Manque de socialisation du chien : 7 comportements gênants au quotidien

Manque de socialisation du chien : 7 comportements gênants au quotidien

Le manque de socialisation du chien est un problème. En cas de changement d’environnement ou en présence d’inconnus, certains chiens sont très mal à l’aise, angoissés voire agressifs. Bien souvent, la cause n’est autre qu’un manque de socialisation. Découvrez donc 7 comportement gênants, liés à un manque de socialisation du chien.

Socialisation du chien : de quoi parle-t-on ?

La socialisation est un processus d’apprentissage de la communication avec d’autres individus. Dans le cas du chien, cela concerne aussi bien les relations avec ses congénères qu’avec les humains et les autres animaux.

Cette socialisation est donc un élément essentiel de l’éducation d’un chiot. Il s’agit de lui apprendre que tout ce qui est nouveau et/ou différent n’est pas forcément mauvais et/ou effrayant. Avec une bonne socialisation, vous favoriserez la confiance de votre toutou et l’aiderez à répondre de manière adéquate aux nouveautés qu’il rencontrera tout au long de sa vie.

A l’inverse, un manque de socialisation peut avoir des conséquences très néfastes… Voici donc 7 comportements gênants qu’un chien peut développer s’il n’a pas été assez socialisé.

1. Comportement craintif

Un manque de socialisation peut entraîner une attitude craintive généralisée chez le chien. Peu habitué à la nouveauté, le moindre élément anormal l’effraie, voire l’angoisse. Bref, votre compagnon a peur de tout ! Il peut alors être effrayé par une chose aussi anodine qu’un sac plastique qui s’envole par un coup de vent ou par un objet trop gros à son goût (et donc perçu comme menaçant).

Dans certains cas, cette anxiété peut même devenir paralysante. A tel point que le chien refusera tout changement d’environnement ou situation nouvelle.

2. Réactions excessives, agressivité

La peur engendre parfois une réaction de défense excessive, se traduisant par un comportement agressif. Se sentant menacé, le toutou devient alors agressif pour contrer la « menace » qu’il a identifiée. Cette réaction permet également de masquer sa peur face à l’ennemi.

Seulement, un chien trop peu socialisé a tendance à considérer toute nouveauté – positive ou négative – comme une menace. La seule façon d’éviter que votre toutou se sente menacé par un simple parapluie ou une feuille qui s’envole dans votre cour est de le socialiser suffisamment tôt.

3. Difficile à gérer au quotidien

Pour un chien non socialisé, la nouveauté (et donc le danger) est partout ! Dans ces conditions, il est difficile voire impossible de faire certaines actions simples du quotidien. Nettoyage, brossage, entretien des griffes, etc. : ces manipulations sont immédiatement vues comme des tortures. Vous devez donc conduire votre chien chez le vétérinaire, qui s’en chargera à votre place. Contraignant… et coûteux !

4. (Hyper)sensibilité aux sons

De nombreux chiens ont peur des feux d’artifice et des coups de tonnerre. Jusque-là, rien d’anormal. Mais lorsqu’un toutou manque de socialisation, il devient craintif au moindre son inattendu : le bip du micro-onde, les pales du ventilateur, une alarme de voiture dans la rue, etc. Effrayé par ses bruits, il s’en éloignera alors autant que possible, voire se cachera.

5. Peur des nouveaux environnements

Évidemment, si un chien peu socialisé a peur de tout, il est également réticent aux sorties. Pour lui, dévier de votre parcours de promenade habituel est extrêmement perturbant. Certains toutous peureux vont même jusqu’à craindre de mettre le museau dehors ! On parle alors d’agoraphobie : pour les chiens qui en souffrent, tout ce qui est en dehors de la maison est potentiellement dangereux.

6. Nervosité au contact des gens

La socialisation passe notamment par la rencontre d’humains amicaux. Pour un chien craintif, les gens sont impressionnants.

Afin d’éviter ce souci, il est important de présenter à votre compagnon des humains de tous genres, styles et ethnies : adulte / enfant / personne âgée, homme / femme, avec barbe / chapeau / lunettes, etc. Cette variété rassurera votre chien et lui montrera que tous les étrangers ne sont pas une menace. Dans le cas contraire, il sera peureux et/ou agressif dès qu’il rencontrera une nouvelle personne ou un humain sortant de l’ordinaire.

7. Malaise avec les autres chiens

Vous aimeriez que votre boule de poils ait des copains chiens ? La socialisation est également la clé !

Si votre compagnon n’est pas habitué à rencontrer des congénères dès son plus jeune âge, il se montrera méfiant au moindre contact. En effet, les toutous ont des comportements sociaux assez marqués, notamment pour jouer. Si le vôtre n’a pas appris ce langage auprès d’autres confrères, il ne saura pas comment réagir le moment venu. Ici encore, sa réaction par défaut sera certainement la crainte et/ou l’agressivité. Pas idéal pour se faire des amis…

Comment socialiser mon chien ?

Afin d’éviter ces comportements gênants, une seule solution : socialisez votre chien !

En pratique, la période de développement social du chiot est assez courte, puisqu’elle a lieu à l’âge de 8 à 14 semaines. Cet apprentissage de la vie passe par des rencontres (avec des personnes et d’autres animaux) et la découverte de nouvelles choses et de lieux différents. Un chien est naturellement curieux, profitez-en !

Pour cela, vous pouvez d’abord inscrire votre chiot à une classe de socialisation. Il y rencontrera des congénères et pourra apprendre les règles du jeu amical avec eux.

Ensuite, prenez le temps d’explorer avec votre compagnon :

  • Touchez toutes les parties de son corps (pattes, griffes, oreilles, truffe, ventre, etc.) pour qu’il s’habitue à ce type de contacts et se laisse faire pendant vos futures manipulations.
  • Faites rencontrer des personnes variées et amicales à votre chien, à son rythme.
  • Exposez-le à différents bruits faibles, puis plus forts (électroménager, télévision, sonnette, etc.).
  • Laissez-le explorer par lui-même, notamment pendant les promenades. Au début de la socialisation, évitez cependant les lieux très fréquentés par d’autres chiens.

Et même lorsque votre chien sera adulte, veillez à entretenir cet apprentissage en l’habituant à de nouvelles choses, en lui faisant rencontrer d’autres personnes et animaux. On parle alors de « sociabilisation », la continuité de la socialisation.

Conclusion

La socialisation est donc un processus d’apprentissage qui habitue votre chiot aux nouveautés et renforce sa confiance de manière générale. Pour de meilleurs résultats, soyez patient et adaptez-vous au rythme de votre toutou ! En le socialisant dès son plus jeune âge, vous lui donnez toutes les cartes nécessaires pour bien gérer les nouvelles expériences au cours de sa vie.

Crédit photos : @fotolia

Mon chien vole de la nourriture : que faire ?

Mon chien vole de la nourriture : que faire ?

Parmi les comportements canins les plus dérangeants, on trouve sans aucun doute le vol de nourriture. Que votre chien dérobe de la nourriture en votre absence ou juste sous votre nez, voici quelques conseils pour mettre fin à cette fâcheuse habitude.

Un comportement malsain… et potentiellement dangereux

Lorsque vous êtes en cuisine, votre compagnon ne vous lâche pas d’une semelle ? Et dès que vous avez le dos tourné, il en profite pour chiper la nourriture qui se trouve à sa portée ? En plus d’être un comportement extrêmement désagréable pour vous, le vol de nourriture peut même s’avérer dangereux pour votre chien ! En effet, de nombreux aliments que nous consommons sont en réalité mauvais pour l’organisme de nos toutous.

A titre d’exemples, sachez que :

  • L’avocat produit sa propre toxine fongicide (la persine), auquel le chien est allergique. Elle empêche la bonne absorption des protéines et peut même entraîner des problèmes pulmonaires ou cardiaques.
  • Le chocolat contient de la théobromine, une substance qui attaque le système nerveux du chien et peut provoquer vomissements, diarrhées, tachycardie, tremblements, convulsions, etc.
  • La ciboulette, l’oignon, l’échalote, le poireau, la ciboule et l’ail sont très irritants pour les intestins du toutou. Ces aliments peuvent à longue réduire ses globules rouges et causer une anémie.
  • La théine et la caféine sont toxiques. Une faible quantité peut empoisonner un petit chien et causer hyperactivité, diarrhées, vomissements, fièvre, tremblements, etc.
  • La noix de macadamia peut empoisonner un chien, même consommée en faible quantité. Les symptômes sont la faiblesse, de la fièvre et une augmentation du rythme cardiaque. De manière générale, les noix sont fortement déconseillées.
  • Les noyaux et les pépins contiennent généralement des substances toxiques, comme du cyanure.
  • Le pain contient de l’amidon, très mal digéré par les toutous. Il fait également gonfler leur estomac.
  • Le lait est mal toléré par les canidés adultes, qui n’ont plus l’enzyme nécessaire pour digérer le lactose. Cette intolérance se traduit par des maux de ventre et des diarrhées.

Cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle vous donne un aperçu des risques qu’encourt votre compagnon en volant de la nourriture. Inquiétant, n’est-ce pas ? C’est donc à vous de réussir à stopper cette mauvaise habitude, pour votre confort mais aussi pour la santé de votre chien. Retrouvez plus d’aliments dangereux pour votre chien dans cet article : 22 aliments qui peuvent TUER votre chien.

Pourquoi mon chien dérobe-t-il de la nourriture ?

D’abord, même si votre compagnon vous met hors de vous lorsqu’il chipe des aliments, sachez qu’il ne le fait pas méchamment. Ce comportement est un héritage naturel, que des milliers années de domestication ont amplifié. En effet, le chien a développé un comportement de « charognard de l’Homme », puisqu’il ne consomme que la nourriture que les humains lui donnent. Pour faire simple : il mange nos restes.

Ensuite, avant que le chien ne soit domestiqué, il vivait à l’état sauvage et devait donc lutter pour se nourrir. Pour des questions de survie, il mangeait alors toute la nourriture qu’il trouvait. Désormais, nos toutous n’ont plus ce problème puisque nous veillons à ce qu’ils ne manquent de rien. Mais leur instinct refait souvent surface et les pousse à voler la nourriture qu’ils trouvent à leur portée.

Certes, à la maison, votre compagnon a sa gamelle, sa propre nourriture et ses friandises. Il n’a donc plus besoin de manger les restes de vos repas. Ici encore, l’instinct reste puissant ! Aussi, de nombreux chiens ne résistent pas à la tentation de chiper les aliments que vous laissez de côté, lorsque vous quittez la cuisine par exemple. Le message reçu est alors « je ne mangerai pas ce morceau de fromage, tu peux le prendre ».

Comment empêcher votre toutou de voler de la nourriture ?

Grande question ! Puisque ce comportement résulte d’un instinct naturel, comment s’en débarrasser ? Lorsque vous cuisinez, les odeurs mettent l’eau à la bouche de votre chien, qui n’a qu’une envie : y goûter ! Votre objectif est donc de lui faire comprendre qu’il n’obtiendra rien en quémandant ou en volant.

La veille école est adepte de la punition. Tapette à souris, fil électrifié, système d’alarme autour du périmètre et autres pièges : en plus d’être assez cruelles, ces options ne sont pas efficaces et peuvent même engendrer d’autres troubles comportementaux chez votre compagnon. A bannir, donc ! Le premier réflexe sera plutôt d’éloigner la nourriture de votre chien autant que possible.

Pour cela :

  • Dégagez votre table et votre plan de travail (ou du moins, ne laissez rien à portée de truffe).
  • Pendant que vous cuisinez, gardez votre chien à distance (si besoin, attachez-le ou bloquez-le avec une barrière pour bébé).
  • Lorsque vous quittez la pièce, ne laissez pas votre chipeur seul et fermez la porte pour l’empêcher d’y accéder.

Ces précautions sont un bon début, mais sont loin d’être suffisantes. Seules, elles peuvent même lancer votre compagnon dans un jeu de piste très stimulant …

Vous devez donc associer d’autres actions, en combinant patience et pédagogie. Commencez par dire à votre chien de se coucher, puis offrez-lui une friandise – ou un petit morceau (comestible pour lui, évidemment) de ce que vous cuisinez – pour le récompenser. Votre gourmand doit être assez éloigné pour ne pas vous déranger, mais suffisamment proche pour que vous puissiez lui lancer de la nourriture sur le sol. Vous ne voudriez pas qu’il se relève après avoir fait tant d’efforts pour qu’il se couche !

Ensuite, continuez à lui donner quelques friandises pendant que vous cuisinez, en augmentant progressivement les intervalles entre les récompenses. De cette façon, votre toutou comprendra rapidement que quémander ou voler est inutile : le seul moyen d’obtenir effectivement de la nourriture est de rester sagement couché auprès de vous. Finalement, puisque son comportement correct est récompensé, il a tout intérêt à être sage !

Conclusion

Comme tout mauvais comportement chez le chien, la manie de voler de la nourriture peut être enrayée. Pour cela, inutile de punir ou de violenter. Patience, pédagogie et récompense sont les clés de la réussite !

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Pourquoi les chiens hurlent-ils à la mort ?

Pourquoi les chiens hurlent-ils à la mort ?

Comme leurs cousins sauvages, il arrive que les chiens se mettent à hurler à la mort. Cela peut aussi bien se produire à l’intérieur qu’à l’extérieur, avec ou sans élément déclencheur. Mais pour quelles raisons un chien hurle-t-il ? Et comment réagir dans cette situation ? Un chien qui hurle peut vite provoquer des nuisances sonores, lisez la suite de l’article pour mieux comprendre ce comportement.

Les hurlements à l’état sauvage

De manière générale, les chiens aboient plus que les loups, mais ils hurlent beaucoup moins. Pourquoi ? Parce que les chiens sont domestiqués depuis des millénaires (et vivent donc au contact d’humains), tandis que les loups sont restés à l’état sauvage.

Chez ces derniers, le hurlement est à la fois social et stratégique. En effet, il s’agit d’abord d’un moyen de communication essentiel, qui permet de synchroniser et de réunir la meute. Très utile pour rassembler les membres à la tombée de la nuit ou pour les coordonner pendant la chasse !

Les loups hurlent également pour intimider leurs ennemis potentiels et prévenir le reste de la meute en cas de menace. L’objectif est d’inviter tous les membres à se joindre au « chant de la tribu ». En hurlant tous ensemble, les loups de la meute ne font qu’un et paraissent bien plus imposants.

Concrètement, le loup alpha (le leader) émet un premier hurlement, assez bas. Il est ensuite suivi par le loup beta, puis par les loups intermédiaires qui mélangent hurlements et aboiements pour donner l’impression que la meute est plus grande. Enfin, les omégas terminent avec un hurlement bien plus haut, qui restaure le calme dans la meute.

Ces hurlements sociaux et stratégiques se retrouvent aussi chez les autres canidés sauvages, comme le coyote, le dingo, le chacal et le chien sauvage.

Les hurlements chez le chien

Globalement, le hurlement n’est plus nécessaire chez le chien, puisque son maître lui fournit de la nourriture et aucun danger ne le menace. Il n’a donc pas besoin de rassembler sa meute, que ce soit pour se défendre ou pour chasser.

Pourtant, certains toutous hurlent à la mort, comme leurs confrères sauvages. D’ailleurs, des races sont plus enclines à hurler que d’autres. C’est notamment le cas des chiens primitifs (husky, malamute, tamaskan, etc.), qui ont plus de proximité génétique avec les loups, et des chiens de chasse (beagle, épagneul, cocker, chien de Saint-Hubert, foxhound, etc.).

De manière générale, les hurlements chez un chien peuvent avoir deux fonctions principales : l’appel social (similaire au comportement des loups) et la manifestation d’une situation inconfortable.

Votre chien hurle lorsqu’il est seul

De nombreux chiens hurlent lorsqu’ils sont isolés ou enfermés. Ces hurlements instinctifs ont la même fonction qu’à l’état sauvage et signifient : « Je suis ici, venez me rejoindre ! ». En hurlant, le toutou appelle ainsi sa meute d’adoption et l’invite à le rallier. En pratique, on observe souvent ce comportement chez les chiens souffrant d’anxiété de séparation. Ils ont alors tendance à hurler dès que leur maître est absent, ce qui peut engendrer des problèmes de voisinage…

Cependant, si votre chien hurle lorsqu’il est seul, cela ne signifie pas forcément qu’il est triste. Il peut simplement chercher à contrer l’ennui. Les hurlements ne sont donc qu’une occupation.

Enfin, dans certains cas, un mâle peut également hurler à la mort lorsqu’il est séparé d’une femelle en chaleur. Ses hurlements sont alors différents des précédents, plus déchirants et désespérés. Mais même si le contexte est différent, le message reste identique : « Viens me rejoindre ».

Votre compagnon hurle après les sirènes

Vous avez un chien qui hurle lorsqu’il entend des sirènes de pompier, une alarme, une cloche ou même certaines chansons ? Pas si étonnant ! Les hurlements peuvent en effet être stimulés par des sons ressemblant à un appel sauvage. En les entendant, votre compagnon va instinctivement les interpréter comme des signaux de ralliement… et hurler à son tour. Il croit ainsi répondre à l’appel de la meute.

chien qui hurle

En pratique, les sons aigus ont davantage tendance à stimuler cette réaction, tout simplement parce que leur fréquence se rapproche des hurlements naturels. C’est pour cette raison que les chiens se mettent à hurler lorsqu’ils entendent certains instruments de musique ou mélodies spécifiques. Concrètement, des instruments comme l’harmonica, le violon, la cornemuse ou la flûte émettent des sons particulièrement proches des hurlements. En les entendant, votre toutou se joint instinctivement au chant de la tribu !

Votre toutou hurle car il a mal

Un chien peut se mettre à aboyer à la mort lorsqu’il est blessé. Similaire aux pleurs chez les humains, les hurlements sont une façon d’exprimer la douleur et le malaise. Dans cette situation, emmenez immédiatement votre compagnon chez le vétérinaire.

Chien qui hurle face aux humains

Enfin, il arrive parfois qu’un chien hurle après une personne qui s’approche trop près de lui ou de son territoire. L’objectif est alors de l’intimider et de l’inciter à reculer. Même si ce comportement est naturel, il ne faut cependant pas que le chien se montre trop agressif (en grognant, par exemple).

Que faire si votre compagnon hurle ?

Un chien qui hurle à la mort peut entraîner des situations amusantes, mais peut également s’avérer gênant. Si les hurlements deviennent trop fréquents ou sont déclenchés sans raison apparente, il est conseillé d’agir rapidement pour éviter qu’ils ne se transforment en troubles du comportement. Pour cela, prenez quelques précautions.

D’abord, assurez-vous que votre toutou soit suffisamment occupé : activité physique, jouets, etc. L’idée est de l’empêcher de compenser son ennui par des hurlements.

Lisez mon article : Comment apprendre à son chien à rester seul ?

Ensuite, si votre compagnon souffre d’anxiété de séparation, mieux vaut consulter votre vétérinaire. Il existe même des traitements doux pour calmer ses angoisses.

Par ailleurs, si votre chien hurle à cause d’une femelle en chaleur, sachez que la castration peut régler ce type de souci.

Enfin, si les hurlements de votre toutou deviennent excessifs et/ou trop dérangeants, faites appel à un éducateur ou à un comportementaliste canin.

Conclusion

Finalement, même si le chien est domestiqué, il a conservé certains comportements du loup sauvage. Aussi, comme son confrère le loup, il est naturel pour lui de hurler afin de rassembler sa meute d’adoption : ses maîtres !

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5 comportements chez le chien que vous encouragez sans le savoir (et qui sont désastreux)

5 comportements chez le chien que vous encouragez sans le savoir (et qui sont désastreux)

Même en essayant d’éduquer au mieux son compagnon à quatre pattes, il arrive qu’on l’entraîne sur la mauvaise voie, sans le vouloir. Ainsi, certains comportements indésirables peuvent apparaître chez votre chien, de manière progressive ou plus soudaine. Voici donc 5 mauvais comportements que vous encouragez chez votre chien sans le savoir !

Comment ces mauvais comportements apparaissent-ils ?

De mauvais comportements chez un chien peuvent rapidement devenir très dérangeants pour son entourage. Ils peuvent se développer progressivement au fil du temps, ou bien émerger plus soudainement.

N’oubliez pas qu’un chien est très observateur et intelligent : s’il constate qu’une action particulière (ex : quémander) entraîne la réaction souhaitée de votre part (ex : vous lui donnez une friandise), il recommencera !

De la même façon, si vous avez instauré une habitude qui lui plaît (ex : lui faire lécher votre assiette après chaque repas) et que vous décidez d’arrêter, votre toutou insistera pour retrouver ce privilège. Il pourra même se montrer particulièrement tenace…

Il est donc important de ne pas encourager les mauvais comportements de votre compagnon.

1. Sauter sur les personnes

Généralement, un chien saute sur les gens pour attirer l’attention ou simplement pour saluer. Il le fait rarement en signe de domination. Et contrairement à certaines croyances, ce mauvais comportement est directement lié à l’éducation, pas à sa race.

Si un chiot qui saute est attendrissant et peu dangereux, un chien adulte peut causer bien plus de dégâts. Imaginez une boule de poils de 30 ou 40 kilos, folle de joie, qui court vers vous et vous saute dessus dès que vous franchissez le pas de la porte… Aïe !

Certains maîtres tolèrent ce comportement envers eux-mêmes, mais essayent d’empêcher leur compagnon de sauter sur d’autres personnes. Effectivement, un chien qui saute sur un enfant, une personne âgée ou une femme enceinte peut faire beaucoup de mal… Mais lorsque vous l’empêchez de sauter sur d’autres, il ne comprend pas pourquoi. Vous devez donc être constant : interdiction de sauter sur qui ce soit ! Pour cela, il existe des méthodes douces.

Consultez mon article : Mon chien saute sur moi, mes invités et aussi sur les gens dans la rue ! Que faire ?

2. Quémander

Votre chien a l’habitude de vous attendrir avec des « yeux de cocker » lorsque vous êtes à table ? Il a l’art et la manière de vous conduire jusqu’à sa boîte de friandises préférées ? Aucun doute : il quémande !

Ce mauvais comportement est bien sûr encouragé lorsque vous donnez à votre compagnon ce qu’il demande. Certes, vous voulez lui faire plaisir, lui montrer votre affection. Mais en réalité, vous cédez à ses caprices. Il a donc tout intérêt à recommencer.

Il ne faut donc pas répondre à ses supplications. Pour occuper votre toutou, donnez-lui un jouet lorsque vous êtes à table. Le but est de détourner son attention. Il insistera certainement pendant quelque temps, surtout s’il est têtu, mais vous devrez prendre votre mal en patience. Il finira par ne plus quémander s’il constate que ce comportement n’a plus l’effet désiré.

Consultez mon article : Comment empêcher son chien de quémander ?

3. Tirer sur sa laisse

Un autre mauvais comportement du chien est la tendance à tirer sur la laisse. Si pendant vos promenades, votre compagnon manque de vous déboîter l’épaule à force de tirer, vous devez réagir correctement.

En effet, les chiens sont particulièrement curieux et aiment flairer à droite et à gauche. Ils apprécient aussi d’uriner à divers endroits. Ils tirent donc sur leur laisse pour découvrir d’autres zones. Votre réflexe est certainement de tirer en retour, pour retenir votre chien, tout en essayant de le suivre. La promenade se transforme alors en bras de fer, ce qui est loin d’être agréable.

Si vous permettez à votre chien d’avancer encore un peu à chaque fois qu’il tire sa laisse et sent une résistance, il va simplement assimiler : « quand ma laisse se bloque, je peux continuer à avancer ». L’inverse de ce que vous souhaitez ! Au contraire, donnez suffisamment de longueur de laisse à votre chien. Et lorsqu’il atteint la limite, arrêtez-vous fermement. De cette façon, il comprendra qu’il est inutile de tirer.

Consultez mon article : Comment apprendre à un chien à marcher en laisse sans tirer ?

4. Aboyer (ou hurler)

Certains chiens ont la fâcheuse habitude d’aboyer (ou de hurler à la mort) pour obtenir ce qu’ils veulent : nourriture, jouet bloqué sous un meuble, ouverture d’une porte, etc. Spontanément, vous aurez tendance à faire ce que votre compagnon demande, ne serait-ce que pour le faire taire.

Le souci est vous lui apprenez ainsi à être bruyant pour avoir ce qu’il désire. Pire encore, en obéissant à ses aboiements, vous encouragez un comportement autoritaire, voire agressif.

Or, votre chien doit assimiler l’inverse : s’il est calme et sage, vous lui donnerez ce qu’il souhaite. En clair, apprenez-lui à dire « s’il te plaît » ! Pour commencer, vous devez ignorer ses aboiements, même si l’exercice est difficile. Ensuite, vous devez canaliser votre chien. Le mieux est de lui dire de s’asseoir avant de satisfaire sa demande. Il apprendra alors qu’en étant calme et obéissant, vous vous montrez plus coopératif.

Consultez mon article : Chiens, aboiements, et problème de voisinage que faire ?

5. Mordiller, voire mordre

Lorsqu’ils font leurs dents, les chiots mordillent ce qui se trouve à leur portée. Mais il arrive que ce mauvais comportement persiste. Ainsi, certains chiens adultes continuent à mordiller les objets, voire les gens. Dans ce cas, le mordillement devient une forme de communication.

Souvent, les propriétaires concernés estiment qu’il s’agit juste d’un jeu. D’autres considèrent que cette habitude n’est pas gênante tant que leur chien ne leur fait pas mal. Quoi qu’il en soit, ce comportement est inacceptable et ne doit pas être encouragé !

Que votre compagnon soit jeune ou adulte, empêchez-le de vous mordre. Pour cela, incitez-le plutôt à planter ses dents dans un de ses jouets. Et s’il vous mord(ille) pendant que vous jouez avec lui, arrêtez le jeu immédiatement et éloignez-vous pendant trente secondes. Votre toutou comprendra rapidement qu’il est allé trop loin, et sa mauvaise habitude disparaîtra progressivement.

Consultez mon article : 3 façons d’empêcher un chiot de mordiller. Simple et efficace !

Conclusion

Chez le chien, de nombreux comportements désagréables sont en réalité dus à des erreurs d’éducation. Heureusement, avec suffisamment de patience et de pédagogie, il est possible de les rectifier. Pour votre plus grand bonheur, mais aussi pour celui de votre compagnon !

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr – OneRandomMonkey

Pourquoi mon chien lèche absolument tout ? Est-ce normal ?

Pourquoi mon chien lèche absolument tout ? Est-ce normal ?

Comme les humains qui se rongent les ongles, font craquer leurs doigts ou fredonnent, les chiens ont aussi leurs petites manies… plus ou moins surprenantes. Une des plus fréquentes est la fâcheuse habitude de lécher tout et n’importe quoi. Mais quelles sont les causes de ce comportement ? Et à quel moment faut-il agir ?

Pourquoi votre chien lèche-t-il ?

Chez le chien – et chez tous les autres canidés – l’habitude de lécher est très répandue et n’est généralement pas préoccupante. Ce comportement se développe même dès la naissance, puisque la mère lèche ses petits pour les nettoyer et pour exprimer son affection. Elle les lèchent également pour qu’ils fassent leurs besoins. En grandissant, les chiots ont aussi tendance à lécher le museau de leur maman lorsqu’ils ont faim. Puis tout au long de leur vie, ils continuent à lécher leurs confrères pour communiquer. A ce niveau, les léchouilles sont donc parfaitement naturelles et normales !

A l’âge adulte, de nombreux chiens lèchent ainsi leurs congénères, les humains et même les objets. Selon la situation, cela peut refléter plusieurs choses : affection, soumission, démangeaisons, anxiété, etc. Pour savoir comment réagir, vous devez donc apprendre à reconnaître les signes dans différentes circonstances.

Pourquoi le chien se lèche ?

A part pour faire sa toilette, un chien peut se lécher lui-même pour diverses raisons. D’abord, de la même façon que vous vous grattez, un chien qui se lèche peut simplement tenter de calmer des démangeaisons ou des douleurs localisées. Le déclencheur peut être une blessure, une irritation, une allergie, etc. Et attention, si votre compagnon lèche une plaie, ne le laissez pas faire : en la léchant, il ralentit la cicatrisation et risque même de déclencher une infection.

Il arrive aussi qu’un toutou se lèche de manière plus régulière et frénétique. Dans ce cas, vérifiez son pelage. Si un parasite le démange (puce, tique), débarrassez-vous en correctement. Si son cuir chevelu semble particulièrement irrité (rougeurs, plaques, boutons) ou si votre chien commence à perdre ses poils sur la zone concernée, consultez votre vétérinaire. Cela peut être le signe d’une allergie ou d’une petite infection.

Si aucune raison apparente n’explique le léchage compulsif de votre chien, il peut refléter un état de stress, voire de mal-être. On parle alors de tics nerveux. Soyez donc attentif à d’autres comportements atypiques, comme des mordillements, une perte d’appétit ou un manque de vitalité. Et essayez d’identifier les raisons potentielles de son stress (choc, séparation, changement d’environnement, etc.). Si l’état de votre compagnon ne s’améliore pas, mieux vaut l’emmener chez le vétérinaire.

Pourquoi mon chien lèche les autres chiens ?

Moyen de communication très classique chez les canidés, votre compagnon peut lécher ses confrères pour deux principales raisons. La première est une marque de soumission. En effet, il arrive fréquemment qu’un chien lèche le museau d’un congénère dominant (de « rang supérieur »), pour l’apaiser et montrer sa soumission. En clair, il lui montre qu’il accepte sa domination.

La seconde option est la marque d’affection. Comme une chienne lèche ses petits, des toutous qui se connaissent et s’apprécient peuvent se lécher mutuellement pour manifester leur attachement. Finalement, cela s’apparente aux bisous humains !

D’ailleurs, il arrive également que les chiens se comportent de la même façon avec d’autres espèces, comme des chats, des lapins ou autres animaux de compagnie de leur entourage.

Pourquoi mon chien aime lécher les gens ?

Il arrive certainement que votre compagnon mette quelques coups de langues à vous-même ou à d’autres personnes. De la même façon qu’il lèche d’autres animaux, il peut reproduire ce comportement avec les humains pour plusieurs raisons.

D’abord, votre compagnon peut lécher les personnes qu’il apprécie pour exprimer son affection. Généralement, il cible toutes les parties du corps, indifféremment : bras, jambes, visage, etc. Si les léchouilles sur le visage vous dérangent (pour des questions d’hygiène, notamment), apprenez-lui gentiment à ne pas le faire. Soyez pédagogue… et patient.

Ensuite, votre toutou peut aussi vous lécher afin de vous calmer lorsque vous êtes tendu, énervé ou triste. Particulièrement sensible aux émotions, un chien perçoit facilement ce type d’état et cherchera donc à vous apaiser à sa façon. Il porte bien son surnom de « meilleur ami de l’homme » !

Enfin, lorsqu’un chiot vous lèche, il cherche certainement à vous montrer son affection, mais aussi à vous faire comprendre qu’il a besoin de vous. Comme il ferait avec sa mère, il attire votre attention en vous léchant.

Petit bonus : votre chien peut aussi lécher votre peau tout simplement parce qu’il aime… son goût ! Et oui, un toutou apprécie la saveur salée de la transpiration (après le sport, par exemple) et le parfum de certains gels douches ou crèmes hydratantes. Pour lui, difficile de résister…

Mon chien lèche les objets, que faire ?

Parfois, un chien peut également lécher des objets : meubles, sol, coussins, etc. Ce comportement surprenant peut d’abord être une façon d’explorer son environnement : dans ce contexte, le goût est un sens important chez le chien !

Mais un léchage plus intempestif peut masquer d’autres causes, comme l’anxiété ou la peur. Si votre chien ne lèche des objets qu’à certains moments, surveillez les éventuels éléments déclencheurs (son particulier, visite spéciale, etc.). Une fois identifiés, rassurez votre chien lorsque l’événement se produit, en lui donnant son jouet préféré ou en l’installant tranquillement dans son panier.

Par ailleurs, si vous remarquez que votre compagnon s’attaque frénétiquement au même objet, il peut avoir un trouble obsessionnel du comportement (TOC) ou des carences. Il est alors préférable de contacter votre vétérinaire.

Enfin, un chien qui lèche souvent les objets peut simplement s’ennuyer ou manquer d’exercice physique. Dans ce cas, jouez avec lui et occupez-le suffisamment pour qu’il n’éprouve plus le besoin de compenser en léchant des objets.

Conclusion

Finalement, ne vous alarmez pas si votre compagnon se lèche régulièrement ou lèche d’autres animaux, personnes ou objets. En effet, le léchage est un comportement parfaitement naturel chez le chien, tant qu’il ne devient pas compulsif. Si cette manie vous semble excessive, vous pouvez tenter de la réduire mais il ne faut pas la réprimer totalement, au risque de perturber votre toutou.

Crédit photo : Tony Webster

Les différents types d’agression chez le chien

Les différents types d’agression chez le chien

Aujourd’hui, changement de programme sur le blog Nos amis les Chiens, je suis Bérengère du blog Patt’ en l’air et je remercie Paul de sa confiance pour prendre sa place le temps d’un article et d’une vidéo, dans lesquels nous allons parlé d’agression canine.

De nos jours, nous prenons de plus en plus en compte les émotions de nos chiens, et c’est  bénéfique pour tout le monde, humain comme canin. Mais parfois nous avons du mal à comprendre les réactions de nos chiens, et notamment en ce qui concerne l’agression. Faisons ensemble le tour des différentes formes d’agressivité.

Commençons déjà par donner la définition de l’agression, prise sur le site de Wikipédia : L’agressivité est une modalité du comportement des êtres vivants et particulièrement de l’être humain, qui se reconnaît à des actions où la violence est dominante.

Ensuite, il faut savoir que chez le chien comme chez tout être vivant, il existe plusieurs types d’agressivité.

Tout d’abord, l’agressivité maternelle, qui peut être la première qu’un chiot croise dans sa vie. Cette agressivité a simplement pour but de protéger les chiots de tout danger et elle est pratiquée comme son nom l’indique par la mère.

L’agression redirigée ensuite est une agression à laquelle le chien fait appel quand il ne peut pas atteindre la source première de malaise, que ce soit une peur, un stress, une frustration… Cela peut même venir d’une douleur. Cette agression peut être redirigée aussi bien sur un humain que sur un autre animal.

Quant à elle, l’agression de prédation c’est celle que l’on connaît quand on voit un chien chasser une proie.

L’agression de distancement, permet au chien “agresseur” de créer ou maintenir une distance avec un déclencheur qui lui fait peur, ou du moins auquel il est réactif.

L’agression possessive, est utile pour le chien quand il veut protéger une ressource importante pour lui. Cela peut se faire aussi bien sur un jouet, un os, mais encore sur un canapé, parce qu’après tout, il est très confortable !

L’agression liée à la peur est une des plus courantes chez nos chiens. En effet, dans nos sociétés où tous les chiens n’ont pas la chance d’être assez stimulés, il arrive très souvent que beaucoup d’entre eux développent des peurs. Malheureusement, un chien soumis à sa peur sans possibilité de fuite n’aura que la solution de l’agression. Par contre, si on laisse une porte de sortie au chien, il choisira la fuite.

L’agression par irritation ou liée à la douleur. C’est une cause aussi très courante, que l’on retrouve notamment chez les chiens vieillissants. Si un congénère ou un humain touche un chien à un endroit où il souffre, évidemment il réagira, et il se peut que ce soit par l’agression.

Aussi, le chien peut anticiper la douleur, et réagir avant même d’avoir mal, tellement que la crainte de la douleur est forte.

Bérengère – Educateur et comportementaliste canin en méthodes positives

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