Le Rottweiler : un chien de garde affectueux

Le Rottweiler : un chien de garde affectueux

Aussi appelé « Rott » ou « Bouvier Allemand », le Rottweiler est un chien de garde très connu. Malgré sa réputation de chien méchant, il est en réalité fidèle et attachant. Courageux et résistant, il est tout à fait capable de protéger son maître et sa famille. Découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur ce molosse affectueux !

Origines et histoire du Rottweiler : de la Rome Antique à aujourd’hui

L’origine du Rottweiler remonte à l’Antiquité Romaine ! Son ancêtre était lui aussi un chien de garde de type molossoïde, appelé « mâtin ». Lui-même descendrait du dogue du Tibet, importé en Europe par les commerçants.

À cette époque, les mâtins avaient la lourde tâche de garder le bétail servant à nourrir les légionnaires. Robustes et assez agressifs, ils étaient aussi utilisés comme chiens de combat. Ils accompagnaient donc les soldats pendant leurs campagnes militaires. Lorsque les Romains ont traversé les Alpes et marché jusqu’en Germanie (actuelle Allemagne), ils ont installé leurs garnisons à Rottweil. On commence à deviner l’origine du nom « Rottweiler » !

Du chien de boucher au chien policier

Par la suite, la ville a beaucoup prospéré et le mâtin a largement été adopté par la population locale. Il a alors été croisé avec des chiens de berger locaux, pour créer une race moins agressive, mais plus fiable. Dès le Moyen-Âge, le chien issu de ce croisement a été nommé « metzgerhund » (littéralement « chien de boucher »), car il aidait les bouchers à conduire leurs bœufs. Bien sûr, il était encore utilisé comme chien de garde par les maîtres.

Malgré sa relative stabilité, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la race s’est uniformisée pour devenir le Rottweiler que nous connaissons. Parfois appelée « bouvier allemand », la race a en effet été officialisée lors d’une exposition canine en 1892.

Enfin, lorsque le transport de bétail fut interdit au début du XXe siècle, le Rottweiler est surtout resté un chien de garde, utilisé aussi bien par la police que par l’armée. Il s’est alors répandu en Europe, puis dans le reste du monde. Aujourd’hui, sachez qu’un Rottweiler coûte entre 600 € et 1500 €, avec une moyenne de 1100 € pour les mâles et 1050 € pour les femelles.

Caractéristiques physiques du Rottweiler

Le Rottweiler est un chien de type molossoïde (ou molosse), appartenant à la sous-section des « Dogues ». Les chiens de cette famille ont plusieurs caractéristiques physiques communes, que l’on retrouve évidemment chez le Rottweiler :

  • Une tête et un corps assez massifs.
  • Un museau court, avec des babines longues et épaisses.
  • Des oreilles courtes, généralement tombantes.

Un corps robuste et puissant

De taille moyenne à grande, un Rottweiler mâle a des mensurations de 61 à 68 cm, pour un poids moyen de 50 kg. Une femelle mesure quant à elle entre 56 et 63 cm et pèse environ 46 kg. Notez qu’un Rottweiler utilisé comme chien de travail (policier, garde, militaire) ne doit pas peser plus de 60 kg.

Côté morphologie, le Rottweiler est trapu avec une forte ossature, tout en étant bien proportionné. Très robuste, son corps musclé est à la fois fort, endurant et souple. D’où son utilité comme chien de garde ou chien policier ! Par ailleurs, sa queue est naturellement longue et droite, même si elle est souvent coupée au niveau de la première ou deuxième vertèbre.

Enfin, on reconnaît facilement le Rottweiler par sa jolie robe noir et feu. Plus précisément, les zones brun-roux du visage se situent sur les sourcils, les joues, le museau et le dessous du cou. Sur le reste du corps, la couleur feu se retrouve au niveau du poitrail, des quatre pattes et à la base de la queue. Courts et durs, ses poils lisses et denses sont un peu plus longs au niveau des membres postérieurs.

Le saviez-vous ? Le Rottweiler est une des rares races de chien que l’homme n’a pas altérée au fil du temps. Contrairement à d’autres races ayant subi de nombreux croisements pour obtenir telle ou telle caractéristique, le Rottweiler est quant à lui resté assez fidèle à son ancêtre « metzgerhund ». Pourtant, sa toute première inscription dans le LOF (Livre des Origines Français) n’a eu lieu qu’en 1970.

Un caractère courageux et affectueux

Vous l’aurez compris, le Rottweiler est un chien de garde parfaitement apte à protéger son maître, sa famille et sa maison. En cas de danger, il sait se montrer brave et dissuasif. Dévoué, intrépide et alerte, il ne se laisse pas impressionner et est même prêt à mettre sa vie en danger.

Mais en temps normal, si le Rott se sent en confiance, il est très doux et affectueux. Plutôt curieux et joueur, il peut même être assez collant avec ses maîtres ! Malgré son physique impressionnant, il s’entend à merveille avec les enfants et les animaux plus petits que lui (qui ne constituent pas une menace). Cependant, ce brave toutou n’a pas toujours conscience de sa force et peut être très maladroit. Alors attention aux accidents !

Le Rottweiler « chien de travail »

Comme expliqué précédemment, le Rottweiler n’est pas qu’un chien pour les particuliers. Il est aussi très apprécié comme chien de travail, notamment par la police et l’armée. Ce qui influence aussi son caractère. En effet, les forces de l’ordre ont besoin de chiens qui soient assez adaptables, très loyaux envers leurs maîtres et surtout parfaits pour la défense et la garde. Et le Rottweiler remplit ces critères !

Pour s’en assurer, les éleveurs sélectionnent alors les mâles reproducteurs de manière plus stricte. L’objectif : assurer une morphologie et un caractère parfaitement adaptés à la fonction de chien de travail. Ces Rottweilers sont ensuite éduqués de manière spéciale par les forces de l’ordre.

L’éducation du Rottweiler

L’éducation du Rottweiler nécessite pas mal de caractère, de fermeté et d’autorité. Très sûr de lui et intelligent, ce chien est en effet de nature dominante. Le maître doit donc être capable d’asseoir son autorité, en douceur. En pratique, l’éducation d’un Rott est un travail de longue haleine, qui demande beaucoup d’attention. Mais étant adaptable, docile et travailleur, il saura se montrer particulièrement obéissant si vous l’éduquez en combinant fermeté et douceur.

De plus, ce chien a besoin de socialiser tout au long de sa vie. Ne supportant pas l’isolement, il risque de devenir plus agressif et méfiant s’il est trop souvent seul. Vous devez donc vous occuper de lui, jouer avec lui et idéalement lui permettre de côtoyer d’autres personnes ou animaux.

Enfin, sachez que le Rottweiler apprécie la vie en plein air. Il peut vivre dans une maison, mais aura besoin d’un accès à l’extérieur, aussi bien pour se dépenser que pour prendre l’air. L’idéal est de lui proposer sa propre niche dans le jardin. Robuste et résistant, le Rott tombe rarement malade et peut tout à fait dormir dehors. Alors pas d’inquiétude !

Et pour le toilettage ? Le Rottweiler n’est pas un chien très coquet et n’a d’ailleurs pas vraiment besoin de toilettage. Un simple coup de brosse étrille hebdomadaire suffira donc à entretenir son pelage et à la nettoyer ! En complément, lavez aussi ses oreilles de manière régulière et séchez-le rapidement lorsqu’il rentre mouillé de l’extérieur.

Les conditions de détention du Rottweiler

Selon les critères de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), le Rottweiler appartient à la catégorie 2 « Chiens de garde et de défense », aux côtés du Tosa et de l’American Staffordshire terrier. Cela signifie qu’il est considéré comme un chien dangereux, selon le Code Rural français. Mais contrairement aux chiens de la catégorie 1, le Rottweiler est un chien de race, inscrit dans le LOF.

Les conditions légales à respecter

En pratique, posséder un chien appartenant à la catégorie 2 vous soumet à plusieurs obligations légales. D’abord, sachez que la détention est strictement interdite aux :

  • Mineurs.
  • Majeurs sous tutelle (sauf autorisation légale)
  • Personnes condamnées pour crime ou délit (inscrit au bulletin n°2).
  • Individus qui ont perdu leurs droits à la propriété ou la garde d’un chien, pour cause de danger.

Si vous n’appartenez à aucun de ces groupes, vous êtes autorisé à détenir un Rottweiler ! Mais sous deux conditions… Premièrement, il vous faut impérativement un permis de détention, délivré par le maire de votre commune de résidence. Pour en obtenir un, vous devez :

  1. Prouver que votre Rottweiler est correctement identifié (tatouage ou puce électronique / transpondeur).
  2. Attester que sa vaccination antirabique est valide, carnet de vaccination à l’appui.
  3. Apporter votre assurance responsabilité pour les dommages causés au tiers (incluant les membres de votre propre famille).

Et à chaque fois que vous changez de commune, vous devez demander un permis de détention à votre nouveau maire.

Deuxièmement, votre compagnon doit obtenir une attestation d’aptitude. Elle est délivrée après une journée de formation et une évaluation comportementale, qui se déroulent entre les 8 et 12 mois du chiot. Cette formation vous sensibilise à l’éducation et au comportement canins, et vous donne de bonnes pratiques pour prévenir les accidents.

À savoir : le maire peut vous délivrer un permis de détention provisoire si votre chiot a moins de 8 mois, et est donc trop jeune pour passer l’évaluation comportementale. Mais attention, ce document n’est plus valable dès le premier anniversaire du chien !

Enfin, une fois ces documents en poche, vous avez légalement le droit de posséder un Rottweiler. Sachez néanmoins que vous devrez toujours le promener en laisse.

Conclusion

Le Rottweiler est donc un molosse loyal, robuste et affectueux. Avec la bonne éducation et une socialisation suffisante, il sera à mille lieues du chien méchant que véhiculent les croyances populaires !

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Le Dogue Allemand : ce gentil géant

Le Dogue Allemand : ce gentil géant

Il existe un mythe selon lequel plus un chien est grand, plus il est dangereux. Ce mythe ne prend manifestement pas en compte le cas du Dogue Allemand, parmi tant d’autres. La taille d’un chien ne trahit en rien son caractère, et si le Dogue Allemand peut surprendre de par sa taille, il est important de noter qu’il est tout à fait sociable, doux, et ne représente aucun danger si bien éduqué, comme toute autre race de chien. La seule préoccupation qu’il faut avoir lorsque vous envisagez d’adopter un Dogue, c’est bien la place que vous avez dans votre logement. Communément connu de par sa représentation à la télévision sous le personnage de Scooby-Doo, le Dogue Allemand est un ami que vous allez devoir choyer, et qui vous le rendra bien !

Caractéristiques physiques

Le Dogue est un chien imposant, qui aura bien du mal à passer inaperçu. Il n’en est pas moins harmonieusement constitué, ce qui lui vaut le surnom d’Apollon chez les cynophiles. Son corps tout en longueur peut atteindre les 80cm chez les mâles, et 72cm chez les femelles. Côté poids, les mâles pèsent entre 55 et 70kg, alors que les femelles pèsent entre 45 et 65kg. Autant dire qu’il faudra aller faire un tour à la gym avant de pouvoir le porter dans vos bras.


Le Dogue Allemand possède un poil court, lisse, et luisant; généralement de couleur noire, bleue, arlequin, fauve, ou bringée. Son crâne est allongé et ciselé de façon délicate, sa truffe est relativement large, son museau rectangulaire et ses mâchoires larges. Ses oreilles sont attachées hautes et tombantes. Ses yeux sont généralement foncés si la robe est autre que bleue ou arlequin. Sa queue est attachée haute et forme une pointe diminuée.

Origines et histoire

La controverse entourant son origine est flagrante, et se retrouve même dans son nom. Souvent appelé Grand Danois, le Dogue Allemand ne trouve cependant pas ses racines au Danemark. La race est très présente au royaume danois, ce qui peut expliquer la confusion. Le Dogue serait un descendant des chiens appelés ‘Alans’, possédés par le peuple des Alains, des cavaliers nomades venus d’Iran. Ils ont conquis l’Europe du IVème au VIème siècle, et dès la fin du Moyen-Âge, leurs chiens étaient prisés pour leurs capacités exceptionnelles pour la chasse à courre, tout particulièrement lorsqu’il était question de sangliers.


La création du Dogue Allemand que nous connaissons aujourd’hui a duré plusieurs siècles et connaîtra de nombreux croisements avec des molosses européens. Il est possible de traquer son ancêtre le plus moderne jusqu’au Bullenbeisser, un chien puissant se situant entre un lévrier rapide et un mâtin de type anglais. Il faudra attendre 1878 avant qu’un élevage de Dogue ne démarre réellement. Le premier standard de la race sera rédigé deux ans plus tard, et le club de race sera créé en 1888 en Allemagne. Côté français, le club ne sera créé qu’en 1923, et le standard rédigé en 1991. La race est donc relativement encore jeune en Europe.

Son physique, sa santé

Le Dogue Allemand aura besoin de vous, et de liberté. Il doit pouvoir courir et se défouler plusieurs fois par jour si possible. Il est très énergique une fois relâché, mais il reste avant tout un chien calme qui sait se tenir s’il a été dressé de façon experte. Il est déconseillé de le laisser dehors la nuit, soyez donc prêt à l’accueillir dans votre logement. Sa sensibilité au froid le rend relativement fragile, et vous devrez bien faire attention à la température ambiante en hiver. Pour lui, rien de mieux que de se retrouver dans une maison chaude au sein de sa famille.


Bien qu’il soit imposant, il n’est pas réellement envahissant. Il vous laissera tranquille durant la journée, et vous serez enclin à le choyer et à prendre soin de lui, de la même façon que vous pourriez le faire avec un chien de taille plus modeste. Durant sa jeunesse, le régime alimentaire du Dogue devra être quotidiennement surveillé. Certains plats seront à favoriser, l’apport en vitamines devra être précisément calculé. Une fois l’âge adulte atteint, il sera alors un chien robuste, mais il faudra cependant bien contrôler les risques de dysplasie de la hanche qui restent fréquents chez la race. Il est alors déconseillé de lui faire faire n’importe quel exercice physique. Évitez au maximum de lui faire faire des sauts et tout ce qui peut atteindre directement ses os.
L’espérance de vie d’un Dogue Allemand n’atteint, malheureusement, que les 9ans, en général. Il est important de pouvoir lui proposer une vie confortable et de surveiller sa santé le plus régulièrement possible, un suivi vétérinaire c’est avant tout s’assurer du bien-être de votre nouvel ami. Veillez à changer son alimentation en accord avec son âge, et de lui proposer des jeux qui correspondent à son état physique du moment.

Caractère et aptitudes

Le Dogue Allemand est avant tout un chien très joueur, d’où la nécessité de passer du temps avec lui et de lui proposer une promenade par jour, minimum. Il est doux et protecteur, il devient alors un parfait chien de garde lorsque cela est nécessaire. Son physique est généralement suffisamment dissuasif et sa méfiance envers les étrangers fera le reste. Il est fidèle envers ses maîtres, il faut donc bien penser à le sociabiliser assez tôt. Son enthousiasme peut cependant parfois dépasser certaines frontières, il faut donc le contrôler et canaliser son attention sur ce qui est important. Avec sa famille il sera calme, intelligent, et très docile. Il ne connaîtra que peu de conflits avec d’autres chiens et d’autres animaux. La cohabitation avec un chat est possible, c’est plutôt le félin qui pourrait commencer les batailles. Il est également affectueux avec les enfants, il les protégera comme un grand frère sur le qui-vive.

Portrait de Dogues Allemands

Le Dogue n’est pas spécialement fugueur, mais il détestera rester enfermé trop longtemps. Il est donc proscrit de le faire vivre en appartement, et éviter au maximum de le faire voyager en véhicule fermé. Gardez les voyages au strict minimum.

Son éducation et son comportement avec les autres animaux

Comme pour toutes les autres races de chiens, l’éducation d’un Dogue doit commencer dès les premières semaines. C’est un animal très intelligent, il comprendra donc très vite les exercices d’éducation, les récompenses et les réprimandes. Son dressage est relativement facile et efficace, mais il ne faut pas trop le choyer, sinon il prendra le dessus. Si vous n’êtes pas assez stricte, il risquerait de prendre les séances de dressage comme des jeux, sans en apprendre des leçons. Il est naturellement doué à l’agility et possède des capacités sans pareilles, il faudra veiller à les exploiter.


Travaillez au quotidien avec votre chien, le mot d’ordre est à la répétitivité. Plus un exercice sera répété, plus il sera assimilé rapidement, et le Dogue n’oubliera pas vos ordres d’une séance à une autre. Évitez les cris et les coups, ils ne servent jamais l’apprentissage !
Il est important de le sociabiliser, mais il ne faut pas essayer de le pousser à être agressif envers les intrus, son physique imposant suffira largement. Il est naturellement méfiant envers les gens qu’il ne connaît pas, et pourrait donc se montrer menaçant, sans jamais passer à l’action.

Toilettage et entretien

Avant d’opter pour l’adoption d’un Dogue Allemand, sachez que les coûts mensuels sont très élevés, comme souvent avec les grands chiens. Le prix d’achat tourne généralement entre 1000 et 1500€, ce qui reste un argument à prendre en compte. Soyez également prêt à devoir dépenser beaucoup en soins vétérinaires, durant au moins les 12 premiers mois de sa vie. Son régime alimentaire demande une quantité importante de nourriture, ce qui fait vite grimper les factures d’entretien.
Niveau toilettage, le Dogue Allemand devra être brossé le plus régulièrement possible. Il faudra également examiner ses oreilles de manière constante, afin de vous assurer qu’elles soient propres et que la peau ne soit pas irritée. Il peut être nécessaire de lui couper les ongles et de lui nettoyer les yeux une fois de temps en temps. Un bain par mois est généralement suffisant, soyez sûr de l’habituer très tôt à l’eau, il pourrait même finir par aimer cela !

L’adoption d’un chien doit toujours être réfléchie, il est important de prendre en compte toutes les inconnues, et les caractéristiques de la race. Le Dogue est un animal exigent au niveau financier, et devra pouvoir gambader dans l’herbe au moins une fois par jour. Une vie en appartement n’est pas joyeuse pour un tel chien, il faudra donc faire des concessions, ou attendre quelques années avant de pouvoir lui offrir une maison plus accueillante. Ce grand joueur sera toujours fidèle envers son maître, et vous devez bien le lui rendre. Il est d’ailleurs important de noter que l’otectomie, le fait de couper les oreilles de chiens, est illégale depuis 2008 en France, sauf raison médicale avancée par un vétérinaire. Longtemps victime de cette pratique, le Dogue doit maintenant profiter de ses longues oreilles tombantes !

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr – Giacomo Carena, Therese Banström

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Le Bouvier Bernois : une boule de poils au grand cœur

Le Bouvier Bernois : une boule de poils au grand cœur

Si les chiens bergers sont largement reconnus, pour leur travail avec les moutons comme le laisse supposer leur nom, les chiens bouviers sont nettement moins ancrés dans la culture traditionnelle. Un bouvier est un chien qui travaille avec les bovins, comme le Bouvier Bernois par exemple. Il est donc naturellement plus robuste qu’un berger, mais il n’en laisse pas moins transparaître une vraie fidélité pour son maître, qu’il soit lui-même bouvier ou non. Largement domestiqué en tant que chien de compagnie de nos jours, le Bouvier Bernois fait sa place dans les foyers européens.

Caractéristiques physiques

Le Bouvier Bernois est un chien de moyenne ou grande taille, pouvant aller de 54 à 70cm pour les mâles, et de 58 à 66cm pour les femelles. Côté poids, les mâles pèsent entre 50 et 70kg, alors que les femelles pèsent entre 40 et 50kg. Son corps est harmonieux, plus long que haut, et arbore une robe tricolore. Si la majorité de sa fourrure est noire, son plastron est, lui, blanc, et forme une croix suisse. Ce blanc se retrouve sous forme de ligne sur son front, son museau, et entre ses yeux, ainsi que sur le bout de ses pattes et de sa queue. Quelques taches de roux sont également à noter, au niveau de ses pattes, ses joues, et au dessus de ses yeux (taches alors appelées “pastilles”).


Sa tête est puissante et son profil est peu bombé. Ses oreilles sont triangulaires, arrondies, tombantes, et accolées à sa tête. Ses pattes sont courtes, son poil est long, lisse ou quelque peu ondulé. Sa truffe est noire, alors que ses yeux sont généralement brun foncé et en forme d’amande.

Origines et histoire

Le Bouvier, comme son nom l’indique, est une race suisse antique, qui serait née à Dürrbäch et Burgdorf, non loin de Berne. L’Empire Romain s’en servait comme gardien de troupeaux, et comme chien de combat. D’autres particuliers en faisaient davantage un chien de trait, et il transportait alors des bidons de lait, et ce dès -4000 avant notre ère. Grâce à son pelage, il pouvait supporter différentes intempéries, et était un chien de confiance qui accomplissait son travail.


Il faudra attendre 1902 pour que des expositions de Bouvier Bernois aient lieu. Onze années plus tard, la race est reconnue officiellement. La Seconde Guerre aura malheureusement fait chuter le nombre d’individus. C’est en 1949 que la race reprend du poil de la bête, grâce à l’aide du Terre-Neuve, avec laquelle elle sera croisée, ce qui adoucira son caractère. Le Bouvier est inscrit au LOP français en 1955 et connaîtra une hausse de popularité dans les années 1970.

Son physique, sa santé

Le Bouvier Bernois est un chien plutôt fragile, et de nombreuses maladies seront à surveiller durant sa croissance, et pendant le reste de sa vie. La dysplasie est par exemple souvent retrouvée chez le Bouvier, mais elle n’est pas causée par un problème génétique, mais bien par un régime alimentaire trop pauvre en nutriments et vitamines, veillez donc à consulter votre vétérinaire pour ajuster la nourriture au chien. Selon une étude utilisant la méthode PENNHIP, un Bouvier sur deux serait concerné par la dysplasie.
Selon une étude du Club Américain du Bouvier Bernois, un peu moins de 10 % de ces chiens seraient touchés par un cancer. L’histiocytose maligne serait alors génétique chez l’animal, et n’est malheureusement pas soignable, touchant pourtant 20 % de sa population. Il faut faire examiner l’animal très souvent entre ses 6 et 9ans.
Comme pour tous les autres chiens ayant des oreilles tombantes, le Bouvier Bernois est touché par des otites et la gale auriculaire. Un traitement préventif sera généralement conseillé par votre vétérinaire afin de réduire les risques. Comme pour tous les autres gros chiens, le Bouvier est également concerné par le retournement de l’estomac. Il est mortel et nécessite une intervention chirurgicale en urgence dès qu’il est constaté.

Portrait de Bouvier Bernois

Enfin, les Bouviers Bernois femelles sont touchées par des problèmes urinaires importants, du fait que leur grande taille et leur poids réduisent l’espace entre leurs pattes. Cela peut créer des champignons, tout particulièrement en été, à cause de la chaleur. Ces problèmes ne sont pas facilement identifiables, ils finissent donc par évoluer en troubles urinaires. Il est alors vital de surveiller le poids de votre animal, cela limitera les risques, et surtout la répétition du problème.
L’espérance de vie moyenne d’un Bouvier Bernois est situé entre 8 et 10ans.

Caractère et aptitudes

Le Bouvier Bernois est un chien affectueux, calme et surtout très friand de gâteries. Il connaît une fidélité sans frontière pour ses maîtres, pouvant parfois aller jusqu’à un attachement excessif. Son besoin pour le contact humain remonte à loin, mais il est tout de même un bon chien de garde et sera méfiant envers les inconnus. Après avoir jugé l’intrus, il sera aussi doux avec lui qu’avec la famille. Si quelque chose ne va pas, il saura prévenir ses maîtres et se montrer menaçant envers l’inconnue qui se présente à lui. Il aboiera avec force, mais n’attaquera pas. Il est adaptatif et sera très bien en maison, mais, même s’il est moins sportif qu’un berger, il faudra penser à le promener assez longtemps.


Gardez en tête que le Bouvier Bernois est un chien de montagne, il n’est donc pas recommandé de le faire vivre en appartement. C’est une possibilité si vous pouvez le promener plusieurs fois par jour, pouvez l’amener avec vous au travail, et si vous avez un ascenseur. Lorsqu’il est encore chiot, le Bouvier ne doit pas utiliser des escaliers puisque cela pourrait favoriser les risques de problèmes osseux. Un gros chien sera cependant toujours plus heureux dans une maison avec jardin.
Il est parfois utilisé en tant que chien d’aveugle, ou même en tant que chien de recherche afin de retrouver des personnes enfouies sous la neige, en Suisse notamment. La majorité de la population de Bouviers est cependant accueillie en tant que chien de compagnie.

Son éducation et son comportement avec les autres animaux

Le Bouvier est très peureux, et toute intimidation ou utilisation de la force le fera fuir. Vous devez dresser votre chien de façon positive, cela permettra de combattre son caractère têtu. Sachez que si vous tenez à réaliser un dressage trop sévère, il pourrait bien mordre car il se sent en danger. Ne soyez pas brusque avec un chiot ! Ces cas restes rares, puisque ce chien est doux et ne se défendra que s’il sent que sa vie est en jeu. Si vous prenez la peine de prendre votre temps, vous trouverez un chien intelligent et qui sait s’adapter. Il est tout à fait réceptif à n’importe quel apprentissage.
Attention, ne pas le brusquer ne veut pas dire qu’il faut laisser tout passer. Il est gentil et sensible, mais vous allez devoir établir des règles. Si vous le laissez faire n’importe quoi dès tout petit, il prendra cela comme des règles de conduite. Soyez doux, mais constant, il doit comprendre sa place, et ne pas penser une seule minute qu’il peut prendre les reines de votre domicile. Il supporte sans problème la présence d’autres chiens et d’autres animaux, et peut vivre en cohabitation avec des enfants. Il sera toujours question de poser les bonnes limites aux bons moments, et ne pas le laisser sauter sur tout ce qui bouge !

Toilettage et entretien

Malgré ses longs poils, le Bouvier ne demande pas énormément d’entretien. Vous n’avez pas besoin de le laver ou de le brosser après chaque promenade, s’il reste au sec suffisamment longtemps, ses salissures partiront d’elles-même. Il faudra cependant penser à nettoyer ses oreilles régulièrement, ainsi que lui brosser les dents environ 3 fois par semaine afin d’éviter la mauvaise haleine et le dépôt de tartre. Une coupe de griffe une fois par mois est suffisante, tout comme un bain mensuel, voire même trimestriel. Cela dépend de son mode de vie, mais son poil est autonettoyant de manière naturelle. Pensez à le brosser davantage durant sa période de mue, au printemps et en automne. Un brossage hebdomadaire est sinon suffisant. L’arrière des oreilles et des cuisses sont plus fournies en poils, insistez bien ! Il est conseillé d’utiliser une “brosse à broches” afin de passer à travers les nombreux poils de votre animal.

Si le Bouvier Bernois reste un chien imposant, il n’en est pas moins un vrai animal de compagnie doux et fidèle. Il se pliera en quatre pour vous faire plaisir, et sous peu que vous ayez perfectionné son dressage, il ne sera que peu enclin à faire des bêtises. Avec les bonnes limites en tête, votre Bouvier Bernois est le chien parfait si vous vivez dans une grande maison avec jardin. Il sera ravi de jouer avec n’importe qui, sous peu que vous lui donniez quelques minutes pour s’habituer à la présence des nouveaux venus. Il peut accuser le métier de chien de garde lorsque cela est nécessaire, mais il reste avant tout un grand chien au grand cœur !

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr – Frederic Dewulf, dysan59126, richard olvera, Benoit COUCKE

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Le Beagle : un chien très british

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S’il y a bien un animal qui fait fureur à Noël, c’est le chien. Un chiot Beagle est tout mignon et ressemble à un compagnon idéal pour un enfant. Il ne faut cependant pas oublier qu’un chiot grandit, et que ses besoins évoluent. Quelques mois plus tard, on se retrouve alors avec un chien énergique, dont il faut s’occuper et penser à promener. Si le Beagle est encore loin d’être aussi abandonné qu’un Jack Russell en France, il fait parti de ces races qui peuvent bien souvent surprendre des maîtres irréfléchis. Voici donc un point sur le Beagle, un chien docile et mignon, qui n’est cependant pas pour tout le monde !

Caractéristiques physiques du Beagle

Le Beagle est un petit chien vigoureux qui reste gracieux et bien proportionné. Il est aussi haut que long, possède une tête puissante et des oreilles tombantes. Sa truffe noire repose sur un museau carré, sa queue est grosse et poilue, portée en sabre. Son corps est dit “compact”, et tient sur quatre pattes courtes.

Ses yeux sont larges, de couleur marron foncé ou plus clair. Le poil du Beagle est court et sa robe peut être bicolore ou tricolore (blanc, noir, marron). S’il peut être comparé à une autre race, ce serait le Foxhound Anglais, qui est cependant plus grand.

La taille moyenne du Beagle oscille entre 33 et 40cm de long, alors que son poids est compris entre 12 et 17kg, quel que soit le sexe, bien que, comme souvent, les femelles soient plus petites que les mâles.

 Origines et histoire

Les origines du Beagle ne sont pas entièrement certifiées ; ce qui est certain cependant, c’est qu’il a été démocratisé grâce à la première reine Elizabeth, qui en fit un chien de compagnie royal. Plusieurs études montrent que l’ancêtre le plus ancien du Beagle serait un chien de chasse du quatrième siècle avant notre ère. De nombreux documents décrivent un chien ressemblant comme deux gouttes d’eau au Beagle actuel dès cette époque, et il sera même retrouvé dans un poème du IIIème siècle.

Portrait de Beagle

Les cynophiles français ont avancé une théorie selon laquelle le Beagle aurait été introduit en Angleterre par Guillaume Le Conquérant au IIème siècle, prêtant alors des origines françaises à l’animal. Ses origines floues ne peuvent ni affirmer, ni infirmer cette hypothèse. Quoi qu’il en soit, le Beagle est aujourd’hui populaire en France, en Angleterre, mais également en Australie et aux États-Unis. Il a majoritairement perdu son rôle de chien de chasse et profite d’une vie de chien de compagnie confortable.

Son physique, sa santé

Le Beagle est un chien dit “rustique”. Il ne connaît pas de problèmes de santé vraiment inquiétants. Il existe cependant une maladie qu’il vaudrait mieux surveiller : l’hyperthyroïdie. C’est généralement le plus gros problème de santé d’un Beagle, il se traduit par une perte de poids et une surexcitation. Vous pourriez également noter des diarrhées et vomissements. Au moindre doute, consultez l’avis d’un vétérinaire. Ses oreilles sont également à examiner régulièrement, elles peuvent être sujettes à des infections, tout comme ses yeux.

Si votre mode de vie est principalement sédentaire et que votre chien finit par s’y adapter, il faudra faire attention à sa prise de poids, qui peut être fulgurante. C’est pour cela qu’il est important de le faire se dépenser de manière régulière. Il a réellement besoin d’exercice, il reste avant tout un chien de chasse et la vie en appartement risquerait d’être une mauvaise influence. Évitez de le gaver de friandises et surveillez son poids chaque mois. L’espérance de vie moyenne d’un Beagle atteint les 12 ans.

Beagle : Caractère et aptitudes

Le Beagle est un chien doux et fidèle, il s’entendra sans peine avec vos enfants et prendra ses heures de jeu comme un privilège. Il peut être énergique et sportif, ou plus calme, il adorera alors passer quelques heures sur le canapé, faisant de lui un chien privilégié par les personnes âgées cherchant du repos. Attention cependant, il est mignon et il en est bien conscient ! Ses yeux sont très expressifs et il fera tout pour vous amadouer et recevoir le plus de friandises possible. Une fois bien dressé, il saura se tenir et comprendre vos limites. Il peut faire des bêtises en étant chiot, mais il apprendra bien vite à ne pas faire certaines choses, sous peine d’être grondé. Il n’est pas agressif, mais il n’est pas timide non plus. C’est un chien joyeux, intelligent et vivace. Sa taille en fait un chien d’intérieur parfait, mais n’oubliez pas de le promener très régulièrement !


Sachez que le Beagle ne supporte que très peu la solitude. Si vous vous absentez plus de 8 heures par jour, il faudrait donc vous tourner vers une autre race plus apte à gérer vos départs. Même si vous possédez un grand jardin, le Beagle est susceptible de chercher une sortie afin d’aller trouver de nouveaux camarades de jeu. Son besoin de contact est grand et le moindre bruit d’enfant ou d’animal pourrait attirer son attention. Il est très sensible et cherchera toujours une présence autour de lui. Il est donc possible qu’il se mette à creuser afin de passer par dessous les barrières ! Ce n’est pas là une fugue de crainte, mais bien une recherche de jeu et de compagnie !

Son éducation et son comportement avec les autres animaux

On ne le répétera jamais assez, le Beagle a très longtemps été utilisé pour la chasse, et il l’est toujours. Il possède une réputation de chien hors pair parmi les chasseurs et saura démontrer une énergie et une volonté de bien faire sans pareille. S’il se plait à la maison avec des enfants, il est également l’ami des autres chiens et chats. Si bataille il y a, elle viendra probablement davantage de votre ami félin que de votre Beagle. Il est relativement difficile à dresser, mais il possède un sens naturel pour la propreté (s’il est bien éduqué). Vous devrez donc pouvoir lui apprendre à uriner dehors en un rien de temps. N’hésitez cependant pas à le recadrer en cas de bêtise, il a besoin d’une figure autoritaire afin de se donner des limites. Il sera là pour vous faire plaisir, et une simple récompense comme une caresse sera pour lui le meilleur cadeau au monde.

Une éducation ferme vous permettra de passer outre son caractère têtu. Son intelligence accrue fait qu’il pense pouvoir prendre le dessus sur vous, tout en restant affectueux. Si vous vous montrez stricte dès le début, il finira par comprendre qu’il n’y a qu’une règle à la maison : vous obéir.
Ce côté capricieux pourrait rendre son éducation quelque peu difficile, mais une fois que vous êtes assimilé comme étant le chef de meute, vous découvrirez un chien d’une grande fidélité. N’oubliez pas qu’il faut lui faire faire du sport régulièrement, cela sera à la fois bon pour sa santé physique et mentale. Il peut vivre à l’extérieur, mais il faudra veiller à le protéger de la pluie. Si son poil est imperméable, il peut être sensible au froid.

Toilettage et entretien du Beagle

Si vous souhaitez vous procurer un Beagle tout jeune, comptez entre 200 et 450€. Si l’âge ne vous dérange pas, les Beagle adultes sont bien moins chers, entre 100 et 250€. Certains propriétaires pourraient même être enclins à les donner contre bons soins, suite à des problèmes familiaux par exemple (déménagement vers une maison trop petite pour lui, etc.) A partir de 5ans, les chiens trouvent très rarement de nouveaux maîtres, n’hésitez jamais à vous lancer dans cette direction. Comptez en moyenne 500€ d’entretien par an pour un Beagle moyen.
L’entretien d’un Beagle reste relativement aisé, en dehors des heures de promenade nécessaires à son bien-être, qui peuvent être contraignantes pour certaines personnes. Il vous reste alors à lui couper les ongles, lui laver les oreilles et lui brosser les dents. Il est important de réaliser ces entretiens régulièrement, en plus d’un traitement antiseptique pour ses oreilles. Complétez le tout avec un bain de temps en temps, si vous le jugez nécessaire.


Enfin, un brossage ponctuel est suffisant, puisque son poil est ras. Il mue de manière constante, les brossages permettent alors de diminuer les pertes et rendre sa robe plus propre. Après chaque promenade, pensez à vérifier ses poils, ses yeux, ses oreilles et ses pattes afin d’y chercher des parasites.

Le Beagle est un petit chien affectueux qui saura attirer votre attention et votre sympathie en un rien de temps. Il faudra cependant savoir l’éduquer de manière assez ferme pour être celui qui donne les ordres dans votre relation. Il est fidèle, doux, et saura tout à fait s’adapter à votre mode de vie, sous peu que vous acceptiez de le promener de manière quotidienne. S’il n’est pas parfait en tant que premier chien, il existe des Beagles plus vieux sur le marché qui n’attendent que la venue de nouveaux maîtres. Ce n’est pas un chien extrêmement coûteux, ce qui est également un point important lors d’une adoption. Craquez pour ses oreilles pendantes et son regard plein d’intelligence !

Crédit photo : @fotolia et ©Flickr – Daniel Flathagen, Eric BC Lim, Sergey Shpakovsky, Maëlick, mjs_2009

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Race de chien : Mâtin de Naples

Le mâtin de Naples, ou Neapolitan Mastiff, appartient au groupe des pinschers, schnauzers, molossoïdes et bouviers suisses. Probablement l’avez-vous déjà remarqué à la télévision ? Cette race apparaît effectivement dans la saga culte de Harry Potter sous le nom de Crockdur, l’adorable molosse du garde-chasse Rubeus Hagrid. Dans le jeu télévisé Fort Boyard, un mâtin napolitain appelé Samson a également dû vous faire craquer dans les années 1995 et 1996. Il se rendait utile en apportant la liste des candidats au Père Fouras et montrait une fidélité exemplaire à son maître La Boule. D’ailleurs, ce gros nounours séduira tous ceux qui recherchent avant tout un pot de colle.

Malgré son calme légendaire, il se révèle être un très bon chien de garde grâce à sa grande force de dissuasion. Qui oserait s’approcher de cet animal pouvant peser jusqu’à 90 kilos ? Sa carrure lui permet aussi de se distinguer en tant que chien de protection, doté d’un grand courage. Enfin, son immense tolérance et sa gentillesse infinie font de lui un merveilleux compagnon pour toute la famille.

Les caractéristiques du Mâtin de Naples

Lourd, puissant et trapu, le mâtin de Naples arbore un tronc plus long que la hauteur au garrot, avec une croupe spectaculairement charpentée. Le poitrail dévoile des muscles pectoraux joliment développés. Il n’est pas rare de trouver des mâles pesant plus de 100 kilos ! Néanmoins, le standard impose une taille variant de 65 cm à 75 cm, pour un poids de 65 kilos à 70 kilos. Mesurant entre 60 cm et 68 cm, la femelle en impose tout autant par sa carrure. L’aiguille de la balance oscille en moyenne entre 50 kilos et 60 kilos. Mais comme pour les mâles, certaines peuvent peser jusqu’à 80 kilos.

La tête de ce molossoïde est large et courte, dotée d’un crâne rond allant en s’aplatissant vers les oreilles. De forme triangulaire et plates, ces dernières sont attachées très au-dessus de l’arcade zygomatique et semblent petites, comparé à la masse du dogue. Elles sont accolées aux joues et lorsqu’elles sont coupées, les oreilles deviennent un triangle presque équilatéral. Droit et pratiquement carré, le museau se termine par une truffe volumineuse dont la couleur est en lien direct avec celle de la robe. Il est orné de babines pendantes de façon presque caricaturale et de lèvres très charnues, dont le point de rencontre forme nettement un V renversé. Quant au stop, on ne peut que remarquer qu’il est bien marqué, séparant des yeux très écartés l’un de l’autre. L’iris est un peu plus foncé que les poils, à l’exception des sujets à la robe de teinte diluée.

Plissée et épaisse, la peau est ample sur l’ensemble du corps et laisse apparaître des rides caractéristiques sur l’ensemble de la face. Elle abonde tout spécialement au niveau des sourcils, venant légèrement cacher le dessus des yeux. Le cou est particulièrement court et bien musclé, pourvu d’un double fanon. Bien que la queue puisse être laissée longue, elle est habituellement coupée à environ deux tiers. Dans tous les cas, elle est grosse à sa racine pour s’amincir subtilement à son extrémité. Elle est portée en sabre pendant au repos, et se relève à l’horizontale lorsque le chien est en action.

Dense, dur et ras, le pelage du mâtin napolitain est uniformément lisse et serré, totalement dépourvu de franges. La couleur du poil peut être noir, gris plomb, brun, fauve, fauve intense ou encore noisette, tourterelle et isabelle. Le bringé est courant sur toutes les robes et les taches blanches ne sont pas exclues au niveau du poitrail et sur les orteils.

Origine

Comme tous les molossoïdes, le mâtin de Naples a très certainement pour ancêtre l’ancien Dogue du Tibet. Fidèle compagnon de Cyrus ou encore des navigateurs phéniciens, le mâtin napolitain a vaillamment combattu aux côtés d’Alexandre le Grand avant d’arriver dans le sud de de la péninsule italienne au 1er siècle.

Connu sous le nom de Mastino Napoletano, ce dogue imposant et majestueux est devenu gladiateur dans les jeux du cirque et a longtemps animé les arènes du Colisée à Rome, rivalisant avec des ours et autres lions. Il servait dans le même temps les légions romaines, protégé par un bardage en cuir. Certains riches propriétaires l’utilisaient pour garder leur domaine. C’est d’ailleurs cette dernière fonction qui lui a permis de survivre après le déclin de l’empire romain. En effet pendant les guerres de conquêtes, il était considéré comme une véritable arme. Les adversaires devaient affronter des meutes complètes à la férocité redoutable.

Au Moyen Age, il est toujours un virulent combattant et gardien, jusqu’à ce qu’au 19e siècle, le mâtin de Naples regagne les campagnes de la région napolitaine. Il peut alors profiter d’un quotidien plus paisible en accompagnant les bouchers dans leur travail, tout en continuant à occuper son rôle de gardien dans les grandes propriétés. Les fermiers de Campanie ont également vu en lui un bon gardien de troupeaux et de protection.

Cependant, la pauvreté qui régnait dans le sud de l’Italie a failli faire disparaître la race. Les effectifs diminuèrent petit à petit puis, l’écrivain et cynophile Piero Scanziani décida de sélectionner les meilleurs sujets dès 1933 pour donner un nouvel élan à la race. A cette époque, le vétérinaire Ruggero Soldati quitte Trévise pour s’établir dans le sud du pays. Le molosse aux caractéristiques typiques a instantanément retenu toute son attention. Il se lança alors dans un projet de standard, ayant lui aussi en tête de lutter contre l’extinction de la race. En 1946, Piero Scanziani présenta pour la première fois ses plus beaux chiens à l’exposition canine de Naples, qui se sont immédiatement fait remarquer auprès du public. C’est ainsi que le mâtin de Naples a été développé et diffusé au-delà des frontières de l’Italie. L’Ente Nazionale per la Cinofilia d’Italia reconnaît finalement la race en 1949.

Il faudra patienter la fin des années 1960 pour que le mâtin napolitain accède à une certaine popularité en France. En 1976, le Livre des Origines Françaises consigna les premiers chiots. Le standard en vigueur de la Fédération Cynologique Internationale date du 19 Novembre 1991. Mais aujourd’hui encore, ce dogue au gros cœur demeure bien trop méconnu dans l’Hexagone. De plus, certains passionnés désirent préserver son allure massive et son look plissé, alors que d’autres souhaiteraient un chien plus sportif avec une peau moins lâche.

Mâtin de Naples : Caractère

S’agissant du plus calme des molossoïdes, le mâtin de Naples est un chien particulièrement équilibré et loyal. Courageux, sûr de sa force et excessivement protecteur, il se montre méfiant vis-à-vis des étrangers mais ne mordra jamais sans raison. Loin d’être inutilement agressif, ce dogue au physique dissuasif est un excellent gardien qui fait preuve de vigilance à toutes épreuves. Il ne faut donc pas se fier à son air tranquille ! Surtout que ce molosse adore tellement son maître qu’il serait prêt à donner sa vie pour lui. C’est donc tout naturellement qu’il ne tolèrerait en aucun cas qu’on puisse le menacer.

Le gabarit hors-norme du mâtin napolitain impose nécessairement le respect, si bien que ces moindres gestes sont remplis de noblesse. Il suffit de le contempler pour se sentir envahi par un grand sentiment de plénitude. Très affectueux, dévoué et fidèle envers sa famille, il se révèle être un merveilleux compagnon extrêmement doux et patient avec les enfants. Ce gros pot de colle très câlin possède un instinct de protection si développé qu’il faut tout de même veiller aux éventuels débordements durant les parties de jeu avec son petit maître.

Conditions de vie du Neapolitan Mastiff

Le mâtin napolitain convient à toutes les situations familiales, l’idéal étant un maître qui peut consacrer du temps à la promenade. Ce qu’il aime par-dessus tout, ce sont les caresses et qu’on lui porte toute notre attention. Ce molosse très attachant n’est toutefois pas sportif. Il passe beaucoup de temps à dormir, sans pour autant se contenter d’un espace vital trop restreint. Ainsi, l’appartement n’est pas fait pour lui, même s’il aboie peu. Il n’aime pas rester longtemps enfermé et réclamera de se dépenser au quotidien, ce qui est indispensable à son bon comportement. Si vous adoptez un mâtin de Naples pour garder votre propriété, vous devrez prévoir un abri afin qu’il puisse se protéger des intempéries. Mais veillez à ne pas le laisser seul du matin au soir, car il a besoin de la présence humaine. Enfin, il est dominant avec ses congénères et une cohabitation avec un autre mâle peut s’avérer compliquée.

Santé

Robuste, le mâtin de Naples a une belle espérance de vie de 11 ans. A cause de ses nombreux plis, il peut être sujet aux affections dermatologiques, ou encore aux maladies oculaires telles que l’entropion ou l’ectropion. Comme la plupart des grands chiens, la dysplasie de la hanche est à surveiller dès le plus jeune âge. Malgré qu’il soit rustique et même si les éleveurs sélectionnent rigoureusement leurs chiens, il peut aussi rencontrer des problèmes de cardiomyopathie dilatée. Ce molosse aux rides bien distinctives est souvent victime d’hypertype, certains éleveurs cherchant à accentuer à l’extrême les plis au niveau de la tête. Le mâtin de Naples peut également souffrir de torsions et dilatations de l’estomac, mais aussi d’obésité. Il est donc essentiel de bien surveiller son alimentation et de lui laisser un libre accès à un jardin pour se dépenser.

Etant donné que sa croissance est rapide, vous devrez proposer à votre chiot une gamelle plus remplie que lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Durant sa première année, vous ajouterez un complément minéral vitaminé et augmenterez le ratio calcium / phosphore pour préserver son ossature et ses muscles. Enfin, vous lui installerez un couchage douillet, afin d’empêcher l’apparition de callosités disgracieuses aux coudes et aux jarrets.

Finalement, il est nécessaire de prévoir un gros budget santé pour un mâtin napolitain, du fait de la posologie conséquente. Sachez aussi que cette race supporte mal les anesthésies, qui peuvent conduire au décès. Ainsi, il sera préférable de prévoir une anesthésie gazeuse.

Dressage

Intelligent et dévoué à son maître, le mâtin de Naples est très attentif à ses ordres à condition qu’il ait accepté tôt son autorité. Il doit donc bénéficier précocement d’une éducation très ferme et appropriée, sinon il pourrait se montrer plutôt capricieux. Une main de fer dans un gant de velours est indispensable, pour éviter de vous confronter à son obstination. En outre, ne dressez surtout pas à l’attaque ce chien au caractère fort, car il pourrait devenir véritablement dangereux.

Le chiot doit apprendre tout de suite à marcher en laisse et se familiariser avec tout type de lieux. Sa sociabilisation ne doit pas être prise à la légère. Habituez votre nouveau compagnon à voir du monde et à côtoyer d’autres animaux, ce qui permettra d’atténuer son hostilité particulièrement envers les autres chiens.

Avant de décider d’adopter un mâtin napolitain, il est vivement recommandé d’avoir déjà été propriétaire d’un grand chien.

Quelques conseils

Les élevages en France sont peu nombreux. Il faudra donc être patient avant d’accueillir votre chiot ou prendre la décision de le chercher en Italie. Demandez systématiquement à l’éleveur une radiographie des hanches.

Avant tout, vous devez prendre conscience que la taille imposante du mâtin napolitain vous posera quelques difficultés au quotidien. Vous ne pourrez pas l’emmener partout avec vous, sans parler des sorties au restaurant ou autres nuits à l’hôtel qui sont inenvisageables. Un véhicule spacieux est également à prévoir. Notez qu’il bave beaucoup à cause de ses babines tombantes, surtout au moment de la prise des repas.

L’entretien du mâtin de Naples n’est pas contraignant. Il exige simplement un brossage régulier pendant les mues et un nettoyage fréquent de ses plis, principalement au niveau des paupières. Un ou deux shampooings par an est suffisant.

Si vous avez besoin de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact avec les membres du club de race. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site du club du mâtin de Naples ou sur celui de l’Atimana consacré à la Mondiale de la race.

Crédits photos : Fotolia

Race de chien : Greyhound

Race de chien : Greyhound

Les amateurs de rock connaissent forcément le greyhound, un lévrier anglais lancé à pleine vitesse sur la pochette de l’album Parklife du groupe britannique Blur. Ce chien de course prodigieusement endurant et vigoureux est classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des lévriers. Il s’agit d’un véritable sprinter, capable d’atteindre 80 kilomètres par heure en vitesse de pointe ! Autrefois, le greyhound était essentiellement utilisé dans les chasses à courre. Aujourd’hui, il est devenu un affectueux compagnon, réservé et sensible, d’une incroyable douceur avec les enfants et d’une fidélité admirable envers son maître qu’il aime plus que tout au monde. Apprenez-en davantage sur l’un des animaux terrestres les plus rapides de la planète, juste derrière le guépard, le springbok et le chevreuil qui peuvent courir à 100 kilomètres par heure. Vous allez forcément être séduit.

Les caractéristiques Greyhound

Du haut de ses 71 cm à 76 cm au garrot, le mâle ne pèse que 30 kilos à 38 kilos, ce qui lui permet de pouvoir prétendre au titre du chien le plus rapide du monde. Avec une taille de 68 cm à 71 cm et un poids qui oscille entre 26 kilos et 34 kilos, la femelle arbore des mensurations dignes d’un mannequin. Le greyhound est donc un grand lévrier extrêmement svelte, aux proportions harmonieuses et à la silhouette élégante qui évoque sans conteste sa spécialité. Elancé, doté d’une charpente puissante qui souligne une musculature très développée, le lévrier anglais s’appuie sur des membres trapus et souples, ce qui lui donne une allure noble. Quant à ses cuisses râblées, elles lui confèrent tout naturellement une grande force de propulsion. Cet athlète est très clairement bâti pour la vitesse comme en témoigne son dos assez long et carré ou encore ses flancs merveilleusement hauts. De même, les épaules disposées en arrière se dessinent avec grâce et netteté. Les côtes sont bombées, les reins sont subtilement arqués et la large poitrine bien remontée.

Le greyhound porte un long cou esthétiquement galbé, rehaussé d’une tête fine et allongée. Son crâne est plat et plutôt large, le stop peu prononcé et le museau grand et fort. Le lévrier anglais dévoile une expression intelligente à travers des yeux ovales de couleur sombre. Ses petites oreilles sont minces, venant se replier avec raffinement telles de délicates roses. Attachée et portée bas, la longue queue légèrement incurvée est épaisse à la naissance et va en s’effilant vers l’extrémité. Le standard de la race admet enfin toutes les couleurs de robes. Son poil fin, ras et serré peut dès lors être entièrement noir, blanc, fauve, bleu, gris ardoise, bringé, avec ou sans panachés de blanc.

Les origines

Le lévrier anglais est une race très ancienne, qui descend très probablement du sloughi plus communément appelé lévrier arabe. Il remonte à plus de 4 000 ans, comme en atteste les hiéroglyphes qui décorent les pyramides. En outre, de nombreux restes momifiés de ces chiens fuselés ont été trouvés après de leurs maîtres dans divers tombeaux au temps de l’Egypte antique. Les Grecs, très friands des compétitions, ne pouvaient eux aussi que l’adopter pour montrer ses prouesses aux yeux du grand public.

Le greyhound a tout d’abord été introduit au Royaume-Uni dès le 5e siècle avec les navigateurs phéniciens. Il s’est immédiatement fait remarquer pour ses qualités de coureur prodigieusement performantes. Le lévrier anglais s’est alors développé en Grande-Bretagne, où il est parvenu sans aucune difficulté à faire valoir sa vitesse durant les parties de chasse à courre au sanglier, au cerf et au lièvre. Par la suite, la race a très vite connu un immense succès sur l’ensemble du territoire européen, tout particulièrement auprès des souverains qui l’élevaient exclusivement pour la chasse. Les armes du roi Charles V de France étaient ainsi gravées à l’image de ce chien très populaire, tout comme celles de Henri VIII d’Angleterre.

Puis, le greyhound a commencé à prendre part à des courses au sein des cynodromes. Les Britanniques ont alors codifié les règles de ce genre d’épreuves dans les années 1750. C’est précisément en 1927 que les premières courses sur lièvre artificiel apparaissent. Très spectaculaires, elles sont toujours aussi prisées de nos jours.

La race a officiellement été reconnue par la Fédération Cynologique Internationale le 23 avril 1955. Pour finir, la publication du standard actuellement en vigueur date du 13 octobre 2010.

Greyhound : Le caractère

Bien qu’il soit taillé pour la course, le lévrier anglais n’est en aucun cas un hyper actif. Equilibré, doux et infiniment calme, il est très affectueux envers les membres de sa famille et a tendance à ignorer les personnes qu’il ne connaît pas. Le greyhound est d’une grande sensibilité et se montre d’une patience extraordinaire avec les enfants. Discret, docile et réservé de nature, il est loyal, fidèle et très attaché à son maître. Tant qu’il est à ses côtés, il est le plus heureux des chiens. Il s’agit d’un compagnon d’une grande élégance, distingué et raffiné qui n’est jamais agressif. En conséquence, la garde n’est pas sa principale qualité.
Les conditions de vie

Convenant parfaitement bien à la vie de famille, le greyhound en fait intégralement partie et apprécie les enfants sur lesquels il veille avec tendresse et douceur. C’est vraiment peu dire que le lévrier anglais adore le contact humain. Evitez donc de le laissez trop longtemps tout seul, encore moins dans le jardin au risque de voir votre chien déprimer. Un espace extérieur lui est utile seulement si vous êtes avec lui et prenez la peine de jouer avec lui. D’autant plus qu’il craint les intempéries et le froid, et recherche la chaleur d’un foyer confortable. Le greyhound préfère dormir quasiment toute la journée au coin de la cheminée ! En effet malgré sa grande taille, il est si tranquille qu’il sait facilement se faire oublier. Il ne s’épanouit qu’en présence d’une famille aimante qui n’est pas avare en caresses et câlins.

N’oubliez pas toutefois que la race est née pour courir. Vous devez donc accorder à votre lévrier anglais énormément d’attention mais aussi lui consacrer du temps et de l’énergie pour lui donner suffisamment d’exercices, au minimum 2 heures par jour. Très énergique et endurant, le greyhound est toujours le premier à répondre présent pour des promenades quotidiennes et des sorties fréquentes à la campagne, afin de pouvoir se défouler à sa guise. L’entraînement quotidien de lévrier anglais doit consister en de longues marches accélérées en laisse ou en liberté selon l’environnement. Les amateurs de vélo peuvent ainsi satisfaire pleinement son envie de courir à toute vitesse.

Quoi qu’il en soit, il s’adapte très vite à ses maîtres et son environnement. La vie en appartement ne le dérange absolument pas, surtout qu’il est très propre et n’aboie pratiquement pas. Il faudra simplement veiller à ce que votre adorable sprinter puisse participer chaque jour à des activités qui lui permettent d’exprimer son instinct d’athlète. N’hésitez pas à le faire courir dès que l’occasion se présente et même si ce n’est pas intensif, créez autant d’opportunités que possible pour lui permettre de s’adonner à son occupation favorite.

En outre cette race étant particulièrement sensible, assurez-vous que tous les membres de la famille traitent votre brave compagnon à quatre pattes avec respect. Sachez enfin qu’un lévrier anglais correctement sociabilisé cohabite bien avec les autres chiens, surtout ceux de la même espèce. En revanche, sa propension de chasseur est tellement développée qu’il représente un danger pour les petits animaux de compagnie. Il a tendance à courir après tout ce qui bouge autour lui, alors faites très attention aux chats, aux oiseaux et à tous les rongeurs qui sont des victimes potentielles !

La santé

Le lévrier anglais est très robuste. Cependant, il exige de votre part que vous le protégiez des intempéries. A cause de son poil ras et très peu épais, il supporte effectivement mal les variations de température. Attendez-vous à ce que votre chien refuse de sortir, simplement parce qu’il pleut ou qu’il fait froid. Mettez-le à l’abri de la chaleur car le greyhound est souvent touché par l’hyperthermie. S’il halète plus que d’habitude, salive à l’excès et s’agite sans parvenir à trouver sa place, n’attendez pas pour contacter le vétérinaire, car il s’agit d’une urgence vitale. En attendant, refroidissez-le avec de l’eau fraîche, puis de plus en plus froide pour éviter le choc thermique, l’idéal étant de tremper les pattes dans la baignoire. Bien évidemment, laissez toujours une gamelle d’eau à sa disposition.

Le greyhound peut souffrir d’hyperthyroïdie. Cette maladie hormonale fréquente induit la plupart du temps une hyperactivité caractéristique, de l’anxiété ou encore de la dépression mais surtout des troubles dermatologiques, cardiaques et neurologiques. La stérilité et les grossesses nerveuses sont également courantes. Une supplémentation en hormones thyroïdiennes est alors indispensable tout au long de l’existence du chien.

Le lévrier anglais peut aussi être sujet à l’alopécie, une affection dermatologique qui se distingue par une chute de poils abondante. La déficience thyroïdienne en est la principale cause. La guérison s’obtient par une cure d’iode dans la ration journalière, combinée à des comprimés composés d’extraits thyroïdiens.

Comme toutes les grandes races, le greyhound est concerné par la dysplasie de la hanche. Evitez alors de soumettre votre chiot à des exercices trop violents, tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte.

Par ailleurs, vous devez systématiquement inspecter chaque partie de son corps après un sprint, en portant une attention plus poussée sur les pattes. Il arrive en effet que le chien se blesse légèrement. Mais en le soignant immédiatement, vous le préservez d’une éventuelle infection.

Généralement, le greyhound a une espérance de vie moyenne de 13 ans. Toutefois s’il reçoit beaucoup d’amour ainsi qu’une alimentation saine et équilibrée associée à de l’exercice quotidien, votre doux compagnon peut rester à vos côtés encore plus longtemps.

Pour rester en pleine forme, le lévrier anglais doit manger au quotidien 400 g à 500 g de pâtée nourrissante préparée avec de la viande, du riz ou des pâtes. Il peut se contenter de croquettes, dès l’instant où elles sont de qualité et adaptées à son style de vie. Surveillez scrupuleusement sa silhouette. Un lévrier anglais en parfaite santé ne doit être ni maigre, ni gros. Pour vous en assurer, vous devez distinguer uniquement ses trois dernières côtes.

Le dressage

En raison de son intelligence et de sa très grande sensibilité, le lévrier anglais est facile à éduquer. Il faut néanmoins faire preuve d’autorité pour lui montrer les limites à ne pas dépasser, mais toujours tout en douceur et sans brutalité. L’idéal est de commencer l’apprentissage alors qu’il est encore chiot, au moyen de séances de dressage stimulantes et amusantes. Si les leçons n’ont aucun intérêt, le greyhound va rapidement s’ennuyer et ne portera plus d’attention à vos ordres. Gardez bien en tête que votre brave canidé a surtout besoin de passer du temps en votre compagnie et de beaucoup d’activité au quotidien pour dépenser son énergie physique. En suivant consciencieusement ces impératifs, l’éducation de votre lévrier anglais ne posera aucun problème et, lui comme vous, prendrez un immense plaisir à travailler ensemble. Votre complicité s’en trouvera nécessairement renforcée.

La chasse est innée pour le greyhound. Il est donc fondamental de l’habituer à passer du temps avec d’autres animaux dès son plus jeune âge. Si vous êtes déjà propriétaire d’un chat ou de toutes autres petites bêtes, votre lévrier anglais doit grandir à leur côté. Ainsi, ils deviendront ses meilleurs amis et vous ne prenez aucun risque de laisser votre ménagerie seule lorsque votre lévrier anglais aura atteint l’âge adulte.

Quelques conseils

Le greyhound est excessivement propre, son pelage court et fin ne nécessite que très peu d’entretien. La mue étant pratiquement inexistante, le toilettage demeure relativement simple. Il suffit de brosser votre chien une fois par semaine afin de le débarrasser des poils morts et ainsi préserver la beauté de sa robe, mais aussi la santé de sa peau. Les bains doivent rester exceptionnels, car ils peuvent irriter le derme et perturber les dépôts naturels de sébum. Vérifiez les oreilles toutes les semaines et nettoyez-les pour éviter que des corps étrangers ne viennent s’y loger.

Enfin, le lévrier anglais se trouve rarement en animalerie ou en refuge. Pour adopter votre nouveau compagnon à quatre pattes, il faudra vous rapprocher d’un éleveur. Sachez également que vous pourrez faire une bonne action en accueillant un chien en fin de carrière. En effet, ces sprinters sont malheureusement bien trop souvent exploités et leur retraite n’est pas toujours glorieuse. N’hésitez pas à contacter l’une des associations de défense des greyhound qui existent dans de nombreux pays. Vous pourrez ainsi offrir une belle fin de vie à un champion qui ne demande désormais qu’une chose, recevoir tout l’amour qu’il mérite.

Crédit photo : jurra8 – stock.adobe.com

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