Ariégeois : un chien de chasse du sud de la France

Ariégeois : un chien de chasse du sud de la France

Assez peu connu dans le reste de la France, l’ariégeois est surtout répandu dans le Midi. Initialement développé pour la chasse au lièvre, domaine dans lequel il excelle, il a également su se faire une place parmi les chiens de famille. Pour en apprendre davantage sur cette race attachante, lisez cet article :

Une race aux origines floues, apparemment issue d’un croisement

L’ariégeois est un chien de chasse né en France, dans le département de l’Ariège. Ses origines sont assez peu connues, mais on estime que son apparition est assez récente (au XIXe siècle). En effet, on attribue sa création au comte français Élie de Vézins. Il semblerait qu’il ait développé cette race en croisant un chien briquet local avec un chien de Gascogne – probablement un gascon saintongeais ou un bleu de Gascogne.

Ce croisement a été réalisé pour exploiter au mieux les compétences de chasseur que présentait chacune de ces races. À savoir : un flair hors du commun, des aptitudes de pistage, une bonne endurance en forêt, une adresse remarquable même sur un terrain accidenté ou avec des obstacles, ainsi qu’une grande docilité. L’objectif du comte de Vézins était de créer une race parfaite pour la chasse au lièvre.

Mais comme beaucoup d’autres races de chiens, l’ariégeois a été grandement menacé durant la Seconde Guerre Mondiale. Heureusement, il a repris du poil de la bête ensuite. Et il a été officiellement reconnu par la Fédération Cynologique Internationale en 1954.

Aujourd’hui, l’ariégeois reste un chien de chasse à courre très apprécié dans le sud de la France. En outre, il est capable de chasser seul ou en meute avec d’autres chiens courants. Ses proies de prédilection sont le lièvre, le chevreuil et le sanglier, qu’il sait pister avec beaucoup d’aisance.

De nos jours, cette race a également sa place par les familles. Désormais, l’ariégeois est aussi devenu un excellent chien de compagnie. Mais il reste surtout présent dans le Midi : il s’est peu répandu dans les autres régions et il est quasi inexistant en dehors du pays.

L’ariégeois, un chien courant de taille moyenne

Physiquement, l’ariégeois présente un gabarit moyen. Un mâle mesure 52 à 60 cm et une femelle entre 50 et 58 cm au garrot. Leur poids moyen est de 28 à 30 kg. Ce chien présente une silhouette svelte, qui lui confère un style élégant. Il est surtout musclé et athlétique, des caractéristiques utiles pour les parties de chasse. Il possède un dos musclé, avec une croupe horizontale et un rein voûté. Sa poitrine est plutôt longue mais de largeur moyenne, avec des flancs plats. En complément, sa queue fine et longue atteint la pointe du jarret. Il la porte en lame de sabre.

Quant à son pelage, il est très court, fin et dense. Il ne requiert que peu d’entretien : un brossage hebdomadaire en temps normal, et plus fréquent durant la mue. Par ailleurs, la robe de l’ariégeois est blanche, parfois mouchetée, avec de grandes taches noires à divers endroits. Certains ariégeois présentent également des taches couleur fauve pâle au niveau des joues et des sourcils.

Au niveau de la tête, on retrouve des oreilles longues et tombantes, courantes chez les pisteurs. Attachées sous la ligne des yeux, elles arrivent jusqu’à la base de la truffe mais sans la dépasser. Étroites à la base, elles sont fines et souples. Quant à la tête de l’ariégeois, elle est de largeur moyenne. Vu de face, son crâne est un peu bombé mais sa bosse occipitale n’est pas très marquée. À peine busqué, le chanfrein est aussi long que le crâne.

Enfin, ses yeux sont bien ouverts et expressifs. Ils sont de couleur brune, plus ou moins foncée.

D’excellentes compétences pour la chasse

Par ailleurs, l’ariégeois possède un excellent flair. C’est ce qui en fait un allié de choix pour la chasse à courre ou à tir. Les chasseurs apprécient aussi sa voix. D’ailleurs, il est recommandé d’apprendre à votre ariégeois à aboyer sur commande. De cette façon vous pourrez facilement lui demander d’arrêter d’aboyer lorsqu’il le fera spontanément !

Très endurant, ce chien est également capable de poursuivre le gibier sur de grandes distances, même dans des conditions difficiles ou sur un terrain chaotique, puis de le rapporter à son maître. Il excelle aussi bien en forêt que dans les plaines et même en montagne.

Pour finir, ce chien robuste est rarement malade et ne souffre d’aucune maladie héréditaire. Cependant, ses oreilles tombantes doivent être nettoyées soigneusement afin d’éviter les otites.

Un compagnon fidèle et obéissant

L’ariégeois est une race initialement conçue pour la chasse. Il est donc normal qu’il possède des comportements de chien courant. Évidemment, il s’agit d’un excellent pisteur, aux instincts bien développés.

Mais ce qui est essentiel à savoir est que l’ariégeois a besoin de beaucoup d’exercice. Vous devez donc lui offrir de longues balades chaque jour. Cette race n’est pas particulièrement joueuse, mais vous pouvez stimuler votre chien en lui lançant des bâtons par exemple. Et si vous aimez courir, pourquoi ne pas faire du jogging avec lui ? Gardez en tête que s’il n’a pas assez l’occasion de se dépenser dehors, votre compagnon risque d’être difficile à vivre, de s’ennuyer voire d’être malheureux.

Ainsi, un ariégeois peut vivre en ville à condition d’avoir accès à un jardin pour faire de l’exercice. À défaut, vous n’échapperez pas à de longues promenades énergiques. Bien sûr, l’environnement idéal pour ce chien reste la campagne, avec de grands espaces où il pourra s’épanouir. Et lorsqu’il se sera assez dépensé, il sera bien plus calme à la maison !

Une éducation en douceur pour un chien sensible

Fidèle et docile, l’ariégeois fait ce qu’on attend de lui, et il le fait bien. Son objectif est de satisfaire son maître… et il mettra du cœur à l’ouvrage pour y parvenir ! Il est doux et attentionné avec tous les membres de sa famille, mais il peut se montrer craintif face aux inconnus. Si besoin, il prendra toujours la défense des membres de son foyer.

Étant très peu indépendant et assez intelligent, l’ariégeois est facile à éduquer. Il se montre particulièrement docile et obéissant. Néanmoins attention, derrière ce chien de chasse se cache une âme sensible. De nature inquiète et douce, il a souvent besoin d’être rassuré. Adoptez donc une attitude calme et douce, même durant l’apprentissage. Évitez une éducation trop ferme, qui risquerait d’angoisser votre compagnon. Avec un ariégeois, le challenge est de combiner la douceur avec un peu de fermeté – qui reste indispensable pour une éducation efficace.

La clé réside surtout dans un apprentissage dès le plus jeune âge. Puisque l’ariégeois est un grand timide, il est important de le sociabiliser très tôt. Votre compagnon doit rencontrer plusieurs humains pour ne pas en avoir peur une fois adulte.

En outre, l’ariégeois est sociable avec les autres animaux – notamment les autres chiens, car il est habitué à chasser en meute. Il s’entend également avec les enfants, avec lesquels il est particulièrement patient !

Conclusion

Comme la plupart des chiens courants, l’ariégeois est un chien robuste et fidèle, doté d’un flair exceptionnel. Obéissant et attentionné, il s’intégrera parfaitement à votre famille. Il sera heureux et épanoui, à condition d’avoir l’occasion de faire de l’exercice.

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Dogue du tibet : chien de garde et de berger incroyable

Dogue du tibet : chien de garde et de berger incroyable

Egalement appelé mastiff tibétain, chien de montagne du Tibet ou do-khyi par les Tibétains, le dogue du Tibet appartient au groupe des pinschers, schnauzers, molossoïdes et bouviers suisses. Ce fabuleux chien de garde et de berger rencontre un grand succès en Chine, où il représente un signe extérieur de richesse. D’ailleurs, la race détient le record du chiot le plus cher de la planète, avec un prix pouvant atteindre un million et demi de dollars. Surtout, le dogue du Tibet est apprécié pour son look de gros nounours protecteur mais aussi pour son tempérament calme et docile. Si vous aussi avez craqué pour cette grosse boule de poils, voici tout ce qu’il faut savoir sur les besoins fondamentaux d’une race que l’on peut qualifier de singulière… et spectaculaire par ses dimensions hors du commun !

Les caractéristiques du mastiff tibétain

Le dogue du Tibet est un chien de grande taille façonné pour supporter les rudesses montagnardes. Son corps est effectivement fort et recouvert d’une fourrure généreusement fournie. En hiver, le sous-poil laineux et abondant devient plus étoffé, ne faisant qu’accentuer son allure de nounours. Le cou bien galbé du mastiff tibétain ne doit pas avoir trop de fanon. En revanche, celui-ci est garni d’une crinière dense s’étalant jusqu’aux épaules et qui rappelle nécessairement celle du lion. Cette particularité n’est toutefois pas aussi prononcée chez la femelle. Les membres postérieurs sont eux aussi sublimés par des poils abondants, qui forment de grandes franges à l’arrière des cuisses. Sa longue robe est constituée de poils droits, épais et durs pouvant être de diverses couleurs : noir intense marqué de fauve ou non, bleu avec ou sans marques de feu, rouge ou zibeline soit brun sable chaud. Une étoile blanche sur le poitrail est admise bien qu’en Chine, le standard accepte le pelage intégralement blanc. Les tâches feu sont présentes au niveau des sourcils, sur le bas des membres inférieurs et la face intérieure de la queue.

Le mâle mesure entre 66 cm et 71 cm au garrot. S’agissant de la femelle, sa taille va de 61 cm à 68 cm au garrot. Pesant l’un comme l’autre entre 55 kilos et 82 kilos, ils arborent tous deux une tête massive avec une protubérance occipitale bien apparente, une silhouette puissamment musclée ainsi que des membres droits et trapus, bien d’aplomb. La poitrine est assez large et haute, tandis que la croupe est ample et relativement plate. De type mâtin, le large museau présente une truffe foncée en accord avec la robe et carrée en harmonie avec le crâne légèrement arrondi. Le stop est bien marqué, séparant des yeux ovales et bruns, de dimension moyenne et bien écartés, qui expriment une immense dignité. Selon la couleur de la fourrure, l’iris peut se décliner dans toutes les nuances de marron, le plus foncé demeurant le mieux. De longueur moyenne et de forme triangulaire, les oreilles lisses retombent de chaque côté de la figure et sont attachées entre le crâne et l’œil. Lorsque le chien est en éveil, elles sont portées vers l’avant ce qui intensifie l’aspect gros nounours du dogue du Tibet. Sa grosse queue touffue est tout aussi imposante que le reste du corps. Insérée haut, elle vient s’enrouler avec élégance au-dessus du dos lui-même incroyablement musclé.

Dogue du tibet : les origines

Le dogue du Tibet est une race très ancienne qui existait déjà il y a de cela plus de 3 000 ans. En effet en 350 ans avant notre ère, Aristote décrivait déjà un molosse qui ressemble en tout point au mastiff tibétain, doté d’une force mentale et physique hors du commun. Alexandre le Grand en aurait d’ailleurs été l’heureux propriétaire. Puis, ce fut au tour de Marco Polo de mentionner sa présence lorsqu’il se rendit en Asie en 1271. Ses célèbres récits font l’éloge d’un canidé aussi grand qu’un âne et qui impressionne par son aboiement rauque, comparable au rugissement d’un lion.

Tous les écrits ancestraux rapportent que le dogue du Tibet serait né pour travailler aux côtés des bergers nomades de l’Himalaya. Il se montrait d’une grande efficacité pour protéger les troupeaux de moutons, de chèvres et de yacks qui n’avaient rien à craindre des prédateurs. Comme son nom tibétain l’indique, Do-khyi signifiant littéralement « chien de porte », il gardait également les monastères de cette région de hauts plateaux avec une patience infinie. Les ancêtres de ce chien colossal auraient en outre servi aux légions romaines, ce qui expliquerait sa carrure d’athlète.

Quelques éminents cynologues européens tels que Beckmann, Mégnin, Siber ou encore Bylandt et Martin se sont intéressés de près à l’histoire du dogue du Tibet et plus particulièrement à son rôle indissociable de la culture tibétaine. Certains ont affirmé qu’il serait l’ascendant de tous les mâtins et molossoïdes actuels, mais aussi des chiens de montagne. Cependant, il a été importé en Europe seulement au cours du 19e siècle surtout en Grande-Bretagne et en Allemagne, pour ne faire son apparition en France qu’en 1978. Quoi qu’il en soit, la race est restée quasiment inchangée depuis des millénaires. La seule différence est que le dogue du Tibet était beaucoup plus imposant qu’aujourd’hui. Un des premiers spécimens à débarquer en Occident fut un mâle offert par le vice-roi des Indes Charles Hardinge à la Reine Victoria, en 1847. Dans les années 1880, le roi d’Angleterre Edouard VII, alors empereur des Indes, fit apporter deux mastiffs tibétains au Royaume-Uni. Entre temps, la première portée à naître sur le continent européen a été enregistrée en 1878 au zoo de Berlin.

La race a finalement été enregistrée en Angleterre sous le nom de tibetan mastiff en 1980. Deux ans plus tard, les Allemands ont rédigé le standard officiel et ce n’est que dans les années 1990 que la France démarre l’élevage du dogue du Tibet.

Le caractère du chien de montagne du Tibet

Ne vous fiez pas à sa taille impressionnante, le mastiff tibétain apparaît comme étant le plus merveilleux des compagnons pour chacun des membres de la maisonnée. Gentil, doux et attentionné, il ne quitte jamais sa famille des yeux. C’est simple, il se sent immédiatement délaissé au point de ressentir une profonde souffrance, dès l’instant où vous vous trouvez hors de son champ de vue. Extrêmement intelligent et très équilibré, le dogue du Tibet est incroyablement fidèle, attachant et hyper protecteur. D’ailleurs, comme le dit si bien le proverbe tibétain : « Un maître de do-khyi peut tourner le dos, son chien sera toujours là pour le protéger ». Malgré le fait qu’il conserve une certaine indépendance et qu’il manifeste timidement ses sentiments, sa loyauté et son affection envers sa famille ne font jamais défaut. Sa patience, sa tolérance ainsi que sa douceur à l’égard des enfants sont sans limite et le mastiff tibétain fait toujours preuve d’un calme légendaire, même s’il se sent un peu malmené par les bouts de chou. Il en est de même s’agissant de ses congénères. Il ne cherche aucunement la bagarre mais se défendra uniquement s’il se sent agressé.

Puissant et doté d’un courage à toutes épreuves, le dogue du Tibet se révèle être un gardien incorruptible, faisant valoir sa force dans toutes les situations. Il n’a peur de rien et peut intervenir aussi bien en cas d’intrusion d’une personne qu’il ne connaît pas que d’un loup ou d’un léopard des neiges. Ce n’est sans compter sur son physique de titan, qui impose instantanément le respect et dissuade quiconque se hasarderait à pénétrer sur votre propriété sans y être convié. Lorsque le danger est réel ou encore qu’il estime que ses maîtres ne sont pas en sécurité, il n’hésite pas à attaquer quitte à devenir mordant. En conséquence, il ne s’agit pas d’un chien à mettre entre les mains des néophytes. Ceci est d’autant plus vrai pour les mâles, prêts à tout pour défendre leur territoire. Bien qu’il se montre assez méfiant vis-à-vis des étrangers, le dogue du Tibet est toujours heureux d’accueillir les amis de sa famille ! Pour autant, ne comptez pas sur lui pour des démonstrations d’affections. Tout comme un chat, il vient tranquillement réclamer des caresses après toute une journée à s’être montré indifférent.

Les conditions de vie

Grand par la taille et le tempérament, le dogue du Tibet ne peut pas se sentir pleinement épanoui dans un environnement urbain. Il se destine plutôt aux personnes disposant d’une maison avec un terrain, ce qui ne l’empêche pas de s’adapter à la vie en appartement s’il est promené très fréquemment et qu’il peut profiter d’un maître disponible. En effet, son bonheur réside principalement dans la présence de sa famille. N’imaginez donc pas une seconde pouvoir le laisser tout seul au fond du jardin ! Il n’est heureux qu’avec vous, alors n’hésitez pas à l’emmener partout avec vous. Il se fera une joie démesurée de vous suivre quelle que soit votre destination, même dans le cadre d’un voyage à l’autre bout du monde.

Pas vraiment sportif, le mastiff tibétain a néanmoins un immense besoin d’espace afin de dégourdir ses grosses pattes et évacuer son énergie. Son passé de nomade est toujours ancré en lui et il raffole plus que tout de pouvoir fureter ci et là, tout en gardant un œil bienveillant sur vous. En conséquence, les longues balades quotidiennes sont indispensables à son bien-être physique et mental, que vous habitiez en ville ou en milieu rural. Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est accompagner son maître lors de ses sorties à la campagne, surtout en montagne durant la saison hivernale. Tranquille et paisible, il n’est pas vraiment friand d’exercice. Alors si vous enfourchez régulièrement votre vélo ou avez pour habitude de faire un footing tous les jours, sachez que l’endurance du mastiff tibétain n’est pas compatible avec ce type d’activité un peu trop ardue à son goût. En outre, ce géant velu est totalement inadapté pour des sports canins et n’est pas du genre à réclamer les jeux comme la balle ou le frisbee. Son besoin d’être en contact avec d’autres chiens est lui aussi certes vital, mais le dogue du Tibet s’essouffle si rapidement qu’il est bien souvent le premier à cesser de jouer.

Son activité de prédilection demeure bien évidemment la garde. Les novices doivent prendre conscience qu’il ne s’agit en rien d’un gros nounours qui n’attend qu’une chose, recevoir des câlins. Il suffit de le voir foncer sur des inconnus sonnant à votre porte pour constater qu’il est aussi capable de se métamorphoser en un véritable grizzly ! Les longs poils de sa crinière se mettent dès lors à gonfler, une technique dont lui seul connaît le secret et qui lui permet de se montrer encore plus intimidant qu’il ne l’est déjà. Seul son maître peut être en mesure de lui faire comprendre que les visiteurs sont les bienvenus. Le dogue du Tibet veille en permanence sur son territoire, préférant somnoler que dormir afin de se tenir prêt à bondir à tout moment. Il est encore plus vigilant la nuit, pensez alors à le rentrer pour préserver les oreilles de vos voisins de sa voix puissante ! De plus, il ne faut jamais oublier que sa place est à vos côtés.

La santé du dogue du tibet

Particulièrement robuste et résistant, le dogue du Tibet tombe rarement malade. D’ailleurs pour un molosse, il bénéficie d’une bonne espérance de vie qui atteint en moyenne 11 ans. Seule la démodécie, une pathologie de la peau provoquée par l’infestation d’un parasite des follicules pileux, peut éventuellement importuner ce colosse poilu. Il faut également faire attention aux affections oculaires ou encore à l’épilepsie. Comme tous les chiens de grande taille, le mastiff tibétain n’est pas non plus à l’abri de la dysplasie de la hanche. Il est donc primordial de ménager les efforts de votre chiot de moins d’un an, ceci afin de préserver son squelette. De même, surveillez scrupuleusement son alimentation car il ne doit pas se retrouver en surpoids, au risque de rencontrer des problèmes articulaires par la suite. Notez aussi que la race arrive tardivement à maturité et atteint sa taille définitive seulement vers 2 ou 3 ans. De ce fait, la femelle ne connaît qu’une seule période de chaleur par an.

Concernant la nourriture, le dogue du Tibet n’est pas très gourmand. Il est donc parfaitement envisageable de lui laisser sa gamelle à disposition sans redouter qu’il ne finisse par souffrir d’obésité. Dans tous les cas, il est essentiel de lui proposer des croquettes de qualité supérieure adaptées à son âge, son poids et son mode de vie. Ses rations peuvent bien évidemment être composées de viande crue, mélangée à des légumes verts et des féculents cuits.

Le pelage très fourni du chien de montagne du Tibet doit être brossé de manière énergique au minimum une fois par semaine. Profitez-en pour nettoyer ses oreilles tombantes, afin de préserver votre gros nounours des otites. En général au mois de mai, le mastiff tibétain subit une mue qui ne passe pas inaperçue. Le brossage devra alors intervenir plus fréquemment pour que sa somptueuse robe demeure propre mais aussi dans le but de garantir une peau parfaitement saine.

Le dressage du dogue du tibet

Cette race n’est pas recommandée aux personnes qui n’ont jamais été propriétaires d’un grand chien. En effet, le dogue du Tibet a un caractère très affirmé et sait tirer profit de son gabarit. Seul un maître juste peut lui convenir, quelqu’un qui doit être capable non seulement de se faire respecter mais aussi de se conformer à la nature d’un molosse unique en son genre. Son éducation doit donc être menée avec fermeté, d’autant plus qu’il est très têtu et peut être dominant. De même, il est assez indépendant et fait un peu ce qu’il veut quand il le désire. Il est fondamental de lui montrer dès le début que c’est vous le chef de meute et lui indiquer sa place dans la hiérarchie familiale, pour une vie harmonieuse au sein du foyer. Peut-être est-ce dû au fait qu’il restait dans les camps des nomades avec les femmes et les enfants pendant que les hommes partaient pour vendre leurs produits, mais le mastiff tibétain accepte plus volontiers les ordres donnés par la gente féminine. Pour autant, demeurez implacable quoi qu’il advienne afin de rester maître de votre chien. Très observateur, il anticipe chacune de vos réactions même s’il semble totalement désintéressé.

Il est impératif de faire preuve d’une profonde patience et de persévérance au quotidien, car le dogue du Tibet devient mûr relativement tard. Il vous appartient de le convaincre à agir en utilisant des méthodes douces. Essayez de désamorcer calmement les moments sous tension, sans vous énerver. S’il a été puni à tort, attendez-vous à le voir bouder durant une journée entière ! Tout dressage par la brutalité est voué à l’échec et anéantirait sa confiance envers vous, rendant votre fidèle molosse encore plus difficile à approcher. Mais surtout, l’indépendance du mastiff tibétain fait qu’il ne pourra jamais être totalement sous le contrôle de son maître. Il est alors totalement inutile d’espérer obtenir un chien doué d’obéissance comme un berger. En conséquence, il est classé en catégorie 2, ce qui signifie que vous devez impérativement tenir votre chien en laisse et prendre le réflexe de lui mettre une muselière dans les espaces publics. Familiarisez-le dès son plus jeune âge à ces accessoires et travaillez consciencieusement la promenade à la laisse. Sinon une fois adulte, votre gros nounours tirera si fort que les sorties se transformeront en un véritable calvaire. Gardez toujours à l’esprit que le dogue du Tibet pèse plus d’une soixantaine de kilos et que seule une éducation précoce reste la clé d’une vie sereine aux côtés du plus fantastique des chiens de famille.

Dans l’optique de sociabiliser votre futur compagnon à quatre pattes et d’adoucir son tempérament quelque peu sauvage, l’éleveur intervient dès sa naissance. Il vous appartient ensuite de le mettre immédiatement au contact avec les membres de votre famille mais aussi les autres colocataires à poils ou à plumes vivant sous votre toit. Fréquentez les lieux publics et laissez les gens ainsi que les animaux s’en approcher. Il s’agit du meilleur moyen pour en faire un adorable compagnon bien dans sa tête et dans ses pattes, dénué d’agressivité et qui ne sera aucunement tenter de mordre pour se défendre. Prenez également le temps d’habituer votre dogue du Tibet à vos absences répétées. Commencez par quitter la maisonnée quelques minutes et augmentez progressivement la durée. Laissez-lui des jouets à disposition ainsi que des friandises à mâchouiller. Le soir venu, accordez-lui un instant pendant lequel vous ne vous occuperez que de lui. Les caresses et autres câlins sont à prodiguer à volonté, surtout s’il s’est montré sage toute la journée !

Quelques conseils

L’instinct grégaire du mastiff tibétain étant très développé, il est nécessaire de prendre conscience qu’il a besoin de contact avec d’autres animaux, quelle que soit l’espèce. Afin de contribuer au mieux à l’épanouissement de votre adorable canidé, il est donc préférable que votre foyer compte déjà d’autres boules de poils.

Le dogue du Tibet est intraitable pour la garde. N’essayez surtout pas de le dresser pour la défense ou il deviendrait sans aucun doute une arme dangereuse aux crocs acérés. Même avec une bonne éducation, votre chien reste naturellement méfiant avec les inconnus qui pénètrent sur son territoire. Mais en dehors de sa propriété, il témoigne d’une totale indifférence aux passants.

La race est encore peu populaire en France et a pratiquement disparu du Tibet. Ceci s’explique principalement par l’entretien qu’exige un chien aussi corpulent. De ce fait, il peut être complexe de trouver un élevage et lorsque vous déciderez de vous lancer dans l’adoption de ce gros nounours, vous remarquerez que la plupart des éleveurs sont installés en Angleterre. Dans tous les cas, méfiez-vous des foires où il est courant d’injecter du glucose dans les pattes des chiots, ceci afin de les rendre plus impressionnants et ainsi pousser à la vente.

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Lévrier afghan : l’élégance jusqu’au bout des pattes

Lévrier afghan : l’élégance jusqu’au bout des pattes

Le Lévrier afghan est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des lévriers à poil long ou frangé. Egalement appelé Tazi ce qui signifie « arabe », ce chien d’une grande élégance utilisé pour la course et la chasse à vue a de quoi faire craquer les familles. Comment résister à sa longue crinière soyeuse, sa silhouette que nous sommes tous en droit de jalouser ou encore à ses pattes d’un chic élancé ?

A l’admirer, le lévrier afghan représente sans conteste la perfection incarnée. Mais avez-vous pris le temps de bien réfléchir à ses besoins fondamentaux ? Il serait impensable d’adopter un chien simplement parce que vous le trouvez beau. Il est essentiel de prendre conscience des exigences précises de cette race considérée en Occident comme un luxueux chien de compagnie. Familiarisez-vous avec le lévrier afghan en lisant notre dossier. Vous saurez ainsi comment participer au bonheur de ce canidé aux innombrables atouts.

Les caractéristiques du Lévrier afghan

D’une beauté tout à fait fascinante, le lévrier afghan dégage une expression orientale typique, pleine de force et de dignité. Ce chien de grande taille arbore un port de tête altier ainsi qu’une démarche élastique tout en souplesse, lui conférant une allure des plus nobles qui puisse exister. Sa coquetterie est soulignée par une somptueuse robe longue et dense d’une douceur incomparable, composée de poils extrêmement fins qui retombent naturellement sur les flancs. Le pelage est beaucoup plus court et serré sur le dessus du dos pour former la selle, mais aussi sur la face à partir du front, qui peut s’agrémenter d’un masque noir. Toutes les couleurs sont admises, unies ou non, mais les nuances du sable, fauve, crème au doré demeurent les plus appréciées.

Le mâle doit mesurer entre 68 cm et 74 cm au garrot, tandis que la taille de la femelle varie de 63 cm à 69 cm. Le poids du lévrier afghan peut aller de 25 kilos à 30 kilos maximum. Son crâne est long, tout comme son museau qui se termine par une truffe noire. Cependant, les sujets dont la robe est claire peuvent être affublés d’une truffe marron. De forme subtilement triangulaire, les yeux au regard scrutateur sont foncés ou parfois dorés, séparés par un stop léger. Les paupières sont comme fardées de noir, ce qui procure un raffinement sans nom. S’agissant des oreilles, elles sont attachées au niveau de l’œil et portées en arrière plaquées contre la tête.

Leurs longs poils lisses atteignent au moins la commissure des lèvres et donnent l’impression que le Tazi a pris tout son temps pour faire un brushing de star ! Et ce n’est bien évidemment sans compter sur l’abondant toupet qui coiffe le crâne avec énormément de classe et de style. Garnie de franges peu abondantes, sa queue n’est pas trop courte et son extrémité s’enroule en anneau tout en délicatesse. Elle est attachée bas et se dresse seulement lorsque le chien est en action.

Le cou est long et puissant, le dos droit et gracieusement musclé, alors que les hanches sont plutôt proéminentes. La poitrine est bien descendue et les épaules assez fortes. Enfin, les membres sont dotés d’une solide ossature pouvant témoigner de l’aptitude du lévrier afghan à courir une vitesse dont seule la race est capable.

Les origines du Lévrier afghan

L’histoire de cette race très ancienne se perd dans la nuit des temps. Néanmoins, le Lévrier afghan apparaît sur une illustration datant de 2 000 ans avant notre ère. Son nom figure également sur un papyrus égyptien qui semblerait avoir été rédigé encore bien auparavant. Une légende raconte même qu’un couple de lévriers afghans aurait embarqué sur l’arche de Noé !

Quoi qu’il en soit, les ancêtres du Tazi, des chiens de chasse du Moyen-Orient, seraient arrivés d’Asie centrale avec les Indo-européens pour s’installer dans les régions septentrionales de l’Afghanistan actuelle. Ceux-ci ont alors été croisés avec le lévrier Bakhmull qui vivait dans les montagnes afghanes. Des peintures rupestres produites vers 2 200 avant notre ère ont en effet été découvertes dans la province de Balkh, au nord-ouest du pays. Ces dessins représentent des chiens ressemblant en tout point au lévrier afghan, qui servaient à l’époque pour garder les troupeaux, attraper les lièvres, les daims et les gazelles, mais aussi pour faire fuir les loups et les léopards des neiges. Est-il nécessaire de rappeler que ce bel athlète a la capacité de courir à la vitesse moyenne de 50 km par heure ? Par la suite, ce peuple nomade aurait migré vers l’Iran, ce qui explique que le lévrier afghan est couramment appelé Tazi.

C’est seulement au cours des années 1880 que la race a été introduite en Grande-Bretagne par des soldats britanniques. Le tout premier standard a été créé par le Kennel Club anglais au début du 20e siècle. Puis, les Anglais ont commencé à importer le lévrier afghan dès 1920, pour se faire connaître en France vers 1930. Le club de race est ensuite fondé en 1936. N’étant pas autorisé à chasser dans l’Hexagone, ce splendide canidé est devenu un chien d’apparat qui peut toutefois exprimer son besoin instinctif dans des cynodromes.

Pour la petite anecdote, Salvador Dali a immédiatement été attiré par la race. Le célèbre peintre surréaliste a reproduit une œuvre en 1938 intitulée l’Afghan invisible, sur laquelle il est possible de deviner la silhouette du chien. Sa popularité est retentissante dans les années 70 lorsque le fabricant de jouets Mattel imagine un nouvel animal de compagnie pour Barbie qui n’est autre qu’un lévrier afghan. Aujourd’hui encore, cette race de chien continue de séduire les Français puisque les éleveurs comptabilisent en moyenne 600 naissances annuelles.

Lévrier afghan : Caractère

Peu démonstratif, un brin susceptible, indépendant, volontiers dominateur et têtu, le lévrier afghan n’est pas destiné à tous les amoureux des chiens. Néanmoins, il se révèle être un formidable compagnon pour qui parvient à le comprendre. Sa fierté et sa dignité sont telles qu’il préfère dans un premier temps ignorer les gestes de tendresse. Mais une fois qu’il a compris qui est le maître, il devient extrêmement affectueux et enjoué. Il faut simplement se méfier à ne pas froisser son orgueil ! Sous ses airs de snob, ce grand sensible est profondément attaché à son propriétaire et se montre véritablement distant avec les inconnus, voire hautain et dédaigneux sans jamais se montrer agressif. Ce grand timide réserve simplement sa fidélité à une seule famille, si ce n’est à une seule personne. Il faut tout de même garder à l’esprit qu’il n’est aucunement collant et qu’il peut lui arriver de se détourner de vos caresses.

Avec les enfants, le lévrier afghan se métamorphose en un petit clown facétieux prêt à les suivre dans leurs aventures les plus excentriques. Il sait également s’arrêter une fois que la partie de jeu est terminée et retrouve rapidement sa tranquillité légendaire. En revanche, il ressent une certaine gêne lorsqu’une tribu de chérubins se met à chahuter dans la maison, bien qu’il soit parfaitement apte à s’adapter dans le cas où il a grandi à leur côté.

Méfiez-vous de ce comédien ! Le Tazi joue effectivement sur les sentiments pour obtenir tout ce qu’il désire. Il est particulièrement difficile de résister à son regard enjôleur… Il est si obstiné qu’il n’hésite pas à déployer des astuces en tout genre pour parvenir à ses fins. A titre d’exemple, s’il veut à tout prix se coucher sur le lit alors que vous lui en avez donné formellement l’interdiction, attendez-vous à ce qu’il ouvre la porte pour accéder à son but ultime. Vous êtes prévenu !

Les conditions de vie

Le lévrier afghan est le chien de compagnie rêvé qui peut passer des heures entières couché tout contre vous, à l’unique condition de multiplier les opportunités de se dépenser. Ce sportif dans l’âme ne saurait être totalement épanoui s’il ne peut pas courir à sa guise de façon régulière. Une heure d’activité physiques et de jeux au quotidien demeure le strict minimum. Débordant d’énergie, il doit impérativement avoir l’occasion de se défouler tous les jours pour demeurer équilibré et garder sa forme olympique.

Malgré le fait qu’il soit plus à son aise en milieu rural dans une maison équipée d’un jardin clôturé, le lévrier afghan apprécie son confort et n’est certainement pas fait pour rester dans une niche. Il est certes très résistant mais supporte mal le froid. Par conséquent, la chaleur d’un doux foyer est indispensable à son bien-être. Ainsi, la vie urbaine n’est pas à exclure d’autant plus que le Tazi est naturellement calme. Alors si vous habitez en appartement, vous devez encore moins lésiner sur les exercices physiques. S’agissant d’un lévrier, son instinct de chasseur doit être consciencieusement contrôlé en ville. Tout peut se transformer en une proie, même une simple feuille qui passe sous son nez. Restez donc vigilant si vous ne voulez pas que la sortie se transforme en une course dont vous ne serez plus maître. Les balades devront autant que possible avoir lieu à la campagne où votre brave boule de poils pourra gambader en toute liberté. Extrêmement endurant, votre lévrier afghan prendra un plaisir sans fin à vous accompagner en randonnée et à participer à des séances d’agility ou encore à des courses pour amateurs.

D’autres animaux vivent sous votre toit ? Il faudra l’habituer dès son plus jeune âge à cohabiter avec eux, sinon gare à vos rongeurs, vos oiseaux ou votre chat.

La santé du Lévrier afghan

Peu tolérant à la douleur, le lévrier afghan a une forte tendance à se plaindre. Pour autant, il est très robuste et peut vivre jusqu’à 15 ans s’il bénéficie de tous les soins appropriés et a tout le loisir de se dépenser au grand air.

Comme tous les grands chiens, le Tazi est exposé à la dysplasie de la hanche et du coude. Les exercices physiques de votre chiot doivent rester modérés, afin de préserver son squelette et l’aider à grandir en toute sérénité. Le lévrier afghan est également sujet aux affections oculaires et dermatologiques ainsi qu’à la paralysie laryngée, autrement dit une atteinte du nerf qui innerve le larynx et empêche alors une bonne oxygénation. Par ailleurs, cette race est la seule à présenter une maladie dégénérative de la moelle épinière, appelée myélopathie héréditaire. Les symptômes apparaissent généralement alors que le chien n’a pas encore un an. S’il présente des troubles de l’équilibre, consultez en urgence un vétérinaire car les membres postérieurs finiront par se paralyser. Il est donc fondamental que l’éleveur soit en mesure de prouver que ses reproducteurs jouissent d’une parfaite santé. D’autant plus que toute décision relative à une opération chirurgicale n’est pas un acte anodin. En effet, cette race est maigre par essence et réagit mal à l’anesthésie.

Concernant l’alimentation, le lévrier afghan n’est pas très gourmand et privilégie toujours la qualité à la quantité. Ce chien tout en muscles a besoin d’une ration de 400 g à 500 g par jour, idéalement composée de viande de bœuf, de riz ou pâtes et légumes. En période d’activité soutenue, vous devez augmenter la quantité de 100 g supplémentaires. Bien entendu, des croquettes adaptées à son mode de vie et à son âge peuvent également convenir. Vous mettrez votre compagnon à quatre pattes à l’abri de la torsion de l’estomac en veillant à séparer les portions en deux repas, qui ne doivent surtout pas être pris juste avant un exercice physique.

L’entretien du lévrier afghan fait partie intégrante des soins à donner chaque semaine. Il en va de sa santé étant donné qu’une fourrure mal entretenue ne tardera pas à se couvrir de parasites, augmentant alors les risques de problèmes de peau. Le brossage doit intervenir de manière très régulière afin d’empêcher les poils très fins de former des dreadlocks, complété par des shampoings fréquents au Ph adapté. Dans l’idéal, prévoyez de le brosser tous les jours. Dans ce cas, un bain tous les mois s’avère amplement suffisant. Sinon, il est possible de laver votre adorable compagnon une fois par semaine auquel cas vous pourrez vous épargner la contrainte du brossage journalier. En outre soyez rassuré, le lévrier afghan ne mue pas et n’éparpillera donc pas ses longs poils partout dans votre domicile.

Pensez enfin à laver les dents de votre chien au minimum une fois par semaine, sans oublier ses longues oreilles.

Le dressage

L’indépendance et l’entêtement du lévrier afghan sont profondément ancrés en lui. Ajouter à cela un tempérament dominant et sensible, il serait tout simplement impensable de faire l’impasse sur un bon dressage. Ce chien délicat et raffiné ne doit surtout pas être brusqué. Pour autant, ne le traitez pas comme s’il était fragile car vous pouvez avoir la garantie qu’il fera fi de vos ordres. Agissez comme il le mérite, c’est-à-dire un chien d’une beauté époustouflante qui doit de temps à autre être remis à sa juste place. Son éducation doit donc impérativement être menée en douceur mais non pas sans fermeté. Il doit absolument comprendre ce qui est ou non autorisé.

Avec de la volonté et beaucoup de patience, vous verrez apparaître entre vous et votre chien une belle complicité. Néanmoins, ayez toujours à l’esprit que le lévrier afghan est très intelligent mais ne vous obéira pas dans le seul but de vous faire plaisir, cette race ne ressentant pas le besoin vital de satisfaire son maître. N’hésitez surtout pas à insister sur les ordres de base et à revenir dessus avec une régularité constante. Ce n’est que de cette façon que vous pouvez vous assurer qu’il les aura bien assimilés. Pour toutes ces raisons, il est préférable de ne pas être néophyte dans le domaine canin.

Enfin, la socialisation du Tazi est généralement aisée. Dès l’arrivée de votre nouveau compagnon dans votre foyer, habituez-le à voir du monde, à rencontrer ses congénères et à côtoyer vos autres animaux de compagnie. De la sorte, son instinct de chasseur sera moins prononcé et nettement plus vivable.

Quelques conseils

Ne projetez pas d’adopter un lévrier afghan si vous ne vous vous sentez pas capable d’assumer sa longue et sublime fourrure. Avant de commencer les recherches pour trouver le compagnon idyllique, il est impératif de prendre conscience de l’importance de son toilettage qui nécessite de fournir des efforts quotidiens. Dans le cas contraire, il faut savoir renoncer au Tazi. Il existe sans aucun doute une autre race faite pour vous !

Pour que l’entretien de votre chiot ne soit pas perçu comme une contrainte, commencez à le brosser et le baigner dès les premiers mois de sa vie. En l’habituant progressivement à ce type de soin, il l’acceptera volontiers. Ce moment sera très vite vécu pour vous comme pour lui comme un instant de plaisir, renforçant dans le même temps votre complicité.

Peut-être envisagez-vous de participer à des expositions canines ? Vous devrez alors épiler le museau, le milieu du dos sans oublier la queue afin d’affiner la silhouette de votre prestigieux compagnon. Si vous ne vous vous sentez pas à la hauteur, vous pouvez confier votre chien à un toiletteur soucieux de s’en tenir aux exigences du standard de la race.

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Épagneul français : le compagnons parfait

Épagneul français : le compagnons parfait

À la fois merveilleux chien de compagnie et excellent rapporteur, l’épagneul français est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des chiens d’arrêt continentaux. Ce remarquable chasseur polyvalent est également appelé épagneul de France ou French Spaniel. Il est à l’aise aussi bien en forêt que dans les marais et la plaine, son excellent flair et sa résistance à toute épreuve lui permettant de débusquer tous les gibiers à poils comme à plumes. Après une partie de chasse, l’épagneul français devient le compagnon affectueux et fidèle rêvé de toutes les familles. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce broussailleur ardent et courageux sur les terrains les plus accidentés, doux et calme à la maison.

Les caractéristiques

Plus grand que l’épagneul breton de 10 cm au garrot, l’épagneul français est un chien de taille moyenne, de type braccoïde et pourvu d’une forte ossature sans pour autant paraître lourd. La taille du mâle varie de 56 cm à 61 cm. La femelle n’est pas beaucoup plus menue puisqu’elle mesure entre 54 cm et 59 cm au garrot. Pesant 24 kilos, voire 25 kilos, tous deux sont assez trapus, ce qui n’enlève rien à leur silhouette harmonieuse ni à leur stature particulièrement élégante. La construction de l’épagneul français est bien proportionnée, ses membres sont parfaitement d’aplomb et sa musculature développée révèle dynamisme et robustesse, des qualités propres à la chasse. En outre, son corps est légèrement plus long que haut, de 2 à 3 centimètres. Le dos est droit et le garrot bien sorti et assez large, tout comme le rein, ce qui lui donne une allure d’athlète. Quant à la large croupe, elle est arrondie et esthétiquement inclinée sans relief osseux visible. Le sternum est ample et galbé, le cou musclé et dépourvu de fanon. Les larges cuisses longilignes dévoilent une musculature très apparente. Descendant au niveau du coude, la poitrine de grande capacité révèle toute l’énergie que peut déployer ce grand costaud éminemment endurant.

La robe de l’épagneul français est blanche et marron, variant de la teinte cannelle au foie foncé, garnie de quelques bigarrures qui s’étirent parfois en taches irrégulières. Elle est peu ou modérément mouchetée et peut même être rouannée, mais sans excès. La présence d’une étoile blanche sur la tête est préférable. Le poil forme de longues franges ondulées sur les oreilles, à tel point qu’il dépasse nettement l’extrémité du cartilage. Il en est de même sur la queue et au niveau de la partie postérieure des membres. Cette profusion de poils contraste élégamment avec le pelage ras et fin de la tête. L’ensemble du tronc est couvert d’une fourrure soyeuse, dense et plate, avec des ondulations discrètes sur le poitrail.

L’épagneul français porte fièrement une tête joliment sculptée, sublimée de traits délicatement dessinés. Le chanfrein, un peu plus court que le crâne, est subtilement convexe. Par ailleurs, le stop est moyennement marqué, le museau est fort et la truffe pigmentée d’un marron intense. Sous les arcades sourcilières prononcées se déploient de grands yeux de couleur ambre foncé et de forme ovale, qui expriment une grande douceur et une vive intelligence. La paupière supérieure est ornée de cils bien étoffés pour encore plus de charme. S’agissant des longues oreilles tombantes, elles sont bien appliquées contre la tête et attachées un peu en arrière pour lui donner un air éveillé. Lorsqu’elles sont rabattues vers l’avant, les oreilles arrivent facilement au bout de la truffe. Épaisse à la base, la grande queue va en s’affinant progressivement vers son extrémité pour atteindre la pointe du jarret. Elle est attachée sous la ligne dorsale et s’incurve en sabre, que le chien soit en action ou au repos.

Les origines

L’ancêtre de l’épagneul français est sans aucun doute le chien d’Oysel, comme l’atteste le « Livre de la Chasse » de Gaston Phébus. Ce grand seigneur du 14e siècle attachait une admiration sans fin pour les chiens de chasse. La race était déjà très populaire au Moyen Âge tant elle brillait pour ses performances en tant que chien d’arrêt. Déjà au 12e siècle, celui-ci était utilisé pour le gibier à plumes comme le faisan et la perdrix, ou encore la bécassine qui demeure sa spécialité. Le chien avertissait son maître de la présence d’un animal, puis se couchait aussitôt au sol afin d’éviter le filet lancé sur la proie. D’ailleurs, son nom proviendrait très certainement de cette spécificité. En ancien français, « espaigner » signifie effectivement « se coucher ». Peu importe l’état du terrain, ce splendide rapporteur a toujours su faire preuve d’un incroyable courage et  va chercher la victime avec une persévérance sans limite, y compris dans l’eau.

L’épagneul français était principalement prisé par les nobles jusqu’à la Révolution et il était fréquent de le croiser à Versailles. Puis, l’abolition du privilège de la chasse dans la nuit du 4 août 1789 a permis à la race d’apporter ses gênes à la plupart des variétés d’épagneul. Plusieurs croisements ont été effectués pour donner naissance notamment à l’épagneul de Pont-Audemer, l’épagneul picard, l’épagneul breton et à l’épagneul bleu de Picardie.

À partir de 1830, le succès de ce chien national commença à décliner. En effet, des spécimens plus lestes et rapides ont gagné le cœur des amateurs de chasse, comme le setter anglais ou encore le pointer anglais. La race doit sa survie au travail rigoureux de passionnés tels que James de Coninck, qui a établi le premier standard en 1891. La sélection méticuleuse a amélioré l’épagneul français, de sorte qu’il puisse présenter une carrure de véritable athlète au comble du raffinement. Puis, ce fut au tour de l’abbé Jacques Fournier d’agir en faveur de ce merveilleux canidé en fondant le Club de l’épagneul français en 1906, dont il était le président. Afin de sauver définitivement la race de l’extinction, celui-ci a également pris l’initiative de réunir des spécimens homogènes au sein de son élevage, qui sont les ascendants directs des sujets actuels. En 1921, le club bénéficie enfin de la reconnaissance de la Société Centrale Canine. Toutefois, la Fédération Cynologique ne reconnaît officiellement la race qu’en juin 1955. Le standard aujourd’hui en vigueur a fait l’objet d’une publication le 23 janvier 2009.

Le caractère

Équilibré, calme et docile en toutes circonstances, l’épagneul français s’adapte naturellement à chaque situation pour faire preuve d’un dynamisme exceptionnel à la chasse. Il est sociable et plein de douceur, aussi bien avec les humains que ses congénères. En conséquence, il apparaît comme étant le plus parfait des compagnons. Par ailleurs, avec les enfants, il est d’une tolérance et d’une patience infinies, pour le plus grand bonheur des parents qui peuvent ainsi lui accorder une confiance aveugle. Néanmoins, la surveillance demeure impérative, les bouts de chou ayant tendance à le prendre pour une peluche et à tirer avec insistance sur les longues oreilles soyeuses, la queue qui frétille en permanence et même les babines.

L’épagneul français est très attaché à son maître et ne supporte pas la solitude. Attendez-vous à ce que ce pot de colle vous suive comme votre ombre ! Sa fidélité est exemplaire et il n’est pas difficile pour n’importe quelle famille ou chasseur de succomber à son affection débordante. Dans le cas où vous vous sentez prêt à accueillir un épagneul français au sein de votre foyer, sachez que ce grand sensible doté d’une intelligence exacerbée ressent toutes vos émotions. Alors, si vous recherchez un peu de réconfort et désirez avoir un quotidien rempli de joie, vous savez désormais vers qui vous tourner.

Avec toutes ces qualités, l’épagneul français ne vous décevra pas. Le seul défaut que l’on peut lui attribuer est sa trop grande gentillesse qui en fait un bien piètre gardien… L’agressivité est définitivement un terme qu’il ne connaît pas. Ne soyez donc pas surpris si votre brave compagnon préfère réclamer des câlins à un inconnu qui frappe à votre porte plutôt que de vous avertir de sa présence !

Les conditions de vie

Malgré que la chasse soit la vocation première de l’épagneul français, sa sociabilité ainsi que son indulgence infinie font de lui un fabuleux compagnon compatible avec toutes les personnes. Ce chasseur né préfère néanmoins la vie au grand air. Mais il s’habitue sans problème au milieu urbain si son maître lui donne l’opportunité de se défouler régulièrement.

Excessivement attaché à sa famille, l’épagneul français a avant tout besoin d’une présence humaine constante. Il est totalement inenvisageable de le laisser tout seul à longueur de journée, que ce soit dans un petit appartement ou dans un immense jardin ! D’ailleurs, il est toujours prêt à jouer et s’entend bien avec les autres animaux. Ainsi, en votre absence, d’autres colocataires à poils ou à plumes l’aideront à attendre votre retour sans se sentir abandonné. Il apprécie également la présence des enfants, qu’il respecte et affectionne tout particulièrement.

Sachez que l’épagneul français raffole de la vie de famille et qu’il ne ressentira aucune frustration de ne pas chasser. L’unique condition est de lui prodiguer une activité physique sans modération. Ne lésinez pas sur les longues promenades au quotidien, quelles que soient les conditions météorologiques.

Sportif et actif, l’épagneul français vous suivra dans toutes vos escapades, que les températures soient glaciales, caniculaires ou qu’il doive traverser des ronces et des eaux froides. Il adore les sorties dans la nature, qui sont autant d’occasions pour lui d’exercer son flair et son instinct de chasseur. Il excelle également dans les sports canins notamment le cavage, le canicross, le canivtt et l’agility.


Gardez à l’esprit que pour l’épagneul français, l’essentiel est de rester aux côtés de son maître, qui doit être disponible et attentionné.

La santé

L’épagneul français est un chien très résistant, rustique et robuste, dont l’espérance de vie atteint 13 ans en moyenne. Il n’est affecté par aucune pathologie particulière, à l’exception de l’eczéma qui peut le faire souffrir s’il est contraint à une vie un peu trop sédentaire. À cause de ses oreilles pendantes, il peut être sujet aux otites. Il est alors essentiel de les nettoyer consciencieusement au moins une fois par semaine, notamment après une séance de chasse. En retirant les saletés qui ont pu s’y loger, vous éviterez les éventuelles infections.

Comme toutes les grandes races, l’épagneul français peut en outre souffrir de la dysplasie de la hanche. Pour avoir l’assurance que votre futur compagnon ne soit pas touché par cette maladie héréditaire, demandez à l’éleveur de vous fournir la preuve que ses parents ont été dépistés au moyen d’une radiographie.

L’épagneul français a tendance à prendre rapidement du poids. Privilégiez une alimentation, industrielle ou traditionnelle, adaptée à son mode de vie, à son âge et à l’activité de votre tendre compagnon. Bien entendu, une activité physique régulière et intense le mettra à l’abri de l’embonpoint. En période de chasse, sa ration devra être augmentée.

S’agissant de l’entretien de l’épagneul français, sa fourrure épaisse et ondulée exige un brossage hebdomadaire. S’astreindre à cette tache deux fois par semaine ne peut que participer à rendre sa robe saine et brillante. Vous stimulerez ainsi la circulation sanguine et éviterez les nœuds sous les oreilles, sous les aisselles ainsi qu’à l’arrière des cuisses.

Et puis cela ne fera que renforcer votre belle complicité ! Au retour de chaque promenade, ayez le réflexe systématique d’examiner le pelage de votre épagneul français. La moindre brindille ou autres petites impuretés doivent être retirées pour préserver la santé de sa toison, mais aussi de sa peau. La race ne connaît pas de mue très importante et la perte de poils demeure assez réduite.

Le dressage

Vous n’avez pas besoin de posséder une grande expérience dans le domaine canin pour éduquer votre épagneul français. En effet comme les autres épagneuls, cette race est d’un naturel très doux, bienveillant en plus d’être facile à vivre. Seule la connaissance des bases de l’éducation est nécessaire pour obtenir un chien épanoui et bien dans ses pattes.

Très attaché à son maître, il ne souhaite qu’une chose, lui donner entière satisfaction en répondant favorablement à ses exigences. Vous verrez qu’il ne demande qu’à apprendre, ne serait-ce que pour passer du temps en votre compagnie.

Bien qu’il soit attentif, docile et obéissant, votre merveilleux compagnon doit être dressé précocement simplement pour que vous puissiez maîtriser son énergie débordante. De plus, c’est à cette unique condition que l’épagneul français comprend où se situe sa place au sein du foyer. Ainsi, il convient d’indiquer à votre chiot les limites à ne pas franchir dès son arrivée à la maison. Montrez-vous rigoureux, une autorité forte est nécessaire à son équilibre.

Pour autant, les cris et la brutalité sont bien évidemment à bannir, ou la profonde sensibilité de l’épagneul français risquerait de lui faire perdre toute confiance en son maître. Restez constant dans vos ordres, soyez clair et ferme sans jamais vous en détourner. Ne lésinez pas sur les récompenses. Dès qu’il obéit, offrez-lui aussitôt sa friandise favorite, des félicitations et des caresses sans modération.

La socialisation de l’épagneul français est, elle aussi, particulièrement facile. Il paraît rapidement à l’aise dans les lieux publics et il aura instantanément envie de jouer avec les personnes qu’il rencontre pour la première fois. Avec les animaux, il se montrera tout aussi amical, autant avec ses congénères que les autres espèces.

Dans le cas où vous voulez que votre épagneul français vous accompagne à la chasse, sachez que son intelligence et son instinct de chasseur rendent son entraînement particulièrement simple. En lui apprenant les règles avec douceur et constance, votre chiot a toutes les chances de marquer l’arrêt dès ses trois mois.

Quelques conseils

Malgré ses innombrables qualités de chasseur et de chien de compagnie, l’épagneul français est encore peu répandu. Il est certes l’ancêtre de la majorité des épagneuls, mais vous pouvez être sûr de ne pas passer inaperçu dans la rue, même en France ! Pour en adopter un, ne perdez pas votre temps à chercher plus loin que dans le pays d’origine de votre brave compagnon poilu. À l’étranger, la race est méconnue même si elle commence progressivement à se faire une place dans le cœur des familles.

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Pinscher allemand : un chien plein d’énergie

Pinscher allemand : un chien plein d’énergie

Ayant des ancêtres communs avec le schnauzer, le pinscher allemand est à la fois vif et protecteur. Ce pinscher moyen est une boule d’énergie avec laquelle vous ne vous ennuierez jamais !

Un chien d’origine très ancienne, presque menacé d’extinction

Comme son nom l’indique, le pinscher allemand nous vient d’Allemagne. Son origine est particulièrement ancienne. D’ailleurs, cette race est à la base de nombreuses autres, telles que le dobermann – avec lequel il partage de multiples similitudes au niveau du pelage.

Si l’on revient à la première apparition du pinscher allemand, il faut remonter à environ 4.000 ans avant J.-C. ! En effet, c’est à cette époque que les chiens de type loup / spitz se sont scindés en deux groupes différents : les spitz et les chiens des tourbières. Or les descendants directs de ces derniers incluaient les pinschers et les schnauzers. Avant le XVe siècle, on considérait même que le pinscher allemand et le schnauzer à poil court formaient une seule et même race.

Largement répandu en Europe de l’Est, le pinscher allemand a d’abord été utilisé comme chien de compagnie. Contrairement au schnauzer à poils longs, on estimait que le pelage du pinscher était trop court pour lui permettre de devenir un chien de chasse.

Mais même si cette race existe depuis des millénaires, ce n’est qu’à partir du XVe siècle qu’elle s’est vraiment développée. Notamment en Allemagne, lorsque la démographie a explosé, les gens ont commencé à élever le pinscher allemand à grande échelle. Sa fonction principale ? Exterminateur de vermine et chien de ferme. D’ailleurs, cette première mission lui a valu le surnom très explicite de « ratier » !

La reconnaissance officielle du pinscher allemand

Plus tard, au XIXe siècle, le pinscher a enfin été reconnu comme une race à part entière. Le docteur Reichenbach lui a officiellement retiré son statut de bâtard, pour l’inclure dans la liste des chiens stables de type ratier. Puis le standard du pinscher a été établi en 1896, et c’est à ce moment que les différentes races de cette catégorie – incluant le pinscher allemand – ont été arrêtées.

Malheureusement, le pinscher allemand a été délaissé à partir de la Première Guerre Mondiale. Son élevage s’est fortement réduit, mais les éleveurs ont alors privilégié la qualité de la race. Ils ont éliminé toute reproduction avec des schnauzers, afin d’obtenir uniquement des pinschers allemands de pure race. Le déclin ensuite s’est intensifié lors de la Seconde Guerre Mondiale, menaçant même la race d’extinction.

C’est grâce au travail acharné de Werner Jung, passionné de schnauzers et de pinschers que le pinscher allemand est à nouveau une race pérenne. Aujourd’hui, la race s’est aussi étendue dans l’Europe, même si c’est en Allemagne qu’elle reste la plus présente.

Les caractéristiques physiques du pinscher allemand

Comme expliqué plus haut, le pinscher allemand a des origines communes avec le schnauzer. Initialement, ils formaient même une seule race. À l’heure actuelle, ils ont donc conservé de nombreuses similitudes physiques.

Ainsi, le pinscher allemand est un chien de taille moyenne, mesurant entre 45 et 50 centimètres et pesant 14 à 20 kilogrammes. Contrairement à beaucoup d’autres races, notez qu’il n’y a pas de différence de taille et de poids entre les mâles et les femelles.

Le pinscher allemand : un chien moyen au physique athlétique

Sa tête est longue, avec un front plat et un museau allongé et fin. Son stop est assez peu marqué et sa truffe est toujours noire. Ovales et légèrement en amande, ses yeux sont très foncés. Quelle que soit la couleur de sa robe, ses paupières sont également foncées. Par ailleurs, il possède des oreilles en V, avec une attache haute. Pointant vers l’avant, elles sont repliées et pendantes.

Son corps est fin et athlétique, avec une poitrine de largeur moyenne et légèrement arquée. Le dos du pinscher allemand est court mais robuste, avec une pente légère du garrot jusqu’à la queue. En outre, les mâles sont souvent plus musclés et carrés que les femelles. Quant à la queue, elle est longue et fine, portée en sabre ou en faucille à la verticale.

Par ailleurs, le pinscher allemand se caractérise par un pelage au poil ras, brillant et dense. Il est bien couché et sans couche de sous poils. Cela signifie que ce chien ne connaît pas de mue : un véritable point fort pour son entretien ! Il vous suffira de brosser votre pinscher chaque semaine pour préserver l’éclat de son pelage.

Enfin, sa robe peut être de 2 types : soit totalement unie (allant du roux cerf au rouge-brun foncé), soit bicolore (feu et noir jais). Dans le second cas, les couleurs du pelage sont réparties comme sur un dobermann. C’est-à-dire que le pinscher est noir, avec des taches de couleur feu sur les sourcils, le museau, la gorge, la poitrine, les pattes et sous la queue.

Une santé solide

Dans l’ensemble, le pinscher allemand est assez robuste. Cependant, il est bien moins résistant que d’autres races face aux intempéries et au froid.

Côtés soucis de santé, il faut noter que le pinscher est sujet aux problèmes oculaires, tels que l’atrophie rétinienne, la cataracte, la luxation du cristallin ou encore la dystrophie cornéenne. De plus, les femelles rencontrent régulièrement des difficultés durant la mise bas. Il faut donc rester vigilant.

Un chien très énergique

Pour finir, il est important de noter que le pinscher allemand est un chien extrêmement vif, plein d’assurance et d’énergie. Son gabarit moyen est largement compensé par toute l’énergie qu’il a à revendre ! C’est un grand sportif, mais aussi un chien joueur. Si vous décidez d’adopter un compagnon de cette race, vous devrez donc lui accorder pas mal de temps. Il a en effet besoin de faire beaucoup d’exercice pour dépenser son énergie. L’idéal est de lui donner accès à un jardin et d’aller jouer avec lui.

Par ailleurs, un pinscher allemand n’est pas un chien d’extérieur – son pelage le rend vulnérable aux mauvaises conditions climatiques. Mais même s’il est tout à fait adapté à la vie en intérieur, il doit impérativement pouvoir se dépenser. À défaut de jardin, octroyez-lui alors des promenades longues et régulières. Par exemple, votre pinscher sera un partenaire idéal pour un jogging ou pour faire de l’agility canine !

Aussi, lorsque vous éduquez votre boule d’énergie, tenez compte de son caractère vif. Sachez également qu’il peut se montrer borné et désobéissant, tout en étant particulièrement intelligent. Une éducation ferme sera donc de mise.

Une bonne sociabilisation est indispensable

Pour finir, le pinscher allemand est un excellent chien de compagnie et de garde. Il est très fidèle et protecteur envers sa famille. Mais cette race a tendance à ne pas apprécier les inconnus et n’hésitera pas à aboyer pour le faire savoir.

Le mieux sera donc de sociabiliser votre chien dès son plus jeune âge, aussi bien avec des humains – adultes et enfants – qu’avec d’autres animaux. Cependant, attention avec les petits animaux de compagnie (type rongeurs) : n’oubliez pas que le pinscher est un ancien ratier !

Conclusion

Le pinscher allemand est donc un chien attachant, qui demande beaucoup d’attention. Ne vous fiez pas à son modeste gabarit : il est largement compensé par son énergie à toute épreuve !

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Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Populaire en France jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a peu à peu disparu. Ce chien de chasse à courre est pourtant une race ancienne, qu’il est important de faire perdurer. Heureusement, son avenir ne semble plus menacé, grâce à des passionnés qui lui ont donné une seconde chance. Mais connaissez-vous ce chien tout droit venu du Moyen Âge ?

Histoire du griffon fauve de Bretagne : un chien de chasse très ancien

Anciennement appelé le « grand fauve de Bretagne », le griffon fauve de Bretagne est une race de chiens de chasse particulièrement ancienne. Elle fait d’ailleurs partie des 3 races originelles de chiens courants, aux côtés du gris de Saint-Louis et du chien blanc du Roy.

De plus, on considère que le griffon fauve de Bretagne est à l’origine des autres griffons, surtout ceux qui sont utilisés pour la chasse à courre (groupe 6). Son croisement avec le basset vendéen a également donné naissance au basset Fauve de Bretagne.

L’origine du griffon fauve de Bretagne 

Au XIVe siècle en Bretagne, de nombreux nobles et amateurs de chasse à courre utilisaient des grands fauves de Bretagne, très proches du griffon actuel. À cette époque, le veneur français Huet des Ventes (ou Huet de Nantes) en possédait une vaste meute. Ce passionné de chasse à courre a fortement contribué à l’essor de la race.

Puis jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a largement été employé dans sa région d’origine pour chasser le loup des contrées bretonnes. Mais avec le fort déclin de la population de loups, le fauve de Bretagne a lui aussi perdu en popularité.

C’est grâce au Français Marcel Pambrun que la race a pu être préservée. En reprenant le modeste élevage de son père, il a constitué une large vénerie de griffons fauves en 1918. Ce fut un exploit, dans la mesure où la race avait presque totalement disparu. Puis en 1949, il a décidé de fonder le « Club du Fauve de Bretagne » avec Christophe Lessard, Président de la Société Canine Bretonne. Le but était de véritablement relancer la race. Pari tenu !

Depuis les années 1980, le griffon fauve de Bretagne n’est plus menacé. Même s’il est encore peu commun en France et quasiment inconnu en dehors, il a surtout retrouvé sa place auprès des chasseurs. On le retrouve aussi dans de nombreuses expositions canines et épreuves de chasse à courre, où il remporte très souvent des prix.

Physique et santé du griffon fauve de Bretagne 

Le griffon fauve de Bretagne est un chien de taille moyenne, à la silhouette musclée. Un mâle mesure 50 à 56 cm tandis qu’une femelle fait entre 47 et 52 cm. Et selon la taille et le sexe, il pèse 18 à 22 kg.

Son corps musclé et osseux est tout à fait adapté pour l’endurance. C’est d’ailleurs une des qualités qui font de lui un excellent chien courant. Lorsqu’on regarde un griffon fauve de Bretagne, on peut dire que son physique brut et vigoureux lui donne un air rustique, rappelant un baroudeur. Parfaitement adapté aux sorties en forêt !

Sa couleur traditionnelle est le fauve (monochrome), plus ou moins foncé : du blond doré au rouge brique. Son poil est plutôt court – hormis au niveau des sourcils et sur les côtés du museau, où on observe des moustaches un peu plus longues. Très dur et sec, il n’est jamais frisé ni laineux. Mais il est recommandé de le brosser une ou deux fois par semaine

Par ailleurs, la queue du griffon fauve de Bretagne est de longueur moyenne. Elle est épaisse à sa base et s’affine beaucoup au niveau de la pointe. Portée en faucille au repos, elle monte au-dessus de la ligne du dos lorsqu’elle est en action.

Concernant la tête de ce chien, elle est assez allongée, avec une bosse occipitale bien visible. Son museau est plutôt effilé, avec un stop peu marqué. De teinte marron soutenu, ses yeux sont en partie enfoncés sous l’arcade sourcilière. Mais son regard reste extrêmement vif. Enfin, ses longues oreilles en pointes sont fixées à la hauteur des yeux et descendent sous la mâchoire. Elles sont couvertes d’un poil plus fin et ras que le reste du corps.

Côté santé : un chien robuste, mais pas à l’abri de quelques soucis médicaux

Le griffon fauve de Bretagne est un chien ancien, qui a traversé les âges. Habitué aux conditions difficiles de la chasse, il est très résistant.

Néanmoins, sachez qu’il a une certaine sensibilité aux otites. Il peut également développer des problèmes oculaires (comme des conjonctivites) et des allergies. Et comme beaucoup d’autres chiens de chasse, il est également sujet à la dysplasie du coude et de la hanche.

Un chien au caractère affectueux et très loyal

Ensuite, le griffon fauve de Bretagne est un chien particulièrement loyal et affectueux. Ayant une prédisposition pour la vie en meute, il adore être entouré. S’il est correctement sociabilisé dans sa jeunesse, il va se montrer sociable avec tout le monde. Généralement, un griffon fauve s’entend aussi bien avec les adultes que les enfants, et même avec les autres animaux de compagnie. C’est donc un excellent chien de famille, qui jouera volontiers avec vos enfants – mais attention aux bousculades dans l’excitation du jeu !

De plus, cette race a la réputation d’être intelligente, mais assez bornée. Ce sont des traits que l’on retrouve chez de nombreux chiens de chasse : ils sont doués pour pister du gibier, mais leur piste peut vite tourner à l’obsession. À ce moment, il est difficile de les en détourner.

Les griffons fauves sont aussi des chiens d’action, qui ont besoin d’être stimulés fréquemment. Pas question de passer leur temps sur un canapé ! Au contraire, cette race a besoin de se dépenser et de passer du temps en extérieur. Pour vivre correctement, il lui faut au minimum une petite maison et un jardin, avec des promenades régulières (idéalement en forêt). S’il est suffisamment stimulé en dehors, le griffon fauve se montrera plus docile et calme à l’intérieur.

Enfin, étant un chien très alerte, il peut montrer la garde sans souci et protéger son foyer.

Bien éduquer un griffon fauve de Bretagne 

Cette race est très intelligente et débrouillarde. Après tout, c’est ce qu’on attend d’un chien de chasse à courre. Le griffon fauve aime donc apprendre de nouvelles choses et résoudre des problèmes. Mais attention, cela le rend également têtu !

Ainsi, même s’ils sont intelligents, ces chiens apprennent plutôt lentement. Pourquoi ? Parce qu’ils sont obstinés. Lorsqu’ils ont une idée en tête, il est difficile de les en éloigner. Pour un dressage réussi, vous devez donc privilégier des sessions courtes et basées sur la récompense. Vous montrer trop sévère sera contreproductif, et frustrant aussi bien pour vous que pour votre compagnon. De plus, un dressage continu doit avoir lieu tout au long de sa vie.

Conseil : le griffon fauve de Bretagne étant un chien courant, il a souvent des difficultés avec le rappel. Afin d’obtenir de meilleurs résultats, commencez donc par lui apprendre cet ordre. Et pour renforcer l’apprentissage, entraînez-le régulièrement dans diverses conditions.

Conclusion

Le griffon fauve de Bretagne est donc un chien affectueux et attachant, qui gagnerait à être plus connu. Ce chien de chasse ferait un compagnon idéal pour toute votre famille !

Crédits/Photos : With the authorization of pebanthen

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