Schipperke : intelligence et énergie à la maison

Schipperke
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Schipperke - portrait

Fiche de race : Schipperke

Origine : Belgique · Groupe FCI : 1 / Chiens de berger et de bouvier

Caractère : Vif, Loyal, Curieux Exercice : Élevé Entretien : Faible

Taille (au garrot)

♂ 28–33 cm · ♀ 25–30 cm

Poids

♂ 5–8 kg · ♀ 4–7 kg

Espérance de vie

13–15 ans

Prix d’un chiot

800–1 200 € en élevage

Cadre de vie

Petit chien rustique, il s’adapte facilement à la vie en appartement s’il est bien stimulé, mais adore les maisons avec jardin. N’apprécie pas l’ennui ni la solitude.

Avec enfants & animaux

Protecteur et joueur avec les enfants, il peut être méfiant envers les étrangers et les autres animaux s’il n’est pas bien socialisé tôt.

Aboiement

Élevé – excellent chien d’alerte, il aboie facilement pour prévenir de toute intrusion.

Fun fact

Surnommé le « petit diable noir » en Belgique, il était autrefois utilisé pour chasser les rats et garder les péniches.

*Les valeurs sont indicatives et peuvent varier selon les lignées et individus.

L’essentiel à retenir : Le Schipperke, « petit capitaine » belge, allie loyauté et vivacité dans un format compact. Ce chien de compagnie intelligent nécessite une éducation cohérente et une stimulation physique/mentale régulière pour s’épanouir. Son tempérament protecteur et ses 12 à 16 ans d’espérance de vie en font un compagnon exigeant mais fidèle, idéal pour les familles actives prêtes à répondre à ses besoins uniques.

Sommaire

Vous rêvez d’adopter un Schipperke mais redoutez son énergie débordante, ses aboiements intempestifs ou ses tendances têtues ? Ce petit chien belge, surnommé « petit capitaine » pour son passé de gardien de péniche, cache une nature complexe sous son apparence mignonne. Originaire des Flandres, ce chien de garde vif et loyal exige une éducation cohérente, une stimulation mentale et un environnement adapté. Découvrez ses caractéristiques uniques : son pelage noir zain, son double pelage, son instinct de chasseur, et les clés pour prévenir les problèmes génétiques. Apprenez à maîtriser ses traits exigeants et transformez son tempérament passionné en une complicité épanouissante, entre tradition et modernité.

Le Schipperke en bref : sa carte d’identité

Le Schipperke, petit chien belge au pelage noir et à la collerette fournie, incarne l’énergie et l’intelligence en miniature. Surnommé le « petit capitaine » pour son passé de chien de barge, cette race robuste surprend par son tempérament affirmé malgré sa taille compacte. Derrière son apparence de boule de poils se cache un chien de travail miniature, élevé pour sa vivacité d’esprit et son instinct de chasseur de rongeurs.

Tableau récapitulatif des caractéristiques du Schipperke

CaractéristiqueDescription
OrigineBelgique (XVe siècle), utilisé comme chien de garde et chasseur de rongeurs sur les barges
Poids4,5 à 7,3 kg (mâles et femelles confondus)
Taille25 à 33 cm au garrot
Espérance de vie12 à 16 ans avec des soins appropriés
PoilDouble pelage mi-long et dense, adapté aux conditions humides
Couleur de la robeNoir zain uniquement (couleurs alternatives disqualifiées en concours)
CaractèreVif, intelligent, curieux, loyal, protecteur
AptitudesExcellente sentinelle, chien de compagnie affectueux, performeur en agilité
EntretienBrossage hebdomadaire, toilettage événementiel, soins dentaires quotidiens
Besoins en exerciceÉlevés : promenades dynamiques, jeux mentaux, activités canines structurantes

Son passé de gardien de barges lui confère un tempérament vigilant et un besoin d’exploration. Ce n’est pas un animal décoratif : son intelligence exige des jeux éducatifs quotidiens et son énergie des sorties variées. Sa méfiance envers les étrangers nécessite une socialisation précoce. Adapté à l’appartement s’il bénéficie d’activités mentales régulières, son énergie mal canalisée peut entraîner des comportements destructeurs.

Les origines du « petit capitaine » : une histoire belge

De la Flandre aux péniches : un chasseur de nuisibles né

Savez-vous pourquoi ce petit chien noir, aujourd’hui si mignon, a longtemps été surnommé « le diable noir » à bord des péniches ? Schipperke, dérivé de « schipper » (batelier en flamand), raconte son rôle historique. Depuis le XVIIᵉ siècle, il était le compagnon incontournable des mariniers belges, chassant rats et souris tout en gardant les biens des bateliers.

Derrière son allure compacte se cache un descendant du Leuvenaar, chien de berger noir aujourd’hui éteint. À la différence du Berger Belge élégant, le Schipperke se distingue par une ossature robuste et un tempérament énergique. Sa silhouette trapue, ses oreilles pointues et sa collerette fournie en font un chien de travail miniature, parfaitement adapté aux espaces exigus des bateaux.

La reconnaissance officielle d’un trésor national

En 1885, un événement va changer le destin de la race : la reine Marie-Henriette de Belgique tombe sous le charme de ce petit chien noir. Son soutien transforme le Schipperke en symbole national. Cette promotion royale lance sa popularité, menant à sa reconnaissance officielle en 1888 par le premier club de race belge.

De la Flandre aux États-Unis où il est importé en 1888, le Schipperke confirme son adaptabilité. En 1904, l’AKC l’intègre à son registre, marquant son statut de race internationale. Malgré un déclin après la Seconde Guerre mondiale, sa survie a été assurée par des passionnés outre-Atlantique et en Angleterre, prouvant que ce « petit capitaine » a su naviguer entre épreuves et succès.

Portrait-robot du Schipperke : un physique unique

Quand on croise un Schipperke, son apparence attire immédiatement l’œil. Ce petit chien belge, surnommé “petit capitaine”, arbore une silhouette compacte et musclée. Son gabarit, son pelage et sa queue atypique en font une race à part. Focus sur ses caractéristiques physiques qui le distinguent.

Gabarit et morphologie : petit mais costaud

Le Schipperke mesure entre 25 et 33 cm au garrot, pour un poids oscillant de 4,5 à 7,3 kg. Sa morphologie carrée, presque “lupoïde”, traduit une solidité étonnante pour sa taille. Son corps trapu, large et puissant, s’inscrit dans un rectangle parfait. La tête, de forme cunéiforme, rappelle celle d’un renard : museau effilé, crâne légèrement bombé, et arrêt facial modéré. Ses yeux, petits et bruns, s’inscrivent dans un regard vif et malicieux. Les oreilles triangulaires, hautes et mobiles, trahissent sa curiosité constante.

Une robe noire et une collerette distinctive

Le standard de la race exige une robe noire zain, un noir pur sans reflets. Le pelage double, composé d’un sous-poil dense et d’un poil de couverture droit et résistant, forme des zones de longueurs variables. La “collerette” entoure le cou d’un collier de poils longs, accentuant son port altier. La “crinière” sur le poitrail et les “culottes” arrière renforcent son apparence unique. Chez les mâles, cette silhouette s’affirme davantage, tandis que les femelles restent plus délicates.

La question de la queue : anoure ou pas ?

Une particularité intrigante du Schipperke est sa queue. Certains chiens naissent naturellement anoures (sans queue) ou avec un moignon, sans défaut selon le standard. Lorsque la queue est longue, elle s’enroule souvent sur le dos en mouvement. La caudectomie, autrefois pratiquée pour l’esthétique, est désormais interdite dans de nombreux pays. Cette évolution légale a redéfini l’image de la race, valorisant désormais l’authenticité des queues naturelles.

Caractère et tempérament : une forte personnalité dans un petit corps

Le Schipperke arbore une personnalité affirmée malgré sa petite taille. Ce chien loyal combine un tempérament vif à une grande fidélité envers sa famille, tout en conservant une énergie débordante à canaliser. Reconnu pour son rôle de chien d’alarme, il reste un compagnon affectueux et fidèle à son foyer. Originaire de Belgique, il a été élevé à l’origine pour garder les barges et chasser les rongeurs, un héritage qui explique son instinct protecteur et sa vigilance.

Un compagnon loyal et protecteur

Malgré son besoin constant d’activité, le Schipperke est aussi un compagnon affectueux qui, une fois dépensé, adore se blottir sur les genoux de son maître pour un câlin.

Très attaché à ses propriétaires, ce chien affectionné est un véritable « chien velcro ». Il suit son maître partout, toujours curieux. Avec les enfants, sa patience est réelle, à condition de respecter ses limites. Sa vigilance en fait un excellent chien d’alarme : méfiant envers les inconnus, il aboie pour signaler une présence. Une éducation précoce équilibre cette méfiance naturelle. Sa polyvalence en fait d’ailleurs un chien apprécié dans les compétitions d’agilité, où son esprit vif et sa souplesse physique s’expriment pleinement.

L’énergie et la curiosité à canaliser

Derrière son pelage noir se cache un esprit vif. Son intelligence se manifeste par une curiosité insatiable et sa capacité à résoudre des problèmes simples. Cette vivacité exige une stimulation mentale et physique quotidienne. Un Schipperke inoccupé peut développer des aboiements excessifs ou détruire des objets. Des jeux d’intelligence, des parcours de renforcement musculaire ou des jeux de pistage stimulent son esprit vif. Des jouets interactifs, comme les puzzles à friandises, sont idéaux pour le garder occupé en intérieur.

Son passé de chasseur de rongeurs lui confère un fort instinct de proie. Il poursuit tout petit animal croisant sa route. En extérieur, une laisse ou un enclos sécurisé sont indispensables. En intérieur, la vigilance reste de mise avec d’autres petits animaux. Cette vivacité le rend aussi excellent pour des activités comme le flyball ou le cani-randonnée, pour peu qu’on encadre son énergie.

Le Schipperke et ses congénères

Malgré son air espiècle, le Schipperke nécessite une socialisation précoce. Sans éducation canino-centrée dès le plus jeune âge, son côté protecteur peut générer des tensions avec les autres chiens. Des sorties régulières et l’apprentissage des codes sociaux préviennent les conflits. Une exposition précoce à différents environnements adoucit son naturel méfiant. Les séances d’éducation collective, en présence d’animaux calmes, aident à équilibrer son comportement.

Sa méfiance envers les étrangers, associée à son instinct de défense, exige un équilibre entre fermeté et exposition positive. Une socialisation réussie transforme ce chien vif en compagnon sociable, capable de cohabiter harmonieusement avec d’autres animaux. Il s’intègre bien à un foyer avec d’autres chiens, à condition d’éviter les confrontations brutales et de privilégier les introductions en douceur.

Éducation et socialisation : les clés d’un Schipperke équilibré

Petit mais exigeant, le Schipperke nécessite une éducation structurée pour canaliser son énergie et son intelligence. Sans cela, son côté vif peut générer des comportements destructeurs. Découvrez des méthodes adaptées pour en faire un compagnon harmonieux.

Une éducation précoce et positive

Dès 2 mois, privilégiez des séances courtes (5 à 10 min) plusieurs fois par jour. Le renforcement positif est crucial : récompensez les bons gestes avec des friandises, félicitations ou jeux. Évitez les méthodes sévères, qui risquent de l’effrayer. Enseignez-lui impérativement le « ta place » ou « panier » pour lui offrir un repère rassurant et limiter son besoin de contrôler l’espace. Privilégiez des exercices ludiques avec des jouets interactifs pour maintenir son intérêt.

Gérer l’aboiement, un trait de caractère

Son passé de chien d’alarme explique ses aboiements fréquents. Apprenez-lui à les maîtriser via l’ordre « silence » associé à une récompense. Évitez de le laisser seul longtemps dans le jardin : l’ennui amplifie ses appels. Combinez dépense physique et mentale : une promenade dynamique ou un jeu de pistage épuisera son énergie plus efficacement qu’une séance de dressage, réduisant les nuisances sonores.

Les activités pour le stimuler

Pour préserver son équilibre, variez les exercices ciblés. Voici les meilleures options :

  • Agility : Exploite sa vivacité et son agilité sur des parcours complexes.
  • Pistage ou jeux d’odorat : Stimule son flair et son mental, utile en intérieur.
  • Obé-rythmée (Dog dancing) : Allie obéissance et créativité pour renforcer votre complicité.
  • Randonnées : Marcheur endurant, idéal pour accompagner des propriétaires actifs.
  • Puzzles et jouets d’occupation : Indispensables les jours de pluie pour éviter l’ennui.

Alternez ces activités pour transformer son énergie en comportements sains. Un Schipperke stimulé évite les chaises rongées ou les jardins creusés.

Santé et entretien : comment prendre soin de son Schipperke au quotidien

Le toilettage : un entretien simple mais régulier

Le pelage du Schipperke, bien que dense, reste facile à entretenir. Un brossage hebdomadaire suffit la majeure partie de l’année. Cependant, les deux périodes de mue intenses (printemps et automne) nécessitent un passage quotidien à la brosse pour éliminer le sous-poil mort et éviter les nœuds.

Les bains doivent rester occasionnels, idéalement un par mois maximum, pour ne pas agresser sa peau. Les oreilles se nettoient toutes les deux semaines avec un coton doux et un nettoyant adapté. Une surveillance régulière des yeux permet d’éviter les irritations.

Chez les petites races comme le Schipperke, l’hygiène dentaire n’est pas une option. Un brossage quotidien est le meilleur investissement pour prévenir des infections douloureuses et coûteuses.

L’alimentation : surveiller la balance

Une alimentation de qualité, adaptée à l’âge, au poids et à l’activité physique, est essentielle. Les adultes doivent être nourris deux fois par jour, avec une composition idéale de 60 % de viande, 30 % de légumes et 10 % de riz. Les portions doivent être mesurées pour éviter la suralimentation.

Ce chien, surnommé « petit glouton », est sujet à l’obésité. Les restes de table sont à proscrire. Les acides gras oméga-3, présents dans les huiles de poisson ou les compléments alimentaires, renforcent la qualité du pelage et soutiennent la santé articulaire et cardiaque.

Les prédispositions génétiques à connaître

Le Schipperke est généralement robuste, avec une espérance de vie de 12 à 16 ans. Cependant, certaines affections méritent attention :

  • Luxation de la rotule : Fréquente chez les petites races, elle se traduit par un déboîtement du genou. La gestion inclut des anti-inflammatoires ou une chirurgie selon la gravité.
  • Maladie de Legg-Calvé-Perthes : Elle affecte le développement du fémur chez les jeunes chiens. Le traitement varie de la restriction d’exercice à l’intervention chirurgicale.
  • Atrophie rétinienne progressive (ARP) : Maladie oculaire héréditaire menant à la cécité. Aucun traitement n’existe, d’où l’importance de choisir un chiot issu de parents dépistés.
  • Hypothyroïdie : Un dérèglement thyroïdien diagnostiqué par analyse sanguine, traité à vie avec de la lévothyroxine.
  • Mucopolysaccharidose de type IIIb (MPS IIIB) : Une maladie génétique rare mais grave. Le test ADN permet d’identifier les porteurs et d’éviter la transmission.

Pour réduire ces risques, privilégiez un éleveur sérieux réalisant les dépistages génétiques. Une bonne hygiène de vie et des visites vétérinaires régulières renforcent sa longévité.

Adopter un Schipperke : ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Quel budget pour un Schipperke ?

Un chiot Schipperke inscrit au LOF coûte entre 900 et 1500 € selon la renommée de l’élevage et les origines des parents. Les femelles sont souvent 100 à 150 € plus chères. Les frais incluent généralement la puce électronique, les premiers vaccins, le pedigree et un kit de démarrage avec des échantillons alimentaires ou accessoires de base.

Le budget annuel tourne autour de 1000 à 1500 € pour la nourriture de qualité (croquettes riches en protéines, oméga-3), les soins vétérinaires (vaccins, vermifuges, dépistage des prédispositions génétiques comme la luxation de la rotule ou l’hypothyroïdie) et l’assurance santé, conseillée pour les frais imprévus. Prévoyez aussi des dépenses pour le toilettage (brosses, shampooing), des jouets résistants et des activités stimulantes comme des cours d’agilité ou des jeux d’intelligence.

Choisir un bon élevage ou opter pour l’adoption ?

Un éleveur sérieux est membre du Club Français du Schipperke ou de la Société Centrale Canine. Visitez l’élevage, vérifiez les conditions de vie des chiens et exigez les résultats des tests génétiques (mucopolysaccharidose, luxation rotulienne). Les parents doivent être sociabilisés et en bonne santé. Un bon éleveur reste disponible après l’adoption pour des conseils sur l’éducation et les soins.

L’adoption permet de sauver un chien en difficulté. Des associations comme SchipperkeRescue.Net ou Recycled Pomeranians and Schipperkes offrent des Schipperkes de tous âges, y compris des adultes déjà éduqués. Cette option est idéale pour les adoptants prêts à offrir une seconde chance à ces chiens énergiques, souvent moins coûteuse que l’achat d’un chiot.

Le Schipperke est-il fait pour vous ?

Voici les points clés pour décider :

  • Les « plus » : Loyal et proche de sa famille, excellent chien d’alarme grâce à son sens de la vigilance, intelligent et réceptif à une éducation cohérente, entretien du pelage simplifié malgré ses deux périodes de mue annuelles.
  • Les « moins » : Besoin d’exercice intense (promenades dynamiques, jeux mentaux), aboiements fréquents pouvant déranger les voisins, instinct de proie développé (à surveiller avec les petits animaux), réticence à la solitude pouvant entraîner de l’anxiété.

Si vous avez encore des interrogations, n’hésitez pas à poser vos questions. Un Schipperke exige un engagement quotidien, mais il est un compagnon dévoué pour les propriétaires actifs et patients. Avec sa nature vive et curieuse, il s’épanouit dans un foyer prêt à répondre à ses besoins en activité et en affection.

Mythes et questions fréquentes sur le Schipperke

Le Schipperke nain, blanc ou marron existe-t-il ?

Beaucoup croient en l’existence de variétés “naines” ou de couleurs variées. Pas de Schipperke nain : la race est déjà de petite taille (25 à 33 cm au garrot). La seule couleur officielle reste le noir, selon les standards de l’AKC et du LOF. Les teintes comme le blanc, le marron ou l’abricot, bien que génétiquement possibles, ne sont pas reconnues. Le UKC accepte certaines nuances (doré, froment), mais ces chiens ne peuvent pas être inscrits au LOF. Un Schipperke aux couleurs “non standard” n’est pas un défaut, mais une non-conformité au standard. Les pelages “bleu” ou “lilas” résultent de dilutions pigmentaires rares, parfois liées à des sensibilités génétiques.

Est-il vraiment le plus petit chien de berger ?

Le surnom de “plus petit chien de berger” est partiellement exact. Descendant du Leuvenaar (chien de berger belge), le Schipperke appartient au groupe 1 de la FCI (chiens de berger). Pourtant, son rôle historique principal était le chasseur de rats sur les péniches, pas le gardien de troupeaux. Comparé au Border Collie ou au Sheltie, sa taille le distingue, mais d’autres races comme le Lancashire Heeler rivalisent. En somme, c’est un petit chien de berger atypique, plus polyvalent qu’on ne le pense.

Le Schipperke, petit chien belge noir à tempérament vif, allie énergie et tendresse. Loyal et joueur, il nécessite une éducation bienveillante, des activités régulières et un suivi santé attentif. Parfait pour propriétaires actifs, ce chien au tempérament affirmé offre loyauté indéfectible et complicité unique.

FAQ

Quel budget prévoir pour l’adoption d’un chiot Schipperke ?

Le prix d’acquisition d’un chiot Schipperke inscrit au LOF se situe généralement entre 900 et 1200 €. Cette fourchette varie selon plusieurs facteurs : la réputation de l’élevage, le pedigree des parents (un chiot issu de géniteurs champions peut atteindre 1500 €) et le sexe du chiot (les femelles sont généralement 100 à 150 € plus chères que les mâles). Ce tarif inclut l’identification électronique, les premières vaccinations, le certificat de bonne santé émis par le vétérinaire et bien sûr le pedigree officiel. Certains éleveurs sérieux proposent même un kit de démarrage pour faciliter l’intégration du petit dans son nouveau foyer.

Quels sont les traits de caractère typiques du Schipperke ?

Le Schipperke est un chien au tempérament affirmé, entre énergie vive et attachement profond. Ce petit chien de caractère se montre à la fois intelligent, curieux et très protecteur de son foyer. Il développe souvent un lien fusionnel avec ses propriétaires, devenant ce fameux « chien velcro » qui suit son maître partout. Très observateur, il n’hésite pas à aboyer pour signaler une présence inhabituelle, ce qui en fait un excellent chien d’alarme. Derrière son air espiègle se cache un compagnon affectueux qui, malgré son passé de chien de travail, s’adapte parfaitement à la vie de famille, à condition de stimuler régulièrement son esprit vif et son corps dynamique.

Quelles méthodes d’éducation privilégier pour un Schipperke ?

Éduquer un Schipperke nécessite de la patience et de la cohérence, car ce petit malin peut se montrer têtu. Il répond cependant très bien aux méthodes basées sur le renforcement positif : récompenses alimentaires, félicitations enthousiastes et jeux comme récompense. Commencez l’apprentissage dès le plus jeune âge, en gardant les séances courtes (5 à 10 minutes maximum) et ludiques pour ne pas l’ennuyer. Enseignez-lui impérativement l’ordre du « silence » pour gérer son instinct de chien d’alarme, et le « ta place » pour lui offrir un repère rassurant. Pour stimuler son cerveau en permanence en éveil, proposez-lui régulièrement des jeux d’intelligence, de l’agilité ou des activités d’odorat comme le pistage.

Le Schipperke est-il considéré comme le plus petit chien de berger du monde ?

Bien que le Schipperke descende du Leuvenaar, un chien de berger belge aujourd’hui éteint, il est plus justement classé comme chien de garde et de compagnie. Son surnom de « plus petit chien de berger du monde » fait référence à ses origines, mais son rôle historique s’est principalement cantonné à la garde des péniches et à la chasse aux rongeurs sur les bateaux. Appartenant au groupe 1 de la FCI (chiens de berger et de bouvier), il partage ce classement avec des races bien plus grandes. Il ne faut donc pas le confondre avec les vrais chiens de berger de petite taille comme le Border Collie miniature, car son tempérament et ses aptitudes sont assez spécifiques.

Quelle race canine représente le nec plus ultra en termes de prix en France ?

Si le Schipperke s’inscrit dans une fourchette de prix relativement abordable (900 à 1200 €), d’autres races font pâlir d’envie les passionnés de chiens de prestige. Le Tosnois (ou Bichon à poil noir), extrêmement rare et exclusif, peut atteindre des sommets de 4000 à 5000 €. Le Barbet, en vogue actuellement, se situe entre 2000 et 3000 €. Le Chien nu mexicain (Aztec) ou le Lhassa Apso, s’ils proviennent de lignées exceptionnelles, dépassent souvent les 2500 €. Toutefois, le détenteur du record serait le Chow-Chow tibétain rare, dont certains exemplaires exceptionnels atteignent des sommes astronomiques, parfois supérieures à 10 000 € dans certaines transactions privées.

Quelles précautions prendre avec un chiot proposé à 100 € ?

Un chiot vendu pour 100 € ne correspond absolument pas au prix de base d’un Schipperke de qualité. Ce tarif dérisoire doit immédiatement alerter tout futur acquéreur sérieux. En général, un tel prix dévoile souvent une provenance douteuse : élevage industriel, fraude au pedigree, ou pire, trafic d’animaux. Ces chiots bon marché présentent fréquemment des problèmes de santé, des troubles comportementaux et peuvent souffrir de carences sociales graves. Je recommande vivement de privilégier un éleveur responsable, même si le prix est plus élevé, plutôt que de tomber dans le piège des fausses bonnes affaires qui finissent par coûter bien plus cher à long terme.

Le Schipperke est-il un chien qui mue fortement ?

Oui, le Schipperke possède un double pelage dense et nécessite un entretien régulier. Il perd ses poils de façon modérée tout au long de l’année, avec deux pics de mue intenses : au printemps pour perdre son sous-poil d’hiver, et à l’automne pour s’adapter à l’hiver. Durant ces périodes, un brossage quotidien devient essentiel pour évacuer le poil mort et éviter les bouloches. En dehors de ces phases saisonnières, un brossage hebdomadaire suffit amplement. À noter que cette race ne supporte pas les bains répétés : un nettoyage mensuel maximum préserve son pelage naturellement protecteur.

Existe-t-il vraiment un « chien le plus méchant du monde » ?

Classer objectivement un chien comme « le plus méchant du monde » relève du fantasme et des stéréotypes. Le tempérament canin dépend avant tout de l’éducation, de la socialisation précoce et du mode de vie. Certaines races sont pourtant régulièrement citées pour leur potentiel d’agressivité lorsqu’elles sont mal élevées ou utilisées à de mauvais escient : le Rottweiler, le Pitbull (illégal en France) ou le Tosa Inu. Mais rappelons qu’un chien mal éduqué ou maltraité, quel que soit sa race, peut devenir imprévisible. C’est d’ailleurs pour cette raison que je m’efforce, sur mon blog Nosamisleschiens.fr, d’aider les propriétaires à comprendre et éduquer leurs compagnons.

Quelle est la race du fidèle compagnon de Tintin, Milou ?

Milou, le chien le plus célèbre de la bande dessinée, est un Petit Griffon Vendeen selon Hergé lui-même. Cette race bretonne, aujourd’hui éteinte, s’apparente à un petit chien de chasse au pelage blanc tacheté. Les lecteurs ont souvent cru reconnaître en Milou un Fox Terrier blanc, un Jack Russell ou même un Bichon Frisé, mais le dessinateur belge a toujours insisté sur ses origines griffonnes. Si le Schipperke noir de mon livre « À Chacun son chien » peut étonner par son tempérament affirmé, Milou, malgré son pelage blanc et son air espiègle, reste un modèle de bon sens et de fidélité dans les aventures de Tintin.

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