Guide complet : La propreté chez le chien

Guide complet : La propreté chez le chien

Il est tout petit et ferait craquer n’importe qui avec sa frimousse, sa démarche maladroite et ses grosses papattes. Même si vous adorez votre chiot, vous voyez rouge dès qu’il fait ses besoins un peu partout dans la maison. Pourtant, il ne comprend pas qu’il doit se soulager à un endroit spécifique. C’est donc votre rôle en tant que maître d’inculquer la propreté à votre boule de poils. Voici les règles de base pour le lui apprendre en toute sérénité.

Conduire votre chien dans le bon environnement

L’espèce canine n’a pas la notion de bien et de mal établie par les êtres humains. Par conséquent, votre chiot ne comprend pas que cela ne se fait pas de faire pipi dans le salon. Pour lui, le carrelage ou, pire encore le tapis, demeure une surface comme une autre sur laquelle il peut se soulager. Il vous appartient alors de lui montrer les lieux plus adéquats.

Il est fondamental de conduire votre chiot toujours au même endroit. N’hésitez pas à le sortir en laisse, afin qu’il puisse faire ses besoins là où vous en avez décidé. Cela peut être dans le jardin, devant l’arbre en face de votre immeuble, etc. qu’importe tant que vous ne variez pas les lieux. Il doit savoir où se trouvent exactement ses toilettes.

Éduquer son chiot à la propreté, c’est lui apprendre à ne pas se soulager à l’intérieur mais aussi à ne pas éliminer n’importe où à l’extérieur. En balade, laissez-le marcher du côté du caniveau et dans l’herbe dès que possible, afin qu’il ne fasse pas ses besoins sur le trottoir. Lorsqu’ils sont faits, montrez-vous généreux en récompenses et poursuivez votre promenade. Ne rentrez pas tout de suite chez vous ou la prochaine fois, il prendra tout son temps juste pour le plaisir de prolonger la sortie.

Provoquer des accidents heureux

Au début, vous n’aurez pas d’autre choix que de sortir souvent votre petit toutou, ceci afin de vous éviter la corvée de nettoyage mais aussi pour multiplier les chances de le voir faire ses besoins. Dès qu’il élimine à l’extérieur, félicitez-le et il commencera à se rendre compte que cette action vous comble de joie. En revanche, dès que vous le prenez en flagrant délit de pipi à l’intérieur, arrêtez-le immédiatement en lui donnant un ordre comme « Dehors ! » ou « Non », fermement mais sans le gronder. Puis, emmenez-le à l’extérieur afin de lui montrer qu’il peut poursuivre à cet endroit. S’il finit de se soulager dehors, encouragez-le en le récompensant par des caresses et en lui offrant une friandise.

Sortir votre chiot aux bons moments

Il est essentiel de connaître le fonctionnement du chiot pour éviter qu’il salisse bêtement votre intérieur. Si vous vous inquiétez parce qu’il ne sait pas se retenir, sachez que c’est tout à fait normal. Les muscles de la vessie, les sphincters, mettent en effet plus de temps à se développer que les autres organes. De petite taille et très fine, elle se remplit particulièrement vite et doit être vidée fréquemment, ce qui se fait de manière incontrôlée jusqu’à 4 à 5 mois.

L’idéal est de proposer une promenade hygiénique à votre petit compagnon au moins toutes les 2 heures, jusqu’à ses 4 mois. Puis, passé cet âge-là, il saura attendre 4 à 5 heures avant de pouvoir se soulager. Même si la nuit est une période très longue pour lui et qu’il n’arrivera pas à se retenir tout ce temps, il est totalement déconseillé de se lever régulièrement pour le sortir car votre chiot n’apprendra pas à se retenir. Il est préférable de le faire dormir dans votre chambre jusqu’à ses 6 mois, âge auquel il sera parfaitement apte à attendre 6 à 7 heures. Ainsi, vous pourrez l’entendre s’il réclame à sortir.

Soyez patient et fonctionnez avec un horaire précis pour accélérer l’apprentissage de la propreté. Sortez-le toujours aux mêmes heures, cette recommandation étant également valable pour la prise des repas. Une fois adulte, votre chien aura la faculté de se retenir 8 heures.

Reconnaître les signaux

Durant ses premiers mois de vie, votre chiot a des temps de vie bien distincts. Il mange, il dort, il joue et explore le monde qui l’entoure. Observez-le et repérez les indices qui peuvent vous indiquer l’envie d’éliminer.

Votre petite boule de poils se met à tourner en rond, à renifler le sol avant de s’accroupir. N’attendez pas plus longtemps pour l’emmener à l’extérieur ! Et puis comme les bébés, votre petit canidé sait très bien se faire comprendre. Contrairement à un nourrisson, il ne va pas pleurer pour vous demander quelque chose, il va plutôt s’exciter. Peut-être se mettra-t-il à vous mordiller, à aboyer sans discontinuer, à gratter la porte, à couiner, etc. Autant de signes que vous ne pouvez pas manquer, qui signifient clairement qu’il va faire ses besoins dans les secondes qui suivent. Il est alors temps de le diriger vers le lieu où vous désirez qu’il se soulage.

Limiter l’espace

Pour commencer l’éducation de la propreté sur de bonnes bases, installez votre chiot dans une petite pièce. La salle de bain fera parfaitement l’affaire. Tout comme les êtres humains, un canidé ne dort et ne mange en effet jamais dans ses excréments. L’objectif est donc de se servir de son instinct naturel pour l’aider à contrôler sa vessie. En outre, il se sentira plus en sécurité que dans une grande maison qu’il ne connaît pas. Moins stressé, il aura ainsi moins tendance à faire ses besoins à l’intérieur dès que vous vous absentez. C’est pour toutes ces raisons qu’il peut être astucieux d’investir dans des barrières de sécurité pour bébé afin de délimiter une partie de la pièce, ou encore dans une niche ou une cage à sa taille. Il doit pouvoir se mettre debout et se coucher en toute aisance, sans qu’il y ait trop d’espace non plus. Sinon, il trouvera certainement le moyen de faire ses toilettes dans un coin, ce qui ne l’empêchera pas de dormir de l’autre côté. Dans le cas où vous êtes l’heureux propriétaire d’un chiot amené à devenir costaud, notez qu’il existe des modèles évolutifs qui suivent la croissance de votre petit protégé.

Quand vous êtes chez vous, laissez la porte de sa cage, de sa niche ou la barrière de sécurité ouverte pour que votre chiot puisse déambuler dans la maison à sa guise. Son espace qui lui est dédié doit être chaleureux et accueillant. Il doit contenir des jouets, des friandises à mâcher et une couverture pour plus de confort. Il y a de fortes chances pour que votre doux compagnon en fasse immédiatement son petit nid douillet. S’il ne parvient pas à s’approprier les lieux, laissez-le s’habituer petit à petit. Il ne doit jamais associer sa cage, sa niche ou la pièce qui lui est attribuée comme une punition.

D’autre part, un chiot de moins de 6 mois a besoin de jouer et ne doit pas rester enfermé plus de 4 heures. En conséquence si vous travaillez toute la journée, demandez à une personne de votre entourage de le sortir régulièrement, non seulement pour faire ses besoins mais aussi pour se divertir. À votre retour, dès que vous sortez votre petit poilu de sa cage, emmenez-le aussitôt faire sa balade hygiénique pour éviter tout accident à l’intérieur.

Plus votre chien grandira, plus il sera propre et plus vous pourrez vous autoriser à lui donner de « liberté ».

Suivre une routine stricte

Il est primordial de mettre en place une routine, en veillant à rester prévisible et constant. En faisant toujours la même chose et en attendant qu’il exécute à chaque fois la même action, il est certain qu’il apprendra rapidement à être propre :

Utilisez une nourriture de qualité.

Donner de la nourriture adaptée à votre petit carnivore ne peut que l’aider à devenir propre. Il mangera effectivement moins qu’avec des croquettes de basse qualité et son organisme fera le plein de protéines, de minéraux, de vitamines et de tout ce dont il a besoin pour être en parfaite santé. Il digérera bien et ses selles seront donc moins nombreuses.

Fixez l’heure de la prise de ses repas.

En prenant l’habitude de nourrir votre petite boule de poils à heures fixes, vous avez toutes les chances de réussir l’acquisition de la propreté. Cela vous facilitera bien la tâche, car vous constaterez vite que l’envie de se soulager se fait généralement ressentir 20 minutes après avoir mangé.

Sortez votre chiot aux moments-clés de la journée.

Saviez-vous qu’un tout petit canidé comme le vôtre fait principalement ses besoins à son réveil, une fois qu’il a fini sa gamelle et après une partie de jeu ? Alors, anticipez en lui proposant de sortir à ces moments stratégiques ! Prévoyez une balade de 15 à 20 minutes pour qu’il puisse faire tous ses besoins et n’oubliez pas de le conduire une dernière fois dehors le soir, juste avant d’aller dormir.

Donnez un ordre correspondant à ses besoins.

En plus de l’emmener toujours sur le lieu qui est dédié à ses toilettes, vous pouvez ajouter un ordre qu’il associera à ses besoins. Cela peut être « Vas-y », « Fais ici » ou toute autre expression que vous préférez. Gardez toujours le même ordre et ne l’utilisez que dans cette situation précise. Répétez-le dès que vous l’emmener dehors.

Félicitez systématiquement votre chiot lorsqu’il a fini.

Vous avez désormais compris que dès l’instant où vous avez repéré les signes avant-coureurs, vous devez emmener votre animal de compagnie dehors. Il ne vous reste plus qu’à attendre qu’il fasse ses besoins. Une fois qu’il a fini de se soulager, félicitez-le sans lésiner ! C’est là tout le secret de la méthode, qui est à réitérer à chaque sortie. Une friandise, une caresse accompagnée de mots encourageants, sans oublier la plus merveilleuse des récompenses : la liberté ! Enlevez-lui la laisse pour qu’il puisse se dépenser, lancez-lui la balle, etc. Mais surtout, ne l’interrompez jamais : félicitez-le une fois qu’il a terminé de faire ses besoins et avant de rentrer à la maison. Un sujet un peu trop sensible pourrait effectivement arrêter de se soulager uniquement parce qu’il reçoit de vives félicitations.

Ne dérogez sans aucune exception aux règles établies, c’est le meilleur moyen de semer le trouble dans son esprit et de recommencer son éducation depuis le début. Votre rituel devra être poursuivi jusqu’à ce que vous soyez certain que votre compagnon à quatre pattes est capable de se retenir. Lorsque c’est le cas, vous pouvez alors réduire les sorties et ne plus le récompenser à chaque fois qu’il élimine. Si un incident se produit, emmenez-le à nouveau plus souvent dehors.

Un mot d’ordre : la patience

L’initiation de la propreté ne peut être fructueuse que si vous faites preuve d’une grande patience. Vous allez devoir garder un œil vigilant sur lui afin de détecter les signes précurseurs, et rester auprès de lui pour l’emmener dehors au bon moment. Cela peut prendre beaucoup de temps mais en moyenne, un chien est propre à 5 mois. Alors, gardez votre calme et mettez impérativement l’accent sur la récompense. Il peut être tentant de se mettre en colère et de punir votre toutou lorsque, de retour après une longue absence, vous retrouvez des excréments un peu partout dans la maison. Or, il ne comprendra pas ce que vous lui reprochez, ce qui ne fera qu’engendrer un sentiment de peur. Il pensera que vous êtes furieux contre lui à chaque fois que vous rentrez chez vous. Ne soyez alors pas étonné de retrouver la prochaine fois des déjections dans des cachettes improbables ! Pire, il pourrait les avaler afin d’en effacer toute trace… Il est important d’être cohérent et juste pendant toute la période d’apprentissage, sans jamais tenter d’aller trop vite au risque de vous mettre en situation d’échec.

Éviter de poser du papier journal au sol

Il apparaît tout à fait irrationnel d’apprendre à votre chiot de faire ses besoins sur des journaux. L’objectif est bien évidemment qu’il se soulage dehors ! Le papier journal est uniquement nécessaire pour faciliter l’entretien de la caisse ou de la niche. Pour autant, ne lui donnez pas l’habitude de faire dessus ! Cela entraînera très certainement de la confusion et le délai d’apprentissage de la propreté s’en trouvera rallongé. Au début, les accidents étant inévitables, il est préférable de nettoyer minutieusement le sol afin de faire disparaître toute odeur persistante. N’utilisez pas l’eau de Javel, qui a tendance à attirer contrairement à ce que l’on pourrait penser. Lavez plutôt le sol avec du vinaigre blanc, additionné à de l’eau très chaude.

Ignorer les mictions d’émotion

Il peut arriver que votre chien ait un accident alors qu’il a parfaitement assimilé le concept de propreté. Certains sujets un peu trop sensibles peuvent effectivement se faire dessus, tout simplement parce qu’ils sont extrêmement excités de voir arriver leur maître. Ils n’arrivent alors plus à contenir leur vessie tant le bonheur est intense. Cette miction de soumission peut également se produire en cas de sanction trop vive. Cela n’a donc rien à voir avec la malpropreté et peut concerner aussi bien les bébés que les adultes. En cas de pipi involontaire, ne sanctionnez pas votre brave compagnon poilu. Tentez plutôt de le calmer ou de le rassurer, voire de l’ignorer.

Les petits trucs pour réussir

Apprendre la propreté le plus tôt possible

Commencez l’éducation à la propreté de votre chiot sans attendre ; c’est une question d’hygiène. Une fois que vous lui avez fait visiter son nouveau foyer, proposez-lui à boire et montrez-lui l’endroit qui lui est réservé pour faire ses besoins.

Ramasser les accidents hors de la vue du chiot

En nettoyant les excréments, vous vous accroupissez. Cependant, cette position est une véritable invitation au jeu. Votre compagnon à quatre pattes voudra donc refaire ses besoins à l’intérieur, pensant légitimement vous faire plaisir.

Restreindre l’espace en votre absence

À chaque fois que vous partez, laissez votre chien dans un endroit réduit. Le danger qu’il souille cette surface est alors moindre. À votre retour, sortez-le dans l’immédiat et félicitez-le dès qu’il aura fini de se soulager.

Si vous utilisez du papier journal

Dans le cas où vous protégez la caisse ou la niche avec des journaux, ne jetez pas le papier souillé. Froissez-le en boule et mettez-le à l’endroit où vous souhaitez que votre chien se soulage. À chaque fois que vous l’emmenez dehors, conduisez-le vers ses toilettes. L’odeur l’incitera à éliminer à cet endroit précis.

Récompenser au bon moment

Le canidé est un être qui vit au présent. Il est donc fondamental de récompenser votre chiot dès qu’il a fini de faire ses besoins. Dix ou vingt secondes après, et il ne saura pas ce qui vous rend si fier de lui ! En ayant un timing parfait, votre brave compagnon aura vite fait d’assimiler qu’un bon comportement vous rend heureux, et c’est précisément ce qu’il recherche.

Une récompense adéquate

La friandise est la récompense la plus efficace pour commencer l’apprentissage de la propreté à son chien. Puis, au fil des jours, vous pourrez diminuer progressivement au profit d’une caresse et de paroles encourageantes. Dans ce contexte, votre fidèle compagnon ne se contentera pas de bien agir uniquement pour de la nourriture ! Est-il nécessaire de préciser que lui mettre le museau dans ses excréments est une punition répugnante et totalement inefficace ?

Avec beaucoup de patience et de rigueur, l’apprentissage de la propreté se transforme en une période enrichissante autant pour le maître que pour son nouvel ami. Vous allez passer beaucoup de temps ensemble et découvrir vos personnalités respectives, ce qui fera naître une belle complicité !

Guide complet :  Apprendre le rappel à son chien

Guide complet : Apprendre le rappel à son chien

Inculquer le rappel à son chien, autrement dit lui donner envie de revenir vers vous quand vous l’appelez, est une étape essentielle dans son éducation. Non seulement vous pourrez le lâcher dans la nature pour qu’il puisse se défouler en toute liberté. Mais surtout, cet ordre de base peut lui sauver la vie en toute circonstance ! Même s’il est obligatoire de tenir son compagnon canin en laisse, il peut vous échapper par mégarde. Il est alors rassurant de pouvoir lui signifier de revenir aussitôt, sans humer les odeurs irrésistibles qui le séparent de vous ni courir derrière un chat. Pour y parvenir, suivez mes conseils. Mon article vous aidera à atteindre votre objectif dans une atmosphère ludique, ce qui ne fera que renforcer la confiance entre vous et votre fidèle toutou !

Ne jamais punir le chien en phase de rappel

Avant tout, il faut connaître les erreurs à éviter pour apprendre le rappel à votre adorable boule de poils sans aucune confusion.

Les maîtres sont en effet nombreux à se demander pourquoi leur chien n’a aucune réaction à leurs exigences. C’est tout simplement parce que l’animal n’assimile pas toujours bien l’apprentissage du rappel. Avouez-le : il vous est déjà arrivé de rattacher votre compagnon à quatre pattes pour rentrer à la maison, sans même lui adresser un regard de gratitude alors qu’il est gentiment revenu vers vous. Ou encore, vous l’appelez en criant son nom, estimant que cela suffise pour qu’il revienne. Or, votre chien s’attend à recevoir un ordre précis.

Mais la pire erreur que vous puissiez faire est de vous énerver lorsque votre chien vous rejoint, alors que vous lui avez demandé un nombre incalculable de fois de revenir aux pieds. Bien que tout soit potentiellement distrayant pour votre brave compagnon poilu, la perte de patience de votre part demeure le principal obstacle à l’apprentissage du rappel. Le principal n’est-il pas qu’il soit venu ?

En agissant de la sorte, vous n’avez malheureusement pas conscience que vous créez un malentendu qui se transforme en une véritable frustration. Le résultat ne se fera pas attendre : votre toutou ne trouvera naturellement aucun intérêt de revenir auprès de vous.

La seule et unique façon de s’assurer qu’il arrive à chaque fois que vous l’appelez est de lui offrir quelque chose d’intéressant en échange. Revenir vers son maître doit effectivement être plaisant pour lui. Si vous lui demandez de revenir pour le gronder, il sera de moins en moins enclin à vous obéir. Certes, la balade doit bien se finir un jour, mais avant de lui remettre la laisse, vous pouvez lui donner davantage de friandises que lors d’un simple rappel. Félicitez-le dès son retour, peu importe que vous l’attendiez depuis un moment. Même si vous le rattachez, cela reste très positif pour votre brave compagnon ! Donnez-lui éventuellement des friandises plus petites et montrez votre satisfaction de manière modérée, afin de lui faire comprendre que vous êtes content qu’il vous ait obéi, mais qu’il peut mieux faire.

Une chose est sûre, votre canidé n’a aucune idée de la raison pour laquelle vous lui hurlez après. Pire encore, il associera votre fureur à son retour et non pas au fait qu’il ait tardé à répondre favorablement à votre demande.

Les bonnes conditions pour apprendre le rappel à son chien

Pour bien démarrer l’entraînement, il est nécessaire de s’équiper d’une longe d’environ 10 mètres et de s’installer dans un endroit clos, si possible, et calme. Vous penserez néanmoins à varier les lieux où vous effectuez vos exercices, ou votre toutou aura vite fait d’associer l’ordre à un emplacement spécifique. Munissez-vous de ses friandises préférées et d’un jouet, sans oublier une bonne dose de patience et de bonne humeur !

Ne commencez pas sans que votre gentille boule de poils n’ait pu évacuer son trop plein d’énergie. Une récréation de quelques minutes s’impose, ce qui lui permettra dans le même temps de faire ses besoins. Votre chien sera ainsi concentré sur vous et sur rien d’autre.

Un chien qui connaît son nom

Vous ne pouvez pas espérer apprendre correctement à votre chiot de revenir vers vous s’il ne sait pas comment il s’appelle. Pour vous en assurer, prononcez son nom et s’il tourne la tête en votre direction, vous pouvez commencer l’apprentissage. Sinon, répétez-le régulièrement chez vous, puis à l’extérieur pour être certain qu’il réagisse à son nom malgré les stimuli. Exprimez votre joie à chaque fois qu’il vous regarde, le but n’étant pas à ce stade de le faire revenir. Puis, appelez-le lorsqu’il est occupé à jouer. Évitez simplement de le déranger quand il mange ou dort. S’il s’agit d’un adulte dont vous ignorez son nom d’origine et que vous avez dû rebaptiser, n’hésitez pas à associer sa réaction positive à une fête, un morceau de jambon, etc., bref, à quelque chose d’absolument merveilleux.

Donner un ordre précis au chien

Choisissez le mot qui vous servira pour le rappel. Soyez original si vous en avez envie, cela ne dérangera pas votre fidèle compagnon. Si vous êtes plutôt classique, vous pouvez opter à votre guise pour « ici », « viens là », « aux pieds », etc. Ce qui est fondamental est de s’y tenir et de ne pas utiliser de variante. Ainsi, l’ordre « viens là » ne doit pas devenir « viens ici », « viens » ou « viens là tout de suite ». De même, vous devez accorder la plus grande importance à votre langage gestuel. Votre attitude ne doit pas être en contradiction avec vos mots, car l’animal n’écoute véritablement que les gestes. N’allez pas le chercher pour le ramener par le collier et ne haussez pas le ton. Tout signe d’énervement, que ce soit dans votre comportement ou dans votre voix, sera mal interprété par votre chien. Il sera persuadé que vous êtes furieux et il n’osera plus revenir. Vous constaterez que l’appeler de façon énergique et enthousiaste sera bien plus efficace !

Une récompense systématique

Il est fondamental que le rappel ne soit jamais perçu comme une contrainte. Vous rejoindre doit être l’action la plus agréable et la plus amusante qui existe. Et quoi de plus irrésistible que sa friandise favorite ? Gardez à l’esprit que votre doux compagnon reviendra vers vous uniquement si c’est intéressant pour lui. Au début de l’apprentissage, les récompenses sont systématiques. Distribuez en l’espace de 30 secondes une vingtaine de morceaux de fromage, de bouts de saucisse, de dés de jambon, le principal étant que ce soit une gourmandise dont il raffole. Dites l’ordre tout en donnant une friandise. Puis, progressivement, celle-ci sera réduite pour devenir aléatoire. Si votre chien est très joueur, lancez-lui la balle pour le féliciter d’être revenu vers vous. Dans le cas contraire, ignorez-le. Il fera vite l’association que vous rejoindre signifie courir après son jouet de prédilection.

Les distractions étant nombreuses et variées, et bien souvent plus intéressantes que de vous obéir, il est recommandé de commencer à apprendre le rappel dès l’arrivée de votre chien au sein du foyer. L’apprentissage doit se poursuivre à vie pour renforcer sans cesse cet ordre de façon positive. Au début, répétez l’ordre deux fois par jour pendant une semaine. Votre fidèle compagnon se familiarisera rapidement avec ce mot-clé, synonyme de friandise et de jeu ! Poursuivez encore quelques jours et vous constaterez que « viens » deviendra son mot préféré. À ce stade, votre chien doit simplement se tenir près de vous, peu importe qu’il soit debout, assis ou couché. Ne soyez pas trop exigeant, ne lui demandez pas d’être aux pieds, au sens propre du terme.

Capter l’attention de votre chien

Avant d’effectuer un rappel, il faut avant tout que vous soyez dans le champ de vision de votre fidèle canidé. Approchez-vous de lui pour qu’il vous remarque et citez son nom, suivi de votre signal d’appel.

Pour capter à tous les coups son attention, n’hésitez pas à frapper dans vos mains, à siffler et à vous baisser en ouvrant grand les bras pour l’accueillir dans la joie. Courir dans le sens opposé est également une astuce qui marche bien, car l’espèce canine adore chasser. Une fois que votre chien vous a rejoint, félicitez-le et donnez-lui sa récompense. Ne le rattachez surtout pas à la moindre distraction intéressante dans le but de mettre un terme à la sortie ! En effet, il apprécie ces moments de liberté, et ceci est d’autant plus vrai s’il s’ébroue avec d’autres congénères. Il vous verra alors comme la personne qui vient interrompre ces moments de bonheur et n’aura aucune envie de vous écouter. Dans ce cas, plutôt que de l’appeler, attendez patiemment une phase de calme. Il en est de même lorsque votre chien renifle le sol. Il est si concentré sur l’odeur qu’il ne vous entend pas. Dès qu’il relève la tête, vous pouvez lui donner l’ordre de revenir.

Sachez que rappeler votre compagnon à quatre pattes à plusieurs reprises ne fait qu’empirer la situation. En effet, celui-ci retient tout simplement qu’il n’a pas à vous rejoindre ; il est auto-récompensé pour vous avoir ignoré. Et dans le meilleur des cas, s’il finit par revenir, il recevra une punition alors qu’il vous a écouté malgré le fait qu’il s’amusait en toute liberté.

Avant de passer aux exercices, vérifiez que votre chien ait bien assimilé votre signal d’appel. Attendez qu’il s’éloigne de vous et ne vous prête aucune attention. Prononcez son nom, suivi de votre mot-clé. S’il tourne la tête en votre direction ou vous rejoint, félicitez-le, donnez-lui une friandise et faites-lui plein de caresses. Il a en effet compris que votre ordre vaut véritablement de l’or ! Le voilà prêt à participer à des jeux un peu plus compliqués afin de lui inculquer le rappel en s’amusant.

Méthode avec le chien attaché

Si vous ne pouvez pas détacher votre brave canidé, vous pouvez lui apprendre à revenir aux pieds avec une longe ou une laisse, à l’exclusion de la laisse enrouleur. Cette technique est très simple : marchez et marquez un arrêt sans tenir compte que votre chien soit devant ou derrière vous. Prononcez son nom et une fois qu’il s’est approché de vous, ordonnez-lui de venir (vous dites le mot-clé uniquement lorsque votre chien a le comportement souhaité). Félicitez-le pour lui montrer que son action en valait la peine. Il est tout à fait possible d’ajouter un geste à l’ordre, comme pointer le doigt vers vos pieds ou encore vous accroupir. Progressivement, vous réduirez la fréquence de ce geste pour ne plus le faire du tout.

Votre chiot ne bouge pas ? Tirez légèrement sur la longe pour le ramener doucement vers vous, tout en lui disant de venir pour qu’il comprenne bien ce que vous attendez de lui. Une fois près de vous, gratifiez-le sans modération ! Il doit être content de revenir, ne le forcez jamais. En obtenant sa coopération, l’apprentissage fonctionnera nettement mieux. Il en va de sa sécurité… Imaginez à l’avenir que votre boule de poils se mette à courir à proximité d’une route fréquentée… Votre toutou doit savoir que se tenir à vos côtés est le meilleur moyen pour lui de recevoir sa récompense préférée.

Méthode avec le chien détaché

Le rappel peut être appris directement en liberté, à condition de disposer d’un espace clôturé. C’est l’opportunité rêvée de transformer les sessions en jeu, et quoi de plus agréable pour un chien que d’apprendre en s’amusant ?

Pour inciter un chiot qui reste sur place à venir vers vous, brandissez une friandise ou courez en vous éloignant de lui. Dites-lui le signal de rappel une fois qu’il est à vos pieds (l’ordre est donné lorsque votre boule de poils exécute le bon comportement). Petit à petit, augmentez la distance qui vous sépare de votre compagnon à quatre pattes. Lorsqu’il sera plus à l’aise, vous pouvez vous cacher derrière un mur, puis reproduire la séance dans un espace plus vaste mais toujours fermé. Ainsi, vous n’aurez pas peur de le perdre. Lorsque l’exercice est réussi, corsez la situation en passant à un endroit non clos, mais où vous pouvez avoir un œil sur lui en permanence. Un pré sans arbre et éloigné de la route fera parfaitement l’affaire, avant de vous entraîner dans une forêt où votre chien peut passer derrière les arbres et répondre tout de même à votre ordre. Rappelez-le fréquemment afin de vous assurer qu’il reste à votre écoute quel que soit le contexte. Si votre chien accourt malgré les sources de distraction, le rappel est bien acquis.

Il est primordial d’y aller petit à petit, sans brûler les étapes. L’apprentissage sera alors complet !

Des jeux efficaces pour apprendre le rappel en s’amusant

Il existe de nombreuses activités ludiques qui permettent d’apprendre le rappel rapidement. N’oubliez jamais que si vous désirez que votre chien délaisse ce qu’il est en train de faire pour venir vers vous, l’ordre doit impérativement être associé à un acte positif.

Le jeu du cache-cache

Les règles sont identiques à celles que vous connaissez. Commencez par une cachette facile, puis prononcez le nom de votre chien, suivi du signal d’appel. Vous allez voir qu’il va adorer cette activité qui stimule son instinct de chercheur ! Rendez la partie plus difficile en jouant avec plusieurs personnes. Tout le monde se cache et vous l’appelez chacun votre tour, en ne formulant le mot-clé qu’une seule fois. Lorsqu’il vous a trouvé, faites-lui la fête à volonté ! Ce jeu est à pratiquer le plus souvent possible et ce, tout au long de l’existence de votre fidèle compagnon qui en redemandera.

Le jeu du ping-pong

Avec un proche, installez-vous chacun d’un côté, éloignés de quelques mètres. Appelez votre chien une seule et unique fois. Lorsqu’il vient, félicitez-le et récompensez-le avec des friandises. Puis, c’est au tour de l’autre personne de l’appeler. Dans le cas où votre compagnon à quatre pattes ne bouge pas, usez de patience jusqu’à ce qu’il décide de venir de manière spontanée. Votre ami doit l’ignorer afin de ne pas détourner son attention.

Le rappel retenu

Demandez à une personne de tenir votre compagnon poilu. Agitez une friandise ou un jouet devant lui et éloignez-vous en courant, tout en gardant une distance raisonnable. Appelez-le, c’est le moment pour votre complice de libérer votre chien, qui ne tardera pas à se lancer à votre poursuite ! Ce jeu peut se pratiquer seul, si votre chien connaît l’ordre « assis ». Ordonnez-lui de s’asseoir, éloignez-vous de quelques mètres pas plus car votre objectif est qu’il réussisse. Puis, appelez-le avec enthousiasme et récompensez-le généreusement quand il est vers vous. N’hésitez pas à accroître la difficulté en disposant des distractions entre vous deux. Si votre fidèle compagnon vous rejoint sans détourner le regard vers les lamelles de jambon qui jonchent le sol, vous n’avez aucun doute : le rappel est maîtrisé à la perfection !

Attention toutefois, il est conseillé de commencer par les bases si vous démarrer l’apprentissage. En effet, ce jeu se destine aux chiens qui connaissent bien le rappel. Pour autant, vous serez amusé de voir que même si cet ordre n’a plus de secret pour lui, il aura parfois tendance à hésiter entre vous et son jouet fétiche qui le captive tant !

En résumé : 

À faire :

  • Vérifiez que votre chien vous voit lorsque vous lui dites de revenir ;
  • Prononcez son nom, suivi d’un ordre précis ;
  • Faites preuve d’enthousiasme pendant qu’il revient vers vous ;
  • Donnez-lui une récompense dès qu’il est à vos côtés ;
  • Mettez en place des jeux réguliers à la maison pour l’habituer au rappel dans la bonne humeur ;
  • S’il renifle des odeurs ou joue avec un copain, Attendez qu’il soit disposé à vous écouter ;
  • Dans le cas où votre chien ne revient pas, tournez-lui le dos et faites mine de vous en aller ;
  • Prolongez la promenade avant de retourner à la maison ;
  • Montrez-vous très patient et apprenez le rappel de manière progressive.

À ne pas faire :

  • Vous énerver lorsque vous appelez votre adorable compagnon à quatre pattes, même s’il ne revient pas dans l’immédiat. Changez simplement de ton pour donner un ordre plus autoritaire ;
  • Le sévir pour son retard, ou il ne prendra aucun plaisir à revenir vers vous ;
  • Se limiter à prononcer son nom pour le faire venir ;
  • Changer d’expression pour appeler votre tendre boule de poils ;
  • Répéter plusieurs fois votre signal d’appel ;
  • L’appeler alors qu’il est occupé à courir en liberté ou à s’amuser avec ses congénères. Le rappel ne sera pas agréable pour lui et il n’obtempérera pas ;
  • Lui demander de revenir pour une chose négative, comme la fin de la balade ou le bain. Dans le cas où vous ne pouvez pas faire autrement, félicitez-le de manière encore plus exaltée qu’habituellement ;
  • Courir après votre toutou s’il ne revient pas spontanément. Il pensera que vous voulez jouer et l’attraper sera peine perdue ;
  • Négliger la récompense ;
  • Se rendre dans un lieu trop riche en stimuli ;
  • Croire que le rappel est acquis. Entraînez-vous régulièrement !

Apprendre le rappel exige une grande motivation et une rigueur constante. L’idéal sera de commencer dès les 6 à 8 semaines de votre chien. Lorsqu’il aura compris que le rappel est un ordre positif, les promenades se métamorphoseront en un merveilleux moment de complicité !

Comment apprendre les ordres de base (Assis Couché et Debout) ?

Comment apprendre les ordres de base (Assis Couché et Debout) ?

Dès l’arrivée du chien dans son nouveau foyer, il est essentiel de lui apprendre les ordres de base que sont « Assis », « Couché » et « Debout ». Ces mots qui paraissent ordinaires vous seront d’une grande utilité au quotidien ! Munissez-vous de friandises, faites preuve d’une grande douceur et soyez persévérant. Très vite, votre compagnon à quatre pattes s’aura s’assoir, se coucher et se mettre debout… le tout dans la bonne humeur. Suivez le guide !

Pourquoi inculquer les ordres de base à son chien ?

L’éducation de votre boule de poils est incontournable tout simplement parce que cela peut lui sauver la vie. Si vous n’êtes pas maître de votre petit canidé en balade, il pourrait divaguer sur la route et créer des accidents, pire se faire tuer. Il va sans dire que cela peut devenir une source de stress pour vous. Dites-vous bien qu’un chiot n’est jamais trop petit pour comprendre ce que vous lui demandez, bien au contraire. Cela évite non seulement les problèmes de comportement, mais permet aussi de fixer les limites à ne pas franchir, à la maison comme à l’extérieur. Dans ce contexte, l’apprentissage des ordres « Assis », « Couché » et « Debout » est l’assurance d’avoir un chien épanouit et heureux. Pour le maître, c’est la meilleure garantie de gagner en sérénité. En outre, votre complicité se renforce au fil des séances. En passant du temps avec votre fidèle compagnon, vous apprenez mutuellement à vous connaître, ce qui raffermira grandement vos liens. C’est la naissance d’une belle relation basée sur la confiance et il y a fort à parier que vous deviendrez très vite inséparables ! Une fois que votre chien aura parfaitement assimilé les ordres basiques, il sera prêt à participer à des activités comme l’agility, le canicross et bien d’autres encore. Vous pourrez même partir en randonnée sans être contraint de tenir votre chien en laisse lorsque vous croiserez des congénères !

Finalement, l’instruction des premiers ordres fera de votre doux compagnon un animal bien élevé et contribuera à son bien-être, autant qu’à celui de toute la famille. Alors, lancez-vous sans plus attendre !

La méthode du leurre étape par étape

Afin d’inculquer les ordres « Assis », « Couché » et « Debout » à votre chien, installez-vous dans un endroit calme et sans distraction avec des friandises à portée de main. Pour commencer, votre salon fera parfaitement l’affaire. Choisissez un moment où votre brave toutou est détendu. L’apprentissage serait infructueux si vous vouliez le faire pendant la promenade ou une partie de jeu, car il serait trop excité pour vous écouter. Des séances de 5 à 10 minutes suffisent. Au-delà, votre ami canin finira par se déconcentrer. Il est préférable de s’entraîner un peu chaque jour, deux ou trois fois tout au plus, pour qu’il puisse rester à votre écoute. La technique du leurre a l’avantage de fonctionner pour ces trois tours. La seule variante réside uniquement dans le geste à effectuer pour que votre compagnon poilu adopte la position désirée. Bien évidemment si votre chien est joueur, vous pouvez remplacer la friandise par son jouet favori. L’essentiel est de capter son attention et de le motiver, pour le mener vers la réussite dans une atmosphère joviale.

Première étape : guider le chien avec une friandise

L’objectif consiste tout d’abord à faire comprendre à votre chien la position à prendre. Vous allez donc tout simplement le guider à l’aide de la friandise, sans parler ni faire de geste. En effet, il pourrait y avoir un écart entre l’action et l’annonce faite oralement ou par votre gestuelle, ce qui pourrait créer de la confusion dans son esprit. Il ne pourra alors pas faire l’association entre l’ordre et la posture à adopter. Soyez patient et ne sautez pas cette première étape ! Par ailleurs, est-il utile de préciser que vous ne devez en aucun cas recourir à la force ? Lorsque votre ami canin est dans la position voulue, félicitez-le et donnez-lui la gourmandise tant convoitée. Faites bien attention de la lui offrir une fois qu’il est assis, couché ou debout, ni avant ni après.

Deuxième étape : donner un ordre oral

Dès l’instant où votre compagnon à quatre pattes a assimilé le mouvement de la friandise lui indiquant la posture souhaitée, il est temps d’ajouter le mot qui s’y rattache. Annoncez l’ordre une seconde avant qu’il ne s’assoit, se couche ou se mette debout. Vous pouvez aussi le dire pendant qu’il agit, mais jamais après. Récompensez-le à nouveau avec la friandise qui vous a servi à le guider.

Troisième étape : leurrer sans la friandise

Continuez à leurrer votre animal de compagnie, autrement dit à le conduire vers la position souhaitée, mais désormais sans rien mettre dans la main. Annoncez l’ordre et récompensez votre chien en lui proposant la friandise avec l’autre main. C’est important pour éviter de créer une habitude et parvenir à réduire progressivement la récompense.

Quatrième étape : limiter l’utilisation du leurre

À ce stade de l’apprentissage, il est parfaitement possible de diminuer l’utilisation du leurre et de le remplacer par un geste. Vous allez d’abord éloigner de plus en plus la main du museau de votre chien. Puis, vous l’enjoignez d’un « Assis », « Couché » ou « Debout » accompagné d’un signe sans ambiguïté. Vous pourrez ensuite donner la friandise avec votre autre main.

Cinquième étape : donner l’ordre sans leurre

Vous allez enfin pouvoir annoncer l’ordre à votre chien, sans le guider dans la position désirée. Récompensez-le généreusement une fois qu’il s’est exécuté. S’il semble perplexe, leurrez-le à nouveau sans réitérer le mot ou il prendra la mauvaise habitude d’obéir après plusieurs répétitions.

N’hésitez jamais à revenir à l’étape précédente si vous remarquez que votre chien rencontre des difficultés. Dès que l’ordre est parfaitement acquis, vous pouvez progressivement corser l’apprentissage : ajoutez des distractions, changez l’environnement, n’offrez plus systématiquement une friandise, etc. En le récompensant de manière imprévisible, vous conserverez son intérêt pour l’exercice.

Application de la méthode du leurre à l’ordre « Assis »

L’ordre « Assis » est la base de l’éducation canine. En effet, il est indispensable pour apprendre à votre chien à se coucher, le rappel, à se mettre debout et bien d’autres tours ! De plus, cet ordre présente l’intérêt de le canaliser dans des circonstances précises et de prévenir les comportements indésirables. Par exemple, quand vous recevez du monde et que vous voulez éviter qu’il leur fasse des fêtes, cet ordre lui permettra de se tenir tranquille. Votre compagnon à quatre pattes ne pourra tout naturellement pas sauter sur les convives alors qu’il est assis ! Par ailleurs, lui demander de s’assoir vous permettra de le faire attendre sagement à un passage pour piéton avant que vous l’autorisiez à traverser la route, à prendre l’ascenseur avec d’autres personnes en toute sérénité, le calmer en présence d’autres animaux, etc. Et vous constaterez qu’avoir un chien qui s’assoit sur commande sera très pratique dans beaucoup d’autres situations encore.

Pour apprendre l’ordre « Assis » à son chien, la technique est très simple et nécessite peu de temps. Le geste consiste à tendre la nourriture devant le museau de votre gentille boule de poils, qui se tient debout. Levez-la lentement au-dessus de sa tête. Il la suivra des yeux et son arrière-train s’abaissera alors automatiquement, étant donné qu’un canidé n’a pas le réflexe de se retourner. Votre chien recule ? Installez-vous à proximité d’un mur pour l’empêcher de reculer et l’inciter à adopter la position demandée. Ne placez pas la friandise trop haute, ou il serait tenté de sauter pour la croquer. Dès qu’il obtempère, félicitez-le et donnez-lui la petite gâterie qui lui fait tant envie. Une fois qu’il a assimilé le mouvement de la friandise, autrement dit qu’il s’assoit à la simple vue de la croquette, renouvelez la séance plusieurs fois par jour en accompagnant son action avec le mot « Assis ». À force d’entraînement, vous pouvez leurrer votre animal de compagnie sans rien dans la main. Vous le récompenserez à ce moment-là avec l’autre main. Lorsque votre chien sera suffisamment à l’aise avec ce geste, il est temps de lui ordonner de s’assoir sans le guider dans la posture souhaitée. S’il s’assoit avec seulement le mot « Assis », c’est que l’ordre est acquis. Vous pouvez alors refaire l’exercice dans un endroit qui lui est peu familier, mais toujours au calme. Enfin, rendez-vous dans des lieux plus fréquentés pour parfaire l’apprentissage. La friandise peut tout à fait être offerte par intermittence, une fois sur deux, toutes les quatre fois, jusqu’à ne plus du tout être proposée. Allez-y progressivement en la remplaçant par votre index. Il suffit de placer votre doigt au-dessus de la tête de votre ami canin et de l’orienter vers l’arrière pour le faire assoir. Vous pourrez petit à petit vous abstenir de montrer votre doigt.

Il existe une autre méthode, qui exige de la part du maître la plus grande attention au quotidien. Chaque fois qu’il s’assoit, vous devez simultanément lui dire « Assis » et le féliciter dans l’immédiat. Il faudra répéter cet exercice jusqu’à ce que votre brave canidé ait compris ce que signifie le mot « Assis ».

Les erreurs à ne pas faire

– Ne disputez pas votre chien s’il ne s’exécute pas ;

– N’appuyez jamais sur sa croupe, même doucement, car il percevrait l’exercice comme une contrainte ;

– Dans le cas où votre chien saute sur la gâterie au lieu de relever la tête pour s’assoir, n’abandonnez pas ! Une astuce consiste à toucher l’articulation de la patte arrière, ce qui le fera automatiquement baisser les hanches ;

– N’organisez pas des séances trop longues pour ne pas lasser votre chien.

Apprendre l’ordre « Couché »

La position couchée est naturelle pour l’espèce canine. Toutefois, pour que votre doux compagnon se couche sur demande, il va falloir vous entraîner un peu. Cela vous facilitera la vie dans de nombreuses situations, puisque cet ordre permet au chien de rester dans une posture confortable et discrète qu’il pourra garder plus longtemps que la station assise ou debout. Par exemple, il est la garantie d’avoir un toutou sage en voiture ou encore de rassurer les gens dans les transports en commun, dans un restaurant, devant l’école, etc. En effet, un chien couché impressionne moins que s’il est debout ou assis. Par ailleurs, cette position limitera efficacement les comportements indésirables comme sauter sur les gens, réclamer la nourriture à table, etc. Il s’agit également d’une posture de soumission pour le canidé. L’ordre « Couché » peut alors vous servir pour recadrer votre animal, ou bien pour le remettre à sa place s’il lui prenait l’envie de tester votre autorité. Une fois qu’il l’aura parfaitement assimilé, vous serez plus facilement en mesure de gérer votre compagnon à quatre pattes, surtout s’il a tendance à se montrer turbulent.

Afin d’inculquer cet ordre à votre fidèle toutou en toute simplicité, le mieux est de vous accroupir à côté de lui et de lui demander dans un premier temps de s’assoir. Guidez ensuite votre chien avec une friandise, en la rapprochant de son museau puis en l’amenant vers le sol pour l’encourager à se coucher. Dans le cas où il rechigne à s’allonger, tendez votre jambe par terre et passez la délicieuse gourmandise en-dessous. Il ne devrait plus tarder à s’exécuter ! S’il ne se couche pas complètement, saisissez gentiment ses pattes avants et étirez-les pour allonger tout son corps. C’est le moment de le féliciter et de le récompenser. Recommencez l’exercice et lorsque votre chien a bien compris le mouvement, accompagnez son action avec le mot « Couché ». Entraînez-vous tous les jours et progressivement, vous pourrez réduire l’utilisation du leurre jusqu’à ce que vous n’ayez plus besoin de le guider ni de passer par la position assise. Dès l’instant où il se couche sur demande, cela signifie que l’ordre est acquis. Vous pouvez alors parfaire son enseignement en augmentant le niveau de distraction et en ne donnant plus systématiquement une friandise. Cette petite douceur pourra petit à petit être remplacée par votre main à plat qui s’abaisse en direction du sol, jusqu’à ce que ce geste devienne optionnel.

Il existe enfin une méthode passive, qui vous oblige à observer votre chien au quotidien. Dès que vous le voyez se coucher, vous devez simultanément lui donner l’ordre « Couché » tout en lui offrant une friandise. Cette technique d’éducation positive peut être utilisée même si votre toutou ne connaît pas encore l’ordre « Assis ».

Les erreurs à ne pas commettre

Par manque d’expérience ou simplement parce que vous voulez sauter des étapes dans l’espoir d’accélérer l’apprentissage, il se peut que vous fassiez quelques erreurs. Même si ce n’est pas dramatique, il est préférable de les éviter pour mener rapidement votre chien vers la réussite :

– N’envoyez jamais votre ami à quatre pattes se coucher dans son panier par punition. Sinon, il ressentira de la peur à chaque fois qu’il entendra cet ordre ;

– Ne vous énervez pas après votre chien et ne haussez pas le ton. L’entraînement doit rester un plaisir partagé, ou votre compagnon poilu n’aura pas envie de vous obéir. S’il n’arrive pas à se coucher, faites une pause et vous reprendrez l’exercice un peu plus tard ;

– N’appuyez surtout pas violemment sur son dos. Vous pourriez lui faire réellement mal ;

– Les sessions ne doivent pas s’éterniser, car votre chien pourrait se déconcentrer.

Faites preuve d’assiduité et de régularité, et votre chien pourra apprendre l’ordre « Couché » en deux ou trois semaines.

L’ordre « Debout », en toute simplicité

Pour cet ordre, qui fait également appel à une posture naturelle, l’idéal est de demander au préalable à votre chien de s’assoir ou de se coucher. Profitez en effet qu’il soit dans cette posture pour lui dire : « Pas bouger » – C’est là tout l’intérêt de lui apprendre à se mettre debout : un chien qui sait rester à sa place vous rendra service dans bien des situations, notamment pendant des soins ou un bain – Puis, attirez-le vers vous avec une friandise tenue à la hauteur de sa truffe. Répétez l’exercice tous les jours et lorsqu’il aura bien compris le principe, ajoutez le mot « Debout » tout en veillant à ce qu’il y reste. Si nécessaire, vous pouvez l’aider à garder cette position en plaçant l’autre main sous son ventre, à proximité de son train arrière, tout en prononçant l’ordre « Debout ». Au fil des entraînements, la friandise deviendra de moins en moins indispensable. Elle sera substituée par un ordre gestuel qui consiste à monter la main, paume tournée vers le ciel, jusqu’à son museau pour inviter votre boule de poils à se relever. Une fois que votre chien a bien assimilé l’exercice, vous pourrez le refaire dans le jardin, puis dans une rue peu passante, dans un parc plus fréquenté. Ayez le réflexe de le récompenser dès qu’il se tient sur ses quatre pattes à la demande !

Tout comme « Assis » et « Couché », il est possible de lui enseigner cet ordre en lui disant « Debout » à chaque fois qu’il se met dans cette posture. Offrez-lui simultanément une petite gâterie et à force d’observation et de répétition, votre chien comprendra très vite ce que vous voulez de lui. Soyez assuré qu’il se fera une joie sincère d’adopter cette position, simplement pour vous faire plaisir et recevoir la friandise tant convoitée.

Les erreurs à éviter à tout prix

Peut-être avez-vous commis l’une de ces maladresses ? Sachez que ce n’est pas grave en soi. Néanmoins, il est recommandé de ne pas les reproduire si vous voulez que votre chien devienne un modèle d’obéissance. Alors :

– Ne criez pas sur votre adorable toutou s’il ne se met pas debout ;

– De même, ne le punissez pas. Seul le renforcement positif est efficace. En conséquence, montrez-vous généreux en friandises, caresses et félicitations dès qu’il se relève ;

– Ne vous obstinez pas. S’il refuse de se lever, arrêtez l’exercice et vous recommencerez plus tard ;

– N’oubliez pas de vous entraîner régulièrement. Dix minutes par jour sont amplement suffisantes !

– Ne cherchez pas à aller trop vite en sautant des étapes ;

– Ne mettez pas en place des sessions trop longues pour ne pas nuire à la motivation de votre chien.

Pour conclure…

Ces ordres de base sont complémentaires. Ainsi, indiquer à votre animal de compagnie de s’assoir ou de se coucher vous sera utile pour attirer son attention en toutes circonstances. Un autre exemple : donner l’ordre « Assis », « Couché » ou « Pas bouger » lui permettra de patienter sagement avant de traverser la route quand le feu passe au vert. Un chien qui connaît ces trois ordres sera parfaitement apte à apprendre des tours plus complexes, utilisés dans les disciplines canines comme l’obéissance rythmée, le frisbee, le treibball, le pistage, etc. Ils doivent impérativement être inculqués dans une atmosphère ludique, sans aucune contrainte pour le chien. Dès le départ, veillez à conserver une relation complice et équilibrée, à adopter une attitude douce et à faire preuve d’une patience infinie.

3 tours simples et amusants à apprendre à son chien (Tourne, Roulé-boulé, Slalom)

3 tours simples et amusants à apprendre à son chien (Tourne, Roulé-boulé, Slalom)

Vous seriez tellement fier de votre chien s’il savait faire plein de tours ! Le problème est que vous n’avez aucune idée de la manière dont il faut procéder. Et si vous commenciez par lui apprendre à tourner, à rouler et à slalomer entre vos jambes ? Ces exercices sont à la portée de tous les maîtres et de tous les toutous, et ont le mérite d’en mettre plein les yeux. Il suffit simplement d’adopter la bonne attitude et d’y aller progressivement, étape par étape, pour ne pas semer la confusion dans l’esprit de votre fidèle canidé.

Pourquoi apprendre des tours à son chien ?

Pour épater votre entourage, il n’y a rien de mieux que d’avoir un chien qui sait tourner, faire une roulade sur commande ou encore zigzaguer entre vos jambes. Mais inculquer ce genre de tour à votre compagnon à quatre pattes va bien au-delà du simple fait de susciter l’admiration autour de vous. Et les bénéfices sont nombreux, autant pour vous que pour votre tendre boule de poils ! Tout d’abord, cela garantit une excellente dépense mentale pour le chien, qui est tout aussi essentielle à son bien-être que l’exercice physique, voire davantage. En effet, la stimulation cérébrale lui permet de relever des défis, ce qui renforce sa confiance en lui et en son maître. Ensuite, chaque séance d’apprentissage représente l’occasion de passer un moment privilégié ensemble et de consolider votre relation. Au fil des jours, vous devenez plus complices et avez de plus en plus confiance l’un en l’autre. Pour finir, l’aspect ludique contribue à améliorer l’obéissance de votre comparse poilu : Quoi de plus efficace que d’apprendre en s’amusant ? S’il sait tourner, rouler ou faire un 8 entre vos jambes sur demande, alors les ordres de base seront un jeu d’enfant pour votre ami canin. Mais encore faut-il lui enseigner la bonne méthode !

Avant de commencer un exercice avec son chien

Choisir un endroit adéquat

Avant toute chose, installez-vous dans un endroit calme, où rien ne pourrait venir perturber votre chien ou détourner son attention. L’idéal est de débuter à l’intérieur, dans la pièce de votre choix, de préférence assez spacieuse pour pouvoir bouger sans encombre et sur une surface moelleuse, comme un tapis ou de la moquette. Lorsque l’exercice a bien été assimilé dans le confort de la maison, vous pourrez poursuivre l’entraînement à l’extérieur. Pour que le niveau de distraction ne devienne pas un obstacle insurmontable, privilégiez d’abord le jardin ou le balcon avant de faire vos tours dans les lieux publics.

Prévoir des récompenses

Gardez toujours en tête que le canidé va naturellement vers ce qui lui procure une sensation de plaisir. Par conséquent, il vous appartient de proposer la meilleure récompense pour votre toutou, celle qui gardera sa motivation intacte pendant toute la durée de l’entraînement. Et plus celle-ci est fabuleuse, plus votre brave compagnon aura envie de reproduire le comportement souhaité. Alors s’il est gourmand, munissez-vous d’une grosse poignée de friandises : lamelles de jambon, morceaux de saucisse, dés de fromage, cacahuètes non salées, biscuits pour chien, etc. sont autant de récompenses qui lui plairont à coup sûr. Afin de préserver son équilibre alimentaire, n’hésitez pas à prélever des croquettes sur sa ration journalière. Dans le cas où votre chien est très joueur, une balle ou une corde à nœuds auront plus d’impact que de la nourriture. Pensez aussi aux caresses et aux félicitations, qui viendront remplacer la friandise une fois que le tour est parfaitement acquis !

Se munir d’un clicker

Bien que le clicker ne soit pas indispensable pour apprendre des tours, cette petite boîte composée d’une languette métallique se révèle être d’une grande aide. Il permet de produire un son neutre toujours identique au moment précis où votre chien s’exécute, ce qui évite la confusion et provoque une réaction instantanée. En faisant suivre le « clic » de quelque chose d’extrêmement agréable pour votre compagnon poilu, il associera rapidement ce bruit à une récompense. Et soyez assuré qu’il voudra réitérer le comportement cliqué rien que pour recevoir une friandise, son jouet favori ou une caresse !

L’apprentissage de l’ordre « Tourne »

Initier votre gentil canidé à tourner sur lui-même est la promesse de passer des moments remplis de joie. Il s’agit aussi d’un exercice qui peut s’enseigner rapidement et qui ne peut que s’améliorer avec le temps. Amusant et jamais lassant, ce tour permet de varier les possibilités : libre à vous d’apprendre à votre chien à tourner à gauche, à droite, ou les deux, jusqu’à le faire sans friandise ! Pour cela, suivez ces étapes distrayantes :

Les étapes à suivre :

  • Avant de démarrer l’entraînement, assurez-vous que votre compagnon à quatre pattes soit debout.
  • Brandissez une friandise au-dessus de son museau et déplacez lentement votre main en dessinant un large cercle dans le sens de votre choix. Partez de sa truffe et allez dans la direction de sa queue, sans qu’il ne perde la gourmandise de vue.
  • Alléché par la friandise, votre chien est naturellement guidé pour faire un tour complet.
  • Récompensez-le en lui offrant la petite gâterie et félicitez-le sans retenue.
  • Recommencez plusieurs fois.
  • Lorsque votre boule de poils est suffisamment à l’aise avec l’exercice, ajoutez le mot « Tourne » dès que le cercle est terminé.

Maintenant, corsez le jeu !

Le tour est parfaitement maîtrisé ? Demandez à votre chien de tourner dans un sens, puis dans l’autre. Cela lui sera nécessaire pour s’habituer autant à sa droite qu’à sa gauche. Pour y parvenir, dites-lui « Tourne » et conduisez-le vers la direction souhaitée à l’aide de la friandise. Faites de même de l’autre côté. Puis, quand il connaît bien le tour, servez-vous uniquement de l’ordre accompagné du mouvement de la main. La petite douceur n’interviendra que pour le féliciter d’avoir pris la bonne direction sur simple commande.

Conseils pour réussir à tous les coups

Faites des étirements à votre chien en lui tendant une croquette vers son flanc droit, puis du côté gauche. Exactement comme vous le feriez dans le cadre d’un échauffement avant d’entreprendre une séance de sport ! D’autre part, assimiler ce tour peut être complexe au début. Alors, prenez votre temps et préférez faire de courtes sessions tranquillement le soir, en rentrant du travail, plutôt que de longues heures le weekend. Enfin, si votre chien éprouve des difficultés à tourner, ne tentez pas de former un rond entier dès le départ. Allez-y de manière progressive en respectant son propre rythme. Récompensez-le d’abord dès qu’il s’oriente dans la bonne direction, ensuite lorsqu’il est au milieu de l’exercice avant de le féliciter une fois qu’il a été jusqu’au bout. Cette astuce vous aidera à tracer un cercle parfait et permettra à votre acolyte poilu de comprendre exactement ce que vous exigez de lui. Au fur et à mesure qu’il s’améliore, ne donnez plus systématiquement une friandise, pour ne lui en distribuer qu’une à la fin.

Initier son chien à l’ordre « Roule »

Exécuter une roulade n’est pas un exercice compliqué pour un chien. Il suffit d’un peu de pratique, de quelques friandises et de beaucoup de bonne humeur pour qu’il comprenne le principe. Certes, faire un roulé boulé n’est absolument pas primordial dans l’éducation canine. En revanche, il s’agit d’une excellente façon de développer votre relation de confiance mais aussi de solliciter l’intelligence de votre toutou, d’améliorer sa coordination et de lui faire de l’activité physique… tout en lui procurant un maximum de plaisir ! En plus, ce tour récréatif impressionne à tous les coups les visiteurs. Vous pouvez même aisément l’inclure dans une chorégraphie !

Au préalable…

Votre chien doit bien connaître et maîtriser l’ordre « Couché », car il ne pourra rouler que s’il est allongé sur le flan. En outre, recourir à un motivant est fondamental. Vous pouvez commencer avec une friandise pour ensuite la remplacer par un jouet, puis des caresses.

La roulade, étape par étape :

  • Agenouillez-vous et demandez à votre chien de se coucher devant vous.
    Présentez une gourmandise tenue entre votre pouce et votre index à proximité de son museau, afin qu’il puisse bien la voir.
  • Abaissez la friandise pour l’encourager à se coucher sur le côté.
  • Dessinez un arc de cercle depuis le haut de sa tête jusqu’au sol pour le convier à rouler sur lui-même. En suivant la croquette des yeux, il finit naturellement par être déséquilibré et à se retrouver de l’autre côté. Dans le cas contraire, vous pouvez l’aider légèrement avec votre main libre.
  • Lorsqu’il a complètement accompli sa roulade, récompensez-le avec la friandise et félicitez-le avec beaucoup de caresses.
  • Renouvelez l’exercice autant de fois que nécessaire.
  • Dès lors que votre chien a bien compris le principe, ajoutez l’ordre « Roule » d’une voix audible et chaleureuse une fois que la roulade a été entièrement réalisée.

Il est temps d’accroître le niveau de difficulté !

Pour les prochaines séquences, enchaînez deux roulés boulés à la suite et offrez la petite gâterie à votre chien seulement à l’issue de la deuxième roulade. Allongez les séries au fur et à mesure des sessions, en vous limitant à trois ou quatre séances pour ne pas l’en incommoder. Puis, quand il commence à réagir rapidement à l’ordre, vous pouvez progressivement réduire les friandises. L’objectif est que votre boule de poils vous obéisse sur simple commande, et éventuellement au signe du cercle avec le doigt.

Enseigner le roulé boulé avec des gestes faciles

Avec des caresses sur le ventre

Lorsque votre tendre compagnon est allongé, une variante à l’entraînement consiste à tendre votre bras dans l’optique de lui gratter le bidou. Vous pouvez être sûr qu’il se fera une joie de se mettre sur le dos pour accueillir votre geste amical ! Tout en lui caressant le ventre, prenez une friandise, maintenez-la au niveau de l’oreille opposée et guidez-le lentement de l’autre côté en la maintenant toujours au niveau de sa tête pour qu’il ne la perde jamais de vue. Donnez simultanément l’ordre « Roule » et offrez-lui la croquette au moment où votre chien est revenu sur ses pattes et donc, que le tour complet a été réalisé.

Avec le bras sur le cou

Quand votre chien est allongé et que vous avez toute son attention, posez votre avant-bras sur le haut de son dos qui servira par la suite à guider la roulade. Avec l’autre main, saisissez doucement la patte avant et ramenez-la délicatement de l’autre côté dans le but de le faire rouler sur lui-même. Récompensez-le avec une friandise et de vives félicitations. Bien que l’impulsion ne vienne que de vous, votre ami canin devrait rapidement comprendre le concept et suivre votre mouvement. Lorsque c’est le cas, ajoutez le mot « Roule » afin qu’il assimile l’ordre. Vous n’enlèverez votre bras seulement quand votre chien se mettra à rouler de lui-même.

En passant une croquette par le bas du dos

Lorsque votre chien est en position couchée, tendez une friandise à proximité de son oreille et glissez-la lentement jusqu’à sa patte arrière opposée. Ce mouvement l’obligera tout naturellement à se retourner. Pensez à prononcer l’ordre « Roule » pendant l’action.

Enseigner le roulé boulé à l’aide du clicker

Demandez à votre chien de se coucher face à vous. Faites passer une friandise d’une oreille à l’autre afin de l’obliger à tourner de l’autre côté. À la fin de la roulade, cliquez et offrez-lui immédiatement la petite douceur. Réitérez l’exercice plusieurs fois avant d’introduire le mot « Roule » au moment où il s’exécute. Cliquez toutes les réussites, sans oublier la récompense qui doit être donnée de manière instantanée. Une fois que votre toutou est familiarisé avec cette étape, captez son attention avec votre main exempte de friandise. Reproduisez le geste à l’identique pour le guider, tout en lui donnant l’ordre de rouler. Quand la roulade a été totalement effectuée, cliquez et récompensez-le avec une gourmandise, qui pourra être supprimée au fil des séances. Tentez de dire uniquement « Roule » à votre chien, sans faire de geste. Le voilà tout à fait capable de rouler sur lui-même !

Quelques conseils pour la sécurité de votre chien

Pour que la roulade demeure un instant de bonheur partagé, faites attention au confort de votre boule de poils. En effet, certaines races peinent à se mettre sur le dos. C’est notamment le cas des chiens ayant un dos long, comme les lévriers. Si vous remarquez que votre fidèle compagnon semble souffrant, il est inutile d’insister. Passez tout simplement à un autre jeu ! Par ailleurs, veillez à ne pas malmener les articulations de votre chien durant le mouvement de la roulade. Il faut éviter autant que possible de tirer sur ses pattes pour le conduire dans la position souhaitée. Privilégiez la friandise ! Fragiles, les articulations chez le canidé sont très fragiles, encore plus lorsqu’il s’agit d’un chiot en pleine croissance.

Enseigner à son chien le slalom entre les jambes

Très joli à regarder, ce tour est facile à exécuter dedans comme dehors. En plus, il a un réel intérêt pour les chiens qui ne sont pas vraiment à l’aise au contact des gens. En effet, il s’agit de faire slalomer votre compagnon à quatre pattes entre vos jambes, sur place ou en marchant. Bien que l’exercice soit d’une simplicité enfantine, il exige un peu de travail afin que le chien parvienne à enchaîner les deux côtés. Avant tout, il est préférable que votre ami canin soit familiarisé avec les jeux, de sorte que la concentration ne lui soit pas étrangère tout comme les ordres de base. De même, une confiance mutuelle entre les protagonistes est nécessaire pour réussir ce tour.

Les étapes pour obtenir un 8 parfait

  • Invitez votre chien à se positionner à vos pieds.
  • Écartez suffisamment les jambes pour qu’il puisse passer.
  • Montrez-lui une friandise avec la main droite devant votre jambe droite, en veillant à ce que votre chien vienne vers elle.
  • Placez la gourmandise dans votre main gauche en passant entre vos jambes. La main gauche se trouve alors derrière votre jambe gauche et la main droite devant celle-ci.
  • Prononcez le mot « Passe ».
  • Avec la main gauche, invitez votre chien à faire le tour de la jambe gauche, afin qu’il se place à votre gauche.
  • Donnez-lui la friandise pour le récompenser.
  • Faites la même chose de l’autre côté pour qu’il ne s’habitue pas à un seul sens.
  • Répétez autant de fois que votre gentil compagnon en ressentira l’envie, en commençant un coup à droite, à gauche, et récompensez à chaque passage.

Rendez l’exercice encore plus captivant !

Lorsque votre chien sait faire un 8 complet entre vos jambes, vous pouvez slalomer en avançant. Entraînez-vous dans un premier temps en solo pour bien assimiler la technique et vous assurer une parfaite coordination. Au début, il est vite fait de se tromper de jambe selon le côté duquel démarre le chien. Sinon, l’enchaînement est maladroit et le risque est grand de trébucher sur votre complice poilu. Pour que la réussite soit au rendez-vous, prenez le réflexe de débuter avec le chien placé sur un côté et d’avancer la jambe opposée. Ce conseil peut paraître tout bête, mais vous ne risquez alors plus de vous emmêler les pinceaux ! Une fois que vous vous sentez prêt, reproduisez l’exercice en duo. Avancez d’abord doucement une jambe, puis l’autre quand le chien est au milieu, sans oublier de récompenser une fois que le zigzag est réalisé dans son intégralité. Au fil des séances, augmentez le nombre de pas et accélérez progressivement la cadence. À ce stade, le chien maîtrise suffisamment le passage d’un côté à l’autre pour que vous n’ayez petit à petit plus besoin de leurrer systématiquement votre chien avec une friandise, ni même de lui donner l’ordre : la posture des jambes en ciseaux suffira à lancer le jeu. Maintenant que ce dernier est devenu un vrai danseur, mettez la musique et… le show peut commencer !

L’approche à avoir pour apprendre des tours à son chien

S’entraîner régulièrement

Pour avoir la garantie de présenter le tour le plus mignon qui puisse exister, vous allez devoir vous exercer de façon assidue. Votre but sera de réussir chacun de ces tours sans friandise systématique, la récompense pouvant également être des félicitations verbales enjouées accompagnées de grosses caresses. Réservez les gâteries les plus appétissantes aux nouveaux exercices, pour que la motivation de votre chien soit à son paroxysme !

Faire preuve d’une patience infinie

Vouloir aller trop vite se révèle finalement être une perte de temps. En enseignant plusieurs choses à la fois, vous risquez d’être confus et de mettre votre chien en situation d’échec. Respectez son rythme d’apprentissage sans sauter d’étape ni vous frustrer. Restez cohérent et n’hésitez pas à répéter les exercices plusieurs fois.

Privilégier le renforcement positif

Afin d’avoir un chien plus motivé que jamais, vous devez choisir la récompense dont il raffole le plus. S’il ne jure que par la nourriture, ne lésinez pas sur les friandises. Dans le cas où il est très joueur, la balle et autres jouets seront vos meilleurs alliés. Votre tendre compagnon est plutôt tactile ? Vous allez devoir redoubler de câlins. Ce n’est qu’ainsi qu’il vous obéira par coopération. En outre, renforcez les bonnes actions au moyen de la plus merveilleuse des récompenses et ignorez tout simplement les autres.

Féliciter avec entrain

Le canidé ne souhaite qu’une chose : faire plaisir à son maître. Il appréciera sans aucun doute que vous lui donniez une gourmandise en guise de récompense. Mais l’assortir de félicitations verbales des plus enjouées est l’assurance de voir les progrès rapidement au rendez-vous. En étant vous-même motivé, votre chien le sera tout autant ! Et n’oubliez pas que le timing est essentiel. Récompensez-le dans l’immédiat afin qu’il soit en mesure d’associer votre contentement avec l’action que vous voulez qu’il accomplisse.

Rendre la récompense aléatoire

La récompense systématique va de paire avec un nouvel exercice. Elle doit être donnée à la fin de chaque étape. Puis, à force d’entraînement, celle-ci pourra progressivement devenir aléatoire afin de garder intacte la motivation de votre fidèle compagnon. Il doit en effet constamment penser que la récompense peut survenir à tout instant. Si vous estimez qu’il n’a plus besoin d’être gratifié parce qu’il connaît le tour, il finira par ne plus trouver aucun intérêt à l’exécuter.

Ce qu’il ne faut absolument pas faire

Punir le chien

N’élevez jamais la voix et ne vous servez encore moins de la punition quand votre compagnon à quatre pattes ne vous écoute pas. La seule acceptable demeure l’ignorance, ce qui équivaut à l’absence de récompense. Sachez qu’aucune méthode coercitive ne fera accélérer l’apprentissage. Totalement inefficace, le renforcement négatif risque au contraire de nuire à l’éducation de votre brave toutou qui agira uniquement pour éviter la sanction, autrement dit par crainte.

Organiser des séances trop longues

Faites attention à ce que les entraînements n’excèdent pas 10 à 15 minutes pour ne pas dégoûter votre ami canin. Ce dernier ne parviendra pas à se concentrer durant tout ce temps, encore moins dans le cadre d’un nouvel apprentissage. Préférez répéter de courts exercices plusieurs fois dans la journée.

Baisser les bras

Lorsque vous voyez que votre chien n’arrive pas à exécuter le tour, restez calme et ne perdez surtout pas confiance en vous. Soit l’environnement est trop riche en stimuli, soit vous n’employez pas la bonne méthode, soit votre comportement est inadapté. Il est vrai que certains canidés sont plus réactifs que d’autres et assimilent plus vite, mais tous ont les capacités pour apprendre quel que soit l‘âge. Alors, ne soyez pas trop exigeant et simplifiez légèrement l’exercice afin de toujours favoriser la réussite de votre boule de poils. Votre persévérance finira forcément par porter ses fruits !

Clicker Training : Une méthode d’éducation canine qui fonctionne

Clicker Training : Une méthode d’éducation canine qui fonctionne

Voilà qu’une adorable boule de poils est venue agrandir votre famille. Ce petit animal est certes mignon à croquer et infiniment gentil, mais il est loin d’être un modèle d’obéissance. Si vous souhaitez éduquer votre chien sans employer la force, l’intimidation et encore moins la peur, essayez la méthode du clicker training ! Extrêmement simple à utiliser et amusante pour le chien comme pour le maître, cette technique d’éducation positive se révèle être performante pour inculquer les ordres de base et établir une communication efficace avec votre fidèle compagnon. En quoi consiste précisément le clicker training et quelles sont les règles à respecter pour obtenir le meilleur des compagnons à quatre pattes ?

Les origines du clicker

Le dressage au moyen du clicker est une nouvelle approche pour communiquer plus facilement avec votre chien. Cette méthode innovante a été développée à la fin de la Seconde guerre mondiale pour apprendre aux pigeons à retrouver des avions perdus en mer et aux dauphins à placer des bombes sur les navires. Son efficacité a été telle qu’une fois la paix revenue, Keller Breland, un étudiant du professeur Skinner, teste le clicker sur les mammifères marins dans le cadre des spectacles, après avoir essayé le sifflet à ultrasons. Puis dans les années 1970, l’Américaine Karen Pryor, référence internationale en biologie marine et en psychologie comportementale, généralise cet outil d’apprentissage à d’autres espèces animales. Suite à son congrès organisé en 1992 sur les exploits du clicker sur le meilleur ami de l’homme, les éducateurs canins du monde entier mais aussi les maîtres passionnés par le comportement animal ont été conquis par cet accessoire devenu incontournable en éducation positive. Aujourd’hui, le clicker training a largement fait ses preuves sur tous les animaux, aussi bien poules, rats, moutons, lapins, furets que oiseaux. Cet outil est même devenu indispensable aux soigneurs des zoos, qui peuvent pratiquer toutes sortes d’intervention sur les animaux sauvages en captivité, toujours avec la plus grande bienveillance.

Une méthode d’éducation positive basée sur la récompense

Le principe du clicker training est simple : cette méthode d’éducation positive invite le maître à ignorer les mauvaises actions et à exclure la punition pour la remplacer par la récompense. Éduquer son chien doit en effet demeurer un plaisir partagé, et toute forme de contrainte n’a donc pas sa place dans le cadre d’un exercice d’apprentissage. C’est le secret pour qu’un comportement positif soit susceptible de se produire à nouveau ! Basée sur des recherches scientifiques, la méthode du clicker training est très facile à utiliser. Elle reprend les principes fondamentaux que sont :

Le conditionnement classique, découvert par le docteur Ivan Pavlov en 1905.

Le conditionnement pavlovien intègre la notion de stimulus et de réponse. Le clic est en effet le signal de la récompense. Lorsque le chien a bien agi, le maître appuie sur le clicker pour renforcer positivement ce comportement.

Le conditionnement opérant, découvert par le docteur B.F. Skinner en 1938.

Le conditionnement opérant avance une théorie sur la sélection des réponses produites par des actions volontaires. Ainsi, plusieurs conséquences sont envisageables : soit cette action procure du plaisir et alors le chien voudra recommencer (renforcement), soit elle le contrarie et le chien cherchera à l’éviter (punitif), soit elle reste sans effet et le chien l’oubliera aussitôt (loi de l’extinction).

Pourquoi se servir d’un clicker ?

Savant mélange du conditionnement classique et du conditionnement opérant, le clicker training exige l’utilisation d’un petit boîtier sur lequel le maître appuie afin de produire un son à l’instant où son chien manifeste le comportement souhaité. Bien plus qu’une simple boîte, le clicker offre l’opportunité d’instaurer une communication entre l’homme et l’animal et de veiller à ce que le chien garde une motivation constante, grâce à la répétition d’un agissement positif. Le bruit métallique émis par le clicker est unique et précis, et votre boule de poils fera très vite le lien « un clic = une récompense ».

En effet, il s’agit d’un renforçateur secondaire qui représente ce qu’un animal a appris à apprécier. Toutefois, pour qu’il puisse ressentir du plaisir à l’annonce d’un renforcement secondaire, il est nécessaire d’y associer un renforçateur primaire, qui englobe tout ce qu’un animal aime instinctivement. Friandises, caresses, jeux, etc., tout ce dont votre chien raffole peut servir de récompense !

Gardez bien à l’esprit que le clic n’est pas un ordre. Pour le chien, c’est uniquement l’indication qu’il a exécuté une tâche correctement et donc, la promesse d’être récompensé. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage par le renforcement positif. Finalement, le principe du clicker training est le même que lorsque vous donnez une friandise à votre compagnon à quatre pattes au moment où il se couche, par exemple. Cependant, le clic accélère le processus, ce qui rend tout apprentissage plus rapide et donc beaucoup plus motivant.

Les accessoires indispensables à la méthode du clicker training

Pour appliquer le clicker training il vous faut :

  • Un chien

Le clicker training est efficace aussi bien sur un chiot qu’un chien adulte.

  • Un clicker

Cet accessoire considéré comme un renforçateur secondaire est disponible dans toutes les animaleries.

  • Des renforçateurs primaires

La motivation de votre chien dépend des récompenses. Prévoyez de savoureuses friandises comme des morceaux de saucisse, des dés de jambon, des bouts de poulet, des cubes de fromage, des petits biscuits, etc. Pensez simplement à les découper de la taille d’une petite croquette, afin que votre gentil canidé puisse avaler rapidement ses récompenses et ainsi rester concentré sur l’exercice. Assurez-vous d’en avoir en quantité suffisante pour ne jamais être à cours de friandises. S’il n’est pas un grand gourmand mais préfère jouer, ayez toujours sur vous une balle ou une corde. N’oubliez pas non plus de lui prodiguer des caresses et des félicitations à outrance !

  • Des targets

Des cibles vous seront indispensables pour apprendre au chien à toucher avec la patte ou le museau, ou encore à suivre des yeux. Il peut s’agir d’un couvercle en plastique, d’un tissu ou tout autre objet de votre choix. Les targets peuvent être déposées à l’endroit où vous voulez que votre fidèle compagnon se rende ou effectue un ordre.

Comment éduquer son chien avec la technique du clicker training ?

Pour apprendre un ordre à votre chien à l’aide du clicker, vous devez l’inciter à manifester le comportement voulu. Il vous obéit ? Appuyez sans attendre sur le clicker et distribuez-lui une friandise ou tout autre renforçateur primaire. Sinon, ignorez-le et ne donnez pas de récompense. C’est la seule punition que vous pouvez infliger à votre gentil compagnon !

Première étape : habituer votre chien au clicker

Pour mener votre brave compagnon vers la réussite, il est essentiel de lui apprendre dans un premier temps que le son « clic » signifie qu’une récompense très agréable arrive immédiatement. Pour le familiariser avec cet accessoire, vous pouvez par exemple vous installer dans un environnement calme, sans aucune distraction, et placer une friandise au sol. Dès qu’il la prend, vous cliquez. Au fil des répétitions, votre chien comprendra rapidement que le clic induit une friandise parce qu’il a eu le bon comportement.

Si vous voulez être sûr qu’il fait bien l’association « clic = récompense », attendez qu’il regarde ailleurs, et cliquez. S’il tourne vivement la tête vers vous dans l’espoir d’être récompensé, c’est gagné ! Avec cette méthode douce, votre animal de compagnie est encouragé à reproduire le bon comportement et reste acteur de son dressage. C’est à lui qu’appartient le choix d’agir pour déclencher ou non un clic, ce qui fait de lui un compagnon participatif et attentif à l’exercice. Vous constaterez que votre chien fera tout pour obtenir ce fameux clic !

Deuxième étape : le dressage

Une fois que votre chien a bien assimilé que le clic est toujours suivi d’une récompense, vous pouvez ajoutant un ordre. Par exemple, si vous lui demandez de s’assoir, pressez le clicker dès qu’il agit et récompensez-le. À force d’entraînement, votre fidèle compagnon répétera le comportement dans le but de déclencher le clic et ainsi recevoir la récompense tant attendue. Avec cette méthode, il apprendra vite et fera preuve d’enthousiasme, pour votre plus grand plaisir et le sien !

Néanmoins, les exercices devront rester brefs pour ne pas décourager votre chien. Des séances de 5 à 10 minutes répétées régulièrement sont suffisantes. Par ailleurs, variez les lieux des apprentissages pour qu’il puisse s’adapter et réagir en toutes circonstances. Débutez par des endroits familiers mais aussi par des ordres simples.

Dernière étape : apprendre à se passer du clicker

Le clicker est un outil d’apprentissage. Lorsque votre chien obéit sans difficulté, il est temps de réduire l’utilisation du clicker. Vous lui demandez de s’assoir et il s’exécute instantanément ? Récompensez-le sans cliquer. Avec de la patience, vous pourrez aussi avoir pour ambition de supprimer progressivement les friandises au profit d’une récompense récréative. De la sorte, le mot d’ordre ou le geste remplacera naturellement le clic. Désormais, vous pouvez apprendre à votre chien autant de tours et d’ordres que vous voulez, ou encore rectifier des attitudes désagréables.

Les nombreux avantages du clicker training

Cette technique bienveillante présente bien des avantages :

Une meilleure communication

Non seulement le clicker training favorise la coopération mais en plus, le chien prend de lui-même l’initiative d’adopter le comportement attendu par son maître. Vous vous rendrez rapidement compte que la communication deviendra plus efficace entre vous et votre fidèle compagnon ! En l’encourageant à bien agir, vous renforcez dans le même temps votre complicité et vous créez ainsi une relation épanouie.

Une méthode pratique

Le clicker training permet d’apprendre facilement des ordres à distance. Grâce au clic émis de loin par le clicker, vous n’avez pas besoin de rejoindre votre chien ou de le faire revenir vers vous pour le féliciter. Pour les plus agités, le son du clic permet d’obtenir toute leur attention. Dans le cas d’un chien agressif, il suffit de cliquer et de lancer la friandise sans avoir à le toucher.

Un apprentissage express

En émettant un bruit neutre et toujours identique, le clicker se révèle être un outil de communication extrêmement précis qui permet d’éviter toute confusion. En effet, le clic saisit le moment crucial sans qu’aucun mot ou geste ne vienne semer le doute dans l’esprit du chien. De plus, celui-ci reste le principal acteur de son éducation. Sa concentration et sa motivation sont alors au paroxysme, car il saura très vite quel comportement adopter pour déclencher un clic. Tout cela fait que le chien apprend vite, et vous serez le premier surpris !

Une technique idéale pour les débutants

Si vous êtes novice en matière d’éducation canine, ce concept vous paraîtra très facile à appliquer au quotidien. Une fois que le clic a retenti, le chien sait qu’il recevra tout de suite une récompense. Vous avez donc le temps de vous saisir d’une friandise ou de son jouet, puisque le bon comportement a déjà été marqué avec ce bruit bien distinctif. Les résultats ne tarderont pas à apparaître : votre fidèle compagnon est à votre écoute, prend plaisir à apprendre et comprend l’ordre dans une période bien plus courte que ce que vous auriez espéré.

Une méthode efficace pour tout type d’apprentissage

N’hésitez pas à vous servir du clicker pour tout ce que vous désirez inculquer à votre chien. Cela fonctionne aussi bien pour des exercices et des tours même les plus complexes, que pour lui apprendre le savoir-vivre. Il vous sera également d’une grande aide pour faire accepter à votre compagnon à quatre pattes des manipulations, des soins ou encore des événements qui l’effrayaient jusqu’à présent. Méthode d’éducation douce basée sur la motivation de l’animal, le clicker training est reconnu scientifiquement pour renforcer de manière positive tout type de comportement. Cette technique se révèle être d’une efficacité redoutable pour indiquer les actions souhaitées à n’importe quel animal, quel que soit l’âge, peu importe la race et le tempérament. Vous avez ainsi la garantie d’obtenir le compagnon que vous avez toujours rêvé d’avoir à la maison ! De plus, votre chien se dépense intellectuellement et à la fin de la séquence, il sera épuisé et heureux d’avoir passé un agréable moment en votre compagnie.

Les bases fondamentales à retenir à propos du clicker training

Choisir une récompense très appréciée par le chien

Il peut s’agir du jouet favori de votre tendre compagnon, d’une friandise à forte appétence, d’une caresse sur le ventre si c’est ce qu’il adore.

Clic = récompense

Le clicker ne vous servira pas pour déclencher un comportement. Son rôle est de renforcer positivement une action, autrement dit de récompenser. Ayez toujours en tête que dès l’instant où vous cliquez, vous devez donner une récompense à votre chien. Si vous avez cliqué par mégarde, cela ne fait rien. Récompensez-le quand même ou le clic perdre de sa valeur.

Un bon timing

En cliquant dès que votre chien a agi comme vous le vouliez, il comprendra qu’il a adopté le comportement attendu et qu’il recevra sa récompense. Dans le cas où vous cliquez deux secondes après qu’il ait correctement exécuté l’ordre demandé, vous risquez d’engendrer une confusion dans son esprit et votre chien ne saura pas que le clic se destinait à son bon comportement. En effet, votre fidèle compagnon a besoin d’indicateurs immédiats.

Mettre son chien en situation de réussite

Après une longue séance d’apprentissage, votre chien a enfin adopté le comportement souhaité ? Pour qu’il comprenne que vous êtes entièrement satisfait de lui, vous pouvez cliquer plusieurs fois et distribuer plus de récompenses qu’en temps normal. De même, commencez avec des exercices simples. Il peut être préférable de voir vos exigences à la baisse pour ensuite les augmenter une fois que les bases sont acquises. Enfin, une session de clicker training doit durer 15 minutes maximum. Optez pour des séances courtes, que vous répéterez plusieurs fois dans la journée.

Une préparation minutieuse

Prenez le temps de préparer à l’avance votre séance de clicker training. Pour cela, choisissez un seul exercice à travailler et réfléchissez à toutes les étapes de comportement que vous désirez de la part de votre gentille boule de poils. Mettez dans votre poche ou dans une sacoche attachée à votre ceinture autant de friandises qu’elle peut contenir, afin de tout avoir immédiatement sous la main.

Ne punissez jamais votre chien

Ne vous fâchez pas si votre chien ne vous obéit pas. N’oubliez jamais que la meilleure des punitions avec le clicker training reste l’ignorance des comportements non désirés, pour favoriser le renforcement de ceux tant attendus.

Gardez le silence

Ne parlez pas à votre chien, car il se montrera bien plus réceptif au clic qu’à un long discours. Les mots sont seulement autorisés pour inculquer un ordre précis. Dans ce cas, utilisez la parole uniquement quand votre brave compagnon propose spontanément l’action. Agissez de manière progressive !

En conclusion, éduquer son chien en recourant au clicker training est source d’enrichissement pour le maître comme pour son fidèle compagnon. Muni de votre clicker, attendez-vous à vivre l’une des aventures les plus incroyables de la communication !

Comment fonctionne une méthode d’éducation positive ?

Comment fonctionne une méthode d’éducation positive ?

Aujourd’hui, la méthode d’éducation positive est bien acceptée dans l’univers canin. Les mentalités et les façons de travailler ont en effet beaucoup évolué ces dernières années grâce, notamment, à l’émergence des sports canins mais aussi aux connaissances éthologiques bien plus poussées sur les canidés. Voici les principes et les vertus de l’éducation positive du chien.

Pourquoi l’éducation positive ?

Pendant longtemps, une seule et unique méthode était présentée aux propriétaires de chien qui souhaitaient avoir un animal de compagnie qui obéit au doigt et à l’œil. On employait alors des termes particulièrement durs comme la domination ou encore la soumission, afin que le maître prouve par tous les moyens qu’il est le chef de meute. Heureusement, de nombreuses études ont été menées pour finalement conclure que la hiérarchie inter-espèces n’existe pas, ni même au sein de l’espèce canine.

De ce constat est née l’idée qu’une technique d’apprentissage basée sur la soumission ne peut pas fonctionner. Il est d’ailleurs amusant de s’apercevoir que les mentalités et les manières d’éducation ont simultanément changé dans plusieurs espèces. Le cheval bénéficie lui aussi d’une éducation positive. C’est le cas également pour les humains, les parents et les écoles y étant désormais très largement favorables. Quelle que soit l’espèce, animale ou humaine, on utilise le renforcement pour augmenter la probabilité qu’un comportement apparaisse ou se renouvelle. Inversement, on se sert de la punition pour accroître la perspective qu’un agissement disparaisse ou ne se répète pas. C’est le conditionnement pavlovien, un processus par lequel le chien va associer une réponse normalement déclenchée par une sollicitation comme une friandise, à un stimulus neutre, comme une cloche, qui ne provoque habituellement aucune réaction de la part de son maître.

Le médecin Ivan Pavlov, dans sa très célèbre expérience, faisait tinter une cloche dès qu’il distribuait de la nourriture à un chien. Lorsqu’il la fit sonner sans toutefois apporter la gamelle, le chien se mettait tout de même à baver. Cela démontre que le cerveau associe le geste répété « faire sonner la cloche » à la conséquence « manger ». C’est pour cette raison que la notion de plaisir est mise en avant en éducation positive. En outre, on ne parle plus de donner un « ordre » mais un « signal ». En effet, on ordonne au bagnard de briser des pierres mais pas à l’athlète de courir. Ce dernier reçoit plus justement le signal du départ. Tout naturellement, le chien comprend que son maître est le leader de la relation parce qu’auprès de lui, il se sent en sécurité.

Qu’est-ce que l’éducation positive ?

Depuis plusieurs années, une autre façon d’éduquer son animal de compagnie apparaît, qui n’a plus rien à voir avec du dressage au sens littéral du terme. Celle-ci se veut plus adaptée aux chiens domestiqués, contrairement à l’ancienne méthode qui se basait sur des recherches réalisées sur des chiens vivant à l’état sauvage. On comprend alors que le respect, la douceur ainsi que la justesse et la compréhension de son fidèle compagnon sont le secret d’une éducation réussie. L’objectif n’est plus d’obtenir un chien obéissant sous la contrainte.

Le but de l’éducation positive est de construire une relation de confiance qui, elle seule, permet de vivre aux côtés de sa boule de poils dans une atmosphère harmonieuse. Maintenant que cette méthode éducative est utilisée par tous les professionnels, on remarque que la récompense et l’encouragement s’avère être bien plus efficaces. On s’appuie donc davantage sur la motivation et non plus sur l’inhibition. Au cours d’une séance d’éducation, on viendra renforcer, c’est-à-dire récompenser, les bons comportements sans jamais venir pointer du doigts les erreurs. Le chien aura ainsi envie de reproduire une attitude qui a engendré dans le passé une conséquence positive. On évite dans ce contexte que le chien obéisse par crainte d’être sanctionné. Il doit le faire tout simplement dans l’espoir d’être généreusement récompensé.

C’est d’ailleurs la théorie de Burrhus Frederic Skinner, qui développa le principe du conditionnement opérant. Fortement influencé par Pavlov, le célèbre psychologue américain a mené un test dans le but de simplifier l’étude des mécanismes de conditionnement. Pour parvenir à cette conclusion, il imagina une boîte remplie de nourriture. Pour répondre favorablement à ce stimulus discriminatif, le chien devait comprendre qu’il recevrait cette nourriture par le simple fait d’actionner un levier. Cette expérience a permis de révéler que le comportement du chien est entraîné par les conséquences provoquées elles-mêmes par ces propres actions. Skinner a ainsi découvert que le chien peut apprendre à reproduire ou non ses agissements. Pour que le chien soit en mesure d’adopter le bon comportement et le reproduire, son maître doit donner une réponse positive immédiate.

Comment mettre en pratique l’éducation positive ?

Le renforcement du chien au moyen du plaisir

Bien évidemment, une récompense n’est pas forcément synonyme de friandise, de morceaux de saucisse ou de jambon qui sont surtout utiles au début de l’éducation. Peu à peu, vous pouvez renforcer votre chien en lui concédant davantage de gratifications. Un chien apprécie tout autant de recevoir des caresses que sa nourriture favorite ! Une partie de jeu, une parole apaisante, des félicitations enjouées, une promenade, etc. ont autant d’effet et permettront à votre adorable compagnon de se montrer plus enclin à vous écouter. Les comportementalistes et les éducateurs canins emploient le terme de « renforcement plus », ou R+.

Le clicker training utilise complètement le renforcement positif, lisez mon article sur le sujet pour en savoir plus : Qu’est-ce que le clicker training pour éduquer son chien ?

Renforcer son chien en réduisant les désagréments

Vous pouvez récompenser votre chien en allégeant ou en mettant fin à une privation, à une situation pénible comme un bruit, ou encore en lui redonnant un jouet qui lui a été confisqué, etc. Il s’agit dans ce cas d’une « punition moins », ou P-.

Punir un chien en lui offrant moins de plaisir

Dans l’éducation positive, la punition est tout à fait possible. Pour cela, vous pouvez porter hors de sa vue une assiette alléchante ou sa balle préférée, arrêter une séance de jeu, vous absenter, l’isoler, etc. Dans le cadre d’une séquence d’apprentissage, la bonne attitude à avoir est d’ignorer le comportement non souhaité. Le chien étant un animal sociable, il aura vite fait d’abandonner les agissements qui ne font pas réagir son maître. On parle alors de « renforcement moins », ou R-.

Bannir la punition qui consisterait à augmenter les désagréments

La méthode d’éducation positive reconnaît qu’une punition peut consister à réprimander son chien, à donner un coup sec sur sa laisse, à le prendre avec virulence par le cou, à exprimer votre colère, voire à lever la main sur lui. Pour les spécialistes, ce type de riposte s’appelle « punition plus », ou P+. Il faut néanmoins toujours avoir en tête qu’on est plus motivé si on sait qu’on sera récompensé, que si on tente d’éviter par tous les moyens de recevoir une correction. Ceci vaut autant pour nous, humain, que pour le chien.

Par conséquent, il faut bien admettre que le renforcement positif, R+, procure davantage de plaisir et permet d’avoir un chien motivé pendant une séance d’apprentissage. C’est de là que vient le nom de « méthode positive ». Le maître devient un véritable guide et ne se pose plus en dominant, comme il pouvait l’être lorsque les méthodes traditionnelles basées sur la contrainte étaient d’actualité. Un chien ne doit pas avoir peur de son maître. Il ne peut que progresser en recevant des récompenses (R+) dès qu’un acte est jugé bon, et non pas en étant puni dès la survenue d’une attitude perçue comme déviante. En stimulant la motivation de votre compagnon à quatre pattes, vous favorisez son autonomie et canalisez ses instincts, lui permettant de s’intégrer dans la famille et de trouver sa place dans le monde civilisé.

Sachez qu’un chien éduqué avec respect et compréhension mettra tout son cœur à l’ouvrage, dans l’unique but de plaire à son maître. Cela entraînera inévitablement et de manière tout à fait spontanée les comportements appropriés chez vous, comme à l’extérieur, puisque le chien va vite comprendre qu’il a tout intérêt à vous satisfaire qu’à mal agir. Avec l’éducation positive, vous travaillez avec votre chien et cherchez à communiquer avec lui. Les moyens coercitifs n’ont désormais plus lieu d’être, pour le plus grand bonheur de votre fidèle toutou !

L’éducation positive conduit-elle à une indulgence extrême ?

Éduquer en positif ne signifie pas que tout est permis. En effet, voir son chien comme un membre de la famille à part entière et non plus comme un être inférieur ne sous-entend pas qu’on autorise tous ses agissements. Vous avez établi des règles chez vous et celles-ci sont valables pour tous, aussi bien pour vos enfants que pour les personnes qui sont invitées chez vous. En aucun cas vous soumettez vos proches à vos désirs, vous n’êtes pas dominant par rapport à eux.

Cependant, ils ne détériorent pas les coussins du fauteuil, ils ne montent pas debout sur la chaise avec leurs chaussures sales. La situation est exactement pareille pour votre chien ! Il vit sous votre toit, sans avoir tous les droits. Comme vos enfants, il doit connaître ce qui est autorisé et ce qui est interdit. Vous pouvez aussi bien donner à votre compagnon à quatre pattes le droit de monter sur votre lit comme faire des fêtes aux gens qui viennent chez vous. Libre à vous de fixer vos propres règles. De plus comme nous l’avons vu, l’éducation positive n’empêche pas la punition. Lorsque le chien n’a pas agi comme il aurait dû, il suffit de lui montrer notre mécontentement à travers l’ignorance. En effet, confisquer une chose qui lui plaît, qu’il s’agisse de son jouet ou de l’attention de son maître, s’apparente à une sanction (P-). La punition positive, ou P+, est simplement écartée puisqu’avec une méthode d’éducation positive, on n’inflige jamais au chien l’intimidation ou un rapport de force pour lui faire comprendre que sa réaction ne nous plaît pas.

Il faut garder à l’esprit que votre gentil compagnon à poils agit en suivant son instinct. Pour lui, aboyer, faire un trou, essayer de dévorer le rôti qui traîne sur la table, déchiqueter les chaussons est tout à fait normal. C’est à vous de travailler sur ces attitudes déplaisantes pour l’être humain, qui sont naturelles du point de vue du canidé. Votre chien est intelligent, il n’est ni têtu, ni compliqué, il est simplement nécessaire de prendre du temps pour lui montrer comment vivre à vos côtés. Ne vous limitez pas aux séances d’apprentissage ! Votre éducateur canin est là pour vous donner les clés, afin que vous sachiez comment bien travailler au quotidien avec votre chien. Pour qu’il se montre obéissant aussi bien au club qu’à la maison, vous devez répéter ces apprentissages en toutes circonstances. C’est la meilleure façon de le confronter à la vie réelle. Avec de la patience, de l’indulgence et de la régularité, votre compagnon deviendra celui que vous avez toujours rêvé d’avoir, un chien bien dans ses pattes et heureux de vivre à vos côtés !

L’éducation positive, une philosophie

L’éducation canine positive apparaît comme étant une façon différente de voir les choses. Dès que votre chien ne se comporte pas comme vous l’aimeriez, l’éducation positive vous incite à analyser sa réaction afin de trouver une solution pour interrompre cet agissement indésirable. Vous indiquez ainsi à votre doux compagnon la voie à suivre pour adopter le comportement que vous désirez renforcer. Cette technique d’apprentissage vous apprend à gérer chaque jour les situations que vous jugez inconfortables. Une astuce toute simple consiste à garder dans une pochette quelques croquettes qui vous serviront à récompenser votre chien lorsqu’il vous satisfait sur un point qui nécessite d’être amélioré.

Plutôt que de le punir parce qu’il veut courir après un chat, demandez-lui de s’assoir à chaque fois que vous en croisez un. Il vous appartient de choisir le comportement de remplacement que vous voulez renforcer, et aider votre chien à prendre la bonne décision. Chaque attitude déplaisante est une occasion à saisir pour travailler avec votre fidèle compagnon. Inutile bien entendu d’y passer de longues heures. Vous risqueriez de le décourager. 10 à 15 minutes par jour suffisent amplement. Prévoyez de courtes sessions de 2 à 3 minutes que vous mettrez en place plusieurs fois au cours de la journée pour qu’il garde sa motivation. N’hésitez pas à le faire pendant une balade, chez le vétérinaire, à l’heure de ses repas, etc. pour un maximum de plaisir.

Finalement, l’éducation positive est une méthode ludique qui fera naître une merveilleuse relation de complicité, pour des années sereines et pleines de tendresse !

Crédits/Photos : Santiago EsquivelTim Golder, nomao saekiDrew CoffmanDawid Sobolewski

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