L’épagneul français : le compagnons parfait

L’épagneul français : le compagnons parfait

À la fois merveilleux chien de compagnie et excellent rapporteur, l’épagneul français est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des chiens d’arrêt continentaux. Ce remarquable chasseur polyvalent est également appelé épagneul de France ou French Spaniel. Il est à l’aise aussi bien en forêt que dans les marais et la plaine, son excellent flair et sa résistance à toute épreuve lui permettant de débusquer tous les gibiers à poils comme à plumes. Après une partie de chasse, l’épagneul français devient le compagnon affectueux et fidèle rêvé de toutes les familles. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce broussailleur ardent et courageux sur les terrains les plus accidentés, doux et calme à la maison.

Les caractéristiques

Plus grand que l’épagneul breton de 10 cm au garrot, l’épagneul français est un chien de taille moyenne, de type braccoïde et pourvu d’une forte ossature sans pour autant paraître lourd. La taille du mâle varie de 56 cm à 61 cm. La femelle n’est pas beaucoup plus menue puisqu’elle mesure entre 54 cm et 59 cm au garrot. Pesant 24 kilos, voire 25 kilos, tous deux sont assez trapus, ce qui n’enlève rien à leur silhouette harmonieuse ni à leur stature particulièrement élégante. La construction de l’épagneul français est bien proportionnée, ses membres sont parfaitement d’aplomb et sa musculature développée révèle dynamisme et robustesse, des qualités propres à la chasse. En outre, son corps est légèrement plus long que haut, de 2 à 3 centimètres. Le dos est droit et le garrot bien sorti et assez large, tout comme le rein, ce qui lui donne une allure d’athlète. Quant à la large croupe, elle est arrondie et esthétiquement inclinée sans relief osseux visible. Le sternum est ample et galbé, le cou musclé et dépourvu de fanon. Les larges cuisses longilignes dévoilent une musculature très apparente. Descendant au niveau du coude, la poitrine de grande capacité révèle toute l’énergie que peut déployer ce grand costaud éminemment endurant.

La robe de l’épagneul français est blanche et marron, variant de la teinte cannelle au foie foncé, garnie de quelques bigarrures qui s’étirent parfois en taches irrégulières. Elle est peu ou modérément mouchetée et peut même être rouannée, mais sans excès. La présence d’une étoile blanche sur la tête est préférable. Le poil forme de longues franges ondulées sur les oreilles, à tel point qu’il dépasse nettement l’extrémité du cartilage. Il en est de même sur la queue et au niveau de la partie postérieure des membres. Cette profusion de poils contraste élégamment avec le pelage ras et fin de la tête. L’ensemble du tronc est couvert d’une fourrure soyeuse, dense et plate, avec des ondulations discrètes sur le poitrail.

L’épagneul français porte fièrement une tête joliment sculptée, sublimée de traits délicatement dessinés. Le chanfrein, un peu plus court que le crâne, est subtilement convexe. Par ailleurs, le stop est moyennement marqué, le museau est fort et la truffe pigmentée d’un marron intense. Sous les arcades sourcilières prononcées se déploient de grands yeux de couleur ambre foncé et de forme ovale, qui expriment une grande douceur et une vive intelligence. La paupière supérieure est ornée de cils bien étoffés pour encore plus de charme. S’agissant des longues oreilles tombantes, elles sont bien appliquées contre la tête et attachées un peu en arrière pour lui donner un air éveillé. Lorsqu’elles sont rabattues vers l’avant, les oreilles arrivent facilement au bout de la truffe. Épaisse à la base, la grande queue va en s’affinant progressivement vers son extrémité pour atteindre la pointe du jarret. Elle est attachée sous la ligne dorsale et s’incurve en sabre, que le chien soit en action ou au repos.

Les origines

L’ancêtre de l’épagneul français est sans aucun doute le chien d’Oysel, comme l’atteste le « Livre de la Chasse » de Gaston Phébus. Ce grand seigneur du 14e siècle attachait une admiration sans fin pour les chiens de chasse. La race était déjà très populaire au Moyen Âge tant elle brillait pour ses performances en tant que chien d’arrêt. Déjà au 12e siècle, celui-ci était utilisé pour le gibier à plumes comme le faisan et la perdrix, ou encore la bécassine qui demeure sa spécialité. Le chien avertissait son maître de la présence d’un animal, puis se couchait aussitôt au sol afin d’éviter le filet lancé sur la proie. D’ailleurs, son nom proviendrait très certainement de cette spécificité. En ancien français, « espaigner » signifie effectivement « se coucher ». Peu importe l’état du terrain, ce splendide rapporteur a toujours su faire preuve d’un incroyable courage et  va chercher la victime avec une persévérance sans limite, y compris dans l’eau.

L’épagneul français était principalement prisé par les nobles jusqu’à la Révolution et il était fréquent de le croiser à Versailles. Puis, l’abolition du privilège de la chasse dans la nuit du 4 août 1789 a permis à la race d’apporter ses gênes à la plupart des variétés d’épagneul. Plusieurs croisements ont été effectués pour donner naissance notamment à l’épagneul de Pont-Audemer, l’épagneul picard, l’épagneul breton et à l’épagneul bleu de Picardie.

À partir de 1830, le succès de ce chien national commença à décliner. En effet, des spécimens plus lestes et rapides ont gagné le cœur des amateurs de chasse, comme le setter anglais ou encore le pointer anglais. La race doit sa survie au travail rigoureux de passionnés tels que James de Coninck, qui a établi le premier standard en 1891. La sélection méticuleuse a amélioré l’épagneul français, de sorte qu’il puisse présenter une carrure de véritable athlète au comble du raffinement. Puis, ce fut au tour de l’abbé Jacques Fournier d’agir en faveur de ce merveilleux canidé en fondant le Club de l’épagneul français en 1906, dont il était le président. Afin de sauver définitivement la race de l’extinction, celui-ci a également pris l’initiative de réunir des spécimens homogènes au sein de son élevage, qui sont les ascendants directs des sujets actuels. En 1921, le club bénéficie enfin de la reconnaissance de la Société Centrale Canine. Toutefois, la Fédération Cynologique ne reconnaît officiellement la race qu’en juin 1955. Le standard aujourd’hui en vigueur a fait l’objet d’une publication le 23 janvier 2009.

Le caractère

Équilibré, calme et docile en toutes circonstances, l’épagneul français s’adapte naturellement à chaque situation pour faire preuve d’un dynamisme exceptionnel à la chasse. Il est sociable et plein de douceur, aussi bien avec les humains que ses congénères. En conséquence, il apparaît comme étant le plus parfait des compagnons. Par ailleurs, avec les enfants, il est d’une tolérance et d’une patience infinies, pour le plus grand bonheur des parents qui peuvent ainsi lui accorder une confiance aveugle. Néanmoins, la surveillance demeure impérative, les bouts de chou ayant tendance à le prendre pour une peluche et à tirer avec insistance sur les longues oreilles soyeuses, la queue qui frétille en permanence et même les babines.

L’épagneul français est très attaché à son maître et ne supporte pas la solitude. Attendez-vous à ce que ce pot de colle vous suive comme votre ombre ! Sa fidélité est exemplaire et il n’est pas difficile pour n’importe quelle famille ou chasseur de succomber à son affection débordante. Dans le cas où vous vous sentez prêt à accueillir un épagneul français au sein de votre foyer, sachez que ce grand sensible doté d’une intelligence exacerbée ressent toutes vos émotions. Alors, si vous recherchez un peu de réconfort et désirez avoir un quotidien rempli de joie, vous savez désormais vers qui vous tourner.

Avec toutes ces qualités, l’épagneul français ne vous décevra pas. Le seul défaut que l’on peut lui attribuer est sa trop grande gentillesse qui en fait un bien piètre gardien… L’agressivité est définitivement un terme qu’il ne connaît pas. Ne soyez donc pas surpris si votre brave compagnon préfère réclamer des câlins à un inconnu qui frappe à votre porte plutôt que de vous avertir de sa présence !

Les conditions de vie

Malgré que la chasse soit la vocation première de l’épagneul français, sa sociabilité ainsi que son indulgence infinie font de lui un fabuleux compagnon compatible avec toutes les personnes. Ce chasseur né préfère néanmoins la vie au grand air. Mais il s’habitue sans problème au milieu urbain si son maître lui donne l’opportunité de se défouler régulièrement.

Excessivement attaché à sa famille, l’épagneul français a avant tout besoin d’une présence humaine constante. Il est totalement inenvisageable de le laisser tout seul à longueur de journée, que ce soit dans un petit appartement ou dans un immense jardin ! D’ailleurs, il est toujours prêt à jouer et s’entend bien avec les autres animaux. Ainsi, en votre absence, d’autres colocataires à poils ou à plumes l’aideront à attendre votre retour sans se sentir abandonné. Il apprécie également la présence des enfants, qu’il respecte et affectionne tout particulièrement.

Sachez que l’épagneul français raffole de la vie de famille et qu’il ne ressentira aucune frustration de ne pas chasser. L’unique condition est de lui prodiguer une activité physique sans modération. Ne lésinez pas sur les longues promenades au quotidien, quelles que soient les conditions météorologiques.

Sportif et actif, l’épagneul français vous suivra dans toutes vos escapades, que les températures soient glaciales, caniculaires ou qu’il doive traverser des ronces et des eaux froides. Il adore les sorties dans la nature, qui sont autant d’occasions pour lui d’exercer son flair et son instinct de chasseur. Il excelle également dans les sports canins notamment le cavage, le canicross, le canivtt et l’agility.


Gardez à l’esprit que pour l’épagneul français, l’essentiel est de rester aux côtés de son maître, qui doit être disponible et attentionné.

La santé

L’épagneul français est un chien très résistant, rustique et robuste, dont l’espérance de vie atteint 13 ans en moyenne. Il n’est affecté par aucune pathologie particulière, à l’exception de l’eczéma qui peut le faire souffrir s’il est contraint à une vie un peu trop sédentaire. À cause de ses oreilles pendantes, il peut être sujet aux otites. Il est alors essentiel de les nettoyer consciencieusement au moins une fois par semaine, notamment après une séance de chasse. En retirant les saletés qui ont pu s’y loger, vous éviterez les éventuelles infections.

Comme toutes les grandes races, l’épagneul français peut en outre souffrir de la dysplasie de la hanche. Pour avoir l’assurance que votre futur compagnon ne soit pas touché par cette maladie héréditaire, demandez à l’éleveur de vous fournir la preuve que ses parents ont été dépistés au moyen d’une radiographie.

L’épagneul français a tendance à prendre rapidement du poids. Privilégiez une alimentation, industrielle ou traditionnelle, adaptée à son mode de vie, à son âge et à l’activité de votre tendre compagnon. Bien entendu, une activité physique régulière et intense le mettra à l’abri de l’embonpoint. En période de chasse, sa ration devra être augmentée.

S’agissant de l’entretien de l’épagneul français, sa fourrure épaisse et ondulée exige un brossage hebdomadaire. S’astreindre à cette tache deux fois par semaine ne peut que participer à rendre sa robe saine et brillante. Vous stimulerez ainsi la circulation sanguine et éviterez les nœuds sous les oreilles, sous les aisselles ainsi qu’à l’arrière des cuisses.

Et puis cela ne fera que renforcer votre belle complicité ! Au retour de chaque promenade, ayez le réflexe systématique d’examiner le pelage de votre épagneul français. La moindre brindille ou autres petites impuretés doivent être retirées pour préserver la santé de sa toison, mais aussi de sa peau. La race ne connaît pas de mue très importante et la perte de poils demeure assez réduite.

Le dressage

Vous n’avez pas besoin de posséder une grande expérience dans le domaine canin pour éduquer votre épagneul français. En effet comme les autres épagneuls, cette race est d’un naturel très doux, bienveillant en plus d’être facile à vivre. Seule la connaissance des bases de l’éducation est nécessaire pour obtenir un chien épanoui et bien dans ses pattes.

Très attaché à son maître, il ne souhaite qu’une chose, lui donner entière satisfaction en répondant favorablement à ses exigences. Vous verrez qu’il ne demande qu’à apprendre, ne serait-ce que pour passer du temps en votre compagnie.

Bien qu’il soit attentif, docile et obéissant, votre merveilleux compagnon doit être dressé précocement simplement pour que vous puissiez maîtriser son énergie débordante. De plus, c’est à cette unique condition que l’épagneul français comprend où se situe sa place au sein du foyer. Ainsi, il convient d’indiquer à votre chiot les limites à ne pas franchir dès son arrivée à la maison. Montrez-vous rigoureux, une autorité forte est nécessaire à son équilibre.

Pour autant, les cris et la brutalité sont bien évidemment à bannir, ou la profonde sensibilité de l’épagneul français risquerait de lui faire perdre toute confiance en son maître. Restez constant dans vos ordres, soyez clair et ferme sans jamais vous en détourner. Ne lésinez pas sur les récompenses. Dès qu’il obéit, offrez-lui aussitôt sa friandise favorite, des félicitations et des caresses sans modération.

La socialisation de l’épagneul français est, elle aussi, particulièrement facile. Il paraît rapidement à l’aise dans les lieux publics et il aura instantanément envie de jouer avec les personnes qu’il rencontre pour la première fois. Avec les animaux, il se montrera tout aussi amical, autant avec ses congénères que les autres espèces.

Dans le cas où vous voulez que votre épagneul français vous accompagne à la chasse, sachez que son intelligence et son instinct de chasseur rendent son entraînement particulièrement simple. En lui apprenant les règles avec douceur et constance, votre chiot a toutes les chances de marquer l’arrêt dès ses trois mois.

Quelques conseils

Malgré ses innombrables qualités de chasseur et de chien de compagnie, l’épagneul français est encore peu répandu. Il est certes l’ancêtre de la majorité des épagneuls, mais vous pouvez être sûr de ne pas passer inaperçu dans la rue, même en France ! Pour en adopter un, ne perdez pas votre temps à chercher plus loin que dans le pays d’origine de votre brave compagnon poilu. À l’étranger, la race est méconnue même si elle commence progressivement à se faire une place dans le cœur des familles.

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Le pinscher allemand, un chien plein d’énergie

Le pinscher allemand, un chien plein d’énergie

Ayant des ancêtres communs avec le schnauzer, le pinscher allemand est à la fois vif et protecteur. Ce pinscher moyen est une boule d’énergie avec laquelle vous ne vous ennuierez jamais !

Un chien d’origine très ancienne, presque menacé d’extinction

Comme son nom l’indique, le pinscher allemand nous vient d’Allemagne. Son origine est particulièrement ancienne. D’ailleurs, cette race est à la base de nombreuses autres, telles que le dobermann – avec lequel il partage de multiples similitudes au niveau du pelage.

Si l’on revient à la première apparition du pinscher allemand, il faut remonter à environ 4.000 ans avant J.-C. ! En effet, c’est à cette époque que les chiens de type loup / spitz se sont scindés en deux groupes différents : les spitz et les chiens des tourbières. Or les descendants directs de ces derniers incluaient les pinschers et les schnauzers. Avant le XVe siècle, on considérait même que le pinscher allemand et le schnauzer à poil court formaient une seule et même race.

Largement répandu en Europe de l’Est, le pinscher allemand a d’abord été utilisé comme chien de compagnie. Contrairement au schnauzer à poils longs, on estimait que le pelage du pinscher était trop court pour lui permettre de devenir un chien de chasse.

Mais même si cette race existe depuis des millénaires, ce n’est qu’à partir du XVe siècle qu’elle s’est vraiment développée. Notamment en Allemagne, lorsque la démographie a explosé, les gens ont commencé à élever le pinscher allemand à grande échelle. Sa fonction principale ? Exterminateur de vermine et chien de ferme. D’ailleurs, cette première mission lui a valu le surnom très explicite de « ratier » !

La reconnaissance officielle du pinscher allemand

Plus tard, au XIXe siècle, le pinscher a enfin été reconnu comme une race à part entière. Le docteur Reichenbach lui a officiellement retiré son statut de bâtard, pour l’inclure dans la liste des chiens stables de type ratier. Puis le standard du pinscher a été établi en 1896, et c’est à ce moment que les différentes races de cette catégorie – incluant le pinscher allemand – ont été arrêtées.

Malheureusement, le pinscher allemand a été délaissé à partir de la Première Guerre Mondiale. Son élevage s’est fortement réduit, mais les éleveurs ont alors privilégié la qualité de la race. Ils ont éliminé toute reproduction avec des schnauzers, afin d’obtenir uniquement des pinschers allemands de pure race. Le déclin ensuite s’est intensifié lors de la Seconde Guerre Mondiale, menaçant même la race d’extinction.

C’est grâce au travail acharné de Werner Jung, passionné de schnauzers et de pinschers que le pinscher allemand est à nouveau une race pérenne. Aujourd’hui, la race s’est aussi étendue dans l’Europe, même si c’est en Allemagne qu’elle reste la plus présente.

Les caractéristiques physiques du pinscher allemand

Comme expliqué plus haut, le pinscher allemand a des origines communes avec le schnauzer. Initialement, ils formaient même une seule race. À l’heure actuelle, ils ont donc conservé de nombreuses similitudes physiques.

Ainsi, le pinscher allemand est un chien de taille moyenne, mesurant entre 45 et 50 centimètres et pesant 14 à 20 kilogrammes. Contrairement à beaucoup d’autres races, notez qu’il n’y a pas de différence de taille et de poids entre les mâles et les femelles.

Le pinscher allemand : un chien moyen au physique athlétique

Sa tête est longue, avec un front plat et un museau allongé et fin. Son stop est assez peu marqué et sa truffe est toujours noire. Ovales et légèrement en amande, ses yeux sont très foncés. Quelle que soit la couleur de sa robe, ses paupières sont également foncées. Par ailleurs, il possède des oreilles en V, avec une attache haute. Pointant vers l’avant, elles sont repliées et pendantes.

Son corps est fin et athlétique, avec une poitrine de largeur moyenne et légèrement arquée. Le dos du pinscher allemand est court mais robuste, avec une pente légère du garrot jusqu’à la queue. En outre, les mâles sont souvent plus musclés et carrés que les femelles. Quant à la queue, elle est longue et fine, portée en sabre ou en faucille à la verticale.

Par ailleurs, le pinscher allemand se caractérise par un pelage au poil ras, brillant et dense. Il est bien couché et sans couche de sous poils. Cela signifie que ce chien ne connaît pas de mue : un véritable point fort pour son entretien ! Il vous suffira de brosser votre pinscher chaque semaine pour préserver l’éclat de son pelage.

Enfin, sa robe peut être de 2 types : soit totalement unie (allant du roux cerf au rouge-brun foncé), soit bicolore (feu et noir jais). Dans le second cas, les couleurs du pelage sont réparties comme sur un dobermann. C’est-à-dire que le pinscher est noir, avec des taches de couleur feu sur les sourcils, le museau, la gorge, la poitrine, les pattes et sous la queue.

Une santé solide

Dans l’ensemble, le pinscher allemand est assez robuste. Cependant, il est bien moins résistant que d’autres races face aux intempéries et au froid.

Côtés soucis de santé, il faut noter que le pinscher est sujet aux problèmes oculaires, tels que l’atrophie rétinienne, la cataracte, la luxation du cristallin ou encore la dystrophie cornéenne. De plus, les femelles rencontrent régulièrement des difficultés durant la mise bas. Il faut donc rester vigilant.

Un chien très énergique

Pour finir, il est important de noter que le pinscher allemand est un chien extrêmement vif, plein d’assurance et d’énergie. Son gabarit moyen est largement compensé par toute l’énergie qu’il a à revendre ! C’est un grand sportif, mais aussi un chien joueur. Si vous décidez d’adopter un compagnon de cette race, vous devrez donc lui accorder pas mal de temps. Il a en effet besoin de faire beaucoup d’exercice pour dépenser son énergie. L’idéal est de lui donner accès à un jardin et d’aller jouer avec lui.

Par ailleurs, un pinscher allemand n’est pas un chien d’extérieur – son pelage le rend vulnérable aux mauvaises conditions climatiques. Mais même s’il est tout à fait adapté à la vie en intérieur, il doit impérativement pouvoir se dépenser. À défaut de jardin, octroyez-lui alors des promenades longues et régulières. Par exemple, votre pinscher sera un partenaire idéal pour un jogging ou pour faire de l’agility canine !

Aussi, lorsque vous éduquez votre boule d’énergie, tenez compte de son caractère vif. Sachez également qu’il peut se montrer borné et désobéissant, tout en étant particulièrement intelligent. Une éducation ferme sera donc de mise.

Une bonne sociabilisation est indispensable

Pour finir, le pinscher allemand est un excellent chien de compagnie et de garde. Il est très fidèle et protecteur envers sa famille. Mais cette race a tendance à ne pas apprécier les inconnus et n’hésitera pas à aboyer pour le faire savoir.

Le mieux sera donc de sociabiliser votre chien dès son plus jeune âge, aussi bien avec des humains – adultes et enfants – qu’avec d’autres animaux. Cependant, attention avec les petits animaux de compagnie (type rongeurs) : n’oubliez pas que le pinscher est un ancien ratier !

Conclusion

Le pinscher allemand est donc un chien attachant, qui demande beaucoup d’attention. Ne vous fiez pas à son modeste gabarit : il est largement compensé par son énergie à toute épreuve !

Crédit photo : jagodka stock.adobe.com

Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Populaire en France jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a peu à peu disparu. Ce chien de chasse à courre est pourtant une race ancienne, qu’il est important de faire perdurer. Heureusement, son avenir ne semble plus menacé, grâce à des passionnés qui lui ont donné une seconde chance. Mais connaissez-vous ce chien tout droit venu du Moyen Âge ?

Histoire du griffon fauve de Bretagne : un chien de chasse très ancien

Anciennement appelé le « grand fauve de Bretagne », le griffon fauve de Bretagne est une race de chiens de chasse particulièrement ancienne. Elle fait d’ailleurs partie des 3 races originelles de chiens courants, aux côtés du gris de Saint-Louis et du chien blanc du Roy.

De plus, on considère que le griffon fauve de Bretagne est à l’origine des autres griffons, surtout ceux qui sont utilisés pour la chasse à courre (groupe 6). Son croisement avec le basset vendéen a également donné naissance au basset Fauve de Bretagne.

L’origine du griffon fauve de Bretagne 

Au XIVe siècle en Bretagne, de nombreux nobles et amateurs de chasse à courre utilisaient des grands fauves de Bretagne, très proches du griffon actuel. À cette époque, le veneur français Huet des Ventes (ou Huet de Nantes) en possédait une vaste meute. Ce passionné de chasse à courre a fortement contribué à l’essor de la race.

Puis jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a largement été employé dans sa région d’origine pour chasser le loup des contrées bretonnes. Mais avec le fort déclin de la population de loups, le fauve de Bretagne a lui aussi perdu en popularité.

C’est grâce au Français Marcel Pambrun que la race a pu être préservée. En reprenant le modeste élevage de son père, il a constitué une large vénerie de griffons fauves en 1918. Ce fut un exploit, dans la mesure où la race avait presque totalement disparu. Puis en 1949, il a décidé de fonder le « Club du Fauve de Bretagne » avec Christophe Lessard, Président de la Société Canine Bretonne. Le but était de véritablement relancer la race. Pari tenu !

Depuis les années 1980, le griffon fauve de Bretagne n’est plus menacé. Même s’il est encore peu commun en France et quasiment inconnu en dehors, il a surtout retrouvé sa place auprès des chasseurs. On le retrouve aussi dans de nombreuses expositions canines et épreuves de chasse à courre, où il remporte très souvent des prix.

Physique et santé du griffon fauve de Bretagne 

Le griffon fauve de Bretagne est un chien de taille moyenne, à la silhouette musclée. Un mâle mesure 50 à 56 cm tandis qu’une femelle fait entre 47 et 52 cm. Et selon la taille et le sexe, il pèse 18 à 22 kg.

Son corps musclé et osseux est tout à fait adapté pour l’endurance. C’est d’ailleurs une des qualités qui font de lui un excellent chien courant. Lorsqu’on regarde un griffon fauve de Bretagne, on peut dire que son physique brut et vigoureux lui donne un air rustique, rappelant un baroudeur. Parfaitement adapté aux sorties en forêt !

Sa couleur traditionnelle est le fauve (monochrome), plus ou moins foncé : du blond doré au rouge brique. Son poil est plutôt court – hormis au niveau des sourcils et sur les côtés du museau, où on observe des moustaches un peu plus longues. Très dur et sec, il n’est jamais frisé ni laineux. Mais il est recommandé de le brosser une ou deux fois par semaine

Par ailleurs, la queue du griffon fauve de Bretagne est de longueur moyenne. Elle est épaisse à sa base et s’affine beaucoup au niveau de la pointe. Portée en faucille au repos, elle monte au-dessus de la ligne du dos lorsqu’elle est en action.

Concernant la tête de ce chien, elle est assez allongée, avec une bosse occipitale bien visible. Son museau est plutôt effilé, avec un stop peu marqué. De teinte marron soutenu, ses yeux sont en partie enfoncés sous l’arcade sourcilière. Mais son regard reste extrêmement vif. Enfin, ses longues oreilles en pointes sont fixées à la hauteur des yeux et descendent sous la mâchoire. Elles sont couvertes d’un poil plus fin et ras que le reste du corps.

Côté santé : un chien robuste, mais pas à l’abri de quelques soucis médicaux

Le griffon fauve de Bretagne est un chien ancien, qui a traversé les âges. Habitué aux conditions difficiles de la chasse, il est très résistant.

Néanmoins, sachez qu’il a une certaine sensibilité aux otites. Il peut également développer des problèmes oculaires (comme des conjonctivites) et des allergies. Et comme beaucoup d’autres chiens de chasse, il est également sujet à la dysplasie du coude et de la hanche.

Un chien au caractère affectueux et très loyal

Ensuite, le griffon fauve de Bretagne est un chien particulièrement loyal et affectueux. Ayant une prédisposition pour la vie en meute, il adore être entouré. S’il est correctement sociabilisé dans sa jeunesse, il va se montrer sociable avec tout le monde. Généralement, un griffon fauve s’entend aussi bien avec les adultes que les enfants, et même avec les autres animaux de compagnie. C’est donc un excellent chien de famille, qui jouera volontiers avec vos enfants – mais attention aux bousculades dans l’excitation du jeu !

De plus, cette race a la réputation d’être intelligente, mais assez bornée. Ce sont des traits que l’on retrouve chez de nombreux chiens de chasse : ils sont doués pour pister du gibier, mais leur piste peut vite tourner à l’obsession. À ce moment, il est difficile de les en détourner.

Les griffons fauves sont aussi des chiens d’action, qui ont besoin d’être stimulés fréquemment. Pas question de passer leur temps sur un canapé ! Au contraire, cette race a besoin de se dépenser et de passer du temps en extérieur. Pour vivre correctement, il lui faut au minimum une petite maison et un jardin, avec des promenades régulières (idéalement en forêt). S’il est suffisamment stimulé en dehors, le griffon fauve se montrera plus docile et calme à l’intérieur.

Enfin, étant un chien très alerte, il peut montrer la garde sans souci et protéger son foyer.

Bien éduquer un griffon fauve de Bretagne 

Cette race est très intelligente et débrouillarde. Après tout, c’est ce qu’on attend d’un chien de chasse à courre. Le griffon fauve aime donc apprendre de nouvelles choses et résoudre des problèmes. Mais attention, cela le rend également têtu !

Ainsi, même s’ils sont intelligents, ces chiens apprennent plutôt lentement. Pourquoi ? Parce qu’ils sont obstinés. Lorsqu’ils ont une idée en tête, il est difficile de les en éloigner. Pour un dressage réussi, vous devez donc privilégier des sessions courtes et basées sur la récompense. Vous montrer trop sévère sera contreproductif, et frustrant aussi bien pour vous que pour votre compagnon. De plus, un dressage continu doit avoir lieu tout au long de sa vie.

Conseil : le griffon fauve de Bretagne étant un chien courant, il a souvent des difficultés avec le rappel. Afin d’obtenir de meilleurs résultats, commencez donc par lui apprendre cet ordre. Et pour renforcer l’apprentissage, entraînez-le régulièrement dans diverses conditions.

Conclusion

Le griffon fauve de Bretagne est donc un chien affectueux et attachant, qui gagnerait à être plus connu. Ce chien de chasse ferait un compagnon idéal pour toute votre famille !

Crédits/Photos : With the authorization of pebanthen

Chien de Saint-Hubert : un limier sensible à l’odorat surdéveloppé

Chien de Saint-Hubert : un limier sensible à l’odorat surdéveloppé

Aussi appelé bloodhound (« limier » en anglais), le chien de Saint-Hubert est un chien de chasse d’origine belge, surtout connu pour son flair extraordinaire. Derrière sa carrure robuste et massive, se cache un toutou sensible et affectueux.

D’où vient le chien de Saint-Hubert ?

Comme son nom l’indique, le chien de Saint-Hubert est originaire de la ville de Saint-Hubert, en Belgique wallonne.

L’histoire raconte qu’au VIIIe siècle, saint Hubert de Liège était un véritable féru de chasse. Il est même devenu le saint patron des chasseurs. Pour l’accompagner dans sa passion, il élevait au sein de son monastère une race de chiens spécialement adaptée pour la chasse à courre. C’est ainsi qu’est né l’ancêtre du chien de Saint-Hubert. Après la mort du saint, les moines ont perpétué la race, particulièrement appréciée par les chasseurs. Traditionnellement, ils avaient même l’habitude d’offrir chaque année au roi de France les 6 meilleurs chiens de leur élevage.

Ce n’est qu’au XIe siècle que Guillaume le Conquérant a apporté le chien de Saint-Hubert en Angleterre. Et lorsque cette race a disparu de France à cause de la Révolution, elle a ensuite pu être réintroduite par nos voisins britanniques au XIXe siècle. Pour le plus grand plaisir de Napoléon III, qui possédait plusieurs meutes de chiens de chasse. À la même époque, l’éleveur de chiens et comte Jean-Emmanuel Hector Le Couteulx de Canteleu a grandement contribué au maintien et au développement du chien de Saint-Hubert tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Actuellement, ce fin limier au flair aiguisé est très apprécié en Europe et aux Etats-Unis, où il est notamment utilisé comme chien policier.

Les caractéristiques physiques du chien de Saint-Hubert

On reconnaît facilement le chien de Saint-Hubert grâce à son allure si particulière qui lui donne un air de vieux chien sage.

Faisant partie des chiens de grande taille, il possède une ossature forte et robuste, qui lui confère un aspect massif. Côté taille, une femelle mesure entre 60 et 62 cm ; et un mâle 66 à 68 cm. Quant à son poids, il varie entre 40-48 kg chez les chiennes et 46 à 54 kg pour les mâles. En outre, ce chien à la carrure lourde et imposante possède une longue queue épaisse, s’affinant à l’extrémité. Attachée haut, elle est portée en sabre.

Sa grande tête est assez allongée, avec une bosse bien marquée à l’arrière du crâne (bosse occipitale). Mais ce qui lui donne ce visage unique, ce sont ses babines tombantes et ses longues oreilles qui dépassent largement de son menton. Elles sont complétées par sa peau très lâche et ridée sur les joues, le cou et le front. Quant à eux, ses yeux ovales et tombants ont une taille moyenne, avec une couleur marron plus ou moins soutenue.

Par ailleurs, le chien de Saint-Hubert a un pelage très court et dense, couché sur son corps. Ce qui le rend plutôt doux au toucher. Pour cette race, on distingue trois robes différentes : rouge uni ; noir et feu ; foie et feu.

Attention aux petits soucis de santé

Cette race est vraiment résistante, même dans des conditions de chasse difficiles. Mais certains petits soucis de santé restent à surveiller. À cause de la peau lâche qui les entoure, ses yeux ont tendance à facilement s’irriter voire à s’infecter (conjonctivite…). Ils constituent son principal point faible.

En outre, le chien de Saint-Hubert est aussi sujet aux allergies de la peau (dermatite atopique). Plus rarement, il peut également souffrir de problèmes osseux (comme dysplasie de la hanche ou la luxation de la rotule).

Le chien de Saint-Hubert : un grand sensible

Si le chien de Saint-Hubert est à l’origine un chien de chasse, il est également un excellent animal de compagnie. Loin d’être un chasseur féroce, il est au contraire calme, mesuré et sensible. Il est même réservé voire timide avec les personnes qu’il ne connaît pas. Et il se montre particulièrement doux et affectueux avec son maître et sa famille. Son attachement envers ses proches est très fort.

De plus, ses qualités de chien de piste lui confèrent aussi une grande patience – suivre une trace demande beaucoup de concentration et de patience ! Il sera donc extrêmement patient et tolérant avec vos enfants. Autre gros avantage : le chien de Saint-Hubert n’aboie pas. Étant très discret, il vous évitera donc les problèmes de voisinage.

En revanche, sachez que ce chien peut se montrer assez têtu face à son maître. Surtout lorsqu’il flaire une piste, qui devient alors une véritable obsession pour lui ! Une éducation ferme est donc de rigueur. Mais notez que ces aspects sont plus prononcés chez les mâles que les femelles.

Sociable avec les autres animaux

Le chien de Saint-Hubert cohabite non seulement très bien avec les enfants, mais aussi avec les autres animaux. D’ailleurs, lorsqu’il est employé comme chien de chasse, il s’épanouit mieux au sein d’une meute. Il aime donc être entouré de congénères.

De plus, son caractère doux et gentil le rend sociable avec les autres boules de poils de son entourage. Sachez également qu’il n’est pas de nature agressive, ni particulièrement dominante, ce qui favorise les bonnes relations. A priori, vous ne devriez donc pas subir de rivalités entre votre chien de Saint-Hubert et vos autres animaux de compagnie.

Un toutou facile à éduquer et qui aime le plein air

Comme expliqué, le chien de Saint-Hubert est très gentil, doux et docile. Et même s’il est parfois têtu et obstiné avec son maître, il reste plutôt facile à éduquer. Calme et patient, il apprend vite et sait être obéissant (à condition de vous montrer assez ferme). Attention, il s’agit d’être ferme, pas d’entamer un rapport de force : cette race est vraiment sensible, gardez toujours ce trait de caractère à l’esprit.

Un chien d’extérieur avant tout

Ensuite, même s’il peut vivre dans une maison (la vie en appartement est à exclure), votre compagnon appréciera de passer pas mal de temps en extérieur. Après tout, c’est un chien initialement élevé pour la chasse en forêt. Alors mieux vaut posséder un jardin et lui offrir quelques promenades au beau milieu des bois. Votre chien de Saint-Hubert n’en sera que plus épanoui !

Sachez également que votre toutou vous demandera du temps et de l’attention. Ce grand garçon a besoin de beaucoup d’exercice (20 à 40 minutes par jour) pour se dépenser et rester en forme. Vous devez donc être suffisamment actif et disponible pour lui.

Un super chien policier

En plus d’être un formidable chien de chasse et de compagnie, le chien de Saint-Hubert est également employé comme chien de travail par plusieurs polices occidentales. Son atout numéro un : son flair incroyable, capable de discerner et pister des odeurs datant de plusieurs jours.

Ainsi, la police américaine et les pénitenciers ont souvent recours à son précieux flair dans le cadre de leurs enquêtes (recherche de prisonniers évadés, sauvetage de personnes, etc.). D’ailleurs, une identification olfactive par un chien de Saint-Hubert est même considérée comme une preuve recevable dans un tribunal américain ! Et depuis peu, les polices belge, suisse et allemande, ainsi que la gendarmerie française font aussi participer des chiens de Saint-Hubert à leurs enquêtes.

Conclusion

Le chien de Saint-Hubert est donc un limier au flair incroyable, tout à fait adapté à la vie de famille. Même s’il est parfois borné avec son maître, il reste particulièrement sensible, calme et doux.

Crédit photo : Eriklamistockphoto.com

Berger de Brie : Du coeur et de la beauté

Berger de Brie : Du coeur et de la beauté

Le cœur et la beauté, voilà comment l’on peut définir le berger de Brie. Mais ses qualités vont bien au-delà et surpassent toutes les attentes des amoureux des animaux ! Sage, hardi, joyeux en toutes circonstances, fidèle, doté d’une tendresse inqualifiable et cherchant avant tout à faire plaisir, il se révèle être le compagnon dont on rêve tous. Egalement appelé briard, il est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des bergers et bouviers, section chien de berger. Né pour la garde et la conduite des troupeaux tant son intelligence et sa mémoire sont hors du commun, il séduit aujourd’hui pour son look qui demande néanmoins un entretien extrêmement rigoureux. Avant d’envisager l’adoption d’un berger de Brie qui risque bien de vous surprendre par son fort tempérament, lisez notre dossier. Vous aurez ainsi la certitude de faire le bon choix et d’offrir la vie que mérite cette grosse boule de poils unique en son genre.

Les caractéristiques du Berger de Brie

Sous la fourrure dense du berger de brie se sache un corps musclé, robuste et bien proportionné à l’allure vive et éveillée. Le cou nettement dégagé des épaules révèle toute sa puissance, tout comme la poitrine large, profonde et descendue avec beaucoup d’élégance jusqu’aux coudes. Le dos droit ainsi que la croupe subtilement arrondie et peu inclinée viennent parfaire sa silhouette solidement construite. Imposant et charpenté, le mâle mesure de 62 cm à 68 cm au garrot et pèse entre 25 kilos et 30 kilos, voire 40 kilos sans jamais dépasser les 45 kilos. Quant à la femelle, elle est un peu moins encombrante avec une taille allant de 56 cm à 64 cm au garrot et un poids situé entre 23 kilos et 28 kilos, 35 kilos tout au plus. Il peut très bien y avoir un écart de 15 kilos entre les deux sexes, tout en restant dans le standard.

Les bergers avaient pour habitude de tondre leur briard avant la survenue de l’été en même temps que les moutons, ceci dans un souci de praticité. Mais ce qui fait tout le charme de la race, ce sont bel et bien ses longs poils souples et secs qui crissent sous les doigts comme ceux de la chèvre. La robe possède un léger sous poil. Elle peut être uniformément noire ardoisée ou fauve, la plupart du temps charbonnée ou grise. Plus rarement, elle peut être bleue, les chiots naissant dans ce cas gris clair. Les couleurs doivent être foncées et de ce fait, le fauve tout comme le bleu doivent demeurer chauds, sans jamais paraître délavés.

La tête du berger de Brie est forte et assez longue, garnie de poils qui forment une moustache et une barbe abondantes. Les épais sourcils dissimulent en partie ses grands yeux ovales très foncés placés horizontalement, d’expression calme et intelligente. Autrefois, il était de coutume de couper ses petites oreilles en coquille, autrement dit en pointes arrondies et de les dresser de façon artificielle. Cette pratique qui se faisait sous anesthésie avait pour but d’éviter les infections trop fréquentes du conduit auditif. Désormais, la Convention européenne sur les animaux de compagnie autorise uniquement les oreilles plates et tombantes, couvertes de longues franges. On peut deviner qu’elles sont attachées haut et qu’elles ne sont de ce fait jamais plaquées contre les joues. La loi française vient renforcer cette protection à l’égard des briards en précisant que les sujets dont les oreilles auraient été amputées après le 1er mai 2004 ne peuvent en aucun cas être confirmés ou bénéficier de l’inscription au Livre des Origines Français, ni bien entendu participer aux concours et aux expositions sur le territoire français.

Le museau du berger de Brie est large et carré, se terminant par une truffe noire forte aux narines bien ouvertes. Le crâne est légèrement arrondi, le stop bien marqué et le chanfrein rectiligne. Les membres postérieurs présentent un double ergot hérité de son lointain cousin le beauceron. Cet ergot est placé le plus près possible du pied pour former quasiment un cinquième doigt. Quoi qu’il en soit, les quatre pattes sont trapues et parfaitement d’aplomb. Portée bas, la grande queue du briard est généreusement couverte de longs poils et prend la forme d’un crochet à son extrémité, venant atteindre la pointe du jarret. Lorsque le chien est en action, la queue est portée plus haut sans jamais se recourber et toucher le dos.

Berger de Brie : Les origines

Les origines du berger de Brie demeurent incertaines, bien que les spécialistes affirment qu’il s’agit sans aucun doute de l’une des plus anciennes races de France. Néanmoins, il y a de fortes chances qu’il soit issu d’un croisement entre le beauceron et le barbet, l’ancêtre du caniche actuel. Le chien préhistorique des tourbières a, lui aussi, très probablement participé à la création de la race qui est restée longtemps ignorée du fait du faible nombre de chiens.

Le très grand admirateur des canidés, Gaston Fébus, a fait sortir de l’ombre le berger de Brie en décrivant dans son Traité de la chasse rédigé au 16e siècle un spécimen qui semble correspondre en tout point au briard. Mais c’est seulement à l’occasion de la première exposition canine de Paris de 1863 que la race se fait remarquer. En effet, le prix d’honneur a été remporté par une femelle du nom de « Charmante ». En 1885, « Sans–gène » est le premier mâle à s’inscrire au Livre des Origines Français sous l’appellation « berger français de Plaine ». Dans le même temps, l’abbé Jean-Baptiste François Rozier décrit les deux variétés de bergers de plaine dans son ouvrage du Cours complet d’agriculture. Le premier, le berger de Beauce ou Bas rouge, se distingue par son pelage court et deviendra le beauceron. Le second est l’ancêtre du Briard et se caractérise par son poil long.

En 1892, le mâle « Cadet » est le premier à être répertorié dans le LOF sous la dénomination définitive. Son nom rendrait hommage au gentilhomme Aubry de Montdidier qui aurait possédé un berger de Brie au cours du 14e siècle sous le règne du roi Charles V. Lorsqu’il a été assassiné, son compagnon à quatre pattes veilla fidèlement sur sa tombe, jusqu’au jour où l’un de ses serviteurs découvrit le corps et lui donna une sépulture correcte. Le chien rentra alors au château avec le domestique et agressa le chevalier Richard de Macaire. En effet, il n’était autre que le meurtrier de son maître. Il est aujourd’hui possible d’admirer une peinture relatant cette anecdote au château de Montargis.

Le club français des chiens de berger est fondé en 1896, présidé par le précurseur de la cynologie Jean-Pierre Mégnin et le vétérinaire Paul Dechambre. Le standard officiel de la race a été publié l’année suivante et permit de distinguer le berger de Brie à poil laineux du berger de Brie à poil chèvre. Le dernier se révélant être plus résistant aux aléas climatiques a été retenu, d’autant plus que son pelage est plus facile d’entretien.

En 1909, le club des Amis du Briard a vu le jour dans le but de faire connaître la race et apporter une aide éducative aux propriétaires de bergers de Brie. La Fédération Cynologique Internationale reconnaît définitivement la race en date du 14 décembre 1954 et homologue son standard actuel le 6 juin 1988, afin de supprimer la variété à poil laineux.

Dès le début, le berger de Brie s’est démarqué dans le travail de conduite et de garde des troupeaux. Durant la période entre-deux-guerres, il exploite au mieux son intelligence et son endurance aux côtés de l’armée française. De nos jours, le briard demeure le compagnon inséparable des bergers mais surtout, il est devenu un merveilleux chien de compagnie équilibré et débordant d’affection.

Le caractère du Berger de Brie

Vif, gai et toujours plein d’allant, le berger de Brie est un gardien efficace qui sait aussi parfaitement faire preuve de douceur et de calme. Il est notamment réputé pour son équilibre et sa stabilité, ainsi que sa grande tolérance et sa bienveillance sans faille envers les enfants. Très sociable, loyal et joueur, il est d’une fidélité irréprochable et extrêmement démonstratif dans ses élans affectueux. Ce pot de colle est très attaché à sa famille, qu’il aime plus que tout au monde. D’ailleurs, l’amour qu’il témoigne à son maître est exclusif. Par conséquent, vous obtiendrez tout de lui, d’autant plus que ce gros nounours est un grand sensible qui souhaite par-dessus tout vous faire plaisir. Gare aux personnes mal intentionnées ! En effet comme tout chien de berger, le briard est naturellement protecteur aussi bien envers ses proches que les objets confiés, un trait de caractère qui le rend assez méfiant vis-à-vis des étrangers.

Le briard a rigoureusement été sélectionné pour conduire les troupeaux et veiller à ce qu’aucun prédateur ne tente de les approcher, des fonctions qui exigent un excellent esprit d’initiative. Ainsi, il est capable de trouver rapidement une solution dans le cas où son maître ne serait pas en mesure d’intervenir. Peu importe les conditions, ce beau berger français démontre un immense courage et une énergie extraordinaire. Il peut aussi bien foncé lorsque la situation l’exige qu’inspecter patiemment les faits. Ce travailleur dans l’âme apprend vite, mais sachez toutefois que son fort tempérament le pousse à la rébellion en cas de contrainte excessive. Il cherche toujours à comprendre et ne sera pas prêt à obéir s’il ne sait pas pourquoi vous lui demandez d’exécuter un ordre.

Les conditions de vie

Bien que le berger de Brie soit un chien paisible et équilibré, une maison à la campagne lui convient mieux que la vie citadine. Toutefois, la solitude demeure son pire cauchemar et il ne supporterait en aucun cas de rester en permanence tout seul dans le jardin, surtout au bout d’une chaîne. L’idéal pour lui sera de rester le plus possible auprès de sa famille. Si vous êtes à l’intérieur et que vous le laissez dehors, il se tiendra derrière la porte jusqu’à ce que vous dédaigniez vous occuper de lui. Dans le cas où vous habitez en appartement, les sorties devront bien évidemment être quotidiennes et impérativement être plus longues. Le briard a en effet un besoin inqualifiable de se dégourdir les pattes en toute liberté. Sans exercice physique régulier et sans compagnie, le briard ne pourrait pas être totalement épanoui. Etant donné qu’il doit rester actif, seul un maître dynamique et plutôt sportif peut lui convenir. La randonnée, les promenades à vélo, l’agility, le pistage, l’obé rythmée, la recherche de truffes sont autant d’activités dont il raffole, surtout que cela représente autant d’occasions pour lui de passer du temps avec vous et de renforcer votre complicité. Bien évidemment, il lui faut un foyer disponible qui ne soit pas avare en câlins car ce qu’il faut avant tout à ce tendre nounours poilu, c’est de l’amour sans modération.

Si vous souhaitez faire du troupeau, votre berger de Brie n’en sera que plus heureux. Cependant, un apprentissage est nécessaire ou les bêtes risqueraient de paniquer face à cette imposante boule de poils énergique ! Intelligent et endurant, le briard prendra un immense plaisir à courir à longues foulées souples, lâché dans la nature à travers les animaux. Grâce à sa polyvalence, il démontre de réelles aptitudes pour toutes les fonctions de garde, de défense et d’utilité aux côtés d’un maître expérimenté. Recherche de drogue, d’explosifs, chien secouriste, guide d’aveugle, le berger de Brie adore se rendre utile. Si vous êtes novice dans le milieu canin, il peut très bien vous convenir en tant que chien de compagnie tellement il est sympathique et joueur, que ce soit avec les adultes ou les enfants. Même sans dressage, il remplit efficacement ses devoirs de gardien. Avec un tel compagnon au sein de la maisonnée, vous avez la garantie qu’aucun intrus ne tentera de pénétrer dans votre propriété !

La santé

Le briard est un chien très robuste et rustique qui peut vivre en moyenne jusqu’à 13 ans. Il ne souffre ni du froid ni de la chaleur et les intempéries ne lui font pas peur. Toutefois, la race est prédisposée à la torsion et la dilatation de l’estomac et peut souffrir de la dysplasie de la hanche. Ainsi, ne lui donnez pas son repas juste avant une activité sportive. De même, évitez de mettre son squelette à rude épreuve par des exercices physiques trop intensifs. Avant d’adopter votre futur compagnon à quatre pattes, exigez de l’éleveur qu’il vous fournisse la preuve que le test de la dysplasie coxo-fémorale a bien été fait sur les parents. En effet, il s’agit d’une maladie congénitale et si les reproducteurs en sont indemnes, vous avez l’assurance d’accueillir un chiot en parfaite santé. Enfin, le berger de Brie peut être sujet à l’héméralopie, une pathologie qui se caractérise par une cécité nocturne, autrement dit des difficultés à s’orienter dans la pénombre. Pour ce problème aussi, il existe un test génétique qui doit avoir été fait sur les reproducteurs.

Pour un berger de Brie en pleine forme, sa gamelle doit idéalement se composer de viande rouge crue mélangée à du riz ou des céréales très cuits. Une supplémentation en vitamines et calcium est à envisager afin de le mettre à l’abri d’éventuelles carences nutritionnelles.

Bien que le briard ne mue pas, le toilettage contribue à sa santé et fait partie intégrante de son hygiène de vie. En effet, son long et magnifique pelage participe à sa prestance et exige un entretien fréquent, ce qui permet de maintenir cette allure raffinée. Dans l’idéal, brossez-le tous les jours au moyen d’une simple brosse et munissez-vous d’un peigne à larges dents pour ôter la bourre laineuse. Sans cela, vous ne parviendrez plus à vous défaire des nœuds. Ces instants privilégiés ne doivent en aucun cas être perçus comme une corvée. Bien au contraire, votre chien apprécie que vous vous occupiez de lui et réalise à quel point il compte pour son maître. Très vite, il réclamera ces séances de brossage ! En revanche, il n’est pas nécessaire de le laver afin de ne pas altérer la rusticité de sa robe.

L’éducation du Berger de Brie

Le berger de Brie a un caractère décidé et vraiment fort. Il est donc fondamental de l’éduquer avec fermeté dès son arrivée dans votre foyer et ce, toujours en bannissant la violence. Son entêtement, sa mémoire phénoménale et sa sensibilité profonde font que si vous le brutalisez, vous obtiendrez un chien craintif et inapte à l’obéissance. Grâce à son intelligence et sa loyauté, il comprendra rapidement quelles sont les limites à ne pas dépasser et que c’est bien vous le référent de la maison. Une fois qu’il aura toute votre confiance, votre tendre compagnon fera tout pour vous plaire et vous parviendrez à le comprendre comme il le mérite.

Apprenez-lui par ailleurs à ne pas être trop brusque, car ce chien vigoureux peut bousculer son entourage dans un simple élan de joie. D’autre part, la sociabilisation est un point essentiel à prendre en compte dans l’éducation de votre briard. Sortez-le autant que possible dans les lieux publics pour le familiariser avec les bruits et l’agitation urbaine. Laissez-le approcher des personnes qu’il n’a encore jamais rencontrées. Tenez-le également en laisse afin de l’y habituer. Enfin, il est important qu’il approche d’autres animaux, aussi bien ses congénères que d’autres espèces à poils ou à plumes.

Quelques conseils

Le look du berger de Brie lui a valu un immense succès au début des années 1980. Cependant, son tempérament et son entretien ont causé de nombreux abandons. Désormais, les éleveurs sérieux sont parvenus à faire prendre conscience aux futurs acquéreurs qu’il s’agit d’une race ne convenant pas à tout le monde. Mais une fois que l’on a appris à connaître le briard, on découvre un compagnon extraordinaire dont on ne saurait plus se passer.

Le brossage apparaît comme étant un critère essentiel lors du choix d’une race. Si vous n’avez pas la volonté de vous adonner quotidiennement à cette tâche, il est bien évidemment préférable de ne pas choisir un berger de Brie. Habituez votre chiot au brossage et à être manipulé dès le plus jeune âge. Vous avez ainsi la certitude que sa docilité sera exemplaire. En outre, son épaisse fourrure représente un isolant impeccable qui ne doit surtout pas être retiré. De ce fait, la tonte doit être exclue pour que votre chien puisse rester protégé du froid comme du chaud. Autre recommandation, faites-lui pratiquer une activité sportive régulière. Il en va de son équilibre aussi bien physique que mental. Et n’oubliez jamais : ne vous laissez pas mener par cette attendrissante boule de poils, qui aura vite fait d’abuser de votre laxisme !

Livres complémentaires pour le Berger de Brie :

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Coton de Tuléar : Joueur, Courageux et Intrépide

Coton de Tuléar : Joueur, Courageux et Intrépide

Le coton de Tuléar est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des chiens d’agrément et de compagnie, rattaché à la section des bichons et apparentés. Arrivé sur le territoire français bien avant sa reconnaissance officielle en 1970, ce petit Malgache vêtu de son long manteau de coton a immédiatement conquis les cœurs des familles du monde entier. Comment résister à sa mignonne frimousse et sa personnalité enjouée ? Mais aussi, le mystère de son passé et son exotisme ne peuvent que séduire. Sous ses airs de petit chien de canapé, le coton de Tuléar saura vous surprendre au quotidien et se révèle être le meilleur remède antistress !

Les caractéristiques du Coton de Tuléar

Ce ravissant petit chien à poils longs, fins et cotonneux est tellement agréable au toucher qu’on ne pourrait se lasser de le caresser. Ce n’est effectivement pas un hasard s’il porte ce nom qui évoque une douceur inégalée. Son pelage est souple, légèrement ondulé, dense et abondant, sans jamais être dur ni rêche. Bien évidemment, la couleur de la robe est blanche. Les oreilles peuvent cependant présenter quelques tâches aubérisées, c’est-à-dire constituées d’un mélange de poils blancs et fauves, ou grises plus ou moins claires, soit un panachage de poils blancs et noirs. Il existe un type plus rare, dont les chiots naissent intégralement noirs. Au bout de quelques semaines, la tête, les pattes et la queue commencent à se parer de poils blancs jusqu’à ce que la robe devienne grise argentée à partir de l’âge de 2 ou 3 ans. Les Américains et les Canadiens raffolent de cette variété qu’ils surnomment « panda ».

Parfaitement construit et bien proportionné, le coton de Tuléar est un chien plus long que haut, affublé de membres solides parfaitement d’aplomb. Son dos est ferme et très discrètement convexe, les reins bien musclés tout comme la croupe qui est également assez courte. Quant à la poitrine, elle est élégamment développée et bien descendue au niveau des coudes. Sous l’interminable toison du coton de Tuléar se cache un ventre remonté sans pour autant être levretté. Le mâle pèse de 4 kilos à 6 kilos en moyenne et mesure entre 26 cm et 28 cm au garrot. La femelle est encore plus menue puisque son poids ne dépasse pas les 3,5 kilos, voire 5 kilos et sa taille 23 cm à 25 cm au maximum.

Vu de haut, la tête a une forme triangulaire due à un crâne légèrement bombé et assez large. Le museau est court et le stop peu marqué, la truffe noire ou marron est placée dans le prolongement du chanfrein. Tout ronds et bien écartés par un sillon frontal peu apparent, les yeux foncés font ressortir une vive intelligence. Les oreilles triangulaires du coton de Tuléar sont attachées haut, tombent le long des joues et sont plus minces aux extrémités. S’agissant de la queue, elle est épaisse à la base et va en s’affinant. Elle est portée bas si bien qu’au repos, elle descend en-dessous du jarret avec le bout de la queue qui reste relevé avec beaucoup de raffinement. Une fois que le chien se met en mouvement, celle-ci se recourbe gracieusement au-dessus du dos et la pointe peut même s’y appuyer lorsque la fourrure est excessivement foisonnante.

Coton de Tuléar : Les origines

Au cours du 16e siècle, les colons français sont arrivés dans la petite ville portuaire de Tuléar au sud de l’île de Madagascar. Ils étaient accompagnés de bichons, particulièrement à la mode à cette époque. Chargés de supprimer les rats, leurs chiens ont rapidement été croisés avec d’autres terriers locaux. C’est ainsi qu’est apparu un petit canidé blanc aussi doux qu’une boule de coton.

La Fédération Cynologique Internationale n’a officiellement reconnu le coton de Tuléar en tant que race à part entière seulement en 1970. Il a toujours vécu à Madagascar et a longtemps demeuré inconnu sur le reste de la planète, ce qui lui a permis de développer des spécificités remarquables. Il a ainsi pu se forger une robustesse à toute épreuve et une personnalité qui lui est propre. Sans ce mode de vie rude, il n’aurait pas pu développer une fourrure cotonneuse capable de le protéger de la chaleur, mais aussi du froid nocturne et de l’humidité omniprésente dans les forêts tropicales.

Le premier spécimen n’a été ramené en France qu’en 1977, année où il a été rattaché au Club Français du Chihuahua et des Chiens Exotiques. Le coton de Tuléar est devenu populaire en Europe dans les années 1980, les familles tombant une à une amoureuses de cet adorable petit chien plein de qualités. Désormais, les cotons de Tuléar sont plus rares à Madagascar à cause d’un trafic qui a décimé la race sur l’île durant les mêmes années. Un chiot pouvait effectivement s’acheter à moindre coût sur l’île, pour se revendre beaucoup plus cher en France et en Suisse. Depuis, l’Hexagone détient les sujets les plus splendides du globe et exporte des cotons de Tuléar d’une rare beauté jusqu’en Thaïlande et aux Pays-Bas.

Le caractère du Coton de Tuléar

Très éveillé, affectueux et jovial en toutes circonstances, le coton de Tuléar s’adapte sans aucun problème à toutes les habitudes de vie. Que vous soyez sportif, que vous ayez une famille nombreuse ou que vous aimiez votre confort, ce petit chien est heureux tant qu’il reste aux côtés de son maître. Un poil collant, spontané et très joueur, il est fidèle et vous fera souvent rire par ses facéties et autres espiègleries. Il n’y a rien de mieux que votre petite boule de coton pour chasser la monotonie d’un foyer ! Autrement dit, le coton de Tuléar est littéralement le meilleur anti-stress naturel qui puisse exister.

A l’aise aussi bien à l’intérieur que dans la nature, il se fera une joie de vous suivre partout en voiture comme en moto, en vélo, en train, en avion ou à pied. Votre adorable compagnon velu sait très bien se faire discret en société mais déteste par-dessus tout qu’on le laisse seul. Câlin presque à l’excès et taquin, il ne demande qu’une chose, qu’on s’occupe de lui. D’ailleurs, votre petit canidé redouble d’ingéniosité pour attirer l’attention et ne manque pas de retenir les tours que vous lui aurez appris. Soyez assuré que vous ne vous ennuierez jamais en sa compagnie !

Le coton de Tuléar démontre un immense attachement à sa famille et ne refuse jamais une séance de jeu avec les enfants. N’hésitez pas à en faire votre confident, il saura vous consoler et vous réconforter au mieux.

Courageux et intrépide, il fait sans conteste office de sonnette d’alarme dès lors qu’un étranger s’approche de sa propriété. En effet, il demeure méfiant envers les personnes qu’il ne connaît pas. Pour autant, le coton de Tuléar ne se montre jamais agressif. Très sociable avec les humains et les animaux quelle que soit l’espèce, il dévoile une telle gentillesse que n’importe qui ne peut qu’être séduit par cette tendre boule de poils.

En bref, le coton de Tuléar se révèle être le parfait chien de compagnie.

Les conditions de vie

Débordant d’énergie ou plus calme en fonction de la situation, le coton de Tuléar apprécie aussi bien la vie en appartement qu’en maison. Il a vu le jour pour être un chien de compagnie et ne doit à aucun moment se sentir livrer à lui-même, que cela soit dans un jardin ou à l’intérieur… Il en serait bien malheureux et risquerait de déprimer. Il faudra alors vous attendre à ce qu’il aboie durant de longues heures pour exprimer son mécontentement. De même, son instinct de chasseur pourrait bien ressortir de manière démesurée. A la moindre odeur de nuisible, votre petit coton pourrait faire des ravages en creusant des trous simplement pour s’occuper.

Accordez-lui de longues promenades pour qu’il puisse se dégourdir les pattes au quotidien. Une furtive sortie hygiénique le matin et le soir ne pourrait bien évidemment lui suffire. Sous ses airs angéliques, il a un grand besoin d’exercices physiques à tel point qu’il vous surprendra par sa résistance. Infatigable, dynamique et endurant, le coton de Tuléar ressent un immense plaisir de gambader en liberté dans les grands espaces lors d’une randonnée à la campagne et même en haute montagne. Une chose est sûre, les sentiers escarpés ne l’arrêteront pas ! En outre, il montre des dons avérés pour l’agility. Peut-être y avait-il également des nageurs parmi ses ancêtres car ce petit chien plein de vie démontre une grande aisance lorsque l’occasion se présente de se baigner. Pendant une balade, il vous amusera par sa façon de courir avec frénésie après le morceau de bois lancé par son maître.

Finalement peu importe vos loisirs, votre doux compagnon se tient prêt à toutes les activités dès l’instant où il partage du temps avec sa famille. De plus, la vivacité et sa bonne humeur constante amènent le coton de Tuléar à se dépenser à travers le jeu. Malgré sa fougue, cette adorable boule de coton ne représente aucun danger pour les enfants. Même lorsque l’excitation est à son comble, il prend garde de ne jamais les bousculer et leur faire de mal. Chien de compagnie par excellence, il est très adaptable et s’entend à merveille avec ses congénères. La présence d’un chat, d’un lapin ou de tout autre animal ne fera que le ravir, lui offrant la certitude de briser la solitude en votre absence. Si votre foyer compte d’autres petits colocataires, vous pouvez partir l’esprit serein. Votre coton de Tuléar ne verra pas la journée passer.

La santé

Immensément rustique et très solide, le coton de Tuléar bénéficie d’une constitution robuste. De ce fait, il n’est pas rare que son espérance de vie dépasse les 15 ans. Votre petite boule de coton blanc ne tombe pas souvent malade. Le seul problème que votre chien peut éventuellement rencontrer concerne les rotules, comme chez la plupart des petites races.

D’autre part, ses yeux ont tendance à couler. Nettoyez-les régulièrement avec une compresse imbibée de sérum physiologique. A cause de ses oreilles pendantes, le coton de Tuléar peut souffrir d’otites et de gales auriculaires. Pensez à examiner consciencieusement la propreté du conduit auditif. En cas de saleté, une lotion spécifique est indispensable pour laver les oreilles tout en veillant à ne jamais repousser le dépôt vers le fond du conduit.

Le coton de Tuléar peut également être sujet à des allergies cutanées, causant des démangeaisons de la peau ou des infections bactériennes. Il est donc fondamental d’entretenir son pelage abondant avec énormément de rigueur. Un brossage quotidien demeure le strict minimum. Si vous négligez ce soin, des nœuds irréversibles se formeront à la base dont même un toiletteur professionnel ne saurait venir à bout. La seule solution serait de raser sa belle toison… Mais vous constaterez très vite que son toilettage ne représente en rien une corvée, puisqu’il s’agit véritablement d’un moment de complicité et de partage entre le chien et son maître. De même, les bains ne sont pas à proscrire et peuvent être réalisés une fois par mois environ. Simplement, vous devez utiliser un shampooing adapté au poil cotonneux si caractéristique de la race et prendre soin de sécher sa fourrure avec la plus grande minutie. Ainsi, vous préserverez l’aspect de peluche de votre gentil animal de compagnie. Pour que les séances de brossage se déroulent dans les conditions optimales, habituez-le à cette hygiène de vie dès son arrivée dans votre foyer.

L’éducation du Coton de Tuléar

Le coton de Tuléar possède un tempérament bien affirmé. Une éducation ferme, douce et constante est donc indispensable, ce qu’on aurait tendance à oublier à cause de la frimousse si craquante de ce petit chien au charme ravageur.

Pour commencer, apprenez-lui à maîtriser sa fougue en rejoignant son panier sur commande. Vous viendrez rapidement à bout de sa fâcheuse façon à faire le fou à l’intérieur. Bien évidemment, il n’est pas question de le frustrer mais de rendre le quotidien plus gérable lorsque la situation exige du calme. Ensuite, il est primordial de montrer à votre petit coton qui est le maître. Employez un ton ferme dès le début sans jamais revenir sur votre décision. Dans le cas contraire, ce petit rusé n’hésitera pas se montrer plus séducteur que jamais pour obtenir ce qu’il désire. Grâce à son intelligence hors pair, le coton de Tuléar assimile très vite et une fois les ordres acquis, il n’est plus utile de revenir dessus.

Quelques conseils

Il est recommandé d’adopter un coton de Tuléar inscrit au Livre des Origines Français. Il s’agit de la meilleure garantie de traçabilité pour le propriétaire, qui se verra remettre un certificat de naissance sur lequel figure la généalogie de son nouveau petit compagnon. Pour autant, cela ne signifie pas que vous êtes admis à vous lancer dans la tâche ardue de la reproduction. Pour cela, vous devez impérativement vous soumettre à un examen de confirmation afin qu’un juge de la Société Centrale Canine vous délivre un pedigree. Lui seul attestera que votre chien ne transmettra pas de tares héréditaires. Sinon, il est préférable de réserver ce travail aux éleveurs qui ont toutes les connaissances nécessaires pour maintenir la race en conformité avec le standard.

Restez très vigilant sur la provenance de votre coton de Tuléar, car certains chiots sont vendus en toute illégalité. Un chien affichant un prix bas doit immédiatement interpelé. Seule l’inscription au LOF apporte la certification d’une parfaite santé et d’une génétique de qualité. Néanmoins, il faut avoir conscience que certains éleveurs ne se soucient guère de l’amélioration de la race et délaissent totalement le suivi de leurs reproducteurs. Par conséquent, tournez-vous vers un professionnel adhérent au club de race et qui participe régulièrement aux expositions canines. Celui-ci doit être en mesure de vous fournir tous les documents justifiant que les parents de votre futur animal de compagnie sont indemnes des défauts génétiques que l’on peut rencontrer chez le coton de Tuléar. Certes cela représente un certain investissement, mais c’est le prix d’une vie harmonieuse avec une merveilleuse boule de poils qui répandra du bonheur au sein de votre foyer durant de longues années.

Livres complémentaires pour le Coton de Tuléar :

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