi, soit « Assis », « Reste », « À ta place », … afin de lui prodiguer l’ordre en question.

Le bon usage de la récompense

La méthode positive recourt beaucoup à la récompense afin de donner envie au chien de réaliser le comportement désiré. Véritable outil d’apprentissage, elle doit être utilisée à bon escient pour susciter un plaisir inqualifiable au point qu’il fera tout dans l’unique but d’en recevoir à nouveau ! Quelle meilleure façon d’encourager ? Votre fidèle compagnon associe le résultat d’une action correctement accomplie lorsqu’elle est ponctuée par sa récompense de prédilection, qui vient confirmer la réussite de l’exercice. Encore faut-il la proposer quand il faut et de la bonne manière !

Une récompense au bon moment

Tout d’abord, il est indispensable de récompenser au moment adéquat. Au début, les friandises peuvent être données systématiquement, puis s’espacer progressivement une fois le comportement acquis : offrez-les une fois sur deux, une autre fois une fois sur quatre, etc., ou votre chiot s’habituera et perdra en motivation. Dès l’instant où il ne reçoit plus ce dont il raffole plus que tout, pourquoi voudrait-il vous écouter ? Pour lui, votre joie de le voir accomplir la bonne action sera naturelle et, dans ces conditions, il ne verra pas l’intérêt de la rechercher. Or, cette quête du maître fier de son animal de compagnie demeure le fondement de l’éducation positive. Malgré tout, il doit impérativement y avoir une récompense à la clé durant les exercices éducatifs, même vocale. Mais attention, la synchronisation est essentielle : la mémoire canine est dite « associative », autrement dit, votre chien n’est pas en mesure de faire le lien entre la récompense et son comportement si elle n’intervient pas dans la seconde où il s’exécute.

Féliciter avec tout votre cœur

Ensuite, vous ne devez pas avoir peur de vous montrer exubérant au moment de féliciter votre boule de poils ! Peu importe que vous ayez l’impression d’être ridicule, le principal est que votre toutou voit immédiatement qu’il vous comble de bonheur. N’hésitez donc pas à lui donner de grosses tapes amicales, à lui dire des mots doux et à faire des effusions de joie, sans pour autant l’apeurer, bien entendu !

Cependant, la récompense ne doit pas être octroyée dans le cas où l’ordre n’est pas entièrement réalisé. Si le chien a été à la porte mais qu’il s’est finalement soulagé sur le paillasson, la récompense n’a pas lieu d’être. Ce n’est que lorsqu’il parviendra à faire ses besoins dehors qu’il méritera d’être généreusement récompensé. Pour autant, lorsque vous optez pour la friandise, il est inutile de gaver votre chien. Un petit morceau de jambon suffit, même si vous êtes fou de joie parce qu’il a fait pipi dans le jardin. Bien évidemment, la nourriture n’est pas obligatoire.

Des caresses abondantes accompagnées de compliments produisent le même effet, d’autant plus si votre chiot aime le contact. Tout dépend finalement de votre nature et de la sienne. Certains maîtres sont extrêmement expansifs et préfèrent nettement les grandes accolades aux gourmandises. Observez la réaction de votre doux compagnon afin d’évaluer son degré d’euphorie quand il reçoit sa récompense. S’il fait preuve d’une réelle motivation aux prochains entraînements, c’est que celle choisie est suffisante. En tout cas, n’ayez jamais honte de féliciter votre chien comme il le mérite !

L’éducation par le jeu

Quoi de plus agréable que d’apprendre par le jeu ? En plus de renforcer les comportements fondamentaux, cela favorise et améliore les relations avec son animal de compagnie, en s’amusant avec juste ce qu’il faut de rigueur et de ténacité ! Alors, si vous rêvez d’avoir un modèle d’obéissance à la maison : des jouets et des petites douceurs en guise de récompense, le tout associé à des commandes précises et répétées, sont le secret pour inculquer des ordres à votre chien dans la joie et la bonne humeur.

De multiples avantages

Exactement comme les enfants, les canidés assimilent mieux dès lors qu’ils sont stimulés par le jeu. Plus motivé, votre chien reste attentif au moindre de vos gestes et sollicitations. Les ordres réitérés finissent par devenir un langage bien vite décodé et mémorisé par votre gentille boule de poils. Alors, partagez sans plus attendre ces moments réjouissants avec votre adorable toutou ! Il va en redemander, et vous aussi. En interagissant ainsi de manière régulière, votre complicité s’en trouvera simultanément renforcée. À chaque entraînement, votre chien évolue tout en se sociabilisant, en prenant peu à peu confiance en l’humain.

Chaque stimulation ludique bien exploitée développe son intérêt et son intelligence, ce qui rend le jeu absolument essentiel à son équilibre. D’ailleurs, saviez-vous que s’il n’a pas la possibilité de jouer régulièrement, votre compagnon poilu souffrirait bien vite de solitude, s’ennuierait sans nul doute et pourrait même aller jusqu’à se laisser dépérir ? Le jeu est sans aucun conteste le meilleur remède pour entretenir sa vitalité et plus globalement, sa santé. Ainsi, dès le plus jeune âge, la pratique des jeux permet au chiot de surpasser ses appréhensions dans l’exploration de son environnement et de s’éveiller avec assurance au monde qui l’entoure. L’occasion, finalement, de poser les premières règles de vie sociale dans le foyer.

Le jeu du cache-cache

Ordonnez à votre chien de s’assoir et de rester à sa place sans bouger. Cachez-vous et dites-lui « Cherche ». Vous pouvez aussi dissimuler une balle derrière un meuble si vous jouez à l’intérieur, ou encore l’enterrer dans le jardin à quelques dizaines de centimètres de profondeur. Donnez-lui l’ordre de chercher. Vous le verrez captivé, et tellement heureux de retomber dans ses instincts premiers en faisant fonctionner sa truffe ! Les premières fois, s’il peine à trouver son trésor, vous pouvez l’aider un peu pour ne pas perdre son intérêt. Pour cela, pointez l’endroit où il doit mener son enquête tout en lui adressant des paroles joviales. Dès qu’il réussit, offrez-lui une friandise, faites-lui une caresse ou lancez-lui sa balle. Il l’aura bien méritée ! L’idéal est de commencer graduellement cette activité. Au début, limitez-vous à une pièce, puis, de jour en jour, agrandissez la zone de recherche jusqu’à la maison entière… jardin compris !

Le jeu du lancer / rapporter

Demandez à votre compagnon à quatre pattes de ne pas bouger. Lancez la balle et dites-lui « Va chercher ». Cet exercice très facile à mettre en œuvre se pratique aussi bien sur la terre ferme que sur l’eau, et permet de développer l’agilité, la force et les réflexes de votre chien. Distribuez-lui une friandise quand il vous ramène la balle, que vous pouvez tout aussi bien remplacer par un frisbee, un boudin de jeu, une corde, etc.

Le jeu du « Donne »

Proposez un jouet à votre chien. Dès qu’il l’a dans la gueule, montrez-lui une friandise et dites-lui « Donne », tout en ouvrant votre main libre sous son museau. Lorsqu’il a lâché le jouet, offrez-lui immédiatement la gourmandise et félicitez-le avec des mots enjoués. Ce jeu présente l’intérêt de stimuler mentalement votre chien sans sortir de chez vous. C’est pratique quand la météo n’est pas de la partie ! Est-il utile de préciser qu’il demeure malgré tout primordial que votre animal de compagnie ait chaque jour sa période d’exercice physique, afin de contribuer à un sain équilibre dans ses dépenses d’énergie ?

Astuces

Les mauvaises habitudes se prenant rapidement, il est vivement conseillé d’éduquer votre chien le plus tôt possible à la fois à l’intérieur et à l’extérieur pour le familiariser avec toutes sortes de bruits et stimulations. Quand on sait que les comportements gênants sont la principale cause des abandons en France, on comprend d’autant mieux l’importance de commencer dès l’arrivée de votre adorable chiot au sein de votre foyer… avant qu’il ne se métamorphose en une grosse boule de poils ingérable et agressive, qui fait ses besoins partout à l’intérieur, qui aboie sans arrêt et détruit tout ce qu’elle peut en votre absence ;
Les récompenses doivent être adaptées au chien et vraiment motivantes.

Pour enseigner un nouvel exercice à votre doux compagnon, que vous optiez pour des friandises industrielles ou de la nourriture fraîche, faites attention à ne pas le gaver avec un trop-plein de calories. Tenez compte de ses préférences, un jouet qu’il adore lui fera tout autant plaisir ;
Quelle que soit la méthode éducative choisie, ne manipulez pas votre chien et ne le contraignez jamais physiquement. Sinon, il cherchera à fuir la situation qui lui est finalement imposée et donc, peu agréable. Ce n’est pas de cette façon qu’il reproduira spontanément le comportement souhaité… Le respect est de rigueur, quoi qu’il advienne ;
Commencez par donner des ordres simples à votre chiot puis, une fois qu’il les connaît bien, vous pouvez corser les cessions d’apprentissage en augmentant le niveau de distraction. Par exemple, poursuivez l’exercice dans le jardin plutôt que dans le salon. Un papillon qui vole, un congénère qui passe devant la clôture, un enfant qui joue au ballon, … votre chien devra d’autant plus se concentrer pour vous écouter et donc, recevoir la récompense tant convoitée ;

Organisez des séances courtes et régulières, 15 minutes maximum et plusieurs fois par semaine, pour que votre chien progresse sans se lasser ;
Pensez à terminer systématiquement l’entraînement sur une réussite et une grande récompense. Votre toutou ne doit pas s’ennuyer durant l’exercice. S’il en garde un bon souvenir, il aura naturellement envie de renouveler l’expérience ;
Soyez patient et agissez avec constance, toujours de manière graduelle. N’exigez pas de la part de votre chien qu’il exécute des ordres qu’il n’est pas encore capable de faire. Vous risqueriez de le démotiver ;

Il vous appartient de gérer l’environnement durant tout l’entraînement, pour faire en sorte que votre fidèle compagnon soit moins distrait et davantage susceptible d’adopter le comportement voulu. À titre d’exemple, vous pouvez surélever la poubelle pour lui empêcher l’accès, mettre une barrière devant la chambre si cette pièce lui est formellement interdite, ou encore déposer des cartons sur le canapé afin qu’il ne soit pas tenté d’y monter pendant l’exercice. Ces mesures préventives vous seront d’une aide inestimable pour garder la concentration de votre chien intacte ;

Faites attention à punir correctement. Bien évidemment, n’employez aucune méthode coercitive ! Une correction qui provoque de la douleur et pousse le chien à agir par crainte est totalement contre-productive. Même forcer une position s’apparente à une contrainte punitive. Toutefois, il est possible de générer une légère frustration en enlevant tout simplement une satisfaction. Vous pouvez par exemple retirer la récompense quand votre chien ne vous a pas obéi. C’est ce qu’on appelle une punition négative, qui reste douce et bien loin de la maltraitance ! Dans tous les cas, vous allez devoir agir dans l’immédiat, soit une seconde tout au plus après l’événement, avec une voix ferme. Faites impérativement preuve de cohérence et arrêtez aussitôt la punition dès lors que votre boule de poils cesse le comportement inapproprié. C’est absolument essentiel si vous ne voulez pas voir la situation empirer, avec un chien qui a peur, qui stresse et finit par se résigner ;

Servez-vous toujours d’un collier plat basique et non d’un modèle à pointes ou étrangleur qui peut causer de véritables souffrances. Le licol ou le harnais est également utile pour permettre à votre chiot de s’accoutumer à la laisse et lui apprendre à ne pas tirer dessus ;

Usez, abusez d’indulgence et de patience ! Votre chien est jeune et les règles humaines lui semblent encore être bien mystérieuses. Laissez-lui du temps, encouragez-le sans modération et il assimilera rapidement ce que vous attendez de lui.

Pour conclure…

Les ordres inculqués par le renforcement positif sont plus rapidement acquis et ne s’oublient pas de sitôt. À l’inverse, le recourt aux gestes violents peut sembler plus efficace, mais il n’en est rien puisque le chien s’empresse d’obéir uniquement pour ne pas recevoir une réprimande virulente, source de douleurs physiques et psychologiques. Pour améliorer la relation avec votre compagnon à quatre pattes, rien ne vaut une bonne dose de constance, de douceur et de compréhension ! Attention toutefois de ne pas tomber dans les dérives extrêmes, comme refuser l’utilisation du « non » qui reste un mot indispensable pour faire comprendre clairement à votre chien ce que vous ne voulez pas qu’il fasse, et ainsi l’amener dans la bonne direction. Mais gardez bien en tête qu’il n’existe pas une seule et unique méthode d’éducation.

Chaque maître doit avant tout prendre le temps d’observer son animal de compagnie afin de déceler l’origine des éventuels problèmes. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez adapter votre attitude au caractère et à la sensibilité de votre toutou, dans le but de lui proposer l’exercice et la récompense qui lui conviennent le mieux. Que pourrait-il y avoir de plus efficace qu’un exercice amusant au cours duquel chaque bonne action est gracieusement récompensée ? Et puis, c’est l’occasion de vous rapprocher un peu plus à chaque séance d’apprentissage de votre fidèle compagnon, la promesse d’avancer patte dans la main vers un avenir serein, riche en complicité et en amour.

Crédit photo : ivanovgood – pixabay

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