Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Griffon fauve de Bretagne : un chien affectueux qui gagnerait à être connu

Populaire en France jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a peu à peu disparu. Ce chien de chasse à courre est pourtant une race ancienne, qu’il est important de faire perdurer. Heureusement, son avenir ne semble plus menacé, grâce à des passionnés qui lui ont donné une seconde chance. Mais connaissez-vous ce chien tout droit venu du Moyen Âge ?

Histoire du griffon fauve de Bretagne : un chien de chasse très ancien

Anciennement appelé le « grand fauve de Bretagne », le griffon fauve de Bretagne est une race de chiens de chasse particulièrement ancienne. Elle fait d’ailleurs partie des 3 races originelles de chiens courants, aux côtés du gris de Saint-Louis et du chien blanc du Roy.

De plus, on considère que le griffon fauve de Bretagne est à l’origine des autres griffons, surtout ceux qui sont utilisés pour la chasse à courre (groupe 6). Son croisement avec le basset vendéen a également donné naissance au basset Fauve de Bretagne.

L’origine du griffon fauve de Bretagne 

Au XIVe siècle en Bretagne, de nombreux nobles et amateurs de chasse à courre utilisaient des grands fauves de Bretagne, très proches du griffon actuel. À cette époque, le veneur français Huet des Ventes (ou Huet de Nantes) en possédait une vaste meute. Ce passionné de chasse à courre a fortement contribué à l’essor de la race.

Puis jusqu’au XIXe siècle, le griffon fauve de Bretagne a largement été employé dans sa région d’origine pour chasser le loup des contrées bretonnes. Mais avec le fort déclin de la population de loups, le fauve de Bretagne a lui aussi perdu en popularité.

C’est grâce au Français Marcel Pambrun que la race a pu être préservée. En reprenant le modeste élevage de son père, il a constitué une large vénerie de griffons fauves en 1918. Ce fut un exploit, dans la mesure où la race avait presque totalement disparu. Puis en 1949, il a décidé de fonder le « Club du Fauve de Bretagne » avec Christophe Lessard, Président de la Société Canine Bretonne. Le but était de véritablement relancer la race. Pari tenu !

Depuis les années 1980, le griffon fauve de Bretagne n’est plus menacé. Même s’il est encore peu commun en France et quasiment inconnu en dehors, il a surtout retrouvé sa place auprès des chasseurs. On le retrouve aussi dans de nombreuses expositions canines et épreuves de chasse à courre, où il remporte très souvent des prix.

Physique et santé du griffon fauve de Bretagne 

Le griffon fauve de Bretagne est un chien de taille moyenne, à la silhouette musclée. Un mâle mesure 50 à 56 cm tandis qu’une femelle fait entre 47 et 52 cm. Et selon la taille et le sexe, il pèse 18 à 22 kg.

Son corps musclé et osseux est tout à fait adapté pour l’endurance. C’est d’ailleurs une des qualités qui font de lui un excellent chien courant. Lorsqu’on regarde un griffon fauve de Bretagne, on peut dire que son physique brut et vigoureux lui donne un air rustique, rappelant un baroudeur. Parfaitement adapté aux sorties en forêt !

Sa couleur traditionnelle est le fauve (monochrome), plus ou moins foncé : du blond doré au rouge brique. Son poil est plutôt court – hormis au niveau des sourcils et sur les côtés du museau, où on observe des moustaches un peu plus longues. Très dur et sec, il n’est jamais frisé ni laineux. Mais il est recommandé de le brosser une ou deux fois par semaine

Par ailleurs, la queue du griffon fauve de Bretagne est de longueur moyenne. Elle est épaisse à sa base et s’affine beaucoup au niveau de la pointe. Portée en faucille au repos, elle monte au-dessus de la ligne du dos lorsqu’elle est en action.

Concernant la tête de ce chien, elle est assez allongée, avec une bosse occipitale bien visible. Son museau est plutôt effilé, avec un stop peu marqué. De teinte marron soutenu, ses yeux sont en partie enfoncés sous l’arcade sourcilière. Mais son regard reste extrêmement vif. Enfin, ses longues oreilles en pointes sont fixées à la hauteur des yeux et descendent sous la mâchoire. Elles sont couvertes d’un poil plus fin et ras que le reste du corps.

Côté santé : un chien robuste, mais pas à l’abri de quelques soucis médicaux

Le griffon fauve de Bretagne est un chien ancien, qui a traversé les âges. Habitué aux conditions difficiles de la chasse, il est très résistant.

Néanmoins, sachez qu’il a une certaine sensibilité aux otites. Il peut également développer des problèmes oculaires (comme des conjonctivites) et des allergies. Et comme beaucoup d’autres chiens de chasse, il est également sujet à la dysplasie du coude et de la hanche.

Un chien au caractère affectueux et très loyal

Ensuite, le griffon fauve de Bretagne est un chien particulièrement loyal et affectueux. Ayant une prédisposition pour la vie en meute, il adore être entouré. S’il est correctement sociabilisé dans sa jeunesse, il va se montrer sociable avec tout le monde. Généralement, un griffon fauve s’entend aussi bien avec les adultes que les enfants, et même avec les autres animaux de compagnie. C’est donc un excellent chien de famille, qui jouera volontiers avec vos enfants – mais attention aux bousculades dans l’excitation du jeu !

De plus, cette race a la réputation d’être intelligente, mais assez bornée. Ce sont des traits que l’on retrouve chez de nombreux chiens de chasse : ils sont doués pour pister du gibier, mais leur piste peut vite tourner à l’obsession. À ce moment, il est difficile de les en détourner.

Les griffons fauves sont aussi des chiens d’action, qui ont besoin d’être stimulés fréquemment. Pas question de passer leur temps sur un canapé ! Au contraire, cette race a besoin de se dépenser et de passer du temps en extérieur. Pour vivre correctement, il lui faut au minimum une petite maison et un jardin, avec des promenades régulières (idéalement en forêt). S’il est suffisamment stimulé en dehors, le griffon fauve se montrera plus docile et calme à l’intérieur.

Enfin, étant un chien très alerte, il peut montrer la garde sans souci et protéger son foyer.

Bien éduquer un griffon fauve de Bretagne 

Cette race est très intelligente et débrouillarde. Après tout, c’est ce qu’on attend d’un chien de chasse à courre. Le griffon fauve aime donc apprendre de nouvelles choses et résoudre des problèmes. Mais attention, cela le rend également têtu !

Ainsi, même s’ils sont intelligents, ces chiens apprennent plutôt lentement. Pourquoi ? Parce qu’ils sont obstinés. Lorsqu’ils ont une idée en tête, il est difficile de les en éloigner. Pour un dressage réussi, vous devez donc privilégier des sessions courtes et basées sur la récompense. Vous montrer trop sévère sera contreproductif, et frustrant aussi bien pour vous que pour votre compagnon. De plus, un dressage continu doit avoir lieu tout au long de sa vie.

Conseil : le griffon fauve de Bretagne étant un chien courant, il a souvent des difficultés avec le rappel. Afin d’obtenir de meilleurs résultats, commencez donc par lui apprendre cet ordre. Et pour renforcer l’apprentissage, entraînez-le régulièrement dans diverses conditions.

Conclusion

Le griffon fauve de Bretagne est donc un chien affectueux et attachant, qui gagnerait à être plus connu. Ce chien de chasse ferait un compagnon idéal pour toute votre famille !

Crédits/Photos : With the authorization of pebanthen

Chien de Saint-Hubert : un limier sensible à l’odorat surdéveloppé

Chien de Saint-Hubert : un limier sensible à l’odorat surdéveloppé

Aussi appelé bloodhound (« limier » en anglais), le chien de Saint-Hubert est un chien de chasse d’origine belge, surtout connu pour son flair extraordinaire. Derrière sa carrure robuste et massive, se cache un toutou sensible et affectueux.

D’où vient le chien de Saint-Hubert ?

Comme son nom l’indique, le chien de Saint-Hubert est originaire de la ville de Saint-Hubert, en Belgique wallonne.

L’histoire raconte qu’au VIIIe siècle, saint Hubert de Liège était un véritable féru de chasse. Il est même devenu le saint patron des chasseurs. Pour l’accompagner dans sa passion, il élevait au sein de son monastère une race de chiens spécialement adaptée pour la chasse à courre. C’est ainsi qu’est né l’ancêtre du chien de Saint-Hubert. Après la mort du saint, les moines ont perpétué la race, particulièrement appréciée par les chasseurs. Traditionnellement, ils avaient même l’habitude d’offrir chaque année au roi de France les 6 meilleurs chiens de leur élevage.

Ce n’est qu’au XIe siècle que Guillaume le Conquérant a apporté le chien de Saint-Hubert en Angleterre. Et lorsque cette race a disparu de France à cause de la Révolution, elle a ensuite pu être réintroduite par nos voisins britanniques au XIXe siècle. Pour le plus grand plaisir de Napoléon III, qui possédait plusieurs meutes de chiens de chasse. À la même époque, l’éleveur de chiens et comte Jean-Emmanuel Hector Le Couteulx de Canteleu a grandement contribué au maintien et au développement du chien de Saint-Hubert tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Actuellement, ce fin limier au flair aiguisé est très apprécié en Europe et aux Etats-Unis, où il est notamment utilisé comme chien policier.

Les caractéristiques physiques du chien de Saint-Hubert

On reconnaît facilement le chien de Saint-Hubert grâce à son allure si particulière qui lui donne un air de vieux chien sage.

Faisant partie des chiens de grande taille, il possède une ossature forte et robuste, qui lui confère un aspect massif. Côté taille, une femelle mesure entre 60 et 62 cm ; et un mâle 66 à 68 cm. Quant à son poids, il varie entre 40-48 kg chez les chiennes et 46 à 54 kg pour les mâles. En outre, ce chien à la carrure lourde et imposante possède une longue queue épaisse, s’affinant à l’extrémité. Attachée haut, elle est portée en sabre.

Sa grande tête est assez allongée, avec une bosse bien marquée à l’arrière du crâne (bosse occipitale). Mais ce qui lui donne ce visage unique, ce sont ses babines tombantes et ses longues oreilles qui dépassent largement de son menton. Elles sont complétées par sa peau très lâche et ridée sur les joues, le cou et le front. Quant à eux, ses yeux ovales et tombants ont une taille moyenne, avec une couleur marron plus ou moins soutenue.

Par ailleurs, le chien de Saint-Hubert a un pelage très court et dense, couché sur son corps. Ce qui le rend plutôt doux au toucher. Pour cette race, on distingue trois robes différentes : rouge uni ; noir et feu ; foie et feu.

Attention aux petits soucis de santé

Cette race est vraiment résistante, même dans des conditions de chasse difficiles. Mais certains petits soucis de santé restent à surveiller. À cause de la peau lâche qui les entoure, ses yeux ont tendance à facilement s’irriter voire à s’infecter (conjonctivite…). Ils constituent son principal point faible.

En outre, le chien de Saint-Hubert est aussi sujet aux allergies de la peau (dermatite atopique). Plus rarement, il peut également souffrir de problèmes osseux (comme dysplasie de la hanche ou la luxation de la rotule).

Le chien de Saint-Hubert : un grand sensible

Si le chien de Saint-Hubert est à l’origine un chien de chasse, il est également un excellent animal de compagnie. Loin d’être un chasseur féroce, il est au contraire calme, mesuré et sensible. Il est même réservé voire timide avec les personnes qu’il ne connaît pas. Et il se montre particulièrement doux et affectueux avec son maître et sa famille. Son attachement envers ses proches est très fort.

De plus, ses qualités de chien de piste lui confèrent aussi une grande patience – suivre une trace demande beaucoup de concentration et de patience ! Il sera donc extrêmement patient et tolérant avec vos enfants. Autre gros avantage : le chien de Saint-Hubert n’aboie pas. Étant très discret, il vous évitera donc les problèmes de voisinage.

En revanche, sachez que ce chien peut se montrer assez têtu face à son maître. Surtout lorsqu’il flaire une piste, qui devient alors une véritable obsession pour lui ! Une éducation ferme est donc de rigueur. Mais notez que ces aspects sont plus prononcés chez les mâles que les femelles.

Sociable avec les autres animaux

Le chien de Saint-Hubert cohabite non seulement très bien avec les enfants, mais aussi avec les autres animaux. D’ailleurs, lorsqu’il est employé comme chien de chasse, il s’épanouit mieux au sein d’une meute. Il aime donc être entouré de congénères.

De plus, son caractère doux et gentil le rend sociable avec les autres boules de poils de son entourage. Sachez également qu’il n’est pas de nature agressive, ni particulièrement dominante, ce qui favorise les bonnes relations. A priori, vous ne devriez donc pas subir de rivalités entre votre chien de Saint-Hubert et vos autres animaux de compagnie.

Un toutou facile à éduquer et qui aime le plein air

Comme expliqué, le chien de Saint-Hubert est très gentil, doux et docile. Et même s’il est parfois têtu et obstiné avec son maître, il reste plutôt facile à éduquer. Calme et patient, il apprend vite et sait être obéissant (à condition de vous montrer assez ferme). Attention, il s’agit d’être ferme, pas d’entamer un rapport de force : cette race est vraiment sensible, gardez toujours ce trait de caractère à l’esprit.

Un chien d’extérieur avant tout

Ensuite, même s’il peut vivre dans une maison (la vie en appartement est à exclure), votre compagnon appréciera de passer pas mal de temps en extérieur. Après tout, c’est un chien initialement élevé pour la chasse en forêt. Alors mieux vaut posséder un jardin et lui offrir quelques promenades au beau milieu des bois. Votre chien de Saint-Hubert n’en sera que plus épanoui !

Sachez également que votre toutou vous demandera du temps et de l’attention. Ce grand garçon a besoin de beaucoup d’exercice (20 à 40 minutes par jour) pour se dépenser et rester en forme. Vous devez donc être suffisamment actif et disponible pour lui.

Un super chien policier

En plus d’être un formidable chien de chasse et de compagnie, le chien de Saint-Hubert est également employé comme chien de travail par plusieurs polices occidentales. Son atout numéro un : son flair incroyable, capable de discerner et pister des odeurs datant de plusieurs jours.

Ainsi, la police américaine et les pénitenciers ont souvent recours à son précieux flair dans le cadre de leurs enquêtes (recherche de prisonniers évadés, sauvetage de personnes, etc.). D’ailleurs, une identification olfactive par un chien de Saint-Hubert est même considérée comme une preuve recevable dans un tribunal américain ! Et depuis peu, les polices belge, suisse et allemande, ainsi que la gendarmerie française font aussi participer des chiens de Saint-Hubert à leurs enquêtes.

Conclusion

Le chien de Saint-Hubert est donc un limier au flair incroyable, tout à fait adapté à la vie de famille. Même s’il est parfois borné avec son maître, il reste particulièrement sensible, calme et doux.

Crédit photo : Eriklamistockphoto.com

Berger de Brie : Du coeur et de la beauté

Berger de Brie : Du coeur et de la beauté

Le cœur et la beauté, voilà comment l’on peut définir le berger de Brie. Mais ses qualités vont bien au-delà et surpassent toutes les attentes des amoureux des animaux ! Sage, hardi, joyeux en toutes circonstances, fidèle, doté d’une tendresse inqualifiable et cherchant avant tout à faire plaisir, il se révèle être le compagnon dont on rêve tous. Egalement appelé briard, il est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des bergers et bouviers, section chien de berger. Né pour la garde et la conduite des troupeaux tant son intelligence et sa mémoire sont hors du commun, il séduit aujourd’hui pour son look qui demande néanmoins un entretien extrêmement rigoureux. Avant d’envisager l’adoption d’un berger de Brie qui risque bien de vous surprendre par son fort tempérament, lisez notre dossier. Vous aurez ainsi la certitude de faire le bon choix et d’offrir la vie que mérite cette grosse boule de poils unique en son genre.

Les caractéristiques du Berger de Brie

Sous la fourrure dense du berger de brie se sache un corps musclé, robuste et bien proportionné à l’allure vive et éveillée. Le cou nettement dégagé des épaules révèle toute sa puissance, tout comme la poitrine large, profonde et descendue avec beaucoup d’élégance jusqu’aux coudes. Le dos droit ainsi que la croupe subtilement arrondie et peu inclinée viennent parfaire sa silhouette solidement construite. Imposant et charpenté, le mâle mesure de 62 cm à 68 cm au garrot et pèse entre 25 kilos et 30 kilos, voire 40 kilos sans jamais dépasser les 45 kilos. Quant à la femelle, elle est un peu moins encombrante avec une taille allant de 56 cm à 64 cm au garrot et un poids situé entre 23 kilos et 28 kilos, 35 kilos tout au plus. Il peut très bien y avoir un écart de 15 kilos entre les deux sexes, tout en restant dans le standard.

Les bergers avaient pour habitude de tondre leur briard avant la survenue de l’été en même temps que les moutons, ceci dans un souci de praticité. Mais ce qui fait tout le charme de la race, ce sont bel et bien ses longs poils souples et secs qui crissent sous les doigts comme ceux de la chèvre. La robe possède un léger sous poil. Elle peut être uniformément noire ardoisée ou fauve, la plupart du temps charbonnée ou grise. Plus rarement, elle peut être bleue, les chiots naissant dans ce cas gris clair. Les couleurs doivent être foncées et de ce fait, le fauve tout comme le bleu doivent demeurer chauds, sans jamais paraître délavés.

La tête du berger de Brie est forte et assez longue, garnie de poils qui forment une moustache et une barbe abondantes. Les épais sourcils dissimulent en partie ses grands yeux ovales très foncés placés horizontalement, d’expression calme et intelligente. Autrefois, il était de coutume de couper ses petites oreilles en coquille, autrement dit en pointes arrondies et de les dresser de façon artificielle. Cette pratique qui se faisait sous anesthésie avait pour but d’éviter les infections trop fréquentes du conduit auditif. Désormais, la Convention européenne sur les animaux de compagnie autorise uniquement les oreilles plates et tombantes, couvertes de longues franges. On peut deviner qu’elles sont attachées haut et qu’elles ne sont de ce fait jamais plaquées contre les joues. La loi française vient renforcer cette protection à l’égard des briards en précisant que les sujets dont les oreilles auraient été amputées après le 1er mai 2004 ne peuvent en aucun cas être confirmés ou bénéficier de l’inscription au Livre des Origines Français, ni bien entendu participer aux concours et aux expositions sur le territoire français.

Le museau du berger de Brie est large et carré, se terminant par une truffe noire forte aux narines bien ouvertes. Le crâne est légèrement arrondi, le stop bien marqué et le chanfrein rectiligne. Les membres postérieurs présentent un double ergot hérité de son lointain cousin le beauceron. Cet ergot est placé le plus près possible du pied pour former quasiment un cinquième doigt. Quoi qu’il en soit, les quatre pattes sont trapues et parfaitement d’aplomb. Portée bas, la grande queue du briard est généreusement couverte de longs poils et prend la forme d’un crochet à son extrémité, venant atteindre la pointe du jarret. Lorsque le chien est en action, la queue est portée plus haut sans jamais se recourber et toucher le dos.

Berger de Brie : Les origines

Les origines du berger de Brie demeurent incertaines, bien que les spécialistes affirment qu’il s’agit sans aucun doute de l’une des plus anciennes races de France. Néanmoins, il y a de fortes chances qu’il soit issu d’un croisement entre le beauceron et le barbet, l’ancêtre du caniche actuel. Le chien préhistorique des tourbières a, lui aussi, très probablement participé à la création de la race qui est restée longtemps ignorée du fait du faible nombre de chiens.

Le très grand admirateur des canidés, Gaston Fébus, a fait sortir de l’ombre le berger de Brie en décrivant dans son Traité de la chasse rédigé au 16e siècle un spécimen qui semble correspondre en tout point au briard. Mais c’est seulement à l’occasion de la première exposition canine de Paris de 1863 que la race se fait remarquer. En effet, le prix d’honneur a été remporté par une femelle du nom de « Charmante ». En 1885, « Sans–gène » est le premier mâle à s’inscrire au Livre des Origines Français sous l’appellation « berger français de Plaine ». Dans le même temps, l’abbé Jean-Baptiste François Rozier décrit les deux variétés de bergers de plaine dans son ouvrage du Cours complet d’agriculture. Le premier, le berger de Beauce ou Bas rouge, se distingue par son pelage court et deviendra le beauceron. Le second est l’ancêtre du Briard et se caractérise par son poil long.

En 1892, le mâle « Cadet » est le premier à être répertorié dans le LOF sous la dénomination définitive. Son nom rendrait hommage au gentilhomme Aubry de Montdidier qui aurait possédé un berger de Brie au cours du 14e siècle sous le règne du roi Charles V. Lorsqu’il a été assassiné, son compagnon à quatre pattes veilla fidèlement sur sa tombe, jusqu’au jour où l’un de ses serviteurs découvrit le corps et lui donna une sépulture correcte. Le chien rentra alors au château avec le domestique et agressa le chevalier Richard de Macaire. En effet, il n’était autre que le meurtrier de son maître. Il est aujourd’hui possible d’admirer une peinture relatant cette anecdote au château de Montargis.

Le club français des chiens de berger est fondé en 1896, présidé par le précurseur de la cynologie Jean-Pierre Mégnin et le vétérinaire Paul Dechambre. Le standard officiel de la race a été publié l’année suivante et permit de distinguer le berger de Brie à poil laineux du berger de Brie à poil chèvre. Le dernier se révélant être plus résistant aux aléas climatiques a été retenu, d’autant plus que son pelage est plus facile d’entretien.

En 1909, le club des Amis du Briard a vu le jour dans le but de faire connaître la race et apporter une aide éducative aux propriétaires de bergers de Brie. La Fédération Cynologique Internationale reconnaît définitivement la race en date du 14 décembre 1954 et homologue son standard actuel le 6 juin 1988, afin de supprimer la variété à poil laineux.

Dès le début, le berger de Brie s’est démarqué dans le travail de conduite et de garde des troupeaux. Durant la période entre-deux-guerres, il exploite au mieux son intelligence et son endurance aux côtés de l’armée française. De nos jours, le briard demeure le compagnon inséparable des bergers mais surtout, il est devenu un merveilleux chien de compagnie équilibré et débordant d’affection.

Le caractère du Berger de Brie

Vif, gai et toujours plein d’allant, le berger de Brie est un gardien efficace qui sait aussi parfaitement faire preuve de douceur et de calme. Il est notamment réputé pour son équilibre et sa stabilité, ainsi que sa grande tolérance et sa bienveillance sans faille envers les enfants. Très sociable, loyal et joueur, il est d’une fidélité irréprochable et extrêmement démonstratif dans ses élans affectueux. Ce pot de colle est très attaché à sa famille, qu’il aime plus que tout au monde. D’ailleurs, l’amour qu’il témoigne à son maître est exclusif. Par conséquent, vous obtiendrez tout de lui, d’autant plus que ce gros nounours est un grand sensible qui souhaite par-dessus tout vous faire plaisir. Gare aux personnes mal intentionnées ! En effet comme tout chien de berger, le briard est naturellement protecteur aussi bien envers ses proches que les objets confiés, un trait de caractère qui le rend assez méfiant vis-à-vis des étrangers.

Le briard a rigoureusement été sélectionné pour conduire les troupeaux et veiller à ce qu’aucun prédateur ne tente de les approcher, des fonctions qui exigent un excellent esprit d’initiative. Ainsi, il est capable de trouver rapidement une solution dans le cas où son maître ne serait pas en mesure d’intervenir. Peu importe les conditions, ce beau berger français démontre un immense courage et une énergie extraordinaire. Il peut aussi bien foncé lorsque la situation l’exige qu’inspecter patiemment les faits. Ce travailleur dans l’âme apprend vite, mais sachez toutefois que son fort tempérament le pousse à la rébellion en cas de contrainte excessive. Il cherche toujours à comprendre et ne sera pas prêt à obéir s’il ne sait pas pourquoi vous lui demandez d’exécuter un ordre.

Les conditions de vie

Bien que le berger de Brie soit un chien paisible et équilibré, une maison à la campagne lui convient mieux que la vie citadine. Toutefois, la solitude demeure son pire cauchemar et il ne supporterait en aucun cas de rester en permanence tout seul dans le jardin, surtout au bout d’une chaîne. L’idéal pour lui sera de rester le plus possible auprès de sa famille. Si vous êtes à l’intérieur et que vous le laissez dehors, il se tiendra derrière la porte jusqu’à ce que vous dédaigniez vous occuper de lui. Dans le cas où vous habitez en appartement, les sorties devront bien évidemment être quotidiennes et impérativement être plus longues. Le briard a en effet un besoin inqualifiable de se dégourdir les pattes en toute liberté. Sans exercice physique régulier et sans compagnie, le briard ne pourrait pas être totalement épanoui. Etant donné qu’il doit rester actif, seul un maître dynamique et plutôt sportif peut lui convenir. La randonnée, les promenades à vélo, l’agility, le pistage, l’obé rythmée, la recherche de truffes sont autant d’activités dont il raffole, surtout que cela représente autant d’occasions pour lui de passer du temps avec vous et de renforcer votre complicité. Bien évidemment, il lui faut un foyer disponible qui ne soit pas avare en câlins car ce qu’il faut avant tout à ce tendre nounours poilu, c’est de l’amour sans modération.

Si vous souhaitez faire du troupeau, votre berger de Brie n’en sera que plus heureux. Cependant, un apprentissage est nécessaire ou les bêtes risqueraient de paniquer face à cette imposante boule de poils énergique ! Intelligent et endurant, le briard prendra un immense plaisir à courir à longues foulées souples, lâché dans la nature à travers les animaux. Grâce à sa polyvalence, il démontre de réelles aptitudes pour toutes les fonctions de garde, de défense et d’utilité aux côtés d’un maître expérimenté. Recherche de drogue, d’explosifs, chien secouriste, guide d’aveugle, le berger de Brie adore se rendre utile. Si vous êtes novice dans le milieu canin, il peut très bien vous convenir en tant que chien de compagnie tellement il est sympathique et joueur, que ce soit avec les adultes ou les enfants. Même sans dressage, il remplit efficacement ses devoirs de gardien. Avec un tel compagnon au sein de la maisonnée, vous avez la garantie qu’aucun intrus ne tentera de pénétrer dans votre propriété !

La santé

Le briard est un chien très robuste et rustique qui peut vivre en moyenne jusqu’à 13 ans. Il ne souffre ni du froid ni de la chaleur et les intempéries ne lui font pas peur. Toutefois, la race est prédisposée à la torsion et la dilatation de l’estomac et peut souffrir de la dysplasie de la hanche. Ainsi, ne lui donnez pas son repas juste avant une activité sportive. De même, évitez de mettre son squelette à rude épreuve par des exercices physiques trop intensifs. Avant d’adopter votre futur compagnon à quatre pattes, exigez de l’éleveur qu’il vous fournisse la preuve que le test de la dysplasie coxo-fémorale a bien été fait sur les parents. En effet, il s’agit d’une maladie congénitale et si les reproducteurs en sont indemnes, vous avez l’assurance d’accueillir un chiot en parfaite santé. Enfin, le berger de Brie peut être sujet à l’héméralopie, une pathologie qui se caractérise par une cécité nocturne, autrement dit des difficultés à s’orienter dans la pénombre. Pour ce problème aussi, il existe un test génétique qui doit avoir été fait sur les reproducteurs.

Pour un berger de Brie en pleine forme, sa gamelle doit idéalement se composer de viande rouge crue mélangée à du riz ou des céréales très cuits. Une supplémentation en vitamines et calcium est à envisager afin de le mettre à l’abri d’éventuelles carences nutritionnelles.

Bien que le briard ne mue pas, le toilettage contribue à sa santé et fait partie intégrante de son hygiène de vie. En effet, son long et magnifique pelage participe à sa prestance et exige un entretien fréquent, ce qui permet de maintenir cette allure raffinée. Dans l’idéal, brossez-le tous les jours au moyen d’une simple brosse et munissez-vous d’un peigne à larges dents pour ôter la bourre laineuse. Sans cela, vous ne parviendrez plus à vous défaire des nœuds. Ces instants privilégiés ne doivent en aucun cas être perçus comme une corvée. Bien au contraire, votre chien apprécie que vous vous occupiez de lui et réalise à quel point il compte pour son maître. Très vite, il réclamera ces séances de brossage ! En revanche, il n’est pas nécessaire de le laver afin de ne pas altérer la rusticité de sa robe.

L’éducation du Berger de Brie

Le berger de Brie a un caractère décidé et vraiment fort. Il est donc fondamental de l’éduquer avec fermeté dès son arrivée dans votre foyer et ce, toujours en bannissant la violence. Son entêtement, sa mémoire phénoménale et sa sensibilité profonde font que si vous le brutalisez, vous obtiendrez un chien craintif et inapte à l’obéissance. Grâce à son intelligence et sa loyauté, il comprendra rapidement quelles sont les limites à ne pas dépasser et que c’est bien vous le référent de la maison. Une fois qu’il aura toute votre confiance, votre tendre compagnon fera tout pour vous plaire et vous parviendrez à le comprendre comme il le mérite.

Apprenez-lui par ailleurs à ne pas être trop brusque, car ce chien vigoureux peut bousculer son entourage dans un simple élan de joie. D’autre part, la sociabilisation est un point essentiel à prendre en compte dans l’éducation de votre briard. Sortez-le autant que possible dans les lieux publics pour le familiariser avec les bruits et l’agitation urbaine. Laissez-le approcher des personnes qu’il n’a encore jamais rencontrées. Tenez-le également en laisse afin de l’y habituer. Enfin, il est important qu’il approche d’autres animaux, aussi bien ses congénères que d’autres espèces à poils ou à plumes.

Quelques conseils

Le look du berger de Brie lui a valu un immense succès au début des années 1980. Cependant, son tempérament et son entretien ont causé de nombreux abandons. Désormais, les éleveurs sérieux sont parvenus à faire prendre conscience aux futurs acquéreurs qu’il s’agit d’une race ne convenant pas à tout le monde. Mais une fois que l’on a appris à connaître le briard, on découvre un compagnon extraordinaire dont on ne saurait plus se passer.

Le brossage apparaît comme étant un critère essentiel lors du choix d’une race. Si vous n’avez pas la volonté de vous adonner quotidiennement à cette tâche, il est bien évidemment préférable de ne pas choisir un berger de Brie. Habituez votre chiot au brossage et à être manipulé dès le plus jeune âge. Vous avez ainsi la certitude que sa docilité sera exemplaire. En outre, son épaisse fourrure représente un isolant impeccable qui ne doit surtout pas être retiré. De ce fait, la tonte doit être exclue pour que votre chien puisse rester protégé du froid comme du chaud. Autre recommandation, faites-lui pratiquer une activité sportive régulière. Il en va de son équilibre aussi bien physique que mental. Et n’oubliez jamais : ne vous laissez pas mener par cette attendrissante boule de poils, qui aura vite fait d’abuser de votre laxisme !

Livres complémentaires pour le Berger de Brie :

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Coton de Tuléar : Joueur, Courageux et Intrépide

Coton de Tuléar : Joueur, Courageux et Intrépide

Le coton de Tuléar est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des chiens d’agrément et de compagnie, rattaché à la section des bichons et apparentés. Arrivé sur le territoire français bien avant sa reconnaissance officielle en 1970, ce petit Malgache vêtu de son long manteau de coton a immédiatement conquis les cœurs des familles du monde entier. Comment résister à sa mignonne frimousse et sa personnalité enjouée ? Mais aussi, le mystère de son passé et son exotisme ne peuvent que séduire. Sous ses airs de petit chien de canapé, le coton de Tuléar saura vous surprendre au quotidien et se révèle être le meilleur remède antistress !

Les caractéristiques du Coton de Tuléar

Ce ravissant petit chien à poils longs, fins et cotonneux est tellement agréable au toucher qu’on ne pourrait se lasser de le caresser. Ce n’est effectivement pas un hasard s’il porte ce nom qui évoque une douceur inégalée. Son pelage est souple, légèrement ondulé, dense et abondant, sans jamais être dur ni rêche. Bien évidemment, la couleur de la robe est blanche. Les oreilles peuvent cependant présenter quelques tâches aubérisées, c’est-à-dire constituées d’un mélange de poils blancs et fauves, ou grises plus ou moins claires, soit un panachage de poils blancs et noirs. Il existe un type plus rare, dont les chiots naissent intégralement noirs. Au bout de quelques semaines, la tête, les pattes et la queue commencent à se parer de poils blancs jusqu’à ce que la robe devienne grise argentée à partir de l’âge de 2 ou 3 ans. Les Américains et les Canadiens raffolent de cette variété qu’ils surnomment « panda ».

Parfaitement construit et bien proportionné, le coton de Tuléar est un chien plus long que haut, affublé de membres solides parfaitement d’aplomb. Son dos est ferme et très discrètement convexe, les reins bien musclés tout comme la croupe qui est également assez courte. Quant à la poitrine, elle est élégamment développée et bien descendue au niveau des coudes. Sous l’interminable toison du coton de Tuléar se cache un ventre remonté sans pour autant être levretté. Le mâle pèse de 4 kilos à 6 kilos en moyenne et mesure entre 26 cm et 28 cm au garrot. La femelle est encore plus menue puisque son poids ne dépasse pas les 3,5 kilos, voire 5 kilos et sa taille 23 cm à 25 cm au maximum.

Vu de haut, la tête a une forme triangulaire due à un crâne légèrement bombé et assez large. Le museau est court et le stop peu marqué, la truffe noire ou marron est placée dans le prolongement du chanfrein. Tout ronds et bien écartés par un sillon frontal peu apparent, les yeux foncés font ressortir une vive intelligence. Les oreilles triangulaires du coton de Tuléar sont attachées haut, tombent le long des joues et sont plus minces aux extrémités. S’agissant de la queue, elle est épaisse à la base et va en s’affinant. Elle est portée bas si bien qu’au repos, elle descend en-dessous du jarret avec le bout de la queue qui reste relevé avec beaucoup de raffinement. Une fois que le chien se met en mouvement, celle-ci se recourbe gracieusement au-dessus du dos et la pointe peut même s’y appuyer lorsque la fourrure est excessivement foisonnante.

Coton de Tuléar : Les origines

Au cours du 16e siècle, les colons français sont arrivés dans la petite ville portuaire de Tuléar au sud de l’île de Madagascar. Ils étaient accompagnés de bichons, particulièrement à la mode à cette époque. Chargés de supprimer les rats, leurs chiens ont rapidement été croisés avec d’autres terriers locaux. C’est ainsi qu’est apparu un petit canidé blanc aussi doux qu’une boule de coton.

La Fédération Cynologique Internationale n’a officiellement reconnu le coton de Tuléar en tant que race à part entière seulement en 1970. Il a toujours vécu à Madagascar et a longtemps demeuré inconnu sur le reste de la planète, ce qui lui a permis de développer des spécificités remarquables. Il a ainsi pu se forger une robustesse à toute épreuve et une personnalité qui lui est propre. Sans ce mode de vie rude, il n’aurait pas pu développer une fourrure cotonneuse capable de le protéger de la chaleur, mais aussi du froid nocturne et de l’humidité omniprésente dans les forêts tropicales.

Le premier spécimen n’a été ramené en France qu’en 1977, année où il a été rattaché au Club Français du Chihuahua et des Chiens Exotiques. Le coton de Tuléar est devenu populaire en Europe dans les années 1980, les familles tombant une à une amoureuses de cet adorable petit chien plein de qualités. Désormais, les cotons de Tuléar sont plus rares à Madagascar à cause d’un trafic qui a décimé la race sur l’île durant les mêmes années. Un chiot pouvait effectivement s’acheter à moindre coût sur l’île, pour se revendre beaucoup plus cher en France et en Suisse. Depuis, l’Hexagone détient les sujets les plus splendides du globe et exporte des cotons de Tuléar d’une rare beauté jusqu’en Thaïlande et aux Pays-Bas.

Le caractère du Coton de Tuléar

Très éveillé, affectueux et jovial en toutes circonstances, le coton de Tuléar s’adapte sans aucun problème à toutes les habitudes de vie. Que vous soyez sportif, que vous ayez une famille nombreuse ou que vous aimiez votre confort, ce petit chien est heureux tant qu’il reste aux côtés de son maître. Un poil collant, spontané et très joueur, il est fidèle et vous fera souvent rire par ses facéties et autres espiègleries. Il n’y a rien de mieux que votre petite boule de coton pour chasser la monotonie d’un foyer ! Autrement dit, le coton de Tuléar est littéralement le meilleur anti-stress naturel qui puisse exister.

A l’aise aussi bien à l’intérieur que dans la nature, il se fera une joie de vous suivre partout en voiture comme en moto, en vélo, en train, en avion ou à pied. Votre adorable compagnon velu sait très bien se faire discret en société mais déteste par-dessus tout qu’on le laisse seul. Câlin presque à l’excès et taquin, il ne demande qu’une chose, qu’on s’occupe de lui. D’ailleurs, votre petit canidé redouble d’ingéniosité pour attirer l’attention et ne manque pas de retenir les tours que vous lui aurez appris. Soyez assuré que vous ne vous ennuierez jamais en sa compagnie !

Le coton de Tuléar démontre un immense attachement à sa famille et ne refuse jamais une séance de jeu avec les enfants. N’hésitez pas à en faire votre confident, il saura vous consoler et vous réconforter au mieux.

Courageux et intrépide, il fait sans conteste office de sonnette d’alarme dès lors qu’un étranger s’approche de sa propriété. En effet, il demeure méfiant envers les personnes qu’il ne connaît pas. Pour autant, le coton de Tuléar ne se montre jamais agressif. Très sociable avec les humains et les animaux quelle que soit l’espèce, il dévoile une telle gentillesse que n’importe qui ne peut qu’être séduit par cette tendre boule de poils.

En bref, le coton de Tuléar se révèle être le parfait chien de compagnie.

Les conditions de vie

Débordant d’énergie ou plus calme en fonction de la situation, le coton de Tuléar apprécie aussi bien la vie en appartement qu’en maison. Il a vu le jour pour être un chien de compagnie et ne doit à aucun moment se sentir livrer à lui-même, que cela soit dans un jardin ou à l’intérieur… Il en serait bien malheureux et risquerait de déprimer. Il faudra alors vous attendre à ce qu’il aboie durant de longues heures pour exprimer son mécontentement. De même, son instinct de chasseur pourrait bien ressortir de manière démesurée. A la moindre odeur de nuisible, votre petit coton pourrait faire des ravages en creusant des trous simplement pour s’occuper.

Accordez-lui de longues promenades pour qu’il puisse se dégourdir les pattes au quotidien. Une furtive sortie hygiénique le matin et le soir ne pourrait bien évidemment lui suffire. Sous ses airs angéliques, il a un grand besoin d’exercices physiques à tel point qu’il vous surprendra par sa résistance. Infatigable, dynamique et endurant, le coton de Tuléar ressent un immense plaisir de gambader en liberté dans les grands espaces lors d’une randonnée à la campagne et même en haute montagne. Une chose est sûre, les sentiers escarpés ne l’arrêteront pas ! En outre, il montre des dons avérés pour l’agility. Peut-être y avait-il également des nageurs parmi ses ancêtres car ce petit chien plein de vie démontre une grande aisance lorsque l’occasion se présente de se baigner. Pendant une balade, il vous amusera par sa façon de courir avec frénésie après le morceau de bois lancé par son maître.

Finalement peu importe vos loisirs, votre doux compagnon se tient prêt à toutes les activités dès l’instant où il partage du temps avec sa famille. De plus, la vivacité et sa bonne humeur constante amènent le coton de Tuléar à se dépenser à travers le jeu. Malgré sa fougue, cette adorable boule de coton ne représente aucun danger pour les enfants. Même lorsque l’excitation est à son comble, il prend garde de ne jamais les bousculer et leur faire de mal. Chien de compagnie par excellence, il est très adaptable et s’entend à merveille avec ses congénères. La présence d’un chat, d’un lapin ou de tout autre animal ne fera que le ravir, lui offrant la certitude de briser la solitude en votre absence. Si votre foyer compte d’autres petits colocataires, vous pouvez partir l’esprit serein. Votre coton de Tuléar ne verra pas la journée passer.

La santé

Immensément rustique et très solide, le coton de Tuléar bénéficie d’une constitution robuste. De ce fait, il n’est pas rare que son espérance de vie dépasse les 15 ans. Votre petite boule de coton blanc ne tombe pas souvent malade. Le seul problème que votre chien peut éventuellement rencontrer concerne les rotules, comme chez la plupart des petites races.

D’autre part, ses yeux ont tendance à couler. Nettoyez-les régulièrement avec une compresse imbibée de sérum physiologique. A cause de ses oreilles pendantes, le coton de Tuléar peut souffrir d’otites et de gales auriculaires. Pensez à examiner consciencieusement la propreté du conduit auditif. En cas de saleté, une lotion spécifique est indispensable pour laver les oreilles tout en veillant à ne jamais repousser le dépôt vers le fond du conduit.

Le coton de Tuléar peut également être sujet à des allergies cutanées, causant des démangeaisons de la peau ou des infections bactériennes. Il est donc fondamental d’entretenir son pelage abondant avec énormément de rigueur. Un brossage quotidien demeure le strict minimum. Si vous négligez ce soin, des nœuds irréversibles se formeront à la base dont même un toiletteur professionnel ne saurait venir à bout. La seule solution serait de raser sa belle toison… Mais vous constaterez très vite que son toilettage ne représente en rien une corvée, puisqu’il s’agit véritablement d’un moment de complicité et de partage entre le chien et son maître. De même, les bains ne sont pas à proscrire et peuvent être réalisés une fois par mois environ. Simplement, vous devez utiliser un shampooing adapté au poil cotonneux si caractéristique de la race et prendre soin de sécher sa fourrure avec la plus grande minutie. Ainsi, vous préserverez l’aspect de peluche de votre gentil animal de compagnie. Pour que les séances de brossage se déroulent dans les conditions optimales, habituez-le à cette hygiène de vie dès son arrivée dans votre foyer.

L’éducation du Coton de Tuléar

Le coton de Tuléar possède un tempérament bien affirmé. Une éducation ferme, douce et constante est donc indispensable, ce qu’on aurait tendance à oublier à cause de la frimousse si craquante de ce petit chien au charme ravageur.

Pour commencer, apprenez-lui à maîtriser sa fougue en rejoignant son panier sur commande. Vous viendrez rapidement à bout de sa fâcheuse façon à faire le fou à l’intérieur. Bien évidemment, il n’est pas question de le frustrer mais de rendre le quotidien plus gérable lorsque la situation exige du calme. Ensuite, il est primordial de montrer à votre petit coton qui est le maître. Employez un ton ferme dès le début sans jamais revenir sur votre décision. Dans le cas contraire, ce petit rusé n’hésitera pas se montrer plus séducteur que jamais pour obtenir ce qu’il désire. Grâce à son intelligence hors pair, le coton de Tuléar assimile très vite et une fois les ordres acquis, il n’est plus utile de revenir dessus.

Quelques conseils

Il est recommandé d’adopter un coton de Tuléar inscrit au Livre des Origines Français. Il s’agit de la meilleure garantie de traçabilité pour le propriétaire, qui se verra remettre un certificat de naissance sur lequel figure la généalogie de son nouveau petit compagnon. Pour autant, cela ne signifie pas que vous êtes admis à vous lancer dans la tâche ardue de la reproduction. Pour cela, vous devez impérativement vous soumettre à un examen de confirmation afin qu’un juge de la Société Centrale Canine vous délivre un pedigree. Lui seul attestera que votre chien ne transmettra pas de tares héréditaires. Sinon, il est préférable de réserver ce travail aux éleveurs qui ont toutes les connaissances nécessaires pour maintenir la race en conformité avec le standard.

Restez très vigilant sur la provenance de votre coton de Tuléar, car certains chiots sont vendus en toute illégalité. Un chien affichant un prix bas doit immédiatement interpelé. Seule l’inscription au LOF apporte la certification d’une parfaite santé et d’une génétique de qualité. Néanmoins, il faut avoir conscience que certains éleveurs ne se soucient guère de l’amélioration de la race et délaissent totalement le suivi de leurs reproducteurs. Par conséquent, tournez-vous vers un professionnel adhérent au club de race et qui participe régulièrement aux expositions canines. Celui-ci doit être en mesure de vous fournir tous les documents justifiant que les parents de votre futur animal de compagnie sont indemnes des défauts génétiques que l’on peut rencontrer chez le coton de Tuléar. Certes cela représente un certain investissement, mais c’est le prix d’une vie harmonieuse avec une merveilleuse boule de poils qui répandra du bonheur au sein de votre foyer durant de longues années.

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Bull Terrier : Le doux protecteur

Bull Terrier : Le doux protecteur

Avec sa tête ovoïde qui lui confère un look unique, le bull terrier ne fait pas toujours l’unanimité. Soit on l’adore, soit on le déteste. Dans tous les cas, ce chien classé dans le groupe des terriers par la Fédération Cynologique Internationale se révèle être un formidable compagnon pour toute la famille. Son passé de combattant semble bien loin tant sa passion pour le jeu et son affection débordante séduisent les amoureux des animaux. Avant d’accueillir un english bull terrier au sein de votre foyer, il demeure essentiel de prendre le temps de bien se renseigner à son sujet. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce doux canidé a l’apparence si étonnante !

Les caractéristiques du Bull Terrier

Le bull terrier est un chien de grande taille qui impressionne avec sa musculature développée et sa carrure imposante. Bâti en force, compact et bien proportionné, il arbore un dos court et droit derrière ses épaules de colosse. La poitrine est littéralement éclatée et les reins extrêmement larges, venant témoigner d’un passé de chien de combat. Les membres puissants sont parfaitement d’aplomb et les côtes gracieusement cintrées. On ne peut alors que remarquer que son corps est véritablement celui d’un gladiateur !

Le poids idéal du mâle varie de 20 kilos à 35 kilos, pour une taille moyenne de 30 cm à 50 cm au garrot. La femelle pèse en général 16 kilos à 20 kilos et mesure entre 20 cm et 40 cm. Il existe la version miniature du bull terrier, plus trapu. Le standard est identique, à l’exception de la hauteur au garrot qui ne doit pas outrepasser 35,5 cm sans que le chien ne paraisse court sur pattes.

Quelle que soit la variété, le sous-poil est doux, le poil est ras, luisant et serré et le plus souvent blanc uni. En effet, il s’agissait au départ de la seule couleur autorisée jusqu’à ce qu’en 1920, le standard accepte les pelages tricolores, fauves, bringés et noirs. L’essentiel est que le blanc demeure présent sans pour autant devenir prédominant. Désormais, les robes blanches peuvent être recouvertes de tâches mais seulement au niveau de la tête.

Dans tous les cas, il est impossible de confondre le bull terrier avec une autre race. Et pour cause, la constitution particulière de sa longue tête en forme de ballon de rugby et son profil en nez romain sont absolument unique au monde. Vue de face, la tête est complètement remplie et dénuée de creux. Affublé d’un chanfrein descendant, le profil s’incurve subtilement vers le bas sans donner un air grossier. Le crâne est quasiment plat entre les petites oreilles dressées, qui lui donne d’ailleurs l’impression d’être constamment à l’affût, et la truffe bien noire inclinée en direction du sol. Dégageant une expression vive remplie d’intelligence, ses yeux étroits, triangulaires et enfoncés sont disposés en oblique. En outre, ils sont nettement plus rapprochés des oreilles que du museau et sont si foncés qu’ils dévoilent un éclat très perçant. Quant au cou, il est musclé à l’excès et suffisamment long pour être galbé. L’english bull terrier porte une queue courte tendue à l’horizontale, attachée bas, qui fait élégamment ressortir sa silhouette carrée. Elle est épaisse à la base pour aller en s’affinant en pointe à l’extrémité.

Bull Terrier : Ses origines

Connu pour être le gladiateur de la gente canine, le bull terrier est l’un des plus anciens terriers natifs du Royaume-Uni. Ses ancêtres sont issus d’un croisement entrepris au début du 18e siècle entre le bulldog anglais et le old english white terrier, un chien de chasse de type lévrier qui n’existe plus. L’objectif était clair : les fervents amateurs de combat souhaitaient obtenir un athlète puissant à la ténacité indomptable, capable de vaincre les autres chiens et animaux en tout genre tels que des ours, des loups, des chevaux ou encore des taureaux. Cette pratique a finalement été interdite en Angleterre en 1835 par le Parlement britannique, donnant lieu à un déclin de la race et la fin progressive de la sélection des espèces animales les plus agressives. Ceci n’a pour autant pas empêché les rencontres clandestines, qui n’opposaient alors plus que des chiens.

A cette époque, les amateurs de chiens de race n’appréciaient pas du tout ce canidé, qui était élevé uniquement dans le but de gagner des combats. Par conséquent dans les années 1850, James Hinks donna naissance à la première lignée de bull terrier blanche, qui se rapproche de la boule de muscles que l’on connaît actuellement. Pour cela, il décida d’introduire du sang de dalmatien. Ses enfants Fred et James ont continué sur cette lancée, notamment son petit-fils Carleton qui créa le tout premier sujet au nez romain si caractéristique. Le bull terrier tel qu’on le connaît maintenant a participé à sa première exposition en 1862 à Birmingham. Puis en 1887, le Bull Terrier Club a été fondé.

Dans le même temps Edward Ted, un autre passionné des chiens, croisa ces spécimens à la robe immaculée avec des bulls and terrier qui ne sont autres que les staffordshire bulls terriers d’aujourd’hui. Son but était d’améliorer l’élégance de la race en apportant un panachage de couleurs à la robe, mais aussi et surtout d’écarter les problèmes de surdité. En effet, cette tare était très fréquente chez les chiens blancs et c’est pour cette raison qu’en en 1920, le standard finit par autoriser les pelages colorés.

Depuis le début du 19e siècle, il existe également un modèle de plus petite taille. Peu populaire, il fait l’objet d’un retrait pur et simple des registres du Kennel Club en 1918. Finalement en 1938, le colonel Richard Glyn organise le Miniature Bull Terrier Club afin de relancer l’intérêt pour ce petit chien qui mérite d’être aussi connu que sa version initiale.

Après de nombreuses années de sélection rigoureuse par les éleveurs, les familles commencent à s’intéresser à ce chien au look atypique pour en faire un merveilleux compagnon. La reconnaissance officielle du bull terrier en Grande-Bretagne date seulement de 1935, alors qu’en France, son standard n’est publié qu’en 1943.

Le caractère (attachant) du Bull Terrier

Plein d’ardeur, de courage et d’énergie, le bull terrier se révèle être un formidable chien de compagnie, à l’humeur toujours égale et d’une gentillesse sans faille. Il n’a pour ainsi dire plus rien à voir avec ses lointains ancêtres au tempérament combatif et sanguinaire.

Débordant d’affection, doté d’une douceur exemplaire et totalement dénué d’agressivité, le bull terrier se révèle être un gros pot de colle avec chacun des membres de la famille. Son attachement et sa dévotion sont véritablement sans limite. Il peut lui arriver de montrer une certaine distance vis-à-vis des étrangers sans pour autant être malveillant. Mais une fois qu’il a compris qu’on n’a aucune mauvaise intention à son égard, votre fantastique compagnon ne tardera pas à faire ressortir son caractère sociable et à rechercher l’amitié des personnes qui tentent de l’approcher. De ce fait, il apparaît comme étant un bien piètre gardien. Il peut toutefois compter sur sa carrure et son visage intimidant pour dissuader un éventuel intrus.

Totalement digne de confiance, l’english bull terrier est très équilibré bien que parfois un peu têtu. Vous aurez vite fait d’oublier ce léger défaut par sa constante joie de vivre et sa docilité extraordinaire. Vous ne pourrez qu’être séduit pas son petit côté clown et sa tendance à réclamer souvent à jouer, surtout avec les enfants dont il apprécie tout particulièrement la présence. Réellement facile à vivre, ce chien au physique peu commun peut aussi bien être sportif que pantouflard. Il s’adapte sans problème à son maître et fait preuve d’une incroyable vitalité lors de vos sorties à la campagne. Lorsqu’est venu le moment de se relaxer dans le canapé, son petit péché mignon, il retrouvera son calme légendaire.

Les conditions de vie

La solitude est le pire ennemi du bull terrier, qui a besoin d’une présence humaine permanente. Il peut donc aussi bien vivre en maison qu’en appartement, dès l’instant où il demeure le centre de l’attention de sa famille. En outre, le milieu urbain est bien plus favorable à son bonheur qu’un grand jardin où il reste seul, tant que vous lui consacrez du temps. L’ennui et l’inactivité ne lui sont pas plus supportables. S’il se sent délaissé, s’adonner à des actes de vandalisme deviendra le meilleur moyen pour lui de s’occuper. Il lui faut donc un foyer très présent qui lui apprendra à gérer les périodes de séparation. Au quotidien, de longues balades ponctuées de moments dédiés aux câlins dans un endroit douillet lui permettront de s’épanouir pleinement.

Flegmatique et peu aboyeur, l’english bull terrier peut dormir toute la journée. A votre retour, attendez-vous à ce qu’il vous rende le sourire avec un petit quart d’heure de folie ! Malgré tout, il demeure un chien dynamique et intrépide qui a besoin de se dépenser régulièrement, au risque de se transformer en une vraie boule de nerfs. La pratique d’un sport canin est recommandée, le bull terrier se démarquant surtout sur les parcours d’agility.

La santé

Le bull terrier est une race rustique et résistante. S’il fait suffisamment d’exercice physique, reçoit beaucoup d’amour et tous les soins nécessaires, sa longévité peut atteindre 13 ans.

Malheureusement, certaines lignées n’échappent pas à la surdité, qui peut néanmoins être dépistée au moyen d’un test auditif. Il est impératif de demander à l’éleveur de vous fournir les documents justifiant que votre futur petit compagnon n’est pas touché par cette tare héréditaire.

D’autre part, le bull terrier blanc a une peau plus fragile et sensible. Les allergies, notamment aux tiques ou encore aux puces, et autres maladies cutanées telles que la pyodermite, la dermatite atopique, l’acrodermatite léthale et la démodécie sont récurrentes.

Le bulledog anglais lui a également légué une certaine prédisposition aux maladies cardiaques, qui peut aller du souffle au cœur aux malformations autrement plus sérieuses comme la dysplasie de la valve mitrale. Là aussi, il va de soi que l’éleveur ait pris toutes les précautions pour vous proposer un sujet sain.

La luxation de la rotule est fréquente chez l’english bull terrier. Une simple palpation suffit à la détecter. La dysplasie de la hanche n’épargne pas non plus la race, mais demeure assez rare. Ménagez votre chiot en évitant de le soumettre à des activités trop intenses.

Quant aux problèmes rénaux, ceux-ci sont encore méconnus et pourtant suffisamment graves pour pousser les éleveurs à se montrer vigilants sur ce point. En conséquence, demandez à recevoir les preuves que votre chiot a bien été soumis à un contrôle des urines et que ses parents ont subi une échographie doppler des reins.

Si vous envisagez l’adoption d’un bull terrier miniature, il faut savoir qu’il peut être concerné par la luxation du cristallin. Un test ADN permet de dépister cette maladie héréditaire. Sinon, vous risquez de voir votre merveilleux canidé devenir aveugle avant qu’il ne puisse célébrer ses 9 ans.

En veillant à vous tourner vers un élevage consciencieux qui sélectionne ses reproducteurs avec un maximum de rigueur, vous avez toutes les chances d’accueillir un chien robuste… au grand détriment du vétérinaire !

S’agissant de l’entretien du bull terrier, un brossage hebdomadaire suffit à le débarrasser des poils morts. Pensez-y car il en va de la santé de sa peau. En période de mue au printemps et en automne, l’opération doit être renouvelée quotidiennement. Portez une attention toute particulière aux produits utilisés pour le bain. En effet, la qualité est de mise afin de limiter les risques d’allergies. Pour cette raison, évitez de laver votre chien trop souvent. Ne dépassez pas trois, voire quatre bains par mois, qui devront intervenir seulement s’il est vraiment trop sale.

Enfin, l’alimentation doit être équilibrée pour permettre à votre chiot de grandir dans des conditions optimales. Une fois adulte, le contenu de la gamelle ne doit pas non plus être négligé si vous voulez que votre bull terrier reste en pleine forme. Surveillez les quantités car ce grand gourmand a tendance à prendre de l’embonpoint. Les répercussions seraient dramatiques pour ses articulations, surtout chez les chiots.

L’Éducation du Bull Terrier

Même s’il n’est pas prédisposé à l’agressivité, le bull terrier demeure un chien pourvu d’une forte personnalité. Il faut donc l’éduquer avec fermeté si vous ne voulez pas renforcer son obstination innée et le voir rapidement devenir incontrôlable. Faites preuve de patience et montrez-vous encore plus tenace que votre chien au caractère de ratier. Imposez-lui des règles claires sur un ton assuré, tout en laissant transparaître beaucoup de douceur. Ce n’est que dans ce contexte que votre fabuleux compagnon se soumettra à vos ordres avec une grande docilité. Infiniment fidèle et très attentif à son maître, un bull terrier qui a suivi des cours de dressage dès le plus jeune âge sera un modèle d’obéissance. Faites toujours en sorte de baser les séances de travail sur l’amusement et la récompense, pour des résultats à la hauteur de vos espérances.

Détestant par-dessus tout la solitude, l’english bull terrier doit avoir appris dès son arrivée au sein du foyer à accepter votre absence. Réservez-lui un vaste espace où il a suffisamment de jouets pour s’occuper. Ainsi, l’angoisse de la séparation sera plus tolérable. A votre retour, accordez-vous une session de jeux qui renforcera simultanément votre complicité. Pour être certain qu’il reste sage toute la journée, une sortie en vélo, un footing ou une promenade matinale sont la promesse d’inciter votre chien à faire une bonne sieste.

Par ailleurs, il est essentiel de miser sur une socialisation précoce. Vous appréhenderez moins les rencontres avec ses congénères et il cohabitera naturellement avec d’autres animaux. Dans le cas où la maisonnée compte d’autres animaux de compagnie, votre petite boule de poils les acceptera sans problème à condition de lui permettre de grandir à leurs côtés.

Quelques conseils

Le bull terrier a certes un physique dissuasif mais si vous ne stimulez pas son agressivité, il n’est en aucun cas un chien dangereux. Bien au contraire, son équilibre est exceptionnel et vous pouvez accorder une totale confiance à votre compagnon velu, qui deviendra le meilleur ami de toute la famille.

Si vous adoptez un mâle, la stérilisation est recommandée. L’entente avec les autres quadripèdes n’en sera que plus cordiale. En règle générale, un mâle accepte sans difficulté la présence d’une femelle. Simplement, vous veillerez à ce que la jalousie ne fasse l’objet d’aucune discorde.

Très complice avec les enfants, il ne rechigne jamais pour participer à des séances de jeu. Pour autant, ne les laissez jamais sans surveillance, car votre compagnon à quatre pattes n’a pas conscience de sa puissante musculature. Il pourrait les bousculer dès lors que l’excitation devient trop importante. De plus, il tolère les comportements infantiles mais un peu moins d’être taquiné trop longtemps. Accueillir un english bull terrier est une immense responsabilité et votre tendre compagnon mérite tout simplement des propriétaires prévenants.

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L’American Staffordshire Terrier : le meilleur du bull et du terrier

L’American Staffordshire Terrier : le meilleur du bull et du terrier

Originaire des États-Unis, plus précisément des anciennes colonies britanniques, l’American Staffordshire Terrier est souvent appelé « American Staff » ou simplement « Amstaff ». Malgré sa réputation de chien de combat, ce compagnon convient tout à fait aux familles. Fidèle et résistant, il saura se montrer joueur et affectueux, en dépit de son caractère têtu !

D’où vient l’American Staff ? Histoire et origines

L’American Staffordshire Terrier est né du croisement de plusieurs races de chiens de combat. Son origine remonte au XVIIIe siècle, dans les îles de l’Empire Britannique. Pour la petite histoire, dans les années 1200, les combats de chiens et de taureaux rencontraient un grand succès parmi la foule. Petit à petit, on a progressivement opposé les chiens à des ours, puis uniquement entre eux.

C’est à partir du XVIIIe siècle que les éleveurs ont peaufiné leurs croisements pour perfectionner la résistance, la combattivité et l’agressivité de leurs chiens de combat. Les races privilégiées ? Les bulls et les terriers.

Bulls-and-terriers : quand le bull rencontre le terrier

D’un côté, les bulls étaient robustes et pesaient près de 45 kg. Courageux et très fidèles, ils résistaient bien à la douleur. Mais malgré leur silhouette élancée (rien à voir avec les bulls actuels), ils manquaient cruellement d’agilité. Lourds et trop peu malins, les caractéristiques des bulls ne suffisaient pas pour les combats. C’est pourquoi les éleveurs ont décidé de les croiser avec des terriers.

De l’autre, les terriers étaient des chiens de chasse vaillants, souples et très habiles. Grâce à leur instinct et leur côté stratège, ils se battaient à merveille contre les nuisibles et les autres chiens. Tout aussi fidèles que les bulls, ils s’avéraient aussi particulièrement têtus et obstinés.

C’est ainsi que sont nées plusieurs lignées de bulls-and-terriers, ancêtres de l’actuel American Staffordshire Terrier. Au fil des siècles, il est devenu plus lourd, plus haut et plus musculeux, jusqu’à devenir l’Amstaff que nous connaissons aujourd’hui. Et ce n’est qu’en 1976 que cette race a été officialisée.

Par ailleurs, lorsqu’il est inscrit au Livre des Origines Français (LOF), un American Staffordshire Terrier coûte en moyenne 950 euros. Pour un chiot de moins de 6 mois, la fourchette varie entre 550 et 2500 euros pour un mâle ; et entre 600 et 1400 euros pour une femelle.

Caractéristiques physiques de l’American Staffordshire Terrier

L’American Staffordshire est parfois confondu avec d’autres races aux caractéristiques physiques similaires (notamment le Staffordshire bull terrier, ou Staffie). Voici donc les standards que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) a établis pour cette race :

Chien de taille moyenne, il mesure entre 46 et 48 cm pour 25 à 40 kg (mâle) ; ou 43 à 46 cm pour 20 à 35 kg (femelle). Cependant, son ossature forte et sa grosse musculature le rendent vraiment impressionnant, malgré sa taille modérée.

Robuste et très musclé, l’American Staffordshire Terrier est compact et bien campé sur ses pattes. Son corps est court et descend en pente douce jusqu’au train. Sa queue est courte et droite, plutôt horizontale. Notez que de nombreux propriétaires d’Amstaff préfèrent la couper.

Quant à sa tête, elle est large et de longueur moyenne, avec un stop bien net. Son museau est arrondi en haut, avec des muscles très prononcés au niveau des joues. Ses oreilles tombantes sont situées assez haut. Semi dressées, elles sont plutôt courtes. Enfin, ses petits yeux ronds sont bien écartés.

Et pour la couleur, tout est possible ! On trouve des Amstaffs de teinte unie, multicolore voire panachée. Néanmoins, la FCI apprécie peu les robes noir et feu (semblables à celle du Rottweiler), ni celles à forte dominante ce blanc (plus de 80 %). Dur au toucher, le poil est quant à lui court et bien serré, d’aspect luisant.

Petite précision : L’American Staffordshire appartient la classification n°286 de la FCI. Il fait partie du groupe 3 (correspondant aux terriers), section 3 (terriers de type bull).

Caractère et comportement : un chien de garde énergique, têtu et affectueux

Conséquence directe de ses précédents croisements, l’American Staffordshire Terrier est un chien de garde à la fois énergique et très fidèle. Il apprécie la compagnie humaine et s’intègre aussi bien dans une famille que dans un rôle de chien de travail.

D’un côté, l’American Staffordshire est athlétique et a besoin de beaucoup se dépenser. Vous devez donc lui assurer assez d’activité physique chaque jour. Et surtout, ne le gardez pas enfermé dans votre appartement ! L’Amstaff n’est pas un chien d’intérieur. Résistant et relativement indépendant, la vie en plein air ne lui fait pas peur.

D’un autre côté, ce chien est vraiment joueur et particulièrement affectueux. N’hésitez donc pas à jouer avec lui pour l’occuper et lui faire plaisir ! Rassurez-vous, l’Amstaff est capable d’adapter sa force lorsqu’il joue avec des enfants. Évidemment, restez toujours vigilant pour éviter les accidents.

Cependant attention, comme ses ancêtres les terriers, l’American Staffordshire Terrier est également très têtu et borné. Son éducation requiert donc beaucoup de fermeté et de patience. Cela dès son plus jeune âge.

L’éducation de l’American Staffordshire : entre discipline et stimulation

Comme expliqué plus haut, l’American Staffordshire Terrier est connu pour son caractère têtu et opiniâtre. Il se montre également assez indépendant. Vous devez donc porter un grand soin à son éducation, dès ses premières semaines et tout au long de sa vie. Par question de se relâcher : la discipline est essentielle pour éviter les débordements !

S’agissant d’une race intelligente, le mieux est d’opter pour des méthodes d’éducation ludiques et assez amusantes, qui éduqueront votre compagnon tout en le stimulant.

Et bien sûr, sachez rester doux, même quand votre tête de mule s’obstine ! L’Amstaff est de nature douce, mais de mauvais traitements pourraient éveiller des instincts agressifs… Si vous ne voulez pas que votre compagnon développe de l’agressivité, montrez-lui l’exemple !

Enfin, pour éviter que votre American Staff ne soit trop bagarreur avec les autres chiens, mieux vaut le sociabiliser lorsqu’il est petit. Faites-lui rencontrer des confrères, pour qu’il apprenne à jouer avec eux plutôt qu’à se battre. De plus, une bonne sociabilisation aidera à rendre votre ami plus obéissant et discipliné.

Pour le toilettage : L’American Staffordshire Terrier est très facile à entretenir, grâce à ses poils courts. Pour les garder brillants et les débarrasser de leurs impuretés, il suffit de les brosser une fois par semaine. Et c’est tout ! Par contre, ses yeux sont assez fragiles. Nettoyez-les donc régulièrement avec un peu d’eau minérale. De même, si ses griffes ne s’usent pas naturellement, pensez à les couper quand c’est nécessaire.

American Staffordshire Terrier : conditions de détention (catégorie 2)

Tout comme le Rottweiler et le Tosa, l’American Staffordshire Terrier fait partie de la catégorie 2 de la Fédération Cynologique Internationale (FCI) : celle des « Chiens de garde et de défense ». Selon le Code Rural français, il est donc considéré comme un chien dangereux. Mais puisqu’il est inscrit dans le Livre des Origines Français, il reste exclu de la catégorie 1.

Si vous possédez un chien de catégorie 2, comme un American Staff, vous devez respecter une série d’obligations légales. Elles peuvent paraître assez contraignantes, mais votre compagnon mérite bien que vous fassiez quelques efforts pour lui !

Pour commencer, il faut savoir que certaines personnes n’ont absolument pas le droit de détenir un chien de garde et de défense. C’est le cas des :

  • Personnes mineures.
  • Majeurs placés sous tutelle (sauf s’ils obtiennent une autorisation légale).
  • Individus condamnés pour un crime ou un délit, qui est inscrit au bulletin n°2.
  • Personnes ayant perdu leurs droits de posséder ou garder chien, pour des raisons de sécurité.

Vous n’êtes pas concerné par ces restrictions ? Félicitations, vous avez franchi la première étape ! Mais pour détenir un American Staffordshire Terrier, vous devez encore remplir deux autres critères.

1. Le permis de détention

Le premier est d’obtenir un permis de détention. Ce document vous est remis par le maire de votre commune de résidence, sous conditions :

  • Votre Amstaff doit être identifié correctement, par tatouage ou transpondeur (puce électronique).
  • Son vaccin antirabique doit être en cours de validité. Pour le prouver, apportez son carnet de vaccination.
  • Vous devez souscrire une assurance responsabilité pour les dommages causés aux tiers, qui inclut aussi les membres de votre famille.

Et notez qu’à chaque déménagement dans une autre commune, il faut obtenir un nouveau permis de détention auprès du maire.

2. L’attestation d’aptitude

Le deuxième critère concerne directement le propriétaire du chien, puisqu’il doit obtenir son attestation d’aptitude. Pour avoir ce document, il faut suivre une journée de formation, qui vous sensibilise et vous donne de nombreux conseils : éducation canine, comportements canins, risques d’accidents, etc. Ensuite, votre compagnon doit passer une évaluation comportementale. Cela lorsqu’il est âgé de 8 à 12 mois.

Votre chiot a moins de 8 mois ? Même s’il est trop jeune pour être soumis à l’évaluation comportementale, vous pouvez quand même obtenir un permis de détention provisoire. Il faudra simplement penser à faire les démarches nécessaires pour posséder les documents définitifs avant le premier anniversaire de votre chien.

Lorsque vous aurez votre permis de détention et votre attestation d’aptitude, vous pourrez légalement détenir votre propre American Staffordshire ! Bien sûr, vous devrez toujours le promener en laisse et rester très vigilant pour éviter les écarts.

Conclusion

Contrairement aux croyances populaires, l’American Staffordshire Terrier n’est pas un chien spécialement agressif ou bagarreur. Il suffit de l’éduquer correctement, de lui permettre de se dépenser et d’être affectueux avec lui. Il vous le rendra bien !

Livres complémentaires pour l’American Staffordshire Terrier :

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